Baroukh sheamar et Yichtaba'h encadrent les Pessouqei Dezimra ; amen ; interdiction d'interrompre ; salutations ; pauses et intentions ; Achrei et « Potea'h et yadekha » ; chant de la mer ; se tenir debout ; Mizmor letoda et jours où on ne le dit pas.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) ברוך שאמר - שבח זה תקנוהו אנשי כנה"ג ע"י פתקא דנפל מן שמיא ומצאוהו כתוב בו ויש בו פ"ז תיבות וסימנו ראשו כתם פז ר"ל ראש התפלה הוא ברכה של פ"ז תיבות ע"כ אין לגרוע ולא להוסיף על פ"ז תיבות. ונכון לאומרו מעומד ואפילו ביחידי. ואוחז ב' ציצית שלפניו בשעת אמירת ב"ש ולאחר גמר ב"ש ינשקם. בפה עמו בסגול. בתשבחות בחירק:
Baroukh sheamar - Cette louange, les hommes de la Grande Assemblée l'ont instituée par un billet tombé du ciel, qu'ils trouvèrent écrit. Elle compte quatre-vingt-sept mots, dont le signe est « rosho ketem paz » : le début de la tefila est une bénédiction de quatre-vingt-sept mots ; c'est pourquoi on n'en retranchera ni n'y ajoutera rien aux quatre-vingt-sept mots. Il convient de la dire debout, même en yahid. On tient les deux tsitsit de devant pendant Baroukh sheamar, et après l'avoir achevé on les embrasse. « Béfé » avec un segol ; « betishba'hot » avec un 'hiriq.
(ב) אם סיים - אבל אם לא סיים לא יענה אמן ופשוט דדוקא משעה שהתחיל ברוך אתה ד' וכו' דמתחלה שבחא בעלמא הוא. וכ"ז דוקא לענין אמן של ב"ש או של ישתבח אבל שאר אמנים מסיק המג"א בס"ק ג' דמותר לענות אפילו באמצע ברכת ב"ש או ישתבח כיון שלא הוזכרה ברכה זו בגמרא אך אם הוא עומד אחר תיבת ברוך אתה ד' קודם שסיים מלך מהולל בתשבחות כתב הח"א דאסור לו לענות דבזה מקלקל לגמרי את הברכה:
S'il a achevé - Mais s'il n'a pas achevé, il ne répondra pas amen. Et il est évident que c'est uniquement à partir du moment où il a commencé « Baroukh ata ה' etc. », car auparavant ce n'est qu'une louange. Tout cela uniquement pour l'amen de Baroukh sheamar ou de Yichtaba'h ; mais pour les autres amen, le Magen Avraham au seif qatan 3 conclut qu'il est permis d'y répondre même au milieu de la bénédiction de Baroukh sheamar ou de Yichtaba'h, puisque cette bénédiction n'est pas mentionnée dans la Guemara. Toutefois, s'il se trouve après les mots « Baroukh ata ה' » avant d'avoir achevé « Mélekh mehoulal betishba'hot », le 'Hayei Adam a écrit qu'il lui est interdit de répondre, car il gâte entièrement la bénédiction.
(ג) החזן - אבל אם סיים עם החזן בבת אחת לא יענה אמן דנראה כעונה אמן אחר ברכותיו דקי"ל דהרי זה מגונה וה"ה בכל הברכות הדין כן לבד בישתבח או יהללוך אחר הלל או אחר שומר עמו ישראל לעד אם סיים בשוה עם הש"ץ או אם אדם אחר עונה אמן דהא הרבה פוסקים ס"ל דבזה עונה אפילו אחר ברכת עצמו ואף דאנן לא נהיגין הכי כמו שכתב בסימן רט"ו מ"מ בכה"ג ודאי יש לסמוך על זה ואם סיים הוא ברכה אחת איזה ברכה שתהיה והש"ץ ברכה אחרת מותר לענות אמן [מ"א וש"ת וכן משמע מביאור הגר"א דלא כיד אהרן]:
L'officiant - Mais s'il a achevé en même temps que l'officiant, il ne répondra pas amen, car cela paraît comme répondre amen après ses propres bénédictions, et nous tenons que c'est laid. Il en va de même pour toutes les bénédictions, sauf Yichtaba'h, ou « Yehaleloukha » après le Hallel, ou après « Shomer amo Israël laad » : s'il a achevé en même temps que l'officiant, ou si un autre répond amen, de nombreux décisionnaires tiennent qu'en ce cas on répond même après sa propre bénédiction ; et bien que nous n'en ayons pas l'usage, comme écrit au siman 215, néanmoins en tel cas on peut certainement s'appuyer là-dessus. Et s'il a achevé une bénédiction quelconque et l'officiant une autre, il est permis de répondre amen [Magen Avraham et Shaarei Techouva ; et ainsi il semble du commentaire du Gra, contrairement à Yad Aharon].
