משנה ברורה

Michna Beroura — siman 59

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Règle de la première berakha de Yotser
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Forme de Yotser or : ouverture et clôture obligatoires ; erreurs avec Maariv aravim. Kedoucha de Yotser dite aussi par le yahid. Dire les berakhot avec l’officiant ; amen après l’officiant. L’officiant n’acquitte le yahid qu’avec un minyan. Remplacement d’un officiant qui s’est tu selon l’endroit de l’erreur.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETPremière berakha Yotser or — ouverture et clôture indispensables ; erreurs Maariv aravim ; Kedoucha ; amen ; minyan pour acquitter ; remplaçant de l’officiant
À FAIRESéparer Yotser / or
Pour ne pas entendre « yotseror ».
À FAIREDeux piliers de Yotser
1) Ouverture OU milieu selon la règle. 2) Clôture « Yotser hameorot ». Même logique pour Maariv aravim le soir.
À FAIREDire avec l’officiant
Berakhot longues : s’habituer à les dire à voix basse avec lui (kavana difficile en silence). Aujourd’hui l’usage n’y veille plus tant. Amen après l’officiant si on a fini avant — pas au milieu (siman 66). Pas de « Baroukh Hou ouvaroukh Chemo ».
À FAIREKedoucha de Yotser
Le yahid la dit aussi. Usage répandu : même seul. Bon : cantilation comme des versets ; assis si possible. Tsibbour : voix haute. Yahid : voix basse (ER) ; Chaarei Techouva : pas de scrupule à voix haute.
À FAIRERemplaçant d’officiant
S’il s’est tu après Kedoucha (Haofanim / Leél baroukh) : reprendre de Vehaofanim ou du début de Leél baroukh — « kadoch kadoch » fait comme un nouveau début. Avant Kedoucha : depuis le début (on ne coupe pas une berakha en deux).
À ÉVITEROublier Yotser or sans le rattraper tokh kedei dibour
Après ce délai, la berakha d’ouverture ne porte plus. Derekh Ha’haïm / BH pratique : s’il ne l’a pas encore close, dire seulement « Yotser or ouvoré ‘hochetch… » jusqu’à Yotser hameorot — pas besoin de tout recommencer.
À ÉVITERClôture Maariv aravim le matin
Tokh kedei dibour + Yotser hameorot : quitte. Après le délai : pas quitte, recommencer Yotser depuis le début.
À ÉVITEROfficiant qui acquitte sans minyan
Berakhot du Chema : pas d’acquittement sous 10. Même le yahid non compétent. Levouch étend aux berakhot du matin. Autres berakhot (mitsvot / jouissance) : yahid acquitte yahid.
OUIOuverture + clôture correctes malgré interruption Maariv
Dans le tokh kedei dibour de l’ouverture, tout le formulaire d’Arvit sauf la clôture : les premiers mots de Yotser ne sont pas déracinés si la clôture est Yotser hameorot.
OUIAmen après l’officiant / un autre
Si on a visé à s’acquitter et lui à acquitter (siman 6:4). Aussi fin de berakha entendue d’un autre. Compétent déjà quitte peut quand même acquitter (sauf berakhot de jouissance).
NONDébut et milieu faux même si clôture Yotser hameorot
Pas quitte : revenir à « Baroukh ata… » jusqu’après Yotser hameorot.
NONSeulement Yotser or + mauvaise clôture
Pas quitte : il n’a pas béni, à la clôture, sur la lumière de ce jour.
NONErreur découverte dans Ahavah rabbah
Ne pas interrompre : achever Ahavah rabbah, puis Yotser or avant le Chema.
NONSecond officiant aujourd’hui
Usage actuel : chacun bénit pour soi. Interdit au remplaçant de recommencer un passage qu’il a déjà dit lui-même (hors tefila).
REMAAmen entre Ahavah rabbah et Chema : pas d’interdit d’interruption comme une berakha de mitsva (pas de « asher kideshanou… al mikra Chema »). A priori mieux d’achever avec l’officiant et de ne pas avoir à répondre amen. Derekh Ha’haïm : ne pas répondre amen d’une autre berakha entre Ahavah rabbah et le Chema. Pri ‘Hadash : même arrivé tard, s’il y a tsibbour on dit la Kedoucha de Yotser à voix basse.
Yotser tient par ouverture/milieu + clôture. Erreur Maariv : tokh kedei dibour sauve, au-delà on recommence. Kedoucha dite aussi seul. Amen après l’officiant hors milieu. Acquittement des berakhot du Chema : minyan seulement. Remplaçant : après Kedoucha on reprend de là ; aujourd’hui chacun bénit pour soi.

Glossaire

lekhathila
a priori
tokh kedei dibour
délai d’un énoncé, le temps de dire « chalom alé’ha rabbi »
Yotser or
première berakha du Chema du matin, « qui forme la lumière »
Yotser hameorot
clôture de cette berakha, « qui forme les luminaires »
Maariv aravim
première berakha du Chema du soir, « qui fait venir les soirs »
Habo’her
clôture de la berakha Ahavah rabbah, « qui choisit Son peuple Israël avec amour »
Kedoucha de Yotser
kedoucha insérée dans la berakha Yotser or
baki
compétent, qui sait bénir lui-même
birkot hanehenin
berakhot de jouissance

(א) אור - צריך להפסיק בין יוצר ובין אור כי היכי דלא לישתמע יוצרור. ועיין בבאר היטב ובשערי תשובה מה שכתב עוד בזה:

Or - Il faut séparer entre Yotser et or, afin qu’on n’entende pas « yotseror ». Voir le Beer Hetev et les Chaarei Techouva pour ce qu’ils ont encore écrit là-dessus.

(ב) מיד - דוקא מיד דהיינו בתוך כדי דיבור אבל לאחר כדי דיבור לא יצא דלא קאי הברכה שפתח בא"י אמ"ה על מה שחזר ואמר יוצר אור כיון שלא אמרו מיד ומה שכתב אח"כ ולא אמר יוצר אור ה"ה אם אמרו ולא מיד כן כתב הפרי מגדים בשם הב"ח והפרישה אבל בדרך החיים פוסק דאפילו אם לא נזכר עד קרוב לסוף הברכה מ"מ כיון שלא גמר אותה א"צ להתחיל מראש ברכת יוצר אור מחדש רק יאמר יוצר אור ובורא חושך וכו' עד סוף ברכת יוצר המאורות ויוצא בזה וכן יש לנהוג למעשה כמו שכתבנו בבה"ל:

Aussitôt - Précisément aussitôt, c’est-à-dire dans le délai d’un énoncé (tokh kedei dibour) ; mais après ce délai on ne s’est pas acquitté, car la berakha qu’il a ouverte par « Béni sois-Tu, ה', notre Dieu, Roi du monde » ne porte pas sur ce qu’il a dit ensuite « Yotser or », puisqu’il ne l’a pas dit aussitôt. Et ce qu’il a écrit ensuite « et il n’a pas dit Yotser or », de même s’il l’a dit mais pas aussitôt ; ainsi a écrit le Peri Megadim au nom du Ba’h et du Pericha. Mais le Derekh Ha’haïm tranche que même s’il ne s’en est souvenu que près de la fin de la berakha, toutefois, puisqu’il ne l’a pas achevée, il n’a pas besoin de recommencer Yotser or depuis le début : il dira seulement « Yotser or ouvoré ‘hochetch etc. » jusqu’à la fin de la berakha Yotser hameorot, et il s’en acquitte. Et ainsi faut-il se conduire en pratique, comme nous l’avons écrit dans le Biour Halakha.

(ג) ולא אמר וכו' - פי' אע"פ שסיים בא"י יוצר המאורות כיון שתחילתו ואמצעו שלא כדין לא יצא וצריך לחזור לראש בא"י אמ"ה כסדר עד אחר יוצר המאורות ועיין בבה"ל:

Et il n’a pas dit etc. - C’est-à-dire : bien qu’il ait conclu « Béni sois-Tu, ה', Yotser hameorot », puisque le début et le milieu n’étaient pas selon la règle, il ne s’est pas acquitté et doit revenir au début « Béni sois-Tu, ה', notre Dieu, Roi du monde » dans l’ordre jusqu’après Yotser hameorot ; voir le Biour Halakha.

(ד) וה"ה - כו"ע סוברים כן כמבואר בב"י דהחתימה בודאי צריכה להיות כדין ומה דנקט השו"ע מתחלה או לא סיים יוצר המאורות אין כונתו דוקא באופן שטעה ואמר מתחלה אשר בדברו מעריב ערבים רק נקטיה לסיומא מילתא דרישא. וגם מה דנקט ואם אמר יוצר אור ובורא חושך אשר בדברו מעריב ערבים וכו' הוא משום דרצה לסיים בסיפא דאם סיים יוצר המאורות יצא אע"פ שהפסיק במעריב ערבים כמבואר בב"י:

Et de même - Tous en conviennent, comme il appert du Beth Yossef : la clôture doit certainement être selon la règle. Et ce que le Choulhan Aroukh a d’abord retenu « ou il n’a pas conclu Yotser hameorot » n’entend pas précisément le cas où il s’est trompé et a d’abord dit « acher bidvaro maariv aravim » : il l’a dit pour achever le propos du début. Et aussi ce qu’il a retenu « et s’il a dit Yotser or ouvoré ‘hochetch acher bidvaro maariv aravim etc. » est parce qu’il a voulu conclure, à la fin, que s’il a conclu Yotser hameorot il s’est acquitté bien qu’il ait interrompu par Maariv aravim, comme il appert du Beth Yossef.

(ה) רק יוצר אור - פי' וכל נוסח של הברכה לבד שטעה בהחתימה אעפ"כ לא יצא דהא לא בירך בהחתימה על האור המתחיל להאיר ביום זה:

Seulement Yotser or - C’est-à-dire : et tout le formulaire de la berakha, hormis qu’il s’est trompé à la clôture ; malgré cela il ne s’est pas acquitté, car il n’a pas béni, à la clôture, sur la lumière qui commence à luire en ce jour.

(ו) סיים מעריב ערבים - ואם תוך כדי דיבור נזכר ואמר יוצר המאורות יצא אבל אם שהה אחר שאמר המעריב ערבים כדי דיבור לא יצא אף שאמר יוצר המאורות לאחר כדי דיבור ויאמר עוד הפעם מברכת יוצר אור מתחילתה:

Il a conclu Maariv aravim - Et si dans le délai d’un énoncé il s’est souvenu et a dit Yotser hameorot, il s’est acquitté ; mais s’il a tardé, après avoir dit Maariv aravim, le délai d’un énoncé, il ne s’est pas acquitté même s’il a dit Yotser hameorot après ce délai, et il dira une nouvelle fois la berakha Yotser or depuis son début.

(ז) לא יצא - ואם טעה ולא נזכר עד שהתחיל אהבה רבה לא יפסיק בינתים רק יסיים כסדר ברכת אהבה רבה ואח"כ יאמר יוצר אור קודם ק"ש:

Il ne s’est pas acquitté - Et s’il s’est trompé et ne s’en est souvenu que lorsqu’il a commencé Ahavah rabbah, il n’interrompra pas entre-temps : il achèvera dans l’ordre la berakha Ahavah rabbah, puis dira Yotser or avant le Chema.

(ח) יצא - תמצית זה הסעיף הוא דשני דברים יש בברכת יוצר אור דשחרית לעיכובא א' פתיחת הברכה או אמצעיתה צריכה להיות כדין ב' חתימת הברכה. ודע דה"ה בברכת מעריב ערבים דערבית כמבואר בברכות י"ב ע"א עי"ש:

Il s’est acquitté - La substance de ce seif est que deux choses sont indispensables dans la berakha Yotser or du matin : 1) l’ouverture de la berakha ou son milieu doit être selon la règle ; 2) la clôture de la berakha. Sache que de même pour la berakha Maariv aravim d’Arvit, comme il appert de Berakhot 12a, voir là.

(ט) שהפסיק במ"ע - תוך כדי דיבור של פתיחת יוצר אור ואמר כל הנוסח דערבית לבד החתימה אעפ"כ לא אמרינן שנעקר עי"ז התיבות הראשונות של יוצר אור:

Qu’il a interrompu par Maariv aravim - Dans le délai d’un énoncé de l’ouverture de Yotser or, et qu’il a dit tout le formulaire d’Arvit hormis la clôture : malgré cela on ne dit pas que par là les premiers mots de Yotser or ont été déracinés.

(י) מדלגה - רק יאמר ואומרים ביראה קדוש והאופנים וכו' ואומרים ברוך. כתב בפר"ח אפילו אם היה יכול מתפלל לבדו בשביל שאיחר לבוא כיון דאיכא צבור אומרם אפילו בלחש לכו"ע:

Il la saute - Il dira seulement « veomrim beyira kadoch » et « vehaofanim etc. » et « veomrim baroukh ». Le Pri ‘Hadash a écrit : même s’il aurait pu prier seul parce qu’il est arrivé tard, puisqu’il y a un tsibbour il les dit même à voix basse, selon tous.

(יא) פשט המנהג וכו' - ובביאור הגר"א הסכים להלכה לדעה האחרונה ולפי שאין לזוז מהמנהג נכון להדר אם אומר ביחיד לאמר בניגון וטעמים כקורא פסוקים וכ"כ הפמ"ג בשם הלבוש שטוב להדר בזה:

L’usage s’est répandu etc. - Et dans le Biour HaGra il a convenu pour la loi avec le dernier avis. Et puisqu’il ne faut pas s’écarter de l’usage, il est bon de s’appliquer, si l’on dit en yahid, à le dire avec cantilation et accents comme qui lit des versets. Ainsi a aussi écrit le Peri Megadim au nom du Levouch, qu’il est bon de s’appliquer à cela.

(יב) וכשעונין וכו' - וקדושה זו אם אפשר טוב לומר מיושב:

Et lorsqu’on répond etc. - Et cette Kedoucha, s’il est possible, il est bon de la dire assis.

(יג) בקול רם - דוקא בצבור אבל ביחיד אומר בלחש כ"כ בא"ר אבל בשע"ת כתב שאין קפידא אף ביחיד אם יאמרה בקול רם:

À voix haute - Précisément en tsibbour ; mais en yahid on la dit à voix basse, ainsi dans Eliyahou Rabba. Mais les Chaarei Techouva ont écrit qu’il n’y a pas de scrupule même en yahid si on la dit à voix haute.

(יד) ברכת יוצר - וה"ה לכל הברכות דק"ש:

La berakha Yotser - Et de même pour toutes les berakhot du Chema.

(טו) עם הש"ץ - דאף דמדינא יכול לכוין לצאת בברכת הש"ץ אפילו הבקי דדוקא בתפילה אין הש"ץ מוציא את הבקי וכדלקמן בסימן קכ"ד משום דרחמי נינהו וצריך כ"א לבקש רחמים על עצמו מ"מ יהא רגיל לומר עם הש"ץ בנחת שכיון שהם ברכות ארוכות אין אדם יכול לכוין תדיר עם הש"ץ בשתיקה. והיום אין נוהגין ליזהר לומר דוקא בנחת ועיין בבה"ל:

Avec l’officiant - Car même si de par le din on peut viser à s’acquitter par la berakha de l’officiant, même le compétent — ce n’est que pour la tefila que l’officiant n’acquitte pas le compétent, comme plus bas au siman 124, parce que ce sont des supplications et que chacun doit demander miséricorde pour soi —, toutefois on s’habituera à dire avec l’officiant à voix basse, car ce sont des berakhot longues et l’homme ne peut pas constamment viser avec l’officiant en silence. Aujourd’hui on n’a pas l’usage de prendre garde à dire précisément à voix basse ; voir le Biour Halakha.

(טז) קודם - דבאמצע אסור לענות אמן כמו שנתבאר בסימן ס"ו:

Avant - Car au milieu il est interdit de répondre amen, comme il est expliqué au siman 66.

(יז) ויענה אמן - אבל ב"ה וב"ש לא יאמר דאפילו בפסוקי דזמרה לא יפסיק לזה וכמו שכתב המ"א בסימן קכ"ד:

Et il répondra amen - Mais « Baroukh Hou ouvaroukh Chemo » il ne dira pas, car même dans les Pessouké dezimra on n’interrompt pas pour cela, comme l’a écrit le Magen Avraham au siman 124.

(יח) אחר ש"ץ - וה"ה אם שמע סוף ברכה מאדם אחר בין ברכה זו ובין ברכה אחרת:

Après l’officiant - Et de même s’il a entendu la fin d’une berakha d’un autre homme, que ce soit cette berakha ou une autre berakha.

(יט) שמעה מש"ץ - ודוקא אם כיון לצאת והש"ץ התכוין להוציאו וכדלעיל בסימן ו' ס"ד:

Il l’a entendue de l’officiant - Et précisément s’il a visé à s’acquitter et que l’officiant a visé à l’acquitter, comme ci-dessus au siman 6 seif 4.

(כ) אלו - של ק"ש וה"ה לכל הברכות וכדלעיל בסוף סימן ו' [ועיי"ש בפר"ח ובסימן ח' ס"ה עי"ש במחצית השקל ובארצות החיים וסימן רי"ט ס"ה וסימן רצ"ח סי"ד] לבד מברכות של תפילה דאין הש"ץ מוציא את הבקי וכדלקמן בסימן קכ"ד:

Celles-ci - Du Chema ; et de même pour toutes les berakhot, comme ci-dessus à la fin du siman 6 [et voir là le Pri ‘Hadash, et au siman 8 seif 5 voir là le Ma’hatsit Hashekel et Artsot Ha’haïm, et siman 219 seif 5 et siman 298 seif 14], hormis les berakhot de la tefila, où l’officiant n’acquitte pas le compétent, comme plus bas au siman 124.

(כא) שהוא בקי - ואפילו אם יצא כבר מוציא וכדלקמן בסימן ס"ט וה"ה בכל הברכות וכדלקמן בסימן תקפ"ה ובסימן תרצ"ב לבד מברכת הנהנין דמי שיצא אין יכול להוציא את האחר שהוא מחוייב עדיין בברכה וכדלקמן בסימן רי"ג ס"ב ואפילו למי שאינו בקי:

Qu’il est compétent - Et même s’il s’est déjà acquitté, il acquitte, comme plus bas au siman 69 ; et de même pour toutes les berakhot, comme plus bas au siman 585 et au siman 692, hormis les berakhot de jouissance : celui qui s’est déjà acquitté ne peut pas acquitter l’autre qui est encore tenu à la berakha, comme plus bas au siman 213 seif 2, et cela même pour qui n’est pas compétent.

(כב) היחיד - אפי' אם אינו בקי:

Le yahid - Même s’il n’est pas compétent.

(כג) בפחות מיו"ד - וזהו דוקא לענין ברכת ק"ש וגם בברכת השחר הלבוש מחמיר כברכת ק"ש [ועיין בבה"ל] אבל שאר ברכות כגון ברכת המצות וברכת הנהנין אפילו יחיד מוציא את היחיד אפילו לבקי וכדלעיל בסימן ח' אך בברכת הנהנין יש כמה חילוקים דבברכה ראשונה של הלחם והיין לכו"ע הדין כמו שכתבנו וכדאיתא בריש סימן קצ"ג ס"א אך צריך שיקבעו א"ע לזה דהיינו שישבו יחד ולענין בהמ"ז אם רק שנים אכלו מצוה ליחלק ולברך כ"א לעצמו אם לא שאחד אינו בקי ואז יוציא אותו הבקי וכדאיתא בסימן קצ"ג עי"ש ובשארי דברים חוץ מפת ויין בין בברכה ראשונה ובין בברכה אחרונה יש דיעות בין הפוסקים אם אחד יכול להוציא חבירו וכדלקמן בסימן רי"ג עי"ש:

Avec moins de dix - Et cela précisément pour les berakhot du Chema ; et aussi pour les berakhot du matin, le Levouch est rigoureux comme pour les berakhot du Chema [voir le Biour Halakha]. Mais les autres berakhot, telles les berakhot des mitsvot et les berakhot de jouissance, même un yahid acquitte le yahid, même un compétent, comme ci-dessus au siman 8. Toutefois dans les berakhot de jouissance il y a plusieurs distinctions : pour la première berakha du pain et du vin, selon tous le din est comme nous l’avons écrit, ainsi qu’il est au début du siman 193 seif 1, mais il faut qu’ils s’établissent pour cela, c’est-à-dire qu’ils s’assoient ensemble. Quant au Birkat hamazon, si seulement deux ont mangé, mitsva de se séparer et que chacun bénisse pour soi, à moins que l’un ne soit pas compétent, et alors le compétent l’acquittera, comme il est au siman 193, voir là. Et pour les autres choses hors pain et vin, tant pour la première berakha que pour la dernière, il y a des avis parmi les décisionnaires si l’un peut acquitter son prochain, comme plus bas au siman 213, voir là.

(כד) דהוי הפסק - בין ק"ש להברכה כמו שאסור להפסיק בין כל דבר מצוה או הנאה שמברכין עליו להברכה שלפניו אבל בברכת יוצר אור גם הוא מודה לדינא להרמ"א בזה דאם סיים קודם הש"ץ יש לענות אמן אחריו ועיין בבה"ל:

Que c’est une interruption - Entre le Chema et la berakha, comme il est interdit d’interrompre entre toute chose de mitsva ou de jouissance sur laquelle on bénit et la berakha qui la précède. Mais pour la berakha Yotser or, lui aussi convient pour le din avec le Rema en cela : s’il a achevé avant l’officiant, il faut répondre amen après lui ; voir le Biour Halakha.

(כה) סי' ס"א - בס"ג בהג"ה דשם נתבאר דגם בברכת הבוחר המנהג לסיים קודם הש"ץ ולענות אמן אחר הש"ץ וכמו שכתב בד"מ בסימן זה והטעם דברכות ק"ש אינן דומות לשאר ברכות המצות שהרי אין מברכין אקב"ו לקרות שמע אלא ברכות בפ"ע הן ותיקנו לברך אותם קודם ק"ש לכן אין חשש במה שמפסיק בינם לק"ש ועיין באחרונים שהעתיקו כולם את דברי הרמ"א לדינא דאם סיים ברכת הבוחר קודם הש"ץ יש לענות אמן אחר הש"ץ אך לכתחלה יותר טוב שיסיים בשוה עם הש"ץ ולא יצטרך לענות אמן אחריו ועיין בדה"ח שכתב דאין לענות אמן אחר ברכה אחרת בין אהבה רבה לשמע:

Siman 61 - Au seif 3 dans la glose, où il est expliqué que aussi pour la berakha Habo’her l’usage est d’achever avant l’officiant et de répondre amen après l’officiant, comme il a écrit dans le Darké Moché en ce siman. La raison est que les berakhot du Chema ne ressemblent pas aux autres berakhot des mitsvot, puisqu’on ne bénit pas « qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a enjoint de lire le Chema », mais ce sont des berakhot à part, instituées à dire avant le Chema ; c’est pourquoi il n’y a pas de crainte à interrompre entre elles et le Chema. Voir les Aharonim qui ont tous recopié les paroles du Rema pour le din : s’il a achevé la berakha Habo’her avant l’officiant, il faut répondre amen après l’officiant. Toutefois a priori (lekhathila) il est encore mieux d’achever en même temps que l’officiant et de n’avoir pas besoin de répondre amen après lui. Voir le Derekh Ha’haïm qui a écrit qu’il ne faut pas répondre amen après une autre berakha entre Ahavah rabbah et le Chema.

(כו) תחתיו - דהיינו שאינו יודע לחזור למקומו:

À sa place - C’est-à-dire qu’il ne sait pas revenir à son endroit.

(כז) מקדושה ואילך - דהיינו בהאופנים או בלאל ברוך נעימות:

Depuis la Kedoucha et ensuite - C’est-à-dire dans Haofanim ou dans Leél baroukh neimot.

(כח) ואילך - אם באופנים טעה צריך להתחיל מוהאופנים ואם בלאל ברוך נעימות צריך לחזור לתחילת לאל ברוך נעימות ואף דקי"ל לקמן בסימן קכ"ו דהשני צריך להתחיל מתחילת הברכה שטעה הראשון שאני הכא דמכיון שענו קדוש קדוש משם ואילך כתחילת ברכה דמי:

Et ensuite - S’il s’est trompé dans Haofanim, il faut commencer depuis Vehaofanim ; s’il s’est trompé dans Leél baroukh neimot, il faut revenir au début de Leél baroukh neimot. Et bien que nous tenions plus bas au siman 126 que le second doit commencer du début de la berakha où le premier s’est trompé, ici c’est différent : puisque l’on a répondu « kadoch kadoch », de là et ensuite c’est comme un début de berakha.

(כט) בראש - שאין חולקין ברכה אחת לשתים וזה דוקא בזמן שהיו נוהגין להוציא בברכת ק"ש אבל כהיום שהמנהג שכל אחד מברך לעצמו ואין שום אחד יוצא בברכת ש"ץ אם נשתתק הש"ץ בברכת יוצר אור וכה"ג בכל הברכות [לבד מתפלה] אסור השני העומד תחתיו לחזור ולהתחיל ממקום שכבר אמר מתחלה בעצמו:

Au début - Car on ne partage pas une seule berakha en deux. Et cela précisément au temps où l’on avait l’usage d’acquitter par les berakhot du Chema ; mais aujourd’hui que l’usage est que chacun bénit pour soi et que personne ne s’acquitte par la berakha de l’officiant, si l’officiant s’est tu dans la berakha Yotser or, et de même dans toutes les berakhot [hormis la tefila], il est interdit au second qui se tient à sa place de revenir commencer de l’endroit qu’il a déjà dit d’abord lui-même.