משנה ברורה

Michna Beroura — siman 96

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Écarter tout ce qui distrait afin de diriger son cœur
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Ne rien tenir en main qui inquiète de tomber ; le loulav en son temps et le siddour sont permis ; ne pas chercher le siddour une fois commencé ; siddour ouvert aussi pendant la répétition de l’officiant.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETÉcarter tout ce qui distrait : rien en main qui inquiète ; loulav et siddour permis
À FAIREMains libres
à la tefila, et aussi au Chema et aux Pessouqé dezimra (Péri Meguadim)
À FAIRELoulav en son temps
permis
À FAIRESiddour
permis pour prier dedans
À FAIREOfficiant
sefer Torah en main à Yekoum Pourqan (Chabbat) et à la bénédiction du mois : intention de prier pour l’étude, pas de « garder »
À FAIREMarquer d’avance
tous les ajouts (Anénou, Vetodiénou…) avant de commencer (Taz, Birké Yossef)
À FAIRESiddour ouvert à la répétition
pour que les oreilles suivent l’officiant
À ÉVITERPlat plein, couteau, argent, pain
peur de verser, de s’enfoncer, de disperser — même liés
À ÉVITERPetit enfant assis devant soi
Birké Yossef
À ÉVITERChercher le siddour ou les ajouts une fois commencé
trouble et interruption
À ÉVITERSignes du doigt pendant la tefila
OUIRamasser un sefer tombé
à la fin de la berakha en cours ; sinon ne pas interrompre
OUIAller prendre un siddour
déjà en Chemone Essré et troublé : permis d’aller à l’endroit connu (Hayé Adam)
OUITefilin ou sefer par peur des voleurs
doute du Péri Meguadim : peut-être permis
OUIObjets sans perte ni dommage à la chute
un avis les permet ; Taz : rien du tout en main
NONRecommencer pour un objet en main
bediavad non, sauf s’il sait n’avoir pas dirigé Avot
REMADeux avis : seulement les objets dont la chute nuit, ou rien en main (Taz). Loulav et siddour sortent de l’interdit parce que le cœur n’est pas à les garder comme un fardeau.
Mains vides, sauf siddour et loulav en leur temps (et sefer de l’officiant aux prières pour la Torah). Préparer les pages avant. Une fois commencé : ne pas chercher.

Glossaire

Yekoum Pourqan
prière araméenne du Chabbat en faveur des savants et de la communauté
loulav
palme de Souccot, permise en main car sa tenue est une mitsva
birkat ha’hodesh
bénédiction du nouveau mois
Anénou
ajout de jour de jeûne dans l’amida
Vetodiénou
ajout de havdala dans l’amida quand Yom Tov sort le Chabbat
’hazarat haChats
répétition de l’amida par l’officiant

(א) כשהוא מתפלל - בפמ"ג כתב דה"ה בשעת ק"ש ופסוקי דזמרה:

Quand il prie - Le Péri Meguadim a écrit qu’il en est de même à l’heure du Chema et des Pessouqé dezimra.

(ב) לא יאחוז וכו' - ובדיעבד א"צ לחזור ולהתפלל אם לא שיודע שעי"ז לא כיון באבות. ומותר הש"ץ להחזיק הס"ת בידו בשבת כשאומר יקום פורקן דכיון שכונתו אז להתפלל על לומדי תורה ע"כ מחזיק הס"ת בידו ולא לשם שמירה והוי כמו לולב בזמנו וכן מותר להחזיק בשעה שמברכים החודש:

Il ne tiendra pas, etc. - Bediavad (après coup), il n’a pas à recommencer à prier, sauf s’il sait que de ce fait il n’a pas dirigé dans Avot. Il est permis à l’officiant de tenir le sefer Torah en main le Chabbat quand il dit Yekoum Pourqan, car son intention est alors de prier pour ceux qui étudient la Torah : il tient donc le sefer Torah en main non pour le garder, et c’est comme le loulav en son temps. De même, il est permis de le tenir à l’heure où l’on bénit le mois.

(ג) ולא ספר וכו' - וה"ה כל ספרים שלנו:

Ni un sefer, etc. - Et il en est de même de tous nos sefarim.

(ד) קערה מלאה - שלבו עליה שלא ישפך ממנה ובסכין שלא יפול לארץ ויתקע ברגלו ובמעות שלא יתפזרו ואף אם הם צרורין טריד שמא יאבדו אם לא שאוחזן באופן דליכא למיחש שמא יאבדו וכתב בברכ"י דה"ה דאסור להושיב תינוק לפניו בשעת תפלה:

Un plat plein - Car son cœur est dessus, de peur qu’il n’en verse ; et un couteau, de peur qu’il ne tombe à terre et ne s’enfonce dans son pied ; et de l’argent, de peur qu’il ne se disperse ; même s’ils sont liés, il est troublé de peur qu’ils ne se perdent, à moins qu’il ne les tienne de façon qu’il n’y ait pas à craindre qu’ils se perdent. Le Birké Yossef a écrit qu’il est également interdit d’asseoir un petit enfant devant soi à l’heure de la tefila.

(ה) ומעות וככר וכו' - ודוקא הני שאם יפלו יש בהם הפסד או יזיקו לו אבל שארי דברים מותר לאחוז וי"א דהני לאו דוקא אלא אורחא דמילתא נקט וה"ה שאין ליטול שום דבר בידו בשעת התפלה וכן הסכים הט"ז:

Et de l’argent et un pain, etc. - Et seulement ces objets-là, dont la chute entraîne une perte ou lui nuirait ; mais les autres choses, il est permis de les tenir. Certains disent que ceux-ci ne sont pas limitatifs : il a pris le tour habituel des choses, et l’on ne prendra rien en main à l’heure de la tefila ; c’est aussi ce qu’a convenu le Taz.

(ו) מפני שלבו וכו' - צ"ע אם מותר ליקח תפילין וס"ת בידו היכא דמתיירא מפני גנבים דאפשר דהתירו לו [פמ"ג]:

Parce que son cœur, etc. - Il y a lieu d’examiner s’il est permis de prendre des tefilin et un sefer Torah en main lorsqu’il craint des voleurs ; il se peut qu’on le lui ait permis [Péri Meguadim].

(ז) מותר לאחוז וכו' - נפל ספר על הארץ ואינו יכול לכוין מותר להגביהו כשיסיים הברכה שהוא עומד בה ואי לא"ה לא יפסיק וכ"ש שאין לקרוץ באצבע וכיוצא בשעת תפילה. אם התחיל להתפלל ש"ע ונתבלבל מותר לילך למקום הידוע לו ליקח משם סידור [ח"א]:

Il est permis de tenir, etc. - Un sefer est tombé à terre et il ne peut diriger : il est permis de le ramasser quand il achèvera la berakha dans laquelle il se tient ; sinon, il n’interrompra pas. Et à plus forte raison on ne fera pas signe du doigt et semblable à l’heure de la tefila. S’il a commencé à prier la Chemone Essré et s’est troublé, il lui est permis d’aller à l’endroit qu’il connaît pour y prendre un siddour [‘Hayé Adam].

(ח) לא יחזיר אחריו - מפני שמטריד וכתב ט"ז דה"ה דיש ליזהר למי שמתפלל מתוך הסידור שירשום תחילה כל המקומות שצריך להתפלל באותו תפילה ולא יחפש אחריהם בשעה שמתפלל כי יפסיק עי"ז ולא יכוין יפה וכ"כ הברכ"י שכן נוהגין רבים מאנשי מעשה כשרוצין לומר תפילה מחודשת כגון ענינו או כגון ותודיענו כשחל יו"ט במו"ש:

Il ne cherchera pas après lui - Parce que cela trouble. Le Taz a écrit qu’il faut aussi prendre garde, pour qui prie dans le siddour, de marquer d’abord tous les endroits où il doit prier dans cette tefila, et de ne pas les chercher pendant qu’il prie, car il s’interrompt de ce fait et ne dirige pas bien. C’est aussi ce qu’a écrit le Birké Yossef : ainsi font beaucoup d’hommes d’œuvre quand ils veulent dire une tefila ajoutée, comme Anénou ou comme Vetodiénou lorsque Yom Tov tombe à la sortie du Chabbat.

(ט) להתפלל מתוכו - ונמצא באחרונים שאף בחזרת הש"ץ נכון הוא שיהיה הסידור פתוח לפניו להיות אזניו פקוחות על מה שאומר הש"ץ:

Pour prier dedans - On trouve chez les Aharonim que même pendant la répétition de l’officiant il est correct que le siddour soit ouvert devant lui, afin que ses oreilles soient attentives à ce que dit l’officiant.