(ד) אחריו אמן - ולא הוי הפסק בין הברכה להדבר דפסוקי דזמרה שבח הוא ואמן שבח הוא וכעין זמרה ולא הוי הפסק. ואם שח דברים בטלים בין ב"ש להודו אפשר דצריך לחזור ולברך משום הפסק ואפילו מלה אחת הוי הפסק [פמ"ג] ונ"ל שלפ"ז אפילו בשתיקה טוב לזהר לכתחלה שלא לשהות הרבה בינתים [עיין סימן ר"ו במ"א סק"ד ובחידושי רע"א שם]:
Amen après lui - Et ce n'est pas une interruption entre la bénédiction et la chose, car les Pessouqei Dezimra sont une louange, et amen est une louange, à la manière d'un chant, et ce n'est pas une interruption. S'il a parlé de propos oiseux entre Baroukh sheamar et Hodu, il est possible qu'il doive revenir bénir à cause de l'interruption, et même un seul mot est une interruption [Pri Megadim]. Il me semble dès lors que même en silence, il est bon a priori (lekhathila) de veiller à ne pas s'attarder longtemps entre les deux [voir siman 206, Magen Avraham seif qatan 4, et les hidoushim de R. Akiva Eiger là-bas].
(ה) סימן רט"ו - דשם נתבאר בהג"ה דמנהגנו שלא לענות אמן:
Siman 215 - Là-bas il est exposé dans la glose que notre usage est de ne pas répondre amen.
(ו) ליזהר - דברוך שאמר הוי ברכה שלפני פסוקי דזמרה וישתבח הוי ברכה שלאחריה ובין ישתבח ליוצר הלא אסור להפסיק כדלקמן בסימן נ"ד ומיוצר והלאה הוי ברכות ק"ש. כתב בתשובת מקור ברוך סימן א' שראוי לבטל המנהג שקצת נוהגין להפסיק כדי להביא החתן לבהכ"נ בין ב"ש ליוצר ואין כח מנהג זה יפה לילך אחריו עי"ש:
Veiller - Car Baroukh sheamar est la bénédiction avant les Pessouqei Dezimra, et Yichtaba'h la bénédiction après ; et entre Yichtaba'h et Yotser, il est interdit d'interrompre, comme plus loin au siman 54 ; et de Yotser en avant ce sont les bénédictions du Chema. Il est écrit dans une techouva Maqor Baroukh, siman 1, qu'il convient d'abolir l'usage de certains d'interrompre pour faire entrer le marié à la synagogue entre Baroukh sheamar et Yotser, et que la force de cet usage n'est pas bonne à suivre, voir là-bas.
(ז) מלהפסיק - בכל מקום שאסור להפסיק אפילו בלה"ק אסור לדבר. וכשצריך להפסיק מפני איזה אונס או בכי האי גוונא דסעיף ה' צריך לומר קודם שידבר אלו הפסוקים ברוך ד' לעולם אמן ואמן וכו' עד ויברך דויד וכשחוזר להתחיל ממקום שפסק יאמר ג"כ אלו הפסוקים דהוי כמו ברכה לפניהם ולאחריהם:
D'interrompre - En tout endroit où il est interdit d'interrompre, même en langue sainte il est interdit de parler. Et lorsqu'il faut interrompre par quelque contrainte (oness) ou dans un cas tel que le seif 5, il faut dire, avant de parler, ces versets : « Baroukh ה' leolam amen veamen, etc. » jusqu'à « Vayevarekh David » ; et lorsqu'il revient commencer à l'endroit où il s'est arrêté, il dira aussi ces versets, qui tiennent lieu de bénédiction avant et après.
