משנה ברורה

Michna Beroura — siman 82

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Fèces desséchées
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Des fèces assez sèches pour se pulvériser en menus fragments ont le statut de poussière si elles n’ont pas de mauvaise odeur. Urine absorbée dans le sol : on s’en éloigne seulement si elle est humide au point de mouiller.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Fèces desséchées et urine absorbée [FAIRE] Pulvérisation fine | Fèces réduites en menus fragments, sans mauvaise odeur → statut de poussière [FAIRE] Neige | Fèces sous neige = couvertes tant que la neige n’a pas fondu [FAIRE] Urine absorbée peu humide | Sol ou vêtement : si la main n’en retire pas d’humidité transmissible → permis [FAIRE] Un peu d’eau | Urine absorbée (non apparente) : un tout petit peu d’eau suffit — pas un réviit [EVITER] Gros morceaux | Deux ou trois morceaux ne suffisent pas : ce n’est pas une pulvérisation [EVITER] Gel comme pierre | Fèces figées par le froid, même sans odeur : les Aharonim interdisent [EVITER] Urine qui mouille | Humide au point de mouiller → éloignement de 4 amot comme des fèces [CAS:NON] Lecture face au gel | Bediavad s’il a lu face à des fèces gelées : relire le Chema ; tefila en don volontaire [REMA] Givre / eau gelée sur des fèces : il se peut que croûte et givre comptent couverture (état présent, assimilés à une lanterne) — le FR ne tranche pas. Urine gelée : le Choulhan Chelomo incline à la rigueur — cela demande examen. Magen Avraham doutait du gel des fèces ; les Aharonim interdisent. [SYNTHESE] Sec pulvérisé sans odeur = poussière. Gel : interdit selon les Aharonim. Urine invisible : seulement si elle mouille encore.

Glossaire

bediavad
après coup
toféa’h al menat lehatpia’h
humide au point de mouiller ce qu’on y pose
reva’it
quart de log (mesure de liquide)
nedava
don volontaire
Aharonim
décisionnaires postérieurs

(א) תתפרך - ודוקא לפירוכין דקין אבל לשנים ושלשה לא מהני. ובימי הקור שהצואה נקרשת הרבה כאבן וגם אין מגיע אז ממנה שום סרחון נסתפק המ"א אי שרי לקרו' כנגדה אי בתר השתא אזלינן או עדיין שם צוא' עלי' כיון שיכולה לחזור לקדמותה בזמן החום והאחרוני' הסכימו כולם בזה לאיסור. ואף בדיעבד אם קרא צריך לחזור ולקרות ק"ש ולהתפלל בתורת נדבה. ואם הצואה תחת מים קרושים אפשר דהוי כיסוי אע"ג דמים לא מהני [עיין בסימן ע"ו] מ"מ גלד וכפור י"ל דהוי בכלל וכסית וכעששית דמי ובתר השתא אזלינן. וצואה שנתכסה בשלג חשוב כיסוי כל כמה שלא נמחה השלג. כתב בספר שולחן שלמה דה"ה נגד מי רגלים קרושים ג"כ יש להחמיר שלא לקרות נגדן וצ"ע בזה:

Elles se pulvérisent - et seulement en menus fragments ; mais en deux ou trois morceaux, cela n’est d’aucun effet. Aux jours de froid, quand les fèces se figent fort comme de la pierre et qu’aucune puanteur n’en parvient alors, le Magen Avraham a douté s’il est permis de lire en face d’elles : suit-on l’état présent, ou le nom de fèces reste-t-il sur elles puisqu’elles peuvent revenir à leur premier état au temps de la chaleur ? Les Aharonim se sont tous accordés ici à l’interdiction. Même bediavad (après coup), s’il a lu, il doit relire le Chema et prier à titre de don volontaire. Si les fèces sont sous de l’eau gelée, il se peut que ce soit une couverture : bien que l’eau n’y suffise pas [voir siman 76], néanmoins une croûte et du givre, on peut dire qu’ils sont compris dans « tu couvriras » et assimilés à une lanterne, et l’on suit l’état présent. Des fèces recouvertes de neige comptent comme couvertes tant que la neige n’a pas fondu. Il est écrit dans le Choulhan Chelomo que de même, en face d’urine gelée, il y a aussi lieu d’être strict de ne pas lire en face ; et cela demande examen.

(ב) בקרקע - או בבגד:

Dans le sol - ou dans un vêtement.

(ג) להטפיח - פי' שאם מניח ידו עליהם מעלה לחות בה שאם יניחנה על דבר אחר מקבל ממנה לחות ואם אינן לחים כ"כ מותר:

Au point de mouiller - c’est-à-dire que si l’on pose la main dessus, elle en retire de l’humidité, de sorte que si on la pose sur autre chose, celle-ci en reçoit de l’humidité. Si elles ne sont pas si humides, c’est permis.

(ד) ויש לסמוך ע"ז - וכן הסכמת כל האחרונים דדוקא טופח ע"מ להטפיח ואז בעי הרחקה מהן ד"א כמו מצואה. ומ"מ כיון שאינם בעין רק שבלועין בקרקע או בבגד א"צ לשפוך עליהן רביעית לכו"ע אלא די שיביא עליהן רק מעט מן המעט מים שאין בהן ג"כ רק טופח ע"מ להטפיח ושרי ועיין לעיל בסימן ע"ז במ"ב:

Et l’on peut s’appuyer là-dessus - et telle est l’entente de tous les Aharonim : seulement humide au point de mouiller, et alors il faut un éloignement de quatre amot comme des fèces. Néanmoins, puisqu’elles ne sont pas apparentes, seulement absorbées dans le sol ou dans un vêtement, on n’a pas, pour tous les avis, à verser sur elles un reva’it : il suffit d’y apporter seulement un tout petit peu d’eau, qui n’ait elle aussi que l’humidité au point de mouiller, et c’est permis. Voir plus haut siman 77 dans le Michna Beroura.