On n'interrompt pas la Chemone Esré même par un geste, sauf danger ou besoin urgent. Une pause égale au temps de toute la tefila oblige à reprendre du début si elle vient d'un oness. On peut répondre Yéhé cheméh rabba et Kedoucha par le silence.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) לא יפסיק - ואפילו רמיזה בעלמא אסור אם לא לתינוק הבוכה מותר לו לרמז לו בידיו כדי שישתוק ולא יטרידו מתפלתו ואם אינו מועיל ירחיק את עצמו ממנו ולא ידבר עמו. וכן אדם נכבד שעומד בתפלה והש"ץ ממתין עליו באמירת קדיש או קדושה והוא אינו מרוצה בכך שימתינו עליו וזה מטרידתו בתפלה מותר לו לרמז לש"ץ שיתפלל כדרכו [ש"ת]:
Il n'interrompra pas - Et même une simple allusion est interdite, sauf pour un enfant qui pleure : il lui est permis de lui faire signe de la main pour qu'il se taise et ne le dérange pas dans sa tefila ; et si cela ne sert pas, qu'il s'éloigne de lui et ne lui parle pas. De même, un homme honorable qui se tient en tefila et dont le chazan attend, pour dire le Kaddich ou la Kedoucha, alors qu'il n'est pas d'accord qu'on l'attende et que cela le dérange dans sa tefila : il lui est permis de faire signe au chazan de prier comme à son habitude [Chaaré Techouva].
(ב) בתפלתו - ואפילו במקום הפסד ממון אין לו להפסיק. כתב הח"א [כלל כ"ה ס"ט] העומד בתפלה ונסתפק באיזה דין איך יתפלל כגון ששכח איזה דבר בתפלה מותר לילך ממקומו למקום מיוחד ולעיין שם בספר ואם מותר לשאול הדין צ"ע ונ"ל דמותר:
Dans sa tefila - Et même en cas de perte d'argent, il n'a pas à interrompre. Le 'Hayé Adam a écrit [klal 25 seif 9] : celui qui se tient en tefila et a un doute sur quelque din, comment prier, par exemple s'il a oublié quelque chose dans la tefila, il lui est permis de quitter sa place pour un endroit particulier et d'y consulter un sefer ; et s'il est permis de demander le din, cela demande examen ; il me semble que c'est permis.
(ג) עובד גלולים - וה"ה אנס דעלמא ומתיירא שמא יהרגנו:
Un idolâtre - Et de même un anos (contraint) quelconque, s'il craint qu'on ne le tue.
(ד) או אם אפשר - וטוב יותר לקצר בדאפשר משיטה מן הדרך [ב"ח וא"ר] אבל הפמ"ג כתב יש להתיישב בזה דמשמע דהליכה לצורך התפלה לא הוי הפסק:
Ou s'il est possible - Et il est meilleur d'abréger quand c'est possible plutôt que de s'écarter du chemin [Ba'h et Eliyahou Rabba] ; mais le Peri Megadim a écrit qu'il faut y réfléchir, car il ressort que marcher pour le besoin de la tefila n'est pas un hefsek.
(ה) ואם א"א לו יפסיק - ר"ל שמותר אפילו לשאול לו בשלומו כשמשער שבלתי זה אפשר שיהיה בסכנה וכ"ש שמותר להשיב לו [א"ר]:
Et s'il ne lui est pas possible, qu'il interrompe - C'est-à-dire qu'il lui est permis même de lui demander comment il va, quand il estime que sans cela il pourrait y avoir danger ; et à plus forte raison lui est-il permis de lui répondre [Eliyahou Rabba].
