Quand des gens ont prié en yahid sans kaddish ni Kedoucha, l’un d’eux peut « porés al Chema » (Barekhou, et selon les cas Yotser Or) et passer devant le pupitre. On ne le fait pas à moins de dix ; on cherche d’abord six qui n’ont pas entendu. On n’interrompt pas entre gueoula et tefila pour cela.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
ענין פריסת שמע מקומות מקומות יש. יש מקומות שנוהגין שפורסין על שמע [פריסת שמע נקרא אמירת הברכו שאנו אומרין] בשביל המתאחרין לבוא לבהכ"נ אחר גמר סיום תפלת י"ח בלחש. ויש מקומות שנוהגין שפורס הש"ץ על שמע בשביל המתאחרין אחר קדיש בתרא ועיין לעיל בסימן נ"ד במ"א שמצריך לאלו הנוהגין אחר קדיש בתרא לומר מתחלה קצת פסוקים אם רוצים לומר קדיש וברכו. ועיין לקמן בסימן קל"ג בב"י דמוכח דמנהגם הוא דאף אם אירע שלא בא אדם לבה"כ אחר ברכו אעפ"כ אין מדקדקין בכך לבד משבתות ויו"ט כדאיתא שם ומ"מ אין לבטל מנהגם בבה"כ מפני המחלוקת אבל במקום שאין לחוש למחלוקת יש לנהוג שלא יאמר הש"ץ ברכו אא"כ בא אחד אחר ברכו ולא שמע כלל באותו יום ואף שכבר אמר יוצר אור מותר ג"כ לומר בשבילו אע"פ שלא יסמוך אליה יוצר אור וכן מי שכבר שמע ברכו קודם התפלה ועתה מתפלל ביחידות והגיע לברכו ונזדמן לו עשרה אנשים שכבר שמעו ברכו אעפ"כ מותר לפרוס על שמע ולומר ברכו הוא או אחר בשבילו כיון דיאמר מיד אח"כ ברכת יוצר אור אבל אם תרתי לגריעותא דהיינו שכבר שמע ברכו או ששמע מהעולים בתורה שאמרו ברכו וגם הוא עתה אינו עומד קודם יוצר אור אינו יכול עוד לפרוס על שמע ולומר ברכו הוא או אחר בשבילו:
Le propos de la perissa du Chema varie selon les lieux. Il est des lieux où l’on a coutume de porés al Chema [on appelle perissa du Chema le dire de Barekhou que nous disons] pour ceux qui sont en retard à venir au beit haknesset après l’achèvement de la tefila des dix-huit à voix basse. Et il est des lieux où l’on a coutume que le chazan porés al Chema pour les retardataires après le kaddish final ; voir plus haut au siman 54 dans le Magen Avraham, qui exige de ceux qui pratiquent [ainsi] après le kaddish final de dire d’abord quelques versets s’ils veulent dire kaddish et Barekhou. Voir plus bas au siman 133 dans le Beit Yossef, d’où il ressort que leur coutume est que, même s’il est arrivé que personne ne soit venu au beit haknesset après Barekhou, on n’y regarde pas de près, sauf les Chabbats et Yom Tov, comme il est dit là. Néanmoins on ne supprimera pas leur coutume dans le beit haknesset à cause de la dispute ; mais là où l’on n’a pas à craindre la dispute, on se conduira ainsi : le chazan ne dira Barekhou que si l’un est venu après Barekhou et n’a rien entendu ce jour-là. Même s’il a déjà dit Yotser Or, il est aussi permis de dire [Barekhou] pour lui, bien qu’il ne fasse pas suivre Yotser Or. De même, celui qui a déjà entendu Barekhou avant la tefila et prie maintenant en yahid, et qui est arrivé à Barekhou, et qu’il s’est trouvé là dix hommes qui ont déjà entendu Barekhou : néanmoins il est permis de porés al Chema et de dire Barekhou, lui ou un autre pour lui, puisqu’il dira tout de suite après la bénédiction Yotser Or. Mais s’il y a deux infériorités, c’est-à-dire qu’il a déjà entendu Barekhou, ou qu’il l’a entendu des montants à la Torah qui ont dit Barekhou, et qu’en outre il ne se tient pas maintenant avant Yotser Or, il ne peut plus porés al Chema ni dire Barekhou, lui ou un autre pour lui.
(א) כל אחד - והרדב"ז בסימן רמ"א ח"ד פליג ע"ז וז"ל אם התפללו בעשרה כ"א ביחידי פרח מינייהו קדיש וקדושה כדאמרינן גבי ברכת המזון [לקמן בסימן קצ"ד סעיף א'] וכיון דפרח מינייהו אע"ג שאח"כ נתחברו עשרה אינם יכולים לחזור ולהתפלל בקדיש וקדושה ואם חזרו והתפללו הוי ברכה לבטלה עי"ש והובא דבריו בקיצור במ"א ובספר מגן גיבורים ובח"א הביאו דבריו להלכה. ובתשובת הרמ"ע סימן פ"ד ובדרך החיים בדיני ברכו אות ג' משמע דפוסק כהשו"ע אכן בתשובת ח"ס חא"ח סימן י"ז כתב דכן עמא דבר כהרדב"ז. אכן גם להרדב"ז אם יש אחד מהם שלא התפלל עדיין יכול לפרוס על שמע וגם לירד לפני התיבה אך לא יתפלל מתחלה התפלה בלחש רק יתפלל תיכף התפלה בקול רם דבכה"ג לא שייך פרח חובת תפלה מינייהו דהרי בשביל עצמו אומר וכ"כ המגן גבורים בסימן קכ"ד וה"ה דאחד מאותם שכבר יצאו יכול לפרוס על שמע ולירד לפני התיבה בשבילו וכדלקמיה בשו"ע דכיון דיש עכ"פ אחד שלא יצא עדיין ידי תפלה כל ישראל ערבים זה בזה [הרדב"ז שם]:
Chacun - Le Radbaz, siman 241 tome 4, s’oppose à cela et écrit : s’ils ont prié à dix, chacun en yahid, le kaddish et la Kedoucha se sont envolés d’eux, comme on dit à propos de Birkat Hamazone [plus bas siman 194 seif 1] ; et puisque cela s’est envolé d’eux, bien qu’ensuite ils se soient réunis à dix, ils ne peuvent revenir prier avec kaddish et Kedoucha, et s’ils sont revenus prier ce serait une bénédiction vaine, voir là. Ses propos sont rapportés en abrégé dans le Magen Avraham, et le livre Magen Guibborim et le ‘Hayé Adam les ont rapportés pour la halakha. Dans la réponse du Rama mi-Pano siman 84 et dans Derekh Ha’hayim, lois de Barekhou lettre 3, il ressort qu’on tranche comme le Choulhan Aroukh ; toutefois dans la réponse du ‘Hatam Sofer, Orah ‘Haïm siman 17, il a écrit que tel est l’usage du monde, comme le Radbaz. Toutefois, même pour le Radbaz, s’il y a parmi eux un qui n’a pas encore prié, on peut porés al Chema et aussi descendre devant le pupitre ; mais il ne priera pas d’abord la tefila à voix basse, il priera tout de suite la tefila à voix haute, car en ce cas on ne dit pas que l’obligation de tefila s’est envolée d’eux, puisqu’il dit pour lui-même. Ainsi a écrit le Magen Guibborim au siman 124. De même, l’un de ceux qui se sont déjà acquittés peut porés al Chema et descendre devant le pupitre pour lui, comme plus bas dans le Choulhan Aroukh : dès lors qu’il y a au moins un qui ne s’est pas encore acquitté de la tefila, tout Israël est garant l’un de l’autre [Radbaz là-bas].
(ב) ואומר קדיש - עיין לעיל בסימן נ"ד בהג"ה דצריך לומר מתחלה קצת פסוקים:
Et il dit kaddish - Voir plus haut siman 54 dans la glose : il faut dire d’abord quelques versets.
(ג) יוצר אור - אף דבזמנינו כולם בקיאין וא"צ לברכת המברך שיוציאן בהברכה וכ"ש לפי מה דאיירי המחבר שכבר בירכו כולם כ"א בפני עצמו מ"מ ס"ל להמחבר דאומר יוצר אור משום שלא יהיו נראין ככופרין ח"ו שהוא אומר להם שיברכו ואין אחד מהם שיברך לכך אומר יוצר אור ובקול רם והאחרים שומעים והשומע כעונה:
Yotser Or - Bien qu’à notre époque tous soient compétents et n’aient pas besoin de la bénédiction de celui qui bénit pour qu’il les fasse sortir par la bénédiction, et à plus forte raison selon ce dont parle l’auteur, qu’ils ont déjà tous béni chacun pour soi : néanmoins l’auteur estime qu’il dit Yotser Or afin qu’ils n’aient pas l’air, à D.ieu ne plaise, de renier, lui leur disant de bénir et aucun d’eux ne bénissant ; c’est pourquoi il dit Yotser Or à voix haute et les autres écoutent, et celui qui entend est comme celui qui répond.
(ד) ועכשיו וכו' - סבירא לן דכיון שעונים ברוך ד' המבורך לע"ו תו לא מחזי ככופר מידי דהוי אברכת התורה ועיין בא"ר ובמגן גיבורים שהסכימו ג"כ לזה:
Et maintenant etc. - Nous tenons que, puisqu’ils répondent « Baroukh ה' hamvorakh léolam vaed », cela n’a plus l’air d’un reniement, à l’instar de la bénédiction de la Torah. Voir le Elyahou Rabba et le Magen Guibborim, qui ont aussi souscrit à cela.
(ה) כמו בשחרית - ר"ל אף אם כולם כבר התפללו כל אחד בפני עצמו:
Comme à cha’harit - C’est-à-dire même si tous ont déjà prié chacun pour soi.
(ו) ולא נהגו כן - כתב הפמ"ג נראה ודאי אם יש אחד שלא התפלל עדיין מעריב יכול לעמוד בפני העמוד עם ט' שהתפללו ויאמר ברכו בקול רם וגם יאמר הברכה ראשונה בקול רם ויוצא אף להמחבר ואפשר דיוכל לומר ג"כ הקדיש שקודם ש"ע עכ"ל:
Et l’on n’en a pas pris l’usage - Le Peri Megadim a écrit : il paraît certain que s’il y a un qui n’a pas encore prié arvit, il peut se tenir devant le pupitre avec neuf qui ont prié et dire Barekhou à voix haute, et dire aussi la première bénédiction à voix haute, et il s’acquitte même selon l’auteur ; et il est possible qu’il puisse dire aussi le kaddish qui précède la Amida, fin de citation.
(ז) דליכא קדיש - ומשום ברכו לחודיה לא קפדינן כ"כ ואע"ג דבקצת מקומות אומרים ג' פסוקים וקדיש קודם ברכו בערבית זהו רק מנהג בעלמא ולא קפדינן בהאי קדיש משא"כ קדיש שאחר ישתבח שחרית שהוא מנהג קדמונים קפדינן טפי:
Parce qu’il n’y a pas de kaddish - Et pour Barekhou seul, on n’y tient pas tant ; et bien qu’en certains lieux on dise trois versets et kaddish avant Barekhou d’arvit, ce n’est qu’une simple coutume et l’on n’y tient pas pour ce kaddish, à la différence du kaddish qui suit Yichtaba’h à cha’harit, coutume des Anciens, auquel on tient davantage.
(ח) וקדושה וכו' - עיין בהג"ה בסמוך שמסיים כל התפלה ג"כ ועיין לעיל בסק"א דדעת הרדב"ז דאין לנהוג דין עובר לפני התיבה אא"כ יש בהם עכ"פ אחד שלא התפלל עדיין וכתב המ"א מיהו נ"ל דאם אין שם ששה שלא התפללו לא יתפלל הש"ץ בלחש רק יתחיל מיד בקול רם דהא עיקר הכונה בהחזרה בזה הוא רק משום קדושה ויאמר הג' ראשונות בקול רם והשאר בלחש אבל כשיש רוב מנין הם כמו צבור גמור ועיין בבה"ל:
Et Kedoucha etc. - Voir la glose ci-près, qui achève aussi toute la tefila. Voir plus haut au seif katan 1 : l’avis du Radbaz est qu’on ne pratique pas le din de passer devant le pupitre à moins qu’il n’y ait parmi eux au moins un qui n’ait pas encore prié. Le Magen Avraham a écrit : toutefois il me semble que s’il n’y a pas là six qui n’ont pas prié, le chazan ne priera pas à voix basse, il commencera tout de suite à voix haute, car l’essentiel de l’intention de la répétition en cela n’est que pour la Kedoucha ; il dira les trois premières à voix haute et le reste à voix basse. Mais quand il y a la majorité du minyan, ils sont comme un tsibbour entier. Voir le Biour Halakha.
(ט) נקרא עובר וכו' - ואין זה מצוי כהיום משום דרגילין לפרוס על שמע בשביל המתאחרין לבוא אחר גמר סיום שמנה עשרה בלחש קודם שמתחיל הש"ץ התפלה בקול רם ויוצאין על ידו ענין הקדושה [וצריכין ליזהר בעת שמקבצין אז בפתח בהכ"נ לפרוס על שמע שלא יעברו נגד המתפללין] אבל אם אירע שנתאחר לבוא להתפלל אחר התפלה יוכל לפרוס על שמע ולירד לפני התיבה:
On appelle « passant [devant le pupitre] » etc. - Et cela n’est pas fréquent aujourd’hui, parce qu’on a l’habitude de porés al Chema pour les retardataires venus après l’achèvement des dix-huit à voix basse, avant que le chazan ne commence la tefila à voix haute, et ils s’acquittent par lui de l’affaire de la Kedoucha [il faut prendre garde, lorsqu’on rassemble alors à l’entrée du beit haknesset pour porés al Chema, de ne pas passer devant ceux qui prient]. Mais s’il est arrivé qu’on soit en retard pour prier après la tefila, on peut porés al Chema et descendre devant le pupitre.
(י) שלא שמע - ואם שמע מהעולים בתורה די ואין חוזרין בשבילו אם לא שהוא עומד עתה קודם ברכת יוצר אור אז מותר לפרוס בשבילו וכמו שכתבנו בריש הסימן עי"ש:
Qui n’a pas entendu - Et s’il a entendu des montants à la Torah, cela suffit, et l’on ne revient pas pour lui, à moins qu’il ne se tienne maintenant avant la bénédiction Yotser Or : alors il est permis de porés pour lui, comme nous l’avons écrit en tête du siman, voir là.
(יא) מוטב שיפרוס - ועכשיו נהגו שלעולם האבלים פורסים שמע ואפילו שמעו ויש אחר שלא שמע ואיננו נכון כ"כ המ"א אבל הפמ"ג יישב המנהג משום דאין פנאי לבקש איש יודע בין תפלת ח"י בלחש אבל ודאי אם יש פנאי ויש מי שיודע ולא התפלל ראוי שהוא יפרוס:
Mieux vaut qu’il porés - Et maintenant on a pris l’usage que toujours les endeuillés font porés al Chema, même s’ils ont entendu et qu’il y a un autre qui n’a pas entendu ; ce n’est pas tellement correct, [selon] le Magen Avraham. Mais le Peri Megadim a justifié la coutume, parce qu’on n’a pas le loisir de chercher un homme compétent entre la tefila des dix-huit à voix basse [et la suite] ; mais certainement, s’il y a le loisir et qu’il y a quelqu’un de compétent qui n’a pas prié, il convient que ce soit lui qui porés.
(יב) יכולים להפסיק - וללכת לדרכם שהעיקר היה רק בשביל הקדושה:
Peuvent interrompre - Et s’en aller leur chemin, car l’essentiel n’était que pour la Kedoucha.
(יג) שישלים תפלתו - ר"ל דכ"ש דלא יפסיק בזה מכיון שהתפלה צריכה לו בשביל עצמו לצאת בזה ידי תפלה אע"פ שעי"ז יצטרך אח"כ לקרוא רק ק"ש ולא יסמוך גאולה לתפלה ולפ"ז אדם שנתאחר לבוא לבהכ"נ ולא שמע ברכו וקדושה וחושש שמא לא יהיה אח"כ מנין בבהכ"נ כשיגיע לתפלה מותר לפרוס ולעבור לפני התיבה להתפלל כל הי"ח ברכות כדי שיהיה יוכל לומר קדושה ואח"כ יקרא ק"ש וברכותיה ולא יתפלל אבל המ"א כתב דלכתחלה אין נכון לעשות כן לבטל מצות סמיכת גאולה לתפלה משום קדושה אלא יתפלל כסדר ויסמוך גאולה לתפלה ואם יהיה אז עשרה בבהכ"נ יאמר קדושה ועיין בבה"ל:
Qu’il achève sa tefila - C’est-à-dire : à plus forte raison il n’interrompra pas en cela, puisque la tefila lui est nécessaire pour lui-même afin de s’acquitter par là de la tefila, bien que de ce fait il doive ensuite lire seulement le Chema et ne pas accoler gueoula à tefila. D’après cela, un homme en retard au beit haknesset, qui n’a pas entendu Barekhou ni Kedoucha et craint qu’il n’y ait plus ensuite de minyan au beit haknesset quand il arrivera à la tefila, a permission de porés et de passer devant le pupitre pour prier les dix-huit bénédictions afin de pouvoir dire Kedoucha, puis il lira le Chema et ses bénédictions et ne priera pas. Mais le Magen Avraham a écrit que lekhathila (a priori) il n’est pas correct d’agir ainsi, d’annuler la mitsva d’accoler gueoula à tefila à cause de la Kedoucha ; plutôt, il priera dans l’ordre et accolera gueoula à tefila, et s’il y a alors dix au beit haknesset il dira Kedoucha. Voir le Biour Halakha.
(יד) והתחיל - אבל אם לא התחיל חוזר ואומר ברכו לאותם שבאו לבהכ"נ:
Et il a commencé - Mais s’il n’a pas commencé, il revient et dit Barekhou à ceux qui sont venus au beit haknesset.
(טו) יכול להפסיק - ר"ל בין גאולה לתפלה דהיינו אחר סיום ברכת השכיבנו ובלא"ה מפסיקין ג"כ בפסוקים אבל באמצע הברכות לא יפסיק:
Il peut interrompre - C’est-à-dire entre gueoula et tefila, c’est-à-dire après l’achèvement de la bénédiction Hachkivenou ; et de toute façon on interrompt aussi par des versets. Mais au milieu des bénédictions, il n’interrompra pas.
(טז) יצאו הראשונים - וה"ה אם הוא קביעות שיתפללו בזה בהכ"נ כמה פעמים זה אחר זה אין קפידא [מגן גיבורים וש"א]:
Les premiers sont sortis - Et de même s’il y a une fixité de prier dans ce beit haknesset plusieurs fois l’une après l’autre, il n’y a pas de regard [Magen Guibborim et autres].
(יז) שעמד וכו' - ולא עוד אלא אם אין חזן לאחרונים יכול אפילו החזן הראשון להתפלל שנית להוציא גם האחרונים [לבוש ומ"א] ופשוט דבזה אין צריך החזן לעמוד לפני התיבה כל עת התפלה אלא כשיגיעו לברכו הוא יאמר לפניהם קדיש וברכו ואח"כ יאמרו בעצמן מיוצר אור והלאה עד גמר י"ח בלחש כי במקומינו כולן בקיאין ואין נוהגין לצאת בזה ע"י ש"ץ ואח"כ יעמוד לפני התיבה לחזור התפלה כנהוג עם כל הקדישים שאחר התפלה:
Qui s’est tenu etc. - Et non seulement cela : s’il n’y a pas de chazan pour les derniers, même le premier chazan peut prier une seconde fois pour faire sortir aussi les derniers [Levouch et Magen Avraham]. Et il est simple qu’en cela le chazan n’a pas besoin de se tenir devant le pupitre tout le temps de la tefila, mais quand ils arrivent à Barekhou il dira devant eux kaddish et Barekhou, puis ils diront d’eux-mêmes depuis Yotser Or jusqu’à la fin des dix-huit à voix basse, car en nos lieux tous sont compétents et l’on n’a pas l’usage de s’acquitter en cela par le chazan ; ensuite il se tiendra devant le pupitre pour répéter la tefila comme de coutume, avec tous les kaddichim d’après la tefila.
(יח) הראשון - כתב במשפטי שמואל שאם הראשונים הוציאו ס"ת וקראו בה אין מנהג הוא לשניים להוציא ס"ת פעם אחרת ולקרות בה ונתן לזה טעם שהוא משום פגמו של ס"ת שמא יאמרו שמצאו פסול בס"ת ראשונה ומפני כך הוציאו שנייה ואף אם היא ס"ת זו עצמו מ"מ שמא יאמרו הראשונים שאחרת היא שהוציאו משום פסול שמצאו בראשונה וגם שיש פגם לראשונים שיאמרו שלא יצאו ידי קריאה ומה"ט אם הלכו הראשונים לביתם כמו הוותיקים או שהוא מקום קביעות שיתפללו פעמים זה אחר זה אין קפידא. וכ"ז מכח מנהגא אבל מן הדין אין שום איסור בכל גווני שאין לחוש לפגם ראשונה אלא כשהיה עולה לקרות בשנייה מי שעלה כבר בראשונה וגם דוקא אם עולה וקורא מיד זה אחר זה בלי הפסק איש בינתים כמו שיתבאר בסימן קמ"ד אבל כאן שמפסיקים הרבה וגם הוא צבור אחר אין לחוש בזה לכלום [מגן גבורים]:
Le premier - Il a écrit dans Michpeté Chmouel : si les premiers ont sorti un sefer Torah et y ont lu, ce n’est pas la coutume que les seconds sortent un sefer Torah une autre fois et y lisent ; il en a donné pour raison le défaut du sefer Torah, de crainte qu’on ne dise qu’on a trouvé un défaut dans le premier sefer Torah et que pour cela on en a sorti un second ; et même si c’est ce sefer Torah lui-même, néanmoins on dirait peut-être que les premiers [pensent] que c’en est un autre, sorti à cause d’un défaut trouvé dans le premier ; et aussi qu’il y a un défaut pour les premiers, qu’on dirait qu’ils ne se sont pas acquittés de la lecture. Pour cette raison, si les premiers sont allés chez eux, comme les vétérans, ou que c’est un lieu de fixité de prier deux fois l’une après l’autre, il n’y a pas de regard. Et tout cela en vertu de la coutume ; mais de par le din, il n’y a aucune interdiction en tous les cas, car on n’a à craindre le défaut du premier que si montait lire au second celui qui était déjà monté au premier, et encore seulement s’il monte et lit tout de suite l’un après l’autre sans interruption d’un homme entre eux, comme il sera expliqué au siman 144 ; mais ici où l’on interrompt beaucoup et que c’est un autre tsibbour, on n’a rien à craindre en cela [Magen Guibborim].
(יט) פורס - וגם יוכל לירד לפני התיבה לתפלה כדלעיל בסימן נ"ג סי"ד עי"ש ובמ"ב. יש למנוע לקטן שלא יפרוס על שמע ומיהו כל שהגיע לי"ג שנים אין מדקדקין אם הביא שתי שערות דברכות ק"ש רבנן [פמ"ג]:
Porés - Et il peut aussi descendre devant le pupitre pour la tefila, comme plus haut au siman 53 seif 14, voir là et dans le Michna Beroura. Il faut empêcher un mineur de porés al Chema ; toutefois, dès qu’il a atteint treize ans, on n’y regarde pas de près s’il a amené deux poils, car les bénédictions du Chema sont de rabbinique [Peri Megadim].