(ח) בדבור - ואפילו ברוך הוא וב"ש אסור לומר כיון שלא הוזכרה בגמרא אבל אמן מותר לענות על כל ברכה ששומע אפי' באמצע פסוק של פסוקי דזמרה אם הוא במקום דסליק ענינא וכן כל ברכת הודאה מותר לברך כמו אשר יצר לאחר עשיית צרכיו וכיוצא בזה וכן לענות מודים דרבנן וכן לענות ק"ש עם הצבור שצריך שיקרא עמהם פסוק ראשון קורא ומכ"ש דמותר להפסיק לקדיש ולקדושה ולברכו:
En parole - Et même « Baroukh hou ouvaroukh shemo » est interdit à dire, puisque cela n'est pas mentionné dans la Guemara ; mais amen, il est permis d'y répondre sur toute bénédiction qu'on entend, même au milieu d'un verset des Pessouqei Dezimra, si c'est à un endroit où le sujet s'achève. De même toute bénédiction de remerciement est permise, comme « Asher yatsar » après avoir fait ses besoins, et semblables ; de même répondre « Modim derabanan » ; de même répondre le Chema avec le tsibbour, qu'il faut lire avec eux le premier verset : on le lit. À plus forte raison est-il permis d'interrompre pour le kaddish, la Qedousha et Barkhou.
(ט) סוף י"ח - וכשיש נפילת אפים לא ידבר עד אחר נפילת אפים [א"ר וח"א בשם שיטה מקובצת]:
Jusqu'à la fin de l'amida - Et lorsqu'il y a nefilat appayim, on ne parlera pas jusqu'après nefilat appayim [Eliyah Rabba et 'Hayei Adam au nom de Shita Mequbetset].
(י) לצורך מצוה - פשוט דאם מתיירא שיעבור זמן ק"ש קודם שיגיע לקרותה בסדר התפלה ושכח לאמרה קודם ברוך שאמר מותר לו להפסיק ולקרותה וכן אם שכח לברך ברכת התורה קודם התפלה מותר לו לברך באמצע פסוקי דזמרה ולומר אח"כ פסוקים הנוהגין די"א דאסור לומר אפילו פסוקי דזמרה קודם בה"ת. אין לקרות לס"ת לכתחלה מי שעומד באמצע פסוקי דזמרה רק לכהן אם אין שם כהן אחר וכן ללוי אם אין שם אלא הוא ורשאי לקרות בלחש עם הקורא אך לא יפסיק לומר לחזן לעשות מי שברך ואם החזן התחיל מעצמו ושכח שמו ושואלו מותר להשיבו מפני הכבוד. ואם הוא עומד סמוך לפרק שיכול לגמור עד הפרק בלי שהות קודם שיעלה יעשה כן אבל אם צריך לזה שהות לא ישהא מפני טורח הצבור [ש"א]. אסור לומר פסוק מי ימלל גבורות ד' וגו' אחר ב"ש קודם הודו ואחר כלות המזמורים יש נוהגין לאומרו. יש נוהגין לומר קדיש קודם ב"ש ויש נוהגין לאומרו קודם הודו:
Pour une mitsva - Il est évident que si l'on craint que le temps du Chema passe avant d'y parvenir dans l'ordre de la tefila, et qu'on a oublié de le dire avant Baroukh sheamar, il est permis d'interrompre pour le lire. De même, si l'on a oublié de bénir la bénédiction de la Torah avant la tefila, il est permis de la bénir au milieu des Pessouqei Dezimra et de dire ensuite les versets habituels, car certains interdisent de dire même les Pessouqei Dezimra avant la bénédiction de la Torah. A priori, on n'appellera pas à la Torah celui qui se trouve au milieu des Pessouqei Dezimra, sauf un kohen s'il n'y a pas d'autre kohen, et de même un lévi s'il n'y a que lui. Il peut lire à voix basse avec le lecteur, mais il n'interrompra pas pour dire à l'officiant de faire un « Mi sheberakh ». Si l'officiant a commencé de lui-même, a oublié son nom et le lui demande, il est permis de lui répondre par respect. S'il se trouve près d'une section et peut l'achever jusqu'à la section sans délai avant de monter, qu'il le fasse ; mais s'il y faut un délai, qu'il n'attende pas, à cause de la peine du public [Shaarei Efrayim]. Il est interdit de dire le verset « Mi yemalel guevourot ה', etc. » après Baroukh sheamar avant Hodu ; et après la fin des mizmorim, certains ont l'habitude de le dire. Certains ont l'habitude de dire un kaddish avant Baroukh sheamar, d'autres avant Hodu.
(יא) לישתבח - אבל בין ישתבח ליוצר לדבר מצוה יבואר ס"ס נ"ד דיש מתירין:
Jusqu'à Yichtaba'h - Mais entre Yichtaba'h et Yotser, pour une parole de mitsva, cela sera exposé à la fin du siman 54 : certains le permettent.
(יב) מפני הכבוד - בשלום אדם נכבד שראוי להקדים לו שלום. בפסוק ד' מלך ד' מלך ד' ימלוך לעולם ועד לא יפסיק באמצע כמו בין ד' אלהיכם לאמת [א"ר]. כתב בדרך החיים כשצריך להפסיק והוא עומד סמוך לפרק יש לו ליזהר ולמהר לסיים עד הפרק כי טוב יותר להפסיק בין הפרקים מבאמצע הפרק ועיין לקמן בסימן ס"ו במ"א סק"א שכהיום שאין אנו רגילין לשאול בשלום בבהכ"נ בעת התפלה חלילה לשאול או להשיב לא בין הפרקים דק"ש ולא בפסוקי דזמרה:
Par respect - Pour saluer un homme honorable à qui il convient de précéder le salut. Au verset « ה' malakh ה' malakh ה' yimlokh leolam vaed », on n'interrompra pas au milieu, comme entre « ה' Eloheikhem » et « emet » [Eliyah Rabba]. Le Derekh ha'Hayim a écrit : lorsqu'il faut interrompre et qu'on se trouve près d'une section, il faut veiller et se hâter d'achever jusqu'à la section, car il est mieux d'interrompre entre les sections qu'au milieu d'une section. Voir plus loin au siman 66, Magen Avraham seif qatan 1 : de nos jours, où nous n'avons pas l'habitude de demander le salut à la synagogue pendant la tefila, il ne faut surtout ni demander ni répondre, ni entre les sections du Chema ni dans les Pessouqei Dezimra.
(יג) ובאמצע המזמור - ר"ל באמצע הפרק ואלו הן באמצע הפרקים מהודו עד אמן והלל לה'. מן תנו עוז וכו' עד ברוך אלהים. מן אל נקמות עד על גאים. מן נפשנו חכתה לד' עד יחלנו לך. מן יהי שם עד על השמים כבודו. ובין הללויה להללויה. ומן ברוך ד' לעולם עד אמן ואמן. ומן ויברך דויד עד לשם תפארתך. ומן אתה הוא ד' לבדך עד במים עזים ומן ויושע עד ד' ימלוך לעולם ועד [דה"ח]:
Et au milieu du mizmor - C'est-à-dire au milieu de la section. Voici les milieux de sections, de Hodu jusqu'à « amen vehallel la-H' » ; de « Tenou oz, etc. » jusqu'à « Baroukh Elohim » ; de « El neqamot » jusqu'à « al geim » ; de « Nafshénou 'hiketa la-H' » jusqu'à « yi'halnou lakh » ; de « Yehi shem » jusqu'à « al hashamayim kevodo » ; et entre un Halleloya et l'autre ; et de « Baroukh ה' leolam » jusqu'à « amen veamen » ; et de « Vayevarekh David » jusqu'à « leshem tifartekha » ; et de « Ata hou ה' levadekha » jusqu'à « bemayim azim » ; et de « Vayosha » jusqu'à « ה' yimlokh leolam vaed » [Derekh ha'Hayim].
(יד) להפסיק - מעט וכן יש להפסיק בין כי לכל דיש פסיק בין כי כל לכן הכף דגושה. ובין העמים לאלילים. ובין שמים לעשה צריך ג"כ להפסיק שלא תבלע המ"ם:
Interrompre - Un peu ; et de même il faut interrompre entre « ki » et « lekol », car il y a une pause entre « ki » et « kol », c'est pourquoi le kaf est daguech. Et entre « haamim » et « laelilim ». Et entre « shamayim » et « assa », il faut aussi interrompre pour que le mem ne soit pas avalé.
(טו) צריך לכוין - שעיקר מה שקבעו לומר תהלה לדויד בכל יום הוא בשביל אותו פסוק שמזכיר בו שבחו של הקב"ה שהוא משגיח על בריותיו ומפרנסן:
Il faut viser - Car l'essentiel de ce pour quoi on a fixé de dire Tehila leDavid chaque jour, c'est à cause de ce verset qui mentionne la louange du Saint béni soit-Il, qu'Il veille sur Ses créatures et les nourrit.
(טז) פעם אחרת - עיין בח"א שהביא בשם הלבוש שצריך לומר מפסוק פותח עד סוף המזמור כסדר. ואם לא נזכר עד שכבר אמר מזמורים אחרים ואין לו שהות לחזור מ"מ יאמר אחר התפלה מפסוק פותח עד סוף המזמור:
Une autre fois - Voir le 'Hayei Adam, qui rapporte au nom du Levush qu'il faut dire du verset « Potea'h » jusqu'à la fin du mizmor dans l'ordre. Si l'on ne s'en est souvenu qu'après avoir déjà dit d'autres mizmorim et qu'on n'a pas le temps de revenir, néanmoins on dira après la tefila du verset « Potea'h » jusqu'à la fin du mizmor.
(יז) לעולם ועד - ובשם האר"י כתבו שיש לומר ג"כ תרגום פסוק זה דהיינו שנים יאמר מקרא ואחד תרגום ושיש לומר פסוק כי בא סוס פרעה שגם פרשה זו מעיקר שירה [ובשם הגר"א כתבו שלא לומר כי בא וגו'] מי כמוכה תנינא הכף דגושה אבל מי כמוכה קמא וכן כל עצמותי תאמרנה ד' מי כמוך הכף רפויה. עם זו גאלת הגימל דגושה. ידמו כאבן הכף דגושה. יש להפסיק בין במים ובין אדירים שהאדירים קאי על מצרים. ויאמר שירת הים בשמחה וידמה בדעתו כאלו באותו היום עבר בים והאומר בשמחה מוחלין לו עונותיו:
À jamais - Et au nom de l'Ari on a écrit qu'il faut dire aussi le Targoum de ce verset, c'est-à-dire deux fois l'Écriture et une fois le Targoum ; et qu'il faut dire le verset « Ki ba sous Paro », car cette section aussi est de l'essentiel du chant [et au nom du Gra on a écrit de ne pas dire « Ki ba, etc. »]. « Mi khamokha » le second : le kaf est daguech ; mais « Mi khamokha » le premier, et de même « Kol atsmotaï tomarna ה' mi khamokha », le kaf est raffé. « Am zou gaalta » : le guimel est daguech. « Yidmou kaaven » : le kaf est daguech. Il faut interrompre entre « bamayim » et « adirim », car « adirim » vise l'Égypte. Qu'on dise le chant de la mer dans la joie, et qu'on s'imagine en son esprit comme si ce jour-là on avait traversé la mer ; et celui qui le dit dans la joie, on lui pardonne ses fautes.
(יח) כשאומרים ב"ש - משמע בב"י דבשבת נכון ג"כ לעמוד כשאומרים הפסוק ד' מלך ד' מלך וגו' וכ"כ המ"א בשם בע"ה וכתב עוד בשם האר"י דכשהצבור היו אומרים ד' מלך וגו' היה עומד עמהן אף שהוא לא הגיע לשם:
Lorsqu'on dit Baroukh sheamar - Il semble du Beit Yossef que le Chabbat aussi il convient de se tenir debout lorsqu'on dit le verset « ה' malakh ה' malakh, etc. » Ainsi a écrit le Magen Avraham au nom du Baal haItour ; et il a encore écrit au nom de l'Ari que lorsque le tsibbour disait « ה' malakh, etc. », il se tenait debout avec eux, même s'il n'y était pas encore parvenu.
(יט) ויברך דויד - עד שיאמר אתה הוא ד' האלהים. האר"י ז"ל כשאמר ואתה מושל בכל נתן צדקה מעומד:
Vayevarekh David - Jusqu'à ce qu'il dise « Ata hou ה' haElohim ». L'Ari, lorsqu'il disait « Veata moshel bakol », donnait la tsédaqa debout.
(כ) במרוצה - שלא ידלג שום תיבה ולא יבליעם אלא יוציא מפיו כאלו מונה מעות. וכתב ר"י חסיד מי שאינו מלובש היטב יתפלל בביתו בחורף בנחת [וצ"ע מלקמן סימן נ"ב ואפשר דר"ל שמחמת הקור אינו יכול לכוין גם בתפלת י"ח כראוי]:
À la hâte - Qu'on ne saute aucun mot et qu'on ne les avale pas, mais qu'on les prononce de sa bouche comme si l'on comptait des pièces. R. Yehouda 'Hassid a écrit : celui qui n'est pas bien vêtu priera chez lui en hiver posément [et cela demande examen d'après le siman 52 plus loin ; peut-être veut-il dire que, à cause du froid, il ne peut viser comme il faut même dans l'amida].
(כא) בשבת ויו"ט - שאין תודה קריבה אז. יש מקומות שאומרים מזמור לתודה בר"ה ויוה"כ משום דכתיב בו הריעו לד' כל הארץ. ובמדינותינו אין המנהג לאומרו [פמ"ג]:
Le Chabbat et à Yom Tov - Car on n'offre pas alors de Toda. Il y a des endroits où l'on dit Mizmor letoda à Rosh Hashana et à Yom Kippour, parce qu'il y est écrit « Poussez des acclamations vers ה', toute la terre ». Dans nos pays, l'usage n'est pas de le dire [Pri Megadim].
(כב) משום חמץ - כי עם התודה היו צריכין להביא עשרה לחמי חמץ גם בע"פ לא היו יכולין להביא תודה שמא לא יוכלו לאכלו עד זמן איסור חמץ ויצטרכו לשרפו ואסור לגרום לקדשים שיבואו לידי שריפה ומטעם זה ג"כ לא בעיו"כ מפני שממעט זמן אכילתם ומביאם לידי פסול. ומטעם זה ג"כ הנוהג לומר בכל יום פרשת קרבנות השייכים ליחיד לא יאמר בעיוה"כ דאין מביאין אותם בעיוה"כ כמו תודה זולת פרשת עולה יכול לומר [פמ"ג בשם תבו"ש] ואומרים מזמור לתודה גם בעט"ב ובט"ב [אחרונים]. אין לדלג ביו"ט הפסוק מזמור שיר ליום השבת דגם יו"ט נקרא שבת [בה"ט]:
À cause du 'hamets - Car avec la Toda il fallait apporter dix pains de 'hamets. De même la veille de Pessa'h on ne pouvait apporter de Toda, de peur de ne pouvoir les manger avant l'heure d'interdiction du 'hamets et d'avoir à les brûler ; et il est interdit de causer que des choses saintes en viennent à être brûlées. Pour cette raison aussi, pas la veille de Yom Kippour, car on en diminue le temps de consommation et on les amène à la disqualification. Pour cette raison aussi, celui qui a l'habitude de dire chaque jour les sections des sacrifices propres au particulier ne les dira pas la veille de Yom Kippour, car on ne les apporte pas la veille de Yom Kippour, comme la Toda ; sauf la section de l'ola, qu'on peut dire [Pri Megadim au nom de Tevouot Shor]. On dit Mizmor letoda aussi le 9 Av au soir et le 9 Av [Aharonim]. Il ne faut pas sauter à Yom Tov le verset « Mizmor shir leyom haChabbat », car Yom Tov aussi est appelé Chabbat [Beér Heitev].