משנה ברורה

Michna Beroura — siman 83

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Maison d’aisance et Chema
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Une maison d’aisance ancienne reste interdite même vidée. Cloisons, affectation préalable, fosse éloignée, banc percé et siège d’enfant : distances et couvertures requises.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Maison d’aisance et paroles de sainteté [FAIRE] Distances | Devant : portée de vue. Derrière : 4 amot. S’il y a odeur : 4 amot depuis l’endroit où elle cesse [FAIRE] Mur de maison | Mur d’habitation qui sert aussi de cloison de latrines (non bâti pour elles seules) : lecture proche permise [FAIRE] Couvrir le siège | Siège percé / siège d’enfant : ôter, placer derrière à 4 amot, ou tout couvrir d’un vêtement ou objet [FAIRE] Yeux fermés | En contrainte face à des cloisons, sans odeur : on peut s’appuyer sur les indulgents ; fermer les yeux y suffit [EVITER] Ancienne même vide | Maison d’aisance ancienne vidée : reste interdite (interdit de la Torah — le lieu a coutume d’avoir des fèces) [EVITER] Cloisons dédiées | Beaucoup d’Aharonim : cloisons faites pour les latrines = comme fèces, même fermées, même sans odeur [EVITER] Cour / soukka / fenêtre | Ne pas lire ni parler sainteté face aux latrines à portée de vue (cour, ouverture de soukka, fenêtre ouverte) [EVITER] Affectation + usage | Une seule utilisation après affectation → nom de maison d’aisance ancienne pour toutes les règles [CAS:OUI] Nouvelle jamais servie | Affectée mais jamais utilisée : du dehors, tout près permis ; à l’intérieur interdit de rabbanan (mépris) — bediavad on ne s’est pas acquitté [CAS:OUI] Hasard + vidé | Soulagement fortuit, vidé, sans odeur, sans affectation : pas de nom de maison d’aisance (même à l’intérieur) [CAS:OUI] Banc à coussin | Banc destiné à s’asseoir, trou couvert d’un coussin : permis selon le Derech ha’Hayim (pas de nom de latrines) [CAS:NON] Doute ancienne/nouvelle | On va à la rigueur [CAS:NON] Bâtisseurs | Dès que l’emplacement est tracé : pas de berakha à l’intérieur, même avant les cloisons [CAS:NON] Sièges d’enfants | Même nets : les couvrir ou les ôter à l’heure du Chema — l’enfant salit d’ordinaire le siège [REMA] Cloisons de 10 tefahim : l’auteur est indulgent ; Gra, Peri Meguadim, Derech ha’Hayim et beaucoup sont stricts. Lavoud : cloisons jusqu’à moins de 3 tefahim du sol. Fosse éloignée « comme fermée » : plus de nom de latrines. Lieux publics d’urine qui puent : cloisons comme latrines. Siège percé : l’auteur est indulgent ; beaucoup d’Aharonim le tiennent pour ancienne. Banc à coussin = avis du Derech ha’Hayim. [SYNTHESE] Ancienne = interdite même vide. Cloisons dédiées : rigueur des Aharonim. Siège percé et siège d’enfant : couvrir ou ôter.

Glossaire

lekhathila
a priori
bediavad
après coup
beit hakkissé
maison d’aisance
hazmana
affectation préalable
me’hitsot
cloisons
lavoud
jonction halakhique de moins de trois tefahim
graf
pot de chambre
avit
seau d’urine
safek safeka
double doute
Aharonim
décisionnaires postérieurs

(א) אסור לקרות - ר"ל לפניו כמלא עיניו ולאחריו ד"א ואם יש שם ריח רע צריך ד"א ממקום שכלה הריח:

Il est interdit de lire - c’est-à-dire devant elle à portée de vue, et derrière elle quatre amot. S’il y a une mauvaise odeur, il faut quatre amot du lieu où cesse l’odeur.

(ב) פינו ממנו - ואיסורו מן התורה כיון שזה המקום מכבר דרכו להיות בו צואה אין זה מחניך קדוש ע"כ אם נסתפק לו אם הוא בה"כ ישן או חדש אזלינן לחומרא כדין כל ספק צואה לעיל בסימן ע"ו ס"ז:

On l’en a vidée - et l’interdiction est de la Torah, puisque ce lieu a déjà coutume d’avoir des fèces : ce n’est pas « ton camp saint ». Dès lors, s’il doute si c’est une maison d’aisance ancienne ou nouvelle, on va à la rigueur, comme pour tout doute de fèces plus haut au siman 76 seif 7.

(ג) כשאין לו מחיצות - כמו אחורי הגדר או אחורי הבתים. ופשוט דאפילו אם לא הזמינו מתחלה לאותו המקום לבה"כ כיון שהדרך לפנות שם נקרא בה"כ ישן וראיה מלעיל סימן מ"ב שכתבו שם הפוסקים דאם דרכו תמיד לצור תפילין בהסודר אסור להשתמש בו תשמיש אחר כאלו אזמניה עי"ש:

Quand elle n’a pas de cloisons - comme derrière une clôture ou derrière les maisons. Et il est évident que même si l’on n’a pas d’abord affecté ce lieu à une maison d’aisance, dès que la voie est d’y soulager, elle s’appelle maison d’aisance ancienne. Preuve : plus haut siman 42, les décisionnaires ont écrit que si l’on a toujours coutume d’envelopper les tefilin dans le foulard, il est interdit de s’en servir pour un autre usage, comme si on l’avait affecté ; voir là-bas.

(ד) מחיצות - נראה דאיירי במגיעות לארץ או עכ"פ עד פחות מג' טפחים סמוך לארץ דאמרינן לבוד דאל"ה אסור לדעת רב האי גאון המובא בב"י סימן פ"ז עי"ש:

Cloisons - il semble qu’il s’agit de cloisons qui atteignent le sol, ou du moins jusqu’à moins de trois tefahim près du sol, car l’on dit lavoud ; sinon, c’est interdit selon Rav Haï Gaon rapporté dans le Beth Yossef siman 87 ; voir là-bas.

(ה) אין מגיע - ואם מגיע ר"ר אסור עד שירחיק ד"א ממקום שכלה הריח ובזה די אפילו לפניו לדעת המחבר. ודע דדעת המחבר להתיר אפילו במחיצות שאין גבוהות יו"ד כדאיתא בב"י ובזה חולקים עליו כל האחרונים ובגבוהות יו"ד יש מן האחרונים שסוברין כוותיה והרבה מן האחרונים שחולקין גם בזה וטעמם דס"ל דכיון דהמחיצות מיוחדות לקבל צואה כמו צואה דיינינן להו וכגרף של רעי לקמן בסימן פ"ז דאסור אפילו אין בו ריח רע וכן מדברי הגר"א בביאורו משמע ג"כ שדעתו להחמיר בזה וכן בפמ"ג ובדה"ח ושאר הרבה אחרוני זמנינו כולם מחמירין בזה וס"ל דצריך להרחיק מהמחיצות ד"א ולפניו כמלא עיניו אפילו פינו ממנו הצואה ואין בו ריח רע ולכן צריך ליזהר שלא לקרות ולהתפלל ולדבר בד"ת בחצר כנגד בית הכסא כמלא עיניו אע"פ שהוא סגור ואי אפשר לראות הצואה שבו ולכן נכון ליזהר כשעושה סוכה בחצר שיעשה בענין שלא יהיה מכוון מחיצות בה"כ נגד פתח הסוכה כשהיא פתוח דאז יהיה צריך ליזהר בזה בעת שהוא מדבר ד"ת ושאר דברי קדושה וכן אם יש נגד חלון ביתו בית הכסא והחלון פתוח והוא עומד בביתו ופניו כלפי בית הכסא נכון ליזהר מלדבר אז דברי תורה ומ"מ לעת הדחק יש לסמוך להקל אם אין מגיע לו ריח רע דאיכא ס"ס [היינו הב"י והב"ח בסימן זה דמתירין במחיצות גבוהות עשרה והרא"ש בסימן ע"ט ס"ב דמתיר אפילו בצואה כשהוא ברשות אחרת אף דרואה אותה] ובעוצם עיניו לכו"ע מהני בכה"ג. עוד כתבו האחרונים דמה דאנו מחמירין במחיצות בה"כ לדונם מבחוץ כצואה דוקא במחיצות שאינם נעשים אלא בשביל בית הכסא כגון שעשה בחצר חדר מיוחד לזה אבל אם בנה במחיצה של בית שהסמיכה לאותה מחיצה אע"פ שאותה מחיצה הוא מחיצה של בה"כ ממש אין על אותה מחיצה דין בה"כ לענין זה ומותר לקרות אפילו בסמוך כיון שאין המחיצה מיוחדת לבה"כ לבד:

Il n’en parvient pas - et si une mauvaise odeur parvient, c’est interdit jusqu’à ce qu’il s’éloigne de quatre amot du lieu où cesse l’odeur ; et cela suffit même devant soi, selon l’auteur. Sache que l’avis de l’auteur est de permettre même avec des cloisons qui n’ont pas dix [tefahim] de haut, comme il appert du Beth Yossef ; et sur ce point tous les Aharonim le contestent. Pour des cloisons hautes de dix, certains Aharonim tiennent comme lui, et beaucoup d’Aharonim contestent aussi cela. Leur motif : ils tiennent que, puisque les cloisons sont destinées à recevoir les fèces, on les juge comme des fèces et comme un pot de chambre plus bas au siman 87, interdit même sans mauvaise odeur. Des paroles du Gra dans son commentaire il appert aussi que son avis est d’être strict ici. De même le Peri Meguadim, le Derech ha’Hayim et beaucoup d’autres Aharonim de notre temps sont tous stricts ici et tiennent qu’il faut s’éloigner des cloisons de quatre amot, et devant soi à portée de vue, même si l’on en a vidé les fèces et qu’il n’y a pas de mauvaise odeur. Dès lors il faut prendre garde de ne pas lire, prier ni parler paroles de Torah dans une cour en face d’une maison d’aisance à portée de vue, même si elle est fermée et qu’on ne peut voir les fèces qui y sont. Dès lors il convient de prendre garde, quand on fait une soukka dans la cour, de la faire de façon que les cloisons de la maison d’aisance ne soient pas alignées face à l’ouverture de la soukka quand elle est ouverte : alors il faudrait y prendre garde au moment où l’on parle paroles de Torah et autres propos de sainteté. De même, s’il y a face à la fenêtre de sa maison une maison d’aisance, que la fenêtre est ouverte et qu’il se tient dans sa maison le visage vers la maison d’aisance, il convient de prendre garde de ne pas parler alors paroles de Torah. Néanmoins, en cas de contrainte, on peut s’appuyer pour être indulgent s’il ne lui parvient pas de mauvaise odeur, car il y a un double doute [à savoir le Beth Yossef et le Ba’h dans ce siman, qui permettent avec des cloisons hautes de dix, et le Roch au siman 79 seif 2, qui permet même pour des fèces quand elles sont dans un autre domaine, même s’il les voit]. Et en fermant les yeux, pour tous les avis cela y suffit en ce cas. Les Aharonim ont encore écrit : ce en quoi nous sommes stricts pour les cloisons d’une maison d’aisance, de les juger du dehors comme des fèces, ne vaut que pour des cloisons qui ne sont faites que pour la maison d’aisance, par exemple si l’on a fait dans la cour une pièce spéciale à cette fin. Mais si l’on a bâti dans le mur de la maison en l’adossant à ce mur, bien que ce mur soit réellement le mur de la maison d’aisance, ce mur n’a pas le statut de maison d’aisance à cet égard, et il est permis de lire même tout près, puisque le mur n’est pas destiné à la seule maison d’aisance.

(ו) ועדיין לא וכו' - אבל אם נשתמש בו אפילו רק פ"א תו יש עליו שם בה"כ ישן לכל דיניו כיון דהיה שם הזמנה ומעשה ואם לא היה שם הזמנה ורק במקרה נפנה שם ואח"כ פינו ממנו הצואה וגם אין בו ריח רע נ"ל דאין עליו שם בה"כ כלל ומותר אפילו בתוכו וכן מצאתי בספר יבשר טוב ועיין בבה"ל:

Et l’on ne s’en est pas encore, etc. - mais si l’on s’en est servi même une seule fois, dès lors le nom de maison d’aisance ancienne est sur elle pour toutes ses règles, puisqu’il y a eu affectation et acte. S’il n’y a pas eu d’affectation, et que ce n’est que par hasard qu’on s’y est soulagé, puis qu’on en a vidé les fèces et qu’il n’y a pas de mauvaise odeur, il me semble qu’elle n’a aucun nom de maison d’aisance, et qu’il est permis même à l’intérieur. Ainsi ai-je trouvé dans le livre Yevasser Tov. Voir le Biour Halakha.

(ז) לקרות - ואפילו בתוך ד' אמותיו ויש מחמירין בזה:

Lire - et même dans ses quatre amot. Certains sont stricts là-dessus.

(ח) כנגדו - דקי"ל הזמנה לאו מילתא היא [כדלעיל בסימן מ"ב ס"ג עי"ש] ומ"מ בתוכו אסור מדרבנן דה"ל בזיון גדול לק"ש או לתפלה ואפילו בדיעבד אם קרא והתפלל בתוכו לא יצא [לבוש]:

En face d’elle - car nous tenons que l’affectation seule n’est pas une chose [comme plus haut siman 42 seif 3 ; voir là-bas]. Néanmoins, à l’intérieur c’est interdit de rabbanan, car c’est un grand mépris pour le Chema ou la tefila ; et même bediavad (après coup), s’il a lu et prié à l’intérieur, il ne s’est pas acquitté [Levouch].

(ט) לא בתוכו - דהיינו אם אותו המקום הוא בלא מחיצות אין אסור רק אותו המקום שהזמין ואם מקום המושב שהזמין הוא מוקף במחיצות אסור ע"י ההזמנה כל שטח ההיקף שבתוך המחיצות ועיין בסמוך ס"ק ז' אבל מבחוץ מותר בסמוך לו. כתב הבה"ט דלהרהר בד"ת מותר בתוך בה"כ החדש כשעדיין לא נשתמש בו וכ"כ הא"ר ופשוט דהבונים שבונים בה"כ אסורים לברך שם שום ברכה מבפנים במקום המחיצות ואפילו בעוד שלא בנו המחיצות דכיון שהורשם להם המקום הרי נתייחד זה המקום לבה"כ ואסור:

Pas à l’intérieur - c’est-à-dire : si ce lieu est sans cloisons, seul le lieu qu’on a affecté est interdit. Si le lieu du siège qu’on a affecté est entouré de cloisons, l’affectation interdit toute la surface enclose dans les cloisons ; voir juste après, seif qatan 7. Mais du dehors, il est permis tout près. Le Beer Hetev a écrit : méditer des paroles de Torah est permis dans une maison d’aisance nouvelle tant qu’on ne s’en est pas encore servi. Ainsi l’Elya Rabba. Et il est évident que les bâtisseurs qui construisent une maison d’aisance ont interdiction d’y réciter quelque berakha à l’intérieur, à l’emplacement des cloisons, et même avant d’avoir bâti les cloisons : dès que le lieu leur a été tracé, ce lieu a été destiné à une maison d’aisance, et c’est interdit.

(י) ספק אם הזמינו - דשמא רצונו היה לסיים דבית זה יהיה לתשמישא בעלמא אלא שפסק או נמלך ולא סיים דבריו:

Doute s’ils l’ont affectée - car peut-être son intention était-elle d’achever : « cette maison sera pour un usage ordinaire », mais il s’est arrêté ou s’est ravisé et n’a pas achevé ses paroles.

(יא) כסתום דמי - פי' דה"ל כאלו אין המקום הזה בה"כ כלל ובין שיש לו מחיצות מלמעלה על הגומא או לא:

Elle est comme fermée - c’est-à-dire que c’est comme si ce lieu n’était pas du tout une maison d’aisance, qu’il y ait ou non des cloisons au-dessus de la fosse.

(יב) אבל אם משתינים - ר"ל ואפילו בשעה שאין שם מי רגלים ואין בהם ריח רע לפי שיש שם בה"כ על מקום זה שמחוץ לגומא שמשתינים שם. וכתב הט"ז דמ"מ למחיצות בה"כ הזה אין להם דין מחיצות בה"כ להרחיק מהן מכנגדן וכנ"ל בסק"ה דהא במי רגלים אין איסור מן התורה אלא כנגד הקילוח לבד ואחר שנפל על הארץ איסורו רק מדרבנן ואין מחיצות אלו נקראים בשביל זה מחיצות בה"כ. ונראה דאותן המקומות שנוהגין לעשות מקום מיוחד להשתנה לכל וידוע שאותן המקומות מסריחין מאוד גם על מחיצותיהן יש שם בה"כ לכל דיניו דומיא דעביט של מי רגלים שמבואר [בסימן פ"ז] בהרבה פוסקים דאיסורו מן התורה ואע"ג דמי רגלים עצמן אינן אלא מדרבנן מ"מ כיון שהוא מיוחד לזה הוא מסריח ביותר וחמיר טפי וה"נ דכוותיה ועיין בסימן ע"ט בפמ"ג דדעתו דמי רגלים המסריח איסורו מן התורה:

Mais si l’on urine - c’est-à-dire : même à l’heure où il n’y a pas d’urine et qu’il n’y a pas de mauvaise odeur, parce qu’il y a un nom de maison d’aisance sur ce lieu hors de la fosse où l’on urine. Le Taz a écrit : néanmoins, les cloisons de cette maison d’aisance n’ont pas le statut de cloisons de maison d’aisance pour s’en éloigner en face, comme plus haut au seif qatan 5, car pour l’urine l’interdiction de la Torah n’est que face au jet seulement, et après qu’elle est tombée à terre son interdiction n’est que de rabbanan, et ces cloisons ne s’appellent pas pour autant cloisons de maison d’aisance. Il semble que, pour ces lieux où l’usage est de faire un endroit spécial pour uriner, à l’usage de tous, et dont on sait qu’ils puent fort, leurs cloisons aussi ont le nom de maison d’aisance pour toutes ses règles, à l’instar du seau d’urine explicité [siman 87] par beaucoup de décisionnaires : son interdiction est de la Torah. Bien que l’urine elle-même ne soit que de rabbanan, néanmoins, puisqu’il est destiné à cela, il pue davantage et est plus grave ; et ici de même. Voir au siman 79 dans le Peri Meguadim : son avis est que l’urine qui pue, son interdiction est de la Torah.

(יג) ק"ש כנגדו - ס"ל דאין לו דין בה"כ ישן דקי"ל דאסור לפניו במלא עיניו אפילו פינו ממנו הצואה אלא רק דין בית שהזמינו לבה"כ המבואר בס"ב כיון שאין עליו צואה מעולם והגרף אין עומד תחתיו כ"א בעת הצורך אבל הרבה אחרונים חולקין עליו וס"ל דיש לו דין בה"כ ישן כיון שנפנין עליו וע"כ צריך ליזהר כשרוצה לקרות ק"ש ולהתפלל או לדבר איזה דברי קדושה שיוציא הכסא מהבית או שיעמידהו מלאחריו ד"א או שיכסה כל הכסא בבגד או בד"א ואפי' הוא נקי ואין בו ריח רע ואין הגרף עומד תחתיו ומכוסה למעלה הנקב בדף. וכן יש ליזהר באותן בתים שיש בתוכם כסאות קטנים נקובים לצורך הילדים שבבית שיהיו מכוסים בבגד בשעת ק"ש וד"ת אע"פ שאין בהם צואה או שיוציאם מהחדר שמדבר שם דברי קדושה ובפרט כי הקטן רגיל ללכלך הכסא בעת שהוא נפנה ולכו"ע יש עליו שם בה"כ אף בעת שהוא נקי. כתב בדה"ח לענין ספסל נקוב דאם הספסל מיוחד לישיבה כמו כסא שמיחדין לישיבה ומכוסה בכר וכשצריך להדבר מסיר הכר שעליו ונפנין על הכלי הנצבת שם שיש להתיר לקרות ולהתפלל בעת שהוא מכוסה בכר אף אם אין מכוסה בד"א כלל דאין עליו שם בה"כ עי"ש טעמו. ועיין בבה"ל מה שכתבנו עוד בזה:

Le Chema en face - il tient qu’il n’a pas le statut de maison d’aisance ancienne, dont nous tenons qu’il est interdit devant elle à portée de vue même si l’on en a vidé les fèces, mais seulement le statut d’une maison qu’on a affectée à une maison d’aisance, exposé au seif 2, puisqu’il n’y a jamais eu de fèces dessus et que le pot ne se tient dessous qu’au moment du besoin. Mais beaucoup d’Aharonim le contestent et tiennent qu’il a le statut de maison d’aisance ancienne, puisqu’on s’y soulage. Dès lors il faut prendre garde, quand on veut lire le Chema et prier ou dire quelque propos de sainteté, d’ôter le siège de la maison, ou de le placer derrière soi à quatre amot, ou de couvrir tout le siège d’un vêtement ou d’un objet, même s’il est net et sans mauvaise odeur, que le pot ne se tient pas dessous et que le trou est couvert en haut d’une planche. De même il faut prendre garde, dans ces maisons où il y a de petits sièges percés pour les enfants de la maison, qu’ils soient couverts d’un vêtement à l’heure du Chema et des paroles de Torah, même s’il n’y a pas de fèces, ou de les ôter de la pièce où l’on dit des paroles de sainteté ; et surtout parce que le petit a coutume de salir le siège quand il s’y soulage, et pour tous les avis il a le nom de maison d’aisance même quand il est net. Le Derech ha’Hayim a écrit, au sujet d’un banc percé : si le banc est destiné à s’asseoir, comme un siège qu’on destine à s’asseoir et qui est couvert d’un coussin, et que, quand on en a besoin, on ôte le coussin et l’on se soulage sur le récipient placé là, on peut permettre de lire et de prier quand il est couvert du coussin, même s’il n’est pas du tout couvert d’un objet : il n’a pas le nom de maison d’aisance ; voir là-bas son motif. Voir dans le Biour Halakha ce que nous en avons encore écrit.

(יד) חוזר וקורא - עיין בבה"ל:

Il relit - voir le Biour Halakha.