Viser le sens des mots, écarter les pensées étrangères, ne pas prier dans un lieu ou un moment qui annule l'intention, prier en suppliant et non comme un fardeau.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) פירוש המילות - ואל יכוין האדם בשמות ויחודים רק יתפלל כפשוטו להבין הדברים בכונת הלב אם לא מי שהוא בא בסוד ד' ויודע לכוין ביה בלבא ורעותא ודחילו דאל"ה ח"ו מקלקל בזה הרבה עיין מ"א בשם הזוהר ובתשובת רש"ל סימן צ"ח כתב באורך והעיד על הר"ש שאמר אחרי שלמד סתרי הקבלה שהוא מתפלל כתינוק בן יומו. ועיין בפני יהושע ר"פ א"ע שכתב דאלו הכונות המבוארים כאן בשו"ע א"א לכוין בשעת התפלה רק קודם ובתפלה צריך לכוין פירוש המלות עי"ש:
Le sens des mots - Que l'homme ne vise pas les Noms et les unifications : qu'il prie simplement, pour comprendre les paroles avec l'intention du cœur, sauf s'il est entré dans le secret de ה' et sait viser en cela par le cœur, la volonté et la crainte ; sinon, à D. ne plaise, il gâte beaucoup par là. Voir le Magen Avraham au nom du Zohar. Dans la réponse du Maharshal siman 98, il a écrit longuement et a témoigné du Maharash qui, après avoir appris les secrets de la Kabbale, disait prier comme un enfant d'un jour. Voir le Penei Yehoshua au début de Even Haëzer : ces intentions exposées ici dans le Choulhan Aroukh, on ne peut les viser pendant la tefila mais seulement auparavant ; pendant la tefila, il faut viser le sens des mots, voir là-bas.
(ב) ישתוק וכו' - ובספר הגן כתב לבטל מחשבה רעה בשעת התפילה יאמר ג"פ פי פי [הוא ר"ת פלטי יוסף דהם התגברו על יצר לבם וכדאיתא בסנהדרין דף כ"א ע"ב] ואח"כ ירוק ג"פ ולא ירוק לגמרי רק בדרך נחת והלשון תהא בין שפתים בשעת הרקיקה ובודאי תלך המחשבה וכתב המ"א ע"ז ואין נ"ל לעשות זה בתוך תפילת י"ח דהוי הפסק ומי יודע אם רפואה בדוקה היא. ובספר א"ר הביא בשם קיצור של"ה וז"ל סגולה להעביר מחשבת חוץ שקודם תפילה יעביר ג"פ יד ימינו על מצחו ויאמר בכל פעם לב טהור ברא לי אלהים ורוח נכון חדש בקרבי וכן אם בא לו מחשבת חוץ בתוך התפילה ישתוק מעט ויעביר ימינו על מצחו ויהרהר פסוק הנ"ל עכ"ל:
Qu'il se taise, etc. - Le Sefer Hagan a écrit : pour annuler une mauvaise pensée pendant la tefila, qu'on dise trois fois « pi pi » [initiales de Palti et Yossef, qui ont vaincu le penchant de leur cœur, comme il est dit dans Sanhédrin 21b], puis qu'on crache trois fois, non complètement mais avec douceur, la langue entre les lèvres au moment du crachat, et à coup sûr la pensée s'en ira. Le Magen Avraham a écrit là-dessus : il ne me semble pas de faire cela au milieu de la tefila des dix-huit, car c'est une interruption, et qui sait si c'est un remède éprouvé. Le Eliya Rabba a rapporté au nom du Kitsour Chel"a : remède pour écarter une pensée étrangère : avant la tefila, passer trois fois la main droite sur le front et dire chaque fois « Un cœur pur crée pour moi, Elohim, et un esprit ferme renouvelle au-dedans de moi » ; de même si une pensée étrangère lui vient pendant la tefila, qu'il se taise un peu, passe la main droite sur le front et pense ce verset.
(ג) בניו הקטנים - בשל"ה קורא תגר על המביאים ילדים לבהכ"נ והיינו קטנים שעדיין לא הגיעו לחינוך מטעם כי הילדים משחקים ומרקדים בבהכ"נ ומחללים קדושת בהכ"נ וגם מבלבלים דעת המתפללים ועוד גם כי יזקינו לא יסורו ממנהגם הרע אשר נתחנכו בילדותם להשתגע ולבזות קדושת בהכ"נ אבל כשהגיעו לחינוך אדרבה יביאנו אתו לבהכ"נ וילמדהו אורחות חיים לישב באימה וביראה ולא יניחנו לזוז ממקומו ויזרזהו לענות אמן וקדיש וקדושה עי"ש בסוף עניני תפילה וקה"ת. ועיין בתנא דבי אליהו ח"א פי"ג גודל העונש שיש להאב שמניח את בנו לענות דברים של הבל ותפלות בבהכ"נ:
Ses jeunes enfants - Le Chel"a s'élève contre ceux qui amènent des enfants au beit haknesset, c'est-à-dire des petits qui n'ont pas encore atteint l'âge de l'éducation : les enfants jouent et dansent au beit haknesset, profanent sa sainteté et troublent aussi l'esprit de ceux qui prient ; de plus, une fois vieux, ils ne quitteront pas la mauvaise habitude prise dans l'enfance de s'agiter et de mépriser la sainteté du beit haknesset. Mais une fois parvenus à l'âge de l'éducation, au contraire, qu'on l'y amène, qu'on lui enseigne les voies de la vie, à siéger dans la crainte et le respect, qu'on ne le laisse pas bouger de sa place et qu'on le presse de répondre amen, kaddish et Kedoucha. Voir là-bas à la fin des sujets de tefila et de lecture de la Torah. Voir Tanna devei Eliyahou I, ch. 13, sur la gravité de la peine pour le père qui laisse son fils dire des paroles vaines et futiles au beit haknesset.
(ד) שמבטל - כגון שכר חדש שמריח וכה"ג:
Qui annule - Par exemple de la bière nouvelle qui sent, et semblable.
(ה) בשעה המבטלת - כגון שאין דעתו מיושבת עליו מאיזה צער או כעס או מטורח הדרך:
À une heure qui annule - Par exemple si son esprit n'est pas posé sur lui par quelque douleur, colère, ou fatigue du chemin.
(ו) ועכשיו וכו' - ופשוט דמ"מ כשרוצה לעמוד להתפלל מתוך כעס וכדומה יראה להסיר מתחילה המחשבות המטרידות אותו וכדלעיל בס"א:
Et maintenant, etc. - Il est évident que, néanmoins, quand il veut se lever pour prier au milieu de la colère et semblable, il veillera d'abord à écarter les pensées qui le troublent, comme plus haut au seif 1.
(ז) אין אנו וכו' - ובפמ"ג כתב בשם הלבוש אע"ג שאין אנו מכוונין מ"מ מה דאפשר לעשות עושין ע"כ אין להתפלל בבית שיש שם שכר חדש או מי דבש וכ"ש ריח רע מעופש קצת:
Nous n'avons pas, etc. - Le Peri Megadim a écrit au nom du Levouch : bien que nous ne visions pas, néanmoins ce qu'il est possible de faire, on le fait ; donc on ne priera pas dans une maison où il y a de la bière nouvelle ou de l'hydromel, et à plus forte raison une mauvaise odeur un peu rance.
(ח) המבקש בפתח ובנחת - הוא ענין אחד ור"ל שיאמרה בנחת בלשון תחנונים כמי שמבקש רחמים על עצמו. וישים אל לבו שאין ביד שום נברא מלאך או מזל או כוכב למלאות שאלתו כ"א ברצונו ית':
Celui qui demande à l'ouverture et avec douceur - C'est une seule idée : qu'il la dise avec douceur, en langage de supplications, comme celui qui demande miséricorde pour lui-même. Qu'il mette dans son cœur qu'aucune créature, ange, destin ou étoile, n'a le pouvoir de combler sa demande, sinon par Sa volonté, béni soit-Il.
(ט) כמשא - פי' אע"פ שאומרה בלשון תחנונים אם אינו מחשב כמו שצריך דבר ובא לבקש מלפני המלך אלא שמתפלל מפני החיוב לצאת ידי חובתו אינו נכון ומאוד צריך ליזהר בזה ומ"מ בדיעבד אפילו אם לא אמרה בלשון תחנונים לא יחזור ויתפלל ועיין בבה"ל:
Comme un fardeau - C'est-à-dire : même s'il la dit en langage de supplications, s'il ne pense pas comme il faut qu'il est quelqu'un qui vient demander devant le roi, mais qu'il prie seulement par obligation pour s'acquitter, ce n'est pas correct, et il faut beaucoup y prendre garde. Néanmoins, bediavad (après coup), même s'il ne l'a pas dite en langage de supplications, qu'il ne recommence pas à prier. Voir le Beiour Halakha.
(י) בינו לקיר - בטור כתוב עוד ובינו לקרקע וכתב ט"ז דוקא ג"ט אבל בפחות מג"ט אפילו מצוה ליכא ויש אוסרין אפי' פחות מג' ומ"מ לכו"ע מותר לשטוח ביוה"כ על הקרקע עשבים יבשים ולעמוד עליהם להתפלל דבטל הוא לגבי קרקע. אסור להתפלל בבריכה:
Entre lui et le mur - Dans le Tour il est encore écrit : et entre lui et le sol. Le Taz a écrit : seulement trois téfahim ; en moins de trois téfahim, il n'y a même pas de mitsva. Certains interdisent même moins de trois. Néanmoins, de l'avis de tous, il est permis à Yom Kippour d'étendre sur le sol des herbes sèches et de se tenir dessus pour prier, car elles sont nulles par rapport au sol. Il est interdit de prier dans une piscine.