Femmes et esclaves sont exempts du Chema, mitsva positive liée au temps ; il convient de leur enseigner d’en accepter le joug. Mineurs, marié à une vierge (autrefois), occupé aux besoins publics ou à certains travaux : règles d’exemption et d’interruption.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) פטורים - אפילו מדרבנן:
Sont exempts - Même de par le rabbinique.
(ב) מק"ש - ופטורות ג"כ מברכות ק"ש דיש להם ג"כ זמן קבוע כדלעיל בסימן נ"ח ס"ו אבל ברכת אמת ויציב דניתקן על ענין זכירת יציאת מצרים וכן הברכות שלאחריה דערבית מחוייבות לאמרם דמצות זכירת יציאת מצרים נוהגת ביום ובלילה וא"כ ממילא צריכים לסמוך גאולה לתפלה דבתפלה חייבות כדלקמן סימן ק"ו ס"ב כן כתב המ"א ועיין בפמ"ג שכתב דלמאן דסובר זכירת י"מ בלילה הוא רק מדרבנן ואסמכתא אקרא א"כ ממילא הוא מ"ע שהזמן גרמא ופטורות מן התורה רק מדרבנן חייבות וכ"כ בספר ישועות יעקב עי"ש ואפילו אם נימא דהוא מצוה מה"ת ביום ובלילה מצדד בספר שאגת ארי' סי' י"ג דהנשים פטורות מטעם דהזכרה דיום היא מצוה בפני עצמה ואם לא הזכיר ביום א"צ להזכיר הזכרה זו בלילה ומה שמזכיר בלילה היא מצוה בפני עצמה עי"ש. ופסוקי דזמרה עיין לעיל בסימן נ"ב בחידושי רע"א דמוכח שם מדבריו דהעיקר ניתקנו בשביל התפלה א"כ ממילא חייבות. ולענין ברכת השחר לכאורה תלוי זה אם נימא דהברכות האלו יש להם זמן עיין לעיל בסוף סימן נ"ב במשנה ברורה ובבה"ל וצ"ע ומסתימת לשון הטוש"ע בסימן מ"ו ס"ד ובפרט מהלבוש שם עי"ש משמע דמברכות ברכות השחר כמו אנשים. ואולם כ"ז כתבנו לענין חיוב אבל פשיטא דיכולות להמשיך חיוב על עצמן ולברך אפילו ברכות ק"ש וכדלעיל בסימן י"ז ס"ב בהג"ה:
Du Chema - Et elles sont aussi exemptes des bénédictions du Chema, qui ont aussi un temps fixé, comme plus haut au siman 58 seif 6. Mais la bénédiction Emet veyatsiv, instituée sur le propos du souvenir de la sortie d’Égypte, ainsi que les bénédictions qui suivent [le Chema] d’arvit, elles sont tenues de les dire, car la mitsva du souvenir de la sortie d’Égypte s’applique de jour et de nuit ; dès lors elles doivent d’elles-mêmes accoler gueoula à tefila, car à la tefila elles sont tenues, comme plus bas siman 106 seif 2. Ainsi a écrit le Magen Avraham. Voir le Peri Megadim, qui a écrit : pour qui tient que le souvenir de la sortie d’Égypte la nuit n’est que de rabbinique et un appui sur le verset, dès lors c’est une mitsva positive dont le temps est la cause, et elles en sont exemptes de par la Torah, tenues seulement de par le rabbinique ; ainsi a écrit le livre Yechouot Yaakov, voir là. Et même si l’on dit que c’est une mitsva de par la Torah de jour et de nuit, le livre Cheagat Aryé siman 13 penche à ce que les femmes en soient exemptes, au motif que le souvenir du jour est une mitsva à part, et que s’il n’a pas rappelé de jour il n’a pas à rappeler ce souvenir-là de nuit, et que ce qu’il rappelle de nuit est une mitsva à part, voir là. Quant aux Pesoukei Dezimra, voir plus haut siman 52 dans les novelles de R. Akiva Eiger, d’où il ressort de ses propos que l’essentiel fut institué pour la tefila, dès lors elles y sont tenues. Quant aux bénédictions du matin, à première vue cela dépend de si l’on dit que ces bénédictions ont un temps ; voir plus haut à la fin du siman 52 dans le Michna Beroura et le Biour Halakha, et cela demande examen. De la langue ramassée du Tour et du Choulhan Aroukh au siman 46 seif 4, et surtout du Levouch là-bas, voir là, il ressort qu’elles disent les bénédictions du matin comme les hommes. Toutefois tout cela, nous l’avons écrit quant à l’obligation ; mais il est évident qu’elles peuvent attirer l’obligation sur elles-mêmes et bénir même les bénédictions du Chema, comme plus haut au siman 17 seif 2 dans la glose.
(ג) שהזמן גרמא - דתלה הכתוב בזמן שכיבה וזמן קימה:
Dont le temps est la cause - Car l’Écriture l’a fait dépendre du temps du coucher et du temps du lever.
(ד) ונכון הוא - משמע מצד הדין פטורין והב"ח פסק דחייבין מדינא לקבל מלכות שמים בפסוק א' עי"ש אבל הרבה אחרונים חולקין ע"ז:
Et cela est correct - Il ressort que de par le din elles sont exemptes. Le Ba’h a tranché qu’elles sont tenues de par le din d’accepter la royauté des cieux par un verset, voir là ; mais beaucoup d’A’haronim s’y opposent.
(ה) שמים - בספר נחלת צבי פי' דכונת המחבר כל פרשה אחת והרב הוסיף עליו דעכ"פ כל פסוק ראשון אבל בלבוש משמע דגם כונת המחבר הוא רק פסוק אחד וזהו שביאר הרב:
Cieux - Dans le livre Na’halat Tsevi, il a expliqué que l’intention de l’auteur est toute une paracha, et le Rav a ajouté : en tout cas tout le premier verset. Mais dans le Levouch il ressort que l’intention de l’auteur aussi n’est qu’un verset, et c’est ce qu’a clarifié le Rav.
(ו) לר"ת וכו' - אבל הגיע לחינוך שהוא כבר שית כבר שבע חייב אביו לחנכו וכמו בשאר כל המצות וגם שיקראנה בזמן ק"ש עם הברכות לפניה ולאחריה:
Selon Rabbenou Tam etc. - Mais s’il a atteint l’âge d’éducation, déjà six ans déjà sept ans, son père est tenu de l’éduquer, comme pour toutes les autres mitsvot, et aussi qu’il le lise au temps du Chema avec les bénédictions avant et après.
(ז) כשלא הגיע וכו' - ומ"מ פסוק ראשון שבק"ש מצוה על אביו ללמדו משיודע לדבר ולאו דוקא בזמן ק"ש. [גמרא]:
Quand il n’a pas atteint etc. - Néanmoins le premier verset du Chema, c’est une mitsva pour son père de le lui enseigner dès qu’il sait parler, et pas seulement au temps du Chema [Talmud].
(ח) בבוקר - ר"ל לכך לא הטילו על אביו לחנכו ועיין בב"ח שכתב דאם הוא בן י"ב שנה לכו"ע הוטל על אביו לחנכו בזה:
Le matin - C’est-à-dire : c’est pourquoi on n’a pas imposé à son père de l’éduquer. Voir le Ba’h, qui a écrit que s’il a douze ans, de l’avis de tous il a été imposé à son père de l’éduquer en cela.
(ט) וראוי לנהוג - ר"ל אע"ג דמדינא מסתברא כרש"י וכן כתב הגר"א ז"ל אעפ"כ נכון לנהוג כר"ת וכן משמע מדברי הרמב"ם. עיין בלח"מ ובפ"מ על הירושלמי. אך בתפלה לכו"ע חייב אם הגיע לחינוך כדלקמן סימן ק"ו ס"ב:
Et il convient de se conduire - C’est-à-dire : bien que de par le din il soit raisonnable comme Rachi, et ainsi a écrit le Gra zal, néanmoins il est correct de se conduire comme Rabbenou Tam, et ainsi ressort-il des propos du Rambam. Voir le Le’hem Michné et le Penei Moché sur le Talmud de Jérusalem. Mais pour la tefila, de l’avis de tous il est tenu s’il a atteint l’éducation, comme plus bas siman 106 seif 2.
(י) הבתולה - מפני שהוא טרוד טרדה דמצוה שמחשב על עסק בתולים משא"כ באלמנה לא טריד:
La vierge - Parce qu’il est occupé d’une occupation de mitsva, pensant à l’affaire des signes de virginité ; ce qui n’est pas le cas de la veuve, où il n’est pas occupé.
(יא) מק"ש - וברכותיה וה"ה מתפלה וכמו שמבואר לקמן בסימן ק"ו:
Du Chema - Et de ses bénédictions, et de même de la tefila, comme il est exposé plus bas au siman 106.
(יב) ג' ימים - וד' לילות כגון אם נשא ביום הרביעי בצהרים פטור עד מוצאי שבת ועד בכלל. ולפעמים יצוייר ד' ימים כגון אם נכנס לחופה ביום ד' עד שלא קרא ק"ש של שחרית פטור ד' ימים:
Trois jours - Et quatre nuits : par exemple s’il a épousé le quatrième jour à midi, il est exempt jusqu’à la sortie de Chabbat inclus. Parfois cela se figure en quatre jours : s’il est entré sous le dais le quatrième jour avant d’avoir lu le Chema du matin, il est exempt quatre jours.
(יג) אם לא עשה - אבל לאחר מעשה שאינו טרוד עוד חייב וכן מזה הזמן ואילך חייב אף אם לא בעל דכיון שכבר עבר ג' ימים ולא עשה מעשה מתייאש אח"כ מן הדבר ואינו טרוד כלל:
S’il n’a pas fait - Mais après l’acte, n’étant plus occupé, il est tenu ; et de même à partir de ce temps-là il est tenu même s’il n’a pas eu de rapport, car puisque déjà trois jours ont passé et qu’il n’a pas fait l’acte, il se désespère ensuite de la chose et n’est plus occupé du tout.
(יד) קורא - ר"ל חייב לקרות ועם ברכותיה כדין וגם מתפלל דכיון שחייב בק"ש חייב בתפלה ואם אינו קורא מיחזי כיוהרא שמראה שמכוין בכל שעה. ולענין תפילין עיין לעיל בסי' ל"ח ס"ז במ"ב:
Il lit - C’est-à-dire : il est tenu de lire, et avec ses bénédictions selon la règle, et il prie aussi, car puisqu’il est tenu au Chema il est tenu à la tefila. S’il ne lit pas, cela a l’air d’orgueil, montrant qu’il a l’intention à toute heure. Quant aux tefilin, voir plus haut siman 38 seif 7 dans le Michna Beroura.
(טו) יקרא ק"ש - שם נתבאר דבשכרות מעט קורא ומתפלל דבזמנינו בלא"ה אין אנו מכוונין כ"כ הא אם אין יכול לדבר לפני המלך אין לקרות ולהתפלל עד שיסיר יינו מעליו:
Il lira le Chema - Là il a été expliqué qu’en légère ivresse il lit et prie, car à notre époque de toute façon nous n’avons pas tant l’intention ; mais s’il ne peut parler devant le roi, il ne lira ni ne priera jusqu’à ce qu’il ait écarté son vin de dessus lui.
(טז) בצרכי רבים - מיירי שאין שם מי שישתדל אלא הוא ולכך אינו פוסק דעוסק במצוה הוא ואפי' אם הוא עוסק רק בהצלת ממונם:
Aux besoins publics - Il s’agit de cas où il n’y a personne d’autre pour s’en occuper que lui ; c’est pourquoi il n’interrompt pas, car il est occupé à une mitsva, même s’il ne s’occupe que de sauver leur argent.
(יז) והגיע וכו' - משמע מזה דאם התחיל באיסור אחר שהגיע הזמן צריך להפסיק ועיין בפמ"ג שמצדד דבכל גווני אינו צריך להפסיק:
Et il est arrivé etc. - Il ressort de là que s’il a commencé en interdiction après que le temps est arrivé, il doit interrompre. Voir le Peri Megadim, qui penche à ce qu’en tous les cas il n’ait pas à interrompre.
(יח) לא יפסיק - ואם יכול להפסיק לק"ש ואח"כ לחזור ולגמור צרכי צבור בלא טורח יפסיק. כתב הפמ"ג דאע"ג דהעוסק בצרכי רבים פטור מק"ש מ"מ אם פסק וקרא שפיר יצא ידי חובה דלא פטור ממש מק"ש אלא שהוא אז עוסק במצוה אחרת:
Il n’interrompra pas - Et s’il peut interrompre pour le Chema puis revenir achever les besoins de la communauté sans peine, il interrompra. Le Peri Megadim a écrit : bien que l’occupé aux besoins publics soit exempt du Chema, néanmoins s’il a interrompu et lu, il s’est bien acquitté, car il n’est pas vraiment exempt du Chema, seulement il est alors occupé à une autre mitsva.
(יט) יגמור עסקיהם - ומ"מ יעשה מה שיכול ויקרא לפחות פסוק ראשון עם בשכמל"ו בזמנה כי זה דבר קצר ואפשר לו אפילו בשעה שעוסק בצרכי צבור:
Il achèvera leurs affaires - Néanmoins il fera ce qu’il peut et lira au moins le premier verset avec « Baroukh chem kevod malkhouto leolam vaed » en son temps, car c’est chose brève et possible même à l’heure où il s’occupe des besoins de la communauté.
(כ) אם נשאר - ואם לא נשאר מה יעשה הרי עסק במצוה ומ"מ חייב להזכיר יצ"מ אפילו לאחר שעבר זמן ק"ש שזו היא מצוה בפני עצמה ומצותה כל היום ע"כ יאמר איזה פרשה שיש בה יציאת מצרים אם כבר עבר הזמן שלא יוכל לאמר ברכת אמת ויציב כמו שמבואר בסימן נ"ח ועי"ש במ"ב ועיין לקמן סימן צ"ג ס"ד לענין תפלה ובמ"ב שם. ודע דאם נמשך זמן עסקו בצרכי צבור עד לאחר חצות שאז פטור לכו"ע אף מן התפלה מ"מ אסור לכו"ע לאכול קודם שמקיים מצות תפילין דזמנו כל היום וגם לפי מה שכתב הפמ"ג בסימן פ"ט אסור לו אז לאכול קודם שמתפלל תפלת המנחה ע"כ כשיגיע חצי שעה שאחר חצות יתפלל תפלת המנחה ואח"כ יאכל ועיין בספר מחנה ישראל בפ"ז:
S’il reste - Et s’il ne reste pas, que fera-t-il ? Voici qu’il s’est occupé d’une mitsva. Néanmoins il est tenu de rappeler la sortie d’Égypte même après que le temps du Chema est passé, car c’est une mitsva à part et sa mitsva est tout le jour ; c’est pourquoi il dira quelque paracha où il y a la sortie d’Égypte, si déjà le temps est passé au point de ne plus pouvoir dire la bénédiction Emet veyatsiv, comme exposé au siman 58, et voir là dans le Michna Beroura. Voir plus bas siman 93 seif 4 quant à la tefila et le Michna Beroura là-bas. Sache que si le temps de son occupation aux besoins de la communauté s’est prolongé jusqu’après midi, auquel cas il est exempt de l’avis de tous même de la tefila, néanmoins il est interdit de l’avis de tous de manger avant d’avoir accompli la mitsva des tefilin, dont le temps est tout le jour ; et aussi, selon ce qu’a écrit le Peri Megadim au siman 89, il lui est alors interdit de manger avant de prier la tefila de minha. C’est pourquoi, quand arrivera la demi-heure après midi, il priera la tefila de minha puis mangera. Voir le livre Ma’hané Israël ch. 7.
(כא) עוסק באכילה - ומה נקרא התחלה עיין לקמן בסימן רל"ב סעיף ב':
Occupé à manger - Et qu’est-ce qui s’appelle commencement : voir plus bas siman 232 seif 2.
(כב) גומר ואח"כ וכו' - היינו כשהוא משער שישאר לו זמן לקרות ומה שכתב ואם היה מתירא ר"ל שמתירא שמא אין השערתו מכוונת היטב:
Il achève puis etc. - C’est-à-dire quand il estime qu’il lui restera du temps pour lire. Et ce qu’il a écrit « et s’il craignait » : c’est-à-dire qu’il craint que son estimation ne soit pas bien juste.
(כג) ולהראב"ד מפסיק וכו' - והסכמת רוב האחרונים וכמעט כולם דהעיקר תלוי במילתא דאורייתא בהתחיל בהיתר או באיסור וא"כ לפ"ז במלאכה או בכל אלו הענינים לבד מאכילה אם התחיל קודם עמוד השחר א"צ לפסוק אם ישאר לו שהות אחר שיגמור לקרות ק"ש ולהתפלל דהרי קי"ל לקמן בסימן פ"ט ס"ז דלא גזרו סמוך לשחרית וא"כ התחיל בהיתר אבל אם התחיל לאחר שעלה עה"ש דהתחיל באיסור פוסק לק"ש דהוא דאורייתא אבל לא לברכות ולא לתפלה ואח"כ כשגומר המלאכה קורא הק"ש עם הברכות ומתפלל ודוקא שעדיין ישאר לו שהות אבל אם רואה שהזמן עובר צריך להפסיק ומיד וכל מקום שאינו פוסק אפילו יעבור זמן תפלה בצבור אינו חייב להפסיק. ולענין אכילה משמע מן המחבר בסימן פ"ט ס"ה דס"ל לעיקר הדין דמאכילה צריך לפסוק תיכף משעלה עמוד השחר ואפילו אם התחיל בהיתר ולא מהני שום עצה כ"ז שלא התפלל:
Et selon le Raavad il interrompt etc. - Et l’accord de la plupart des A’haronim, et presque tous, est que l’essentiel dépend, pour une chose de Torah, de s’il a commencé en permission ou en interdiction. Dès lors, pour un travail ou toutes ces affaires hormis le repas, s’il a commencé avant l’aube il n’a pas à interrompre s’il lui restera du délai, après qu’il aura achevé, pour lire le Chema et prier : car nous tenons plus bas au siman 89 seif 7 qu’on n’a pas décrété à l’approche de cha’harit, dès lors il a commencé en permission. Mais s’il a commencé après le lever de l’aube, ayant commencé en interdiction, il interrompt pour le Chema, qui est de Torah, mais non pour les bénédictions ni pour la tefila ; ensuite, quand il achève le travail, il lit le Chema avec les bénédictions et prie. Et seulement s’il lui restera encore du délai ; mais s’il voit que le temps passe, il doit interrompre tout de suite. Et tout endroit où il n’interrompt pas, même si le temps de la tefila en tsibbour passe, il n’est pas tenu d’interrompre. Quant au repas, il ressort de l’auteur au siman 89 seif 5 qu’il tient pour l’essentiel du din que du repas il faut interrompre tout de suite dès le lever de l’aube, même s’il a commencé en permission, et qu’aucun expédient n’y vaut tant qu’il n’a pas prié.
(כד) וקורא - משמע דלאחר שיקרא ק"ש אף שלא התפלל עדיין מותר לגמור כל אלו הענינים שהתחיל וכמו שכתבנו בס"ק הקודם והאי לישנא לאו דוקא לענין אם היה עוסק באכילה דבאכילה כבר כתבנו דצריך ג"כ להתפלל מקודם ונקטיה משום שאר דברים א"נ משום ק"ש של ערבית נקטיה דבהו שייך ג"כ כל אלו הדינים ובשל ערבית ודאי אם התחיל בכל אלו החמשה דברים בתוך החצי שעה שקודם צאת הכוכבים מפסיק מיד וכשיצאו הכוכבים יקרא ק"ש בלא ברכותיה ואח"כ גומר אכילתו או שאר דבר ואח"כ קורא ק"ש וברכותיה ומתפלל וכדלקמן בסימן רל"ה ס"ב עי"ש בהפמ"ג:
Et il lit - Il ressort qu’après qu’il aura lu le Chema, même s’il n’a pas encore prié, il est permis d’achever toutes ces affaires qu’il a commencées, comme nous l’avons écrit au seif katan précédent. Et cette langue n’est pas précise quant au cas où il était occupé à manger, car pour le repas nous avons déjà écrit qu’il faut aussi prier auparavant ; il l’a pris à cause des autres choses, ou à cause du Chema d’arvit, auquel s’appliquent aussi tous ces dins. Et pour celui d’arvit, certainement s’il a commencé toutes ces cinq choses dans la demi-heure qui précède la sortie des étoiles, il interrompt tout de suite, et quand les étoiles seront sorties il lira le Chema sans ses bénédictions, puis achèvera son repas ou autre chose, puis lira le Chema et ses bénédictions et priera, comme plus bas au siman 235 seif 2, voir là dans le Peri Megadim.
(כה) שהות לקרות - גזירה שמא ימשך בהם ויעבור זמן ק"ש ואינו דומה לתפלת המנחה דקי"ל בסימן רל"ב שאם התחיל בכל אלו קודם שהתפלל אינו צריך לפסוק לפי שק"ש היא מן התורה החמירו בה יותר:
Du délai pour lire - Décret de crainte qu’il ne s’y attarde et que le temps du Chema ne passe. Ce n’est pas comparable à la tefila de minha, pour laquelle nous tenons au siman 232 que s’il a commencé toutes ces choses avant d’avoir prié, il n’a pas à interrompre, parce que le Chema est de la Torah et l’on y a été plus sévère.
(כו) סי' רל"ה - ר"ל דשם מבואר חילוק בין התחיל בהיתר להתחיל באיסור עי"ש עוד:
Siman 235 - C’est-à-dire que là est exposée la distinction entre celui qui a commencé en permission et celui qui a commencé en interdiction, voir encore là.