(ו) מן הדרך - ר"ל אף דהוא סכנתא שלא יבוא הבהמה והקרון עליו מ"מ כיון דאפשר לו להנצל מזה ע"י שיטה מן הדרך אסור להפסיק בדבור לומר לאיש אחר שיכה במקל להבהמה ולגעור בבעל הקרון שלא יבוא כנגדו:
Du chemin - C'est-à-dire : même s'il y a danger que la bête et le chariot ne viennent sur lui, néanmoins, puisqu'il peut s'en sauver en s'écartant du chemin, il lui est interdit d'interrompre par la parole pour dire à un autre de frapper la bête d'un bâton et de crier après le maître du chariot pour qu'il ne vienne pas contre lui.
(ז) בענין אחר - וסימן צ' סכ"ז שאני שהוא צורך תפלה:
Pour une autre affaire - Et le siman 90 seif 27 est différent, car c'est un besoin de la tefila.
(ח) אין לצאת - ויש לגעור בחזנים שעוקרין ממקומן ביוה"כ כשמגיעין אל ואנחנו כורעים ובסדר עבודה וכדאיתא בסי' תרכ"א ס"ד בהג"ה אלא מעמידין לו שטענדער כנהוג בינו לתיבה ובעבודה מסלקין השטענדער וא"צ לעקור רגליו:
Il ne faut pas sortir - Et il faut réprimander les chazanim qui quittent leur place à Kippour quand on arrive à « Vaanah'nou kor'im » et dans le Séder Avoda, comme au siman 621 seif 4 dans la glose ; on lui place plutôt un lutrin, comme il est d'usage, entre lui et la teva, et à l'Avoda on écarte le lutrin, et il n'a pas besoin de déplacer les pieds.
(ט) בתחנונים - דאז מותר אם העקירה לצורך מצוה קצת כגון מה שאנו נוהגין בש"ץ שתיכף אחר חזרת התפלה עוקר רגליו ויושב לתחנון במקומות שנוהגין לומר תחנון בישיבה וכן עולה לבימה לקריאת התורה אף שלא הגיע עדיין להקדיש שעם תתקבל שפוסע בו הג' פסיעות או כגון מה דאמרינן בגמרא בר"ע שהיה אדם מניחו בזוית זו ומוצאו בזוית אחרת מרוב כריעות והשתחויות והיינו בתחנונים שלאחר התפלה אבל שלא לצורך אסור להאדם לזוז ממקומו עד שיפסע הג' פסיעות [מ"א]. כתב הע"ת לאחר שסיים התפלה קודם שאמר עושה שלום אין איסור אם עקר רגליו למצוה קצת כגון שכיבדו אותו לפתיחת ארון הקודש בעת שאומרים אבינו מלכנו שהעולם חושבים זה קצת למצוה ומ"מ נראה דיש לומר קודם לכן יהיו לרצון וגו':
Dans les tahanounim - Car alors c'est permis si le déplacement est pour un peu de besoin de mitsva, comme ce que nous avons l'habitude pour le chazan : tout de suite après la répétition de la tefila il déplace les pieds et s'assoit pour Tahanoun, dans les endroits où l'on a l'habitude de dire Tahanoun assis ; et de même il monte à la bima pour la lecture de la Torah même s'il n'est pas encore arrivé au Kaddich de Titkabél dans lequel il fait les trois pas ; ou comme ce que dit la Guemara de Rabbi Akiva, qu'on le laissait dans un coin et qu'on le trouvait dans un autre à force de génuflexions et de prosternations — et cela dans les tahanounim après la tefila. Mais sans besoin, il est interdit à l'homme de bouger de sa place jusqu'à ce qu'il fasse les trois pas [Maguen Avraham]. L'Olat Tamid a écrit : après qu'il a terminé la tefila, avant d'avoir dit Ossé shalom, il n'y a pas d'interdiction s'il a déplacé les pieds pour un peu de mitsva, par exemple si on l'a honoré d'ouvrir l'arche sainte au moment où l'on dit Avinou Malkénou, car le monde considère cela comme un peu de mitsva ; néanmoins il semble qu'il doive d'abord dire « Yihyou leratsone, etc. ».
