משנה ברורה

Michna Beroura — siman 57

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Loi de Barkhou et de sa réponse
En bref - de quoi parle ce chiour ?

L’officiant dit Barkhou à voix haute ; l’assemblée répond Baroukh ה' hamevorakh leolam vaed, et l’officiant le répète. Usages pendant que l’officiant prolonge Barkhou ; on ne parle pas entre kaddish-Barkhou et Yotser Or.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETBarkhou : l’officiant le dit à voix haute ; l’assemblée répond Baroukh ה' hamevorakh leolam vaed ; l’officiant le répète. Usages pendant l’air ; on ne parle pas entre kaddish–Barkhou et Yotser Or
À FAIREVoix haute
L’officiant dit Barkhou pour que tout le peuple entende et réponde Baroukh ה' hamevorakh leolam vaed
À FAIRERépétition de l’officiant
Il répète Baroukh ה' hamevorakh leolam vaed pour s’inclure parmi ceux qui bénissent
À FAIREAmen du public
Le public peut répondre amen après la répétition de l’officiant ; celui qui se tient où l’on n’interrompt pas ne le dira pas
À ÉVITERParler entre Barkhou et Yotser
C’est comme si l’officiant avait déjà commencé Yotser Or
À ÉVITERParler pendant les mots
Pendant l’air de Barkhou seulement on a des usages ; dès qu’il dit les mots, on se tait. S’il ne prolonge pas, mieux vaut se taire et viser pour répondre leolam vaed
À ÉVITERAmen de l’officiant après le public
Erreur : dès qu’il dit aussitôt Baroukh ה' etc., il n’a pas besoin de dire amen
À ÉVITER« Et ה' ton Dieu tu craindras » sur le mot « et » de Barkhou
Le Maharshal : cela n’est pas reçu et ne vient pas du fondement de la sagesse
OUIN’a entendu que l’assemblée
Il répond avec eux leolam vaed
OUIN’a entendu que l’officiant
Quand l’officiant dit leolam vaed, il ne répond pas avec lui : il répond amen à ses paroles (Eliya Rabba, Derekh haHayim)
NONPas dix hors de l’officiant
S’il n’a pas répondu avec eux, il n’est pas acquitté de son devoir (Magen Avraham au nom de l’Agouda)
REMAHayei Adam et Pri Megadim : le public n’a pas besoin de redire amen après avoir déjà dit leolam vaed ; liberté de le dire si l’on veut. Le MB trouve difficile l’idée que l’officiant ne soit pas acquitté dès qu’il y a dix hors de lui.
Barkhou se dit à voix haute, le public répond Baroukh ה' hamevorakh leolam vaed, l’officiant le répète. On ne parle pas entre kaddish–Barkhou et Yotser. Qui n’a entendu que le public répond avec lui ; qui n’a entendu que l’officiant répond amen à sa répétition.

Glossaire

Barkhou
« Bénissez », appel de l’officiant avant les berakhot du Chema ou la lecture de la Torah
Baroukh ה' hamevorakh leolam vaed
« Béni soit ה' le Béni à jamais », réponse de l’assemblée à Barkhou
Yotser Or
première berakha du Chema du matin
Yitbarakh veyichtabah
formule de louange que certains disent pendant que l’officiant prolonge Barkhou

(א) אומר ש"ץ - בקול רם כדי שישמעו כל העם ויענו ברוך ד' הל"ו:

L’officiant dit — À voix haute, afin que tout le peuple entende et réponde Baroukh ה' hamevorakh leolam vaed.

(ב) ועונין אחריו - ואם לא שמע אחד מהש"ץ כשאמר ברכו רק שמע מהקהל שאמרו ברוך ד' הל"ו עונה עמהם ג"כ ביהל"ו אבל אם שמע מהש"ץ לבד כשעונה ביהל"ו לא יענה עמו רק יענה אמן על דבריו [א"ר ודה"ח דלא כמ"א]:

Et l’on répond après lui — Si l’un n’a pas entendu de l’officiant lorsqu’il a dit Barkhou, mais a seulement entendu de l’assemblée qu’ils ont dit Baroukh ה' hamevorakh leolam vaed, il répond aussi avec eux leolam vaed. Mais s’il a entendu de l’officiant seulement, lorsqu’il répond leolam vaed il ne répondra pas avec lui : il répondra amen à ses paroles [Eliya Rabba et Derekh haHayim, non comme le Magen Avraham].

(ג) וחוזר ש"ץ - כדי שיכלול את עצמו ג"כ בכלל המברכים. ואם אין שם עשרה בלא הוא אם לא ענה עמהם לא יצא ידי חובתו. מ"א בשם אגודה [קשה לי אפי' יש עשרה בלתו ג"כ לא יצא ידי חובת עצמו כיון שלא ענה עמהם ולענין השאר לכאו' דיוצאים בכל גוני דלא גרע מאם היה אחד מתפלל או ישן דקי"ל לעיל סי' נ"ה ס"ו דמצטרף]:

Et l’officiant répète — Afin de s’inclure lui aussi au nombre de ceux qui bénissent. S’il n’y a pas dix hors de lui, s’il n’a pas répondu avec eux, il n’est pas acquitté de son devoir. Le Magen Avraham au nom de l’Agouda. [Cela m’est difficile : même s’il y a dix hors de lui, il n’est pas non plus acquitté de son propre devoir puisqu’il n’a pas répondu avec eux ; et pour le reste, apparemment ils sont acquittés en tout cas, cela n’étant pas moindre que si l’un priait ou dormait, dont nous tenons plus haut siman 55 seif 6 qu’il s’ajoute.]

(ד) ואומר ברוך ה' המבורך - כתב בספר ש"א [אצל דיני בה"ת וה"ה בזה] קצת שלוחי צבור כשהצבור אומרים ברוך ד' המבורך וכו' עונה אחריהם אמן וחוזר ואומר ברוך ד' וכו' וטעות הוא בידם שכיון שאומרים מיד ברוך ד' וכו' א"צ לומר אמן [וכן כתב הפמ"ג בסימן קצ"ח והח"א] אבל הצבור יאמרו אמן אחר הש"ץ אף שאמרו מתחלה ברוך ד' המבורך וכו' אבל הח"א כתב שאין צריכין לומר אמן וכ"כ הפמ"ג בסי' נ"ז וקצ"ח דכיון דכבר אמרו ביהל"ו למה יאמרו פעם שניה אמן ומאמין הרי כבר אמרו כן. ומ"מ הכריע לבסוף דרשות הוא ביד הצבור אם ירצו עונין ע"ז אמן. ועכ"פ מי שהוא עומד במקום שאסור להפסיק לא יענה אמן זה:

Et il dit Baroukh ה' hamevorakh — Il est écrit dans le livre Shaar Efrayim [à propos des lois de la lecture de la Torah, et de même ici] que quelques officiants, lorsque le public dit Baroukh ה' hamevorakh etc., répondent amen après eux puis reprennent et disent Baroukh ה' etc. : c’est une erreur de leur part, car dès qu’ils disent aussitôt Baroukh ה' etc., il n’est pas besoin de dire amen [ainsi ont écrit le Pri Megadim au siman 198 et le Hayei Adam]. Mais le public dira amen après l’officiant, bien qu’ils aient d’abord dit Baroukh ה' hamevorakh etc. Toutefois le Hayei Adam a écrit qu’ils n’ont pas besoin de dire amen, et de même le Pri Megadim aux simanim 57 et 198 : puisqu’ils ont déjà dit leolam vaed, pourquoi diraient-ils une seconde fois amen, alors qu’ils l’ont déjà dit. Néanmoins il a tranché à la fin que le public a la liberté, s’ils veulent, d’y répondre amen. En tout cas, celui qui se tient en un lieu où il est interdit d’interrompre ne répondra pas cet amen.

(ה) בעוד שהוא מאריך - דוקא בשעת הניגון אבל בשעה שאומר התיבות לא יאמר כלום ואם אין החזן מאריך בברכו מוטב שישתוק ויכוין מה שאומר הש"ץ כדי שיענה ביהל"ו [אחרונים]. הנוהגין לומר את ד' אלהיך תירא כשיגיע הש"ץ לאת כתב רש"ל שאינו מקבלה ואינו מיסוד החכמה:

Tandis qu’il prolonge — Précisément pendant l’air ; mais à l’heure où il dit les mots, on ne dira rien. Si le hazzan ne prolonge pas Barkhou, mieux vaut se taire et avoir l’intention de ce que dit l’officiant, afin de répondre leolam vaed [Aharonim]. Ceux qui ont l’usage de dire « Et ה' ton Dieu, tu craindras » lorsque l’officiant parvient au mot « et » de Barkhou : le Maharshal a écrit que cela n’est pas reçu et ne vient pas du fondement de la sagesse.

(ו) טועים - דהרי הוא כאלו כבר התחיל ביוצר אור:

Ils se trompent — Car c’est comme s’il avait déjà commencé Yotser Or.