משנה ברורה

Michna Beroura — siman 56

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Loi de la réponse au kaddish par l’assemblée
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Il faut avoir l’intention en répondant Yehei Chmeh Rabba de toutes ses forces, sans parler ni même penser Torah pendant le kaddish. Précisions de prononciation et de coupe du texte, réponse à voix haute, station debout, et règles de celui qui arrive au milieu.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETRéponse au kaddish : intention de toutes ses forces à Yehei Chmeh Rabba ; ne pas parler ni penser Torah pendant le kaddish ; prononciation et coupes ; voix haute ; se tenir debout ; arrivée au milieu
À FAIREIntention
Répondre Yehei Chmeh Rabba de toutes ses forces : cœur, âme et membres, en écoutant le kaddish de l’officiant pour savoir sur quoi l’on répond
À FAIREVoix haute
La voix éveille l’intention et annule les décrets durs ; sans grands cris dont on se moquerait
À FAIREStation debout
Jusqu’après Yehei Chmeh Rabba ; certains jusqu’à l’amen après Yitbarakh. Craindre les avis stricts. L’Ari restait debout pour les kaddishim après l’amida de Shaharit, Minha et Arvit
À FAIREPrononciation
Dalet de Yitgadal et Yitkadach en tséré ; daguech au guimel de Yitgadal ; bien articuler le hé de veyithallal ; Di vera = deux mots ; pause après kirouteih
À FAIRECoupes de la réponse
Pause entre amen et Yehei Chmeh Rabba. L’officiant dit aussi Yehei Chmeh Rabba à voix basse et ne redit pas amen. Aux jours de « leela uleela », dire « mikol birkhata » pour garder vingt-huit mots
À FAIREArrivée au milieu
S’il arrive pendant mevarakh etc., il dit Yehei Chmeh Rabba et ne dit pas amen (l’amen se rapporte au Yitgadal). S’il arrive quand la majorité dit Yehei Chmeh Rabba, il le dit avec eux s’il peut viser l’amen
À ÉVITERParler pendant le kaddish
Même penser des paroles de Torah est interdit ; pas de différence entre kaddish sur Tanakh, aggada ou Michnayot
À ÉVITERInterrompre Yehei Chmeh Rabba
Ni par un silence entre Yehei Chmeh et Rabba, ni pour répondre la Qedousha au milieu de la phrase
À ÉVITER« Et maintenant, que s’accroisse »
L’Ari ne voulait pas qu’on le dise ; ne pas le dire entre Yichtaba'h et Yotser, ni au kaddish d’Arvit entre rédemption et tefila, ni là où l’on n’interrompt pas
À ÉVITER« Berikh hou leela » seul
C’est un blasphème (béni seulement en haut). Dire « Berikh hou » selon l’usage, ou y joindre « mikol birkhata »
OUIDeux minyanim à la fois
Au parvis, si l’on entend kaddish et Qedousha ensemble, répondre Yehei Chmeh Rabba (il l’emporte sur la Qedousha et sur Modim)
OUIDeux synagogues
S’il a devant lui un kaddish après l’amida et une Qedousha, aller à la Qedousha : on y entendra aussi le kaddish
NONLieu où l’on n’interrompt pas
Ne dire la formule que jusqu’à almaya (Hayei Adam ; usage du Gra)
REMAUsages divergents après almaya : Anciens et MA s’arrêtent à Yitbarakh et écoutent ; Beit Yossef jusqu’à daamiran bealma (28 mots) ; Gra jusqu’à almaya. Amen après Yitgadal veyitkadach selon l’usage. Berikh hou joint à deKoudcha puis léger arrêt (Kavanot, Gra). L’Ari, pour Titkabel et le retour du sefer Torah, répondait puis s’asseyait.
Yehei Chmeh Rabba se répond de toutes ses forces, à voix haute, debout, sans parler ni même penser Torah. On écoute le kaddish pour savoir sur quoi l’on répond. Les coupes et la prononciation sont fixées ; on n’interrompt pas la phrase, et l’on ne dit pas « Berikh hou leela » seul.

Glossaire

Yehei Chmeh Rabba
« Que Son grand Nom soit magnifié », réponse centrale du kaddish
daamiran bealma
« qui sont dites dans le monde », fin de la première partie du kaddish
Yitgadal veyitkadach
« Qu’Il soit magnifié et sanctifié », ouverture du kaddish
tséré
voyelle é longue
cheva
voyelle ultra-brève ou muette
patah
voyelle a brève
kamats
voyelle â
daguech
point de redoublement ou de durcissement d’une consonne
mapiq hé
hé prononcé en fin de mot, marqué d’un point
Targoum
araméen biblique
Hayot
êtres sacrés du char céleste
etnahta
accent disjonctif majeur, pause moyenne
tikkounim
réparations cabalistiques
Berikh hou
« qu’Il soit béni », membre du kaddish
leela min kol birkhata
« au-dessus de toute bénédiction »
Titkabel
kaddish entier demandant l’agrément de la tefila
Vayekhoulou
paragraphe « Ainsi furent achevés » dit le vendredi soir
Magen Avot
berakha résumée des Avot dite le vendredi soir
Modim
passage de reconnaissance de l’amida, auquel le public répond

(א) יש לכוין - כי אחז"ל כל העונה איש"ר מברך בכל כחו קורעין לו גזר דינו ופירשו הראשונים דר"ל בכל כחו בכל כונתו ובכל איבריו דהיינו שיאמרנה בלב ונפש ולא רק כמוציא שפתיו ולבו בל עמו. גם יכוין לשמוע הקדיש מפי הש"ץ כדי שידע על מה הוא עונה איש"ר ואמן שאחר דאמירן בעלמא. וכ"ש שצריך ליזהר מאד ומאד שלא להשיח באמצע קדיש או קדושה וכדאיתא במסכת דרך ארץ דר' חמא אשכחיה לאליהו בכמה אלפי גמלים טעונים אף וחימה לשלם לאלו וכל המדבר באלו המקומות עליו הכתוב אומר ולא אותי קראת יעקב [הובא בב"י סימן קכ"ה] וכתוב בספר חסידים מעשה בחסיד אחד שראה לחסיד אחר במותו ופניו מוריקות א"ל למה פניך מוריקות א"ל מפני שהייתי מדבר בשעה שהש"ץ היה אומר ויכולו וברכת מגן אבות וביתגדל. ובספר מטה משה סימן תי"א הביא בשם מדרש שחכם אחד נתראה לתלמידו בחלום וראה התלמיד שהיה לו כתם במצחו וא"ל מפני מה אירע לך כך א"ל מפני שלא הייתי נזהר מלדבר כשהחזן היה אומר קדיש. ואפי' להרהר בד"ת אסור בשעה שהחזן אומר קדיש מפני שצריך לכוין הרבה בעניית הקדיש [פרי חדש]. ואין חילוק בין קדיש על תנ"ך או אגדה או משניות [פמ"ג]:

Il faut avoir l’intention — Car nos Sages ont dit : quiconque répond Yehei Chmeh Rabba de toutes ses forces, on lui déchire son décret. Les Richonim ont expliqué : « de toutes ses forces », de toute son intention et de tous ses membres, c’est-à-dire qu’il le dise de cœur et d’âme, et non seulement comme un mot qui sort des lèvres tandis que son cœur n’est pas avec lui. Il aura aussi l’intention d’entendre le kaddish de la bouche de l’officiant, afin de savoir sur quoi il répond Yehei Chmeh Rabba et l’amen qui suit « daamiran bealma ». À plus forte raison faut-il prendre très grand soin de ne pas causer au milieu du kaddish ou de la kedousha, comme il est rapporté dans Massekhet Derekh Erets : Rabbi Hama trouva Élie avec plusieurs milliers de chameaux chargés de colère et de fureur pour les payer à ceux-là, et de quiconque parle en ces lieux l’Écriture dit : « Ce n’est pas Moi que tu as appelé, Jacob » [rapporté dans le Beit Yossef siman 125]. Il est écrit dans le Sefer Hassidim l’histoire d’un hassid qui vit un autre hassid après sa mort, le visage verdâtre ; il lui dit : pourquoi ton visage est-il verdâtre ? Il lui dit : parce que je parlais à l’heure où l’officiant disait Vayekhoulou, la berakha Magen Avot, et Yitgadal. Dans le Mateh Moché siman 411, il apporte au nom d’un Midrach qu’un sage apparut à son disciple en songe, et le disciple vit qu’il avait une tache au front ; il lui dit : pourquoi cela t’est-il arrivé ? Il lui dit : parce que je ne prenais pas garde de ne pas parler lorsque le hazzan disait le kaddish. Même réfléchir à des paroles de Torah est interdit à l’heure où le hazzan dit le kaddish, parce qu’il faut beaucoup d’intention dans la réponse du kaddish [Pri Hadach]. Il n’y a pas de différence entre un kaddish sur le Tanakh, une aggada ou des Michnayot [Pri Megadim].

(ב) הקדיש - נוסח הקדיש יתגדל ויתקדש שהוסד ע"פ המקרא והתגדלתי והתקדשתי האמור (ביחזקאל ל״ח:כ״ג) לענין מלחמת גוג ומגוג שאז יתגדל שמו של הקב"ה דכתיב ביום ההוא יהיה ד' אחד ושמו אחד. ויאמר הדלית דיתגדל ויתקדש בצירי כי הוא עברי ולא תרגום [עיין בב"י] ולא בשני שוואין כאלו התיו והגימל בשווא אלא הגימל בפתח. וידגיש הגימל דיתגדל דלא לישתמע יתקדל לשון עורף תרגום עורף קדל. ולא ידגיש ביותר הב' דיתברך. ויחתוך היטב הה' דויתהלל. די ברא ב' תיבות הן. אחר תיבות כרעותיה יפסיק קצת דתיבות אלו קאי אלמעלה על יתגדל. בזמן קריב ואמרו אמן נכון שיאמר הש"ץ בבת אחת ולא יפסיק ביניהם כי נוהגים שאין הקהל עונים אמן עד שיאמר הש"ץ אמן. אם הש"ץ מאריך הרבה בנגון של ואמרו אמן לא ימתינו עליו בעניית האמן. כשאומר העונה איש"ר יפסיק קצת בין אמן ליהא שמיה רבא וכה"ג בין אמן למודים כי תיבת אמן קאי עניה על הש"ץ ויהא שמיה רבא הוא מאמר בפני עצמו. יהא שמיה רבא וכו' הוא תרגום של יהא שמו הגדול מבורך לעולם ולעולמי עולמים [ב"י וכפי' ר"י]. שמה בלי יוד גם בלי מפיק ה"א [ט"ז] ומדברי הפמ"ג משמע שטוב יותר לומר במפיק ה"א. מברך בקמץ תחת הבית ופתח תחת הריש. לעלם בקמץ תחת העין. ולעלמי בוי"ו. וצריך הש"ץ ג"כ לומר בלחש יהא שמיה רבא וכו' ולא יאמר עוד הפעם אמן רק יתחיל יהא שמיה וכו'. אח"כ יתחיל יתברך וכו' בקול רם ויש בו ח' לשונות של שבח כנגד ז' רקיעים והרקיע שעל גבי ראשי החיות ובתחלה אומר יתגדל ויתקדש שהם ב' לשונות של שבח שהם בס"ה עשרה לשונות של שבח כנגד עשרת הדברות. מן כל ברכתא ג' תיבות ובימים שכופלים הקדישים לעילא ולעילא אין לומר רק מכל ברכתא כדי שלא יהא בס"ה רק כ"ח תיבות:

Le kaddish — La formule du kaddish, Yitgadal veyitkadach, a été fondée d’après le verset « Je me magnifierai et Je me sanctifierai » dit (Ézéchiel 38, 23) au sujet de la guerre de Gog et Magog, alors que le Nom du Saint, béni soit-Il, sera magnifié, ainsi qu’il est écrit : « En ce jour-là ה' sera Un et Son Nom Un ». On dira le dalet de Yitgadal et Yitkadach avec un tséré, car c’est de l’hébreu et non du Targoum [voir Beit Yossef], et non avec deux cheva comme si le tav et le guimel étaient en cheva : le guimel est en patah. On mettra un daguech au guimel de Yitgadal, afin qu’on n’entende pas yitkadel, langage de nuque — en Targoum, nuque se dit kedal. On ne renforcera pas trop le daguech du bet de yitbarakh. On articulera bien le hé de veyithallal. Di vera sont deux mots. Après les mots « kirouteih », on s’arrêtera un peu, car ces mots se rapportent plus haut à Yitgadal. « Bizman kariv veimrou amen » : il est correct que l’officiant le dise d’un trait et n’interrompe pas entre eux, car l’usage est que l’assemblée ne répond amen que lorsque l’officiant a dit amen. Si l’officiant prolonge beaucoup l’air de « veimrou amen », on n’attendra pas sur lui pour répondre amen. Lorsque celui qui répond dit Yehei Chmeh Rabba, il s’arrêtera un peu entre amen et Yehei Chmeh Rabba, et de même entre amen et Modim, car le mot amen est une réponse à l’officiant, et Yehei Chmeh Rabba est une phrase à part. Yehei Chmeh Rabba etc. est le Targoum de « Que Son grand Nom soit béni à jamais et pour les siècles des siècles » [Beit Yossef, selon le commentaire de R. Yéhouda]. Chmeh sans youd et aussi sans mapiq hé [Taz] ; des propos du Pri Megadim il ressort qu’il est encore mieux de dire avec mapiq hé. Mevarakh : kamats sous le bet et patah sous le reich. Leolam : kamats sous le ayin. Uleolmei avec un vav. L’officiant doit aussi dire à voix basse Yehei Chmeh Rabba etc., et il ne dira pas encore une fois amen : il commencera Yehei Chmeh etc. Ensuite il commencera Yitbarakh etc. à voix haute. Il y a là huit langages de louange, correspondant aux sept firmaments et au firmament au-dessus de la tête des Hayot ; et au début on dit Yitgadal veyitkadach, qui sont deux langages de louange, soit en tout dix langages de louange, correspondant aux Dix Paroles. À partir de « kol birkhata », trois mots ; et aux jours où l’on double les kaddishim « leela uleela », on ne dira que « mikol birkhata », afin qu’il n’y ait en tout que vingt-huit mots.

(ג) ולא יפסיק - עיין בפמ"ג ומחצית השקל דהיינו שלא יפסיק בשתיקה ביניהם אבל אין צריך לומר בנשימה אחת:

Et il n’interrompra pas — Voir Pri Megadim et Mahatsit haChékel : c’est-à-dire qu’il n’interrompra pas par un silence entre eux, mais il n’est pas besoin de le dire d’une seule haleine.

(ד) למברך - עיין במ"א ולפי דבריו גם בין יהא שמיה לרבא אין להפסיק:

À Celui qui bénit — Voir le Magen Avraham ; d’après ses propos, on n’interrompra pas non plus entre Yehei Chmeh et Rabba.

(ה) בקול רם - שעי"ז מתעורר הכוונה וע"י קול זה מתבטלי' גזירות קשות ומ"מ לא יתן קולות גדולות שיתלוצצו עליו בני אדם ויגרום להם חטא:

À voix haute — Par là l’intention s’éveille, et par cette voix s’annulent les décrets durs. Néanmoins on ne poussera pas de grands cris dont les gens se moqueraient, ce qui leur causerait une faute.

(ו) לשמוע קדיש - שעניית איש"ר הוא מצוה גדולה מאד. איש"ר עדיף טפי מקדושה ומודים לכן בקהלות גדולות בעזרה שיש כמה מנינים כששומע שתיהם כאחד יענה איש"ר ומ"מ אם יש לפניו שתי בתי כנסיות באחד מגיעים לקדיש שאחר שמ"ע ובאחד מגיעים לקדושה ילך ויענה קדושה כי שם ישמע ג"כ הקדיש שלאחר שמ"ע. אסור להפסיק באמצע איש"ר כששומע קדושה ולהיפך צ"ע [ח"א]:

Pour entendre le kaddish — Car répondre Yehei Chmeh Rabba est une très grande mitsva. Yehei Chmeh Rabba l’emporte sur la kedousha et sur Modim. C’est pourquoi, dans les grandes communautés, au parvis où il y a plusieurs minyanim, lorsqu’on entend les deux à la fois, on répondra Yehei Chmeh Rabba. Néanmoins, s’il a devant lui deux synagogues, que dans l’une on arrive au kaddish après l’amida et dans l’autre à la kedousha, il ira répondre la kedousha, car là il entendra aussi le kaddish après l’amida. Il est interdit d’interrompre au milieu de Yehei Chmeh Rabba lorsqu’on entend la kedousha, et l’inverse demande examen [Hayei Adam].

(ז) ויש לעמוד - עד אחר שיסיים איש"ר וי"א שיש לעמוד עד אמן שלאחר יתברך וכו' ואמרו אמן:

Et il faut se tenir debout — Jusqu’après qu’il ait achevé Yehei Chmeh Rabba. Certains disent qu’il faut se tenir jusqu’à l’amen qui suit Yitbarakh etc. veimrou amen.

(ח) דבר וכו' - וי"א שא"צ לעמוד אלא שכל קדיש שתופסו מעומד כגון לאחר הלל לא ישב עד שיענה אמן יש"ר ויש לחוש לדברי המחמירים ויש ללמוד ק"ו מעגלון מלך מואב שהיה נכרי וקם מעצמו מעל כסאו לדבר ד' כ"ש אנחנו עמו. ובכונות איתא שהאריז"ל היה נוהג בכל הקדישים שלאחר עמידה דשחרית מנחה ערבית היה נשאר עומד ובשל תתקבל ושל חזרת ס"ת היה עונה ואח"כ היה יושב ובקדיש ערבית של שבת להנוהגין לומר קדיש קודם ברכו ג"כ י"א שיש לעמוד:

Une chose etc. — Certains disent qu’il n’est pas besoin de se tenir, sinon que tout kaddish qu’on saisit debout — par exemple après le Hallel — on ne s’assiéra pas avant d’avoir répondu amen Yehei Chmeh Rabba. Il faut craindre les propos des stricts, et l’on apprendra a fortiori d’Eglon roi de Moab, qui était un non-Juif et se leva de lui-même de son trône pour la parole de ה', à plus forte raison nous, Son peuple. Dans les Kavanot il est rapporté que l’Ari zal avait l’usage, pour tous les kaddishim après l’amida de Shaharit, Minha et Arvit, de rester debout ; pour celui de Titkabel et pour celui du retour du sefer Torah, il répondait puis s’asseyait. Pour le kaddish d’Arvit de Chabbat, chez ceux qui ont l’usage de dire un kaddish avant Barkhou, certains disent aussi qu’il faut se tenir.

(ט) עונה עמהם - אפילו אם בא בעת גמר עניית אמן יש"ר דהיינו שאומרים מברך וכדומה אפ"ה יאמר יהא שמיה רבא וכו' ולא יאמר אמן דאמן קאי על יתגדל דש"ץ אבל יש"ר שבח באפי נפשיה הוא וכן לענין קדושה אם בא קודם שהשלימו מותר לאמור עמהם ואם בא בעת שרוב הצבור אומרים איש"ר יאמר ג"כ עמהם איש"ר אם יכול אז לכוין דעתו בעניית האמן שיתבונן על מה הוא עונה. [כנלע"ד כוונת המ"א סק"ה ועיין בלבש"ר]:

Il répond avec eux — Même s’il arrive au moment où s’achève la réponse amen Yehei Chmeh Rabba, c’est-à-dire qu’on dit mevarakh et le semblable, néanmoins il dira Yehei Chmeh Rabba etc. et ne dira pas amen, car amen se rapporte au Yitgadal de l’officiant, mais Yehei Chmeh Rabba est une louange à part. De même pour la kedousha : s’il arrive avant qu’ils aient achevé, il lui est permis de dire avec eux ; s’il arrive au moment où la majorité du public dit Yehei Chmeh Rabba, il dira aussi Yehei Chmeh Rabba avec eux, s’il peut alors poser son intention dans la réponse de l’amen, en comprenant sur quoi il répond. [Ainsi me semble l’intention du Magen Avraham seif katan 5 ; voir Levouchei Serad.]

(י) וכשמתחיל - כלומר קודם שהתחיל דבשעה שאומר החזן יתגדל צריך לשמוע ולשתוק כמבואר בריש סימן קכ"ה דצריך להאזין ולהבין מה שאומר הש"ץ וגם שידע אח"כ על מה עונה אמן:

Et lorsqu’il commence — C’est-à-dire avant qu’il ait commencé : à l’heure où le hazzan dit Yitgadal, il faut écouter et se taire, comme il est exposé au début du siman 125 : il faut prêter l’oreille et comprendre ce que dit l’officiant, et aussi savoir ensuite sur quoi l’on répond amen.

(יא) ועתה יגדל - והאר"י ז"ל לא היה רוצה שיאמרו וכמעט היה מגמגם ואומר שאינו מהתיקונים. ולכן אין לאומרו בין ישתבח ליוצר או בקדיש דערבית שהוא בין גאולה לתפלה ובכל מקום שאסור להפסיק:

Et maintenant, que s’accroisse — L’Ari zal ne voulait pas qu’on le dise, et il bégayait presque en disant que cela ne fait pas partie des tikkounim. C’est pourquoi on ne le dira pas entre Yichtabah et Yotser, ni au kaddish d’Arvit qui est entre la rédemption et la tefila, ni en tout lieu où il est interdit d’interrompre.

(יב) אחר יתברך - אבל אחר יתגדל ויתקדש שמיה רבא המנהג לענות אמן [ופלא על השו"ע שלא העתיק האמן הזה אשר הוא מבואר ברמב"ם והעתיקו בבית יוסף]:

Après Yitbarakh — Mais après Yitgadal veyitkadach Chmeh Rabba, l’usage est de répondre amen. [Et l’on s’étonne que le Choulhan Aroukh n’ait pas recopié cet amen, qui est exposé dans le Rambam et que le Beit Yossef a recopié.]

(יג) אחר בריך הוא - יש שטועים שבשעה שהש"ץ אומר בריך הוא עונים גם הם תיבות אלו בריך הוא לעילא וזה ודאי חירוף הוא דמשמע דמתברך רק לעילא ולא לתתאה ח"ו אלא יש להם לומר גם מכל ברכתא או שיאמרו רק בריך הוא כמנהגנו:

Après Berikh hou — Certains se trompent : à l’heure où l’officiant dit Berikh hou, ils répondent aussi ces mots « Berikh hou leela », et c’est à coup sûr un blasphème, car cela signifie qu’Il n’est béni qu’en haut et non en bas, loin de nous. Ils doivent dire aussi « mikol birkhata », ou ne dire que « Berikh hou », selon notre usage.

(יד) ולא יפסיק - עיין בשע"ת שהביא דמספר הכונות מוכח להיפך דתיבת בריך הוא מחובר אל תיבת דקודשא ואח"כ יש הפסק קצת כמו אתנחתא ושוב מתחיל לעילא וכו' כלומר שיתברך וישתבח שמו של הקב"ה לעילא וכו' וכן הסכים בביאור הגר"א:

Et il n’interrompra pas — Voir Chaarei Techouva, qui apporte que du Sefer haKavanot il ressort l’inverse : le mot Berikh hou est joint au mot deKoudcha, puis il y a un léger arrêt comme un etnahta, et ensuite on commence leela etc., c’est-à-dire que soit béni et loué le Nom du Saint, béni soit-Il, en haut etc. Le commentaire du Gra a aussi convenu ainsi.

(טו) עלמיא ליתברך - משמע בב"י דצ"ל כל הנוסח של יתברך עד דאמירן בעלמא כ"ח תיבות ועיין במ"א שמסיק דמנהג קדמונים עיקר שלא לומר רק עד יתברך ומשם והלאה ישתוק ויכוין למה שאומר הש"ץ ושומע כעונה. ובביאור הגר"א כתב שלא לומר רק עד תיבת עלמיא בלבד כי כאן הוא סיום השבח של אמן יהא שמיה רבא ומיתברך ולהלן מתחיל פרק אחר ואין לערבם בבת אחת ונראה שאם יאמרם בשתי נשימות גם להגר"א שרי. ובעיקר הענין יש מקומות חלוקין במנהגן בזה. ועכ"פ אם הוא עומד במקום שאין רשאי להפסיק יזהר בזה שלא יאמר רק עד עלמיא [ח"א]:

Almaya leyitbarakh — Il ressort du Beit Yossef qu’il faut dire toute la formule de Yitbarakh jusqu’à daamiran bealma, vingt-huit mots. Voir le Magen Avraham, qui conclut que l’usage des Anciens est l’essentiel : ne dire que jusqu’à Yitbarakh, et de là en avant se taire et avoir l’intention de ce que dit l’officiant, écouter valant répondre. Dans le commentaire du Gra, il a écrit de ne dire que jusqu’au mot almaya seulement, car ici s’achève la louange de amen Yehei Chmeh Rabba, et de yitbarakh en avant commence un autre paragraphe, et l’on ne les mêlera pas d’un trait. Il semble que si on les dit en deux haleines, même pour le Gra c’est permis. Au fond de la chose, les lieux diffèrent dans leur usage. En tout cas, s’il se tient en un lieu où il n’a pas le droit d’interrompre, il prendra garde en cela de ne dire que jusqu’à almaya [Hayei Adam].