(י) לא יפסיק - ר"ל ע"י דיבור כגון לומר לאחר שיסירנה וכן כל הסעיף זה ושאחר זה שמזכיר הפסק מיירי הכל ע"י דיבור אבל ע"י הליכה מותר שהליכה לא נקרא הפסק ודוקא הכא דהוא לצורך להסיר הנחש אף דתלינן דמן הסתם לא יהיה סכנה אבל שלא לצורך מקרי הליכה ג"כ קצת הפסק וכמו שפסק המחבר בס"ב:
Il n'interrompra pas - C'est-à-dire par la parole, par exemple dire à un autre de l'ôter ; et de même tout ce seif et le suivant, quand ils mentionnent un hefsek, traitent tous de la parole. Mais par la marche c'est permis, car la marche n'est pas appelée hefsek ; et seulement ici, parce que c'est pour le besoin d'ôter le serpent, même si l'on présume qu'en général il n'y aura pas de danger. Mais sans besoin, la marche aussi s'appelle un peu hefsek, comme a tranché le Mé'haber au seif 2.
(יא) ומוכן להזיק - אפילו באינו כרוך על עקיבו אלא שרואה שבא נגדו פוסק. ואם הוא יכול להשתמט ע"י שיטה מן הדרך קודם שיבוא אליו יטה ולא יפסיק בדבור וכנ"ל בס"א:
Et prêt à nuire - Même s'il n'est pas enroulé sur son talon, mais qu'il voit qu'il vient contre lui, il interrompt. Et s'il peut se dérober en s'écartant du chemin avant qu'il n'arrive à lui, qu'il s'écarte et n'interrompe pas par la parole, comme plus haut au seif 1.
(יב) ואם שוורים - ושור המסורס אפילו אם אינו יודע אינו פוסק. ודוקא שלא הזיק מעולם אבל אם הזיק אפי' פעם אחת פוסק אפילו במקומות שאין רגילין שאר השוורים להזיק [אחרונים]:
Et si ce sont des taureaux - Et un taureau châtré, même s'il ne le sait pas, il n'interrompt pas. Et seulement s'il n'a jamais nui ; mais s'il a nui même une fois, il interrompt, même dans les endroits où les autres taureaux n'ont pas l'habitude de nuire [A'haronim].
(יג) אם שהה - אפילו רק שתיקה בעלמא בלי דיבור ואפילו רק בין ברכה לברכה:
S'il a tardé - Même un simple silence sans parole, et même seulement entre berakha et berakha.
(יד) כולה - אפילו עומד בסוף התפלה משערינן מתחלת התפלה עד סופה:
Toute entière - Même s'il se tient à la fin de la tefila, on estime depuis le début de la tefila jusqu'à sa fin.
(טו) חוזר וכו' - ואם לא חזר לראש אלא למקום שפסק וגמרה צריך לחזור לראש ולהתפלל כל התפלה [פר"ח]. וה"מ שהיה אונס גמור אבל אונס ליסטים וכה"ג שנזכר לעיל בדיעבד יצא דאולי הלכה כהי"א המקילים הנ"ל דזה לא מיקרי אונס [מגן גבורים]:
Il revient, etc. - Et s'il n'est pas revenu au début mais à l'endroit où il s'est arrêté et l'a achevée, il doit revenir au début et dire toute la tefila [Pri 'Hadach]. Et cela seulement s'il y a eu un oness (contrainte) complet ; mais un oness de brigands et semblable, mentionné plus haut, bediavad (après coup) il s'est acquitté, car peut-être la halakha est-elle comme les avis qui sont indulgents ci-dessus, que cela ne s'appelle pas oness [Maguen Guibborim].
(טז) לראש - הנה לפי מה דאנו נוהגין כהכרעת הרמ"א לעיל בסימן ס"ה גבי ק"ש כדעת הפוסקים דאינו חוזר לראש כ"א בשהשהייה היה מחמת אונס ה"ה בתפלה נמי הדין כן אך י"א דענינינו דאיירינן גבי עקרב או שור שבא כנגדו או שפסק מחמת ליסטים וכה"ג מקרי נמי הפסק מחמת אונס דבעת הזה לא היה יכול להתפלל ומקרי הפסק וחוזר לראש עי"ז וי"א דזה לא מיקרי אונס כ"א בשהיה ההפסק מחמת שהוא בעצמו לא היה ראוי לתפלה או שהמקום היה אינו ראוי משא"כ באונס אחר והכריע המ"א ועוד הרבה אחרונים דבתפלה אונס אחר נמי מיקרי אונס מאחר דיש מהראשונים שסוברים דבתפלה אם שהה לגמור את כולה אפילו בלי אונס כלל חוזר לראש אבל בק"ש וכל שאר ענינים לא מיקרי אונס כ"א בשהאיש או המקום אינו ראוי:
Au début - Voici : selon ce que nous avons l'habitude, conformément à la décision du Rema plus haut au siman 65 concernant le Chema, selon l'avis des décisionnaires qu'on ne revient au début que si l'attente était due à un oness, de même pour la tefila le din est ainsi. Mais certains disent que dans notre sujet, où il s'agit d'un scorpion ou d'un taureau qui vient contre lui, ou qu'il s'est arrêté à cause de brigands et semblable, cela s'appelle aussi un hefsek dû à un oness, car à ce moment il ne pouvait pas prier, et cela s'appelle hefsek et il revient au début pour cela. Et certains disent que cela ne s'appelle oness que si le hefsek venait de ce que lui-même n'était pas apte à la tefila ou que le lieu n'était pas apte ; ce qui n'est pas le cas d'un autre oness. Le Maguen Avraham et beaucoup d'autres A'haronim ont tranché que pour la tefila un autre oness s'appelle aussi oness, puisqu'il y a des Richonim qui tiennent que pour la tefila, s'il a tardé le temps d'achever le tout, même sans aucun oness, il revient au début ; mais pour le Chema et tous les autres sujets, cela ne s'appelle oness que si l'homme ou le lieu n'est pas apte.
(יז) ואם לאו - ר"ל שלא שהה בשתיקה כדי לגמור כולה אבל מ"מ שהה הרבה דאי לא שהה רק כדי לגמור אותה ברכה לכו"ע אינו חוזר רק לאותו המקום בלבד [פמ"ג]. ועיין בבה"ל מה שכתבנו בשם הדה"ח:
Et sinon - C'est-à-dire qu'il n'a pas tardé en silence le temps d'achever le tout, mais qu'il a néanmoins beaucoup tardé : car s'il n'a tardé que le temps d'achever cette berakha, selon tous il ne revient qu'à cet endroit seulement [Peri Megadim]. Voir dans le Biour Halakha ce que nous avons écrit au nom du Derekh Ha'haïm.
(יח) חוזר לתחלת - דס"ל דחמירה תפלה לענין זה מק"ש ולפיכך בקריאת שמע או בברכותיה סגי בשהפסיק שיחזור למקום שפסק אבל בכאן בעינן לתחלת ברכה כי ע"י שהייה רבה נתקלקל הברכה ודוקא אם השהייה היתה באמצע ברכה אבל בין ברכה לברכה בדיעבד לית לן בה כל שלא שהה לגמור כולה ועיין בביאור הלכה:
Il revient au début de - Car ils tiennent que la tefila est plus stricte à cet égard que le Chema ; aussi pour le Chema ou ses berakhot il suffit, s'il a interrompu, de revenir à l'endroit où il s'est arrêté, mais ici il faut au début de la berakha, car par une longue attente la berakha s'est gâtée. Et seulement si l'attente était au milieu d'une berakha ; mais entre berakha et berakha, bediavad cela n'a pas d'importance tant qu'il n'a pas tardé le temps d'achever le tout. Voir le Biour Halakha.
(יט) