Si l’on inverse l’ordre des versets ou des mots, ou si l’on saute un verset, on n’est pas quitte. On revient selon l’endroit de l’erreur : au début du verset, de la parasha, ou plus loin, selon que l’on se souvient ou non. L’ordre des parashiot n’empêche pas entre elles.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) לא יצא - שנאמר והיו הדברים האלה וגו' בהוויתן יהו ואף פרשת ויאמר כשתקנו רבנן לאומרה משום מצות זכירת יציאת מצרים ג"כ כעין זה תקנוה:
Il n’est pas quitte - Car il est dit : « et ces paroles-ci etc. » : qu’elles soient dans leur être. Même la parasha Vayomer, lorsque les rabbins l’ont instituée à cause de la mitsva de souvenir de la sortie d’Égypte, ils l’ont instituée de la même manière.
(ב) הפסוקים - וכ"ש אם סירס את התיבות [פמ"ג]:
Les versets - À plus forte raison s’il a inversé les mots [Peri Megadim].
(ג) שאינה סמוכה וכו' - ר"ל שאינו אלא תקנת חכמים שהם סדרום כך כמו שאמרו למה קדמה שמע לוהיה אם שמוע כדי שיקבל עליו עול מלכות שמים תחלה ואח"כ יקבל עליו עול מצות וכו':
Qui n’est pas adjacente etc. - C’est-à-dire que ce n’est qu’une institution des Sages, qui les ont ordonnées ainsi, comme ils ont dit : pourquoi Chema précède-t-il Véhaya im chamoa ? Afin d’accepter d’abord sur soi le joug de la Royauté des Cieux, puis le joug des mitsvot, etc.
(ד) וטעה בה - כתב הפר"ח דוקא טעה אבל בהזיד ובמתכוין חוזר לראש כמו לענין תפלה לקמן בסימן קי"ד ס"ז והמ"א לקמן בסימן ק"ד סק"ו מסתפק בזה עי"ש ובסימן ס"ה יתבאר דבר זה במ"ב בעזה"י עי"ש בס"ק א' ובבה"ל:
Et il s’y est trompé - Le Peri 'Hadash a écrit : uniquement s’il s’est trompé ; mais s’il l’a fait volontairement (mezid) et à dessein, il revient au début, comme pour la tefila plus bas au siman 114 seif 7. Le Magen Avraham plus bas au siman 104 seif katan 6 en doute, voir là-bas. Au siman 65 cela sera expliqué dans le Michna Beroura, avec l’aide de ה', voir là-bas seif katan 1 et Béour Halakha.
(ה) פסוק אחד - ואם דילג תיבה אחת י"א שבזה די שיחזור לאותו התיבה ויגמור אם הוא במקום שמתחיל ענין בפני עצמו כגון שדילג מפסוק ושננתם תיבת ודברת אבל בספר אליהו רבא הכריע מכמה ראשונים דצריך לחזור לעולם לראש אותו הפסוק:
Un verset - S’il a sauté un mot, certains disent qu’il suffit de revenir à ce mot et d’achever, s’il est en un endroit où commence un sujet à part, par exemple s’il a sauté, du verset vechinantam, le mot vedibarta. Mais dans le livre Eliyah Rabba, il a tranché d’après plusieurs Rishonim qu’il faut toujours revenir au début de ce verset.
(ו) וגומר הפרשה - דאם יאמר רק אותו הפסוק הו"ל קריאה למפרע. ואפילו אם לא נזכר שדילג הפסוק מפרשה ראשונה רק עד אחר שאמר גם פרשה שאחריה אפ"ה די במה שיאמר מן הדילוג עד סוף הפרשה ראשונה דסדר הפרשיות אין מעכב:
Et il achève la parasha - Car s’il ne dit que ce verset, ce serait une lecture à rebours. Même s’il ne s’est souvenu d’avoir sauté le verset de la première parasha qu’après avoir dit aussi la parasha suivante, néanmoins il suffit de dire depuis le saut jusqu’à la fin de la première parasha, car l’ordre des parashiot n’empêche pas.
(ז) לראש הפרשה - מחמת ספק אפילו היה זה בפרשה שניה ואפילו למ"ד פרשה שניה דרבנן דכיון דעסוק בק"ש צריך לתקן הכל ואם היה זה בפרשה ראשונה תלוי בזה אם זוכר שאמר שמע בכונה וגם בשכמל"ו חוזר לואהבת ואם אינו זוכר שאמר שמע בכוונה בלא"ה חוזר לראש כי כיון שלא קראה בכונה הוי כלא קרא כלל את הפסוק שמע וממילא צריך לקרות כל זו הפרשה שלא יהיה הקריאה למפרע ויקראנה בלחש או ימתין מעט שלא יראה כקורא שמע שמע:
Au début de la parasha - Par doute, même si c’était dans la seconde parasha, et même selon l’avis que la seconde parasha est de rabbinique : puisqu’il est occupé au Chema, il faut tout corriger. Si c’était dans la première parasha, cela dépend : s’il se souvient d’avoir dit Chema avec kavana et aussi Baroukh chem kevod malkhouto leolam vaed, il revient à Veahavta ; s’il ne se souvient pas d’avoir dit Chema avec kavana, de toute façon il revient au début, car n’ayant pas lu avec kavana, c’est comme s’il n’avait pas lu du tout le verset Chema, et dès lors il faut lire toute cette parasha afin que la lecture ne soit pas à rebours. Qu’il la lise à voix basse, ou qu’il attende un peu, afin de ne pas paraître lire « Chema Chema ».
(ח) ואינו יודע - ומיירי שאינו זוכר כלל שום תיבה שאמר מפרשה שנייה וגם מיירי שעדיין לא התחיל תיבת ויאמר דאם אחר שהתחיל ויאמר עלה לו הספק על לבו תלינן דמסתמא אמר גם פרשה שניה כפי הרגלו:
Et il ne sait pas - Il s’agit de celui qui ne se souvient d’aucun mot dit de la seconde parasha ; et il s’agit aussi de n’avoir pas encore commencé le mot Vayomer : car si, après avoir commencé Vayomer, le doute lui est venu au cœur, nous présumons qu’à l’ordinaire il a dit aussi la seconde parasha selon son habitude.
(ט) עומד בוכתבתם - והא דלא קאמר בוקשרתם משום דיש הפרש דוקשרתם הראשון הוא בקמץ שהוא לשון יחיד והשני הוא בסגול שהוא לשון רבים. וט"ז כתב עוד טעם שאין דרך לטעות באמצעה דיוכל להרגיש לפי הזמן שהתחיל לקרות אבל כשהוא עומד בסוף שיש כאן קצת זמן ארוך שפיר יוכל לפעמים לטעות דשמא סיים הפרשה שניה:
Il se trouve à oukhetavtam - Et s’il n’a pas formulé « à oukchartam », c’est qu’il y a une différence : le premier oukchartam est avec kamats, forme du singulier, et le second avec segol, forme du pluriel. Le Taz a encore écrit une raison : on n’a pas l’habitude de se tromper au milieu, car on peut s’en apercevoir d’après le temps depuis lequel on a commencé à lire ; mais lorsqu’on se trouve à la fin, où il y a un temps un peu long, on peut parfois se tromper, pensant avoir peut-être achevé la seconde parasha.
(י) אם התחיל - ר"ל ונסתפק לו אח"כ פן אמר הלמען ירבו אחר וכתבתם שבפרשה ראשונה אפ"ה אין צריך לחזור דמסתמא אמר כפי ההרגל לומר למען ירבו אחר וכתבתם שבשניה ומכ"ש אם מצא עצמו בתיבה אחרת באמצע הפרשה חזקה שאמר כל מה שלמעלה מזה ולא דילג פסוק או תיבה [אחרונים]:
S’il a commencé - C’est-à-dire que le doute lui est venu ensuite, peut-être a-t-il dit lemaan yirbou après oukhetavtam de la première parasha : néanmoins il n’a pas à revenir, car à l’ordinaire il a dit selon l’habitude lemaan yirbou après oukhetavtam de la seconde. À plus forte raison, s’il se trouve à un autre mot au milieu de la parasha, la présomption est qu’il a dit tout ce qui précède et n’a sauté ni verset ni mot [A'haronim].
(יא) אין צריך לחזור - כ"ז כשקורא ביחיד אבל אם הוא קורא עם הצבור ורואה שהש"ץ עומד בוכתבתם שבפרשה ראשונה או סמוך לו יחזור לוכתבתם שבראשונה דמוכחא מלתא שטעה ולא נקט סירכיה ואזיל וכן לאידך גיסא אם עומד בוכתבתם דפסק בשו"ע דחוזר לוכתבתם הראשון אם רואה שהש"ץ והצבור עומדים בוכתבתם שבשניה או סמוך לו מלפניו או מלאחריו יאמר ג"כ אח"כ הפסוק למען ירבו דהא מסתמא הוא קרא ג"כ השניה כמותם ורגלים לדבר איכא. ודין אם שינה באיזה ברכה מכפי מה שטבעו לה חכמים שכתב המ"א בשם הרמב"ם יבואר אי"ה בסימן ס"ח במ"ב עי"ש:
Il n’a pas à revenir - Tout cela lorsqu’il lit en yahid ; mais s’il lit avec le tsibbour et voit que l’officiant se trouve à oukhetavtam de la première parasha ou près de là, qu’il revienne à oukhetavtam de la première, car la chose est manifeste qu’il s’est trompé et n’a pas suivi son habitude. Inversement, si selon la décision du Choulhan Aroukh il revient au premier oukhetavtam, mais qu’il voit que l’officiant et le tsibbour se trouvent à oukhetavtam de la seconde ou près de là, avant ou après, qu’il dise ensuite aussi le verset lemaan yirbou, car à l’ordinaire il a lu lui aussi la seconde comme eux, et il y a des indices. La loi de celui qui a changé dans une bénédiction par rapport à ce que les Sages ont fixé, que le Magen Avraham a écrite au nom du Rambam, sera expliquée si D.ieu veut au siman 68 dans le Michna Beroura, voir là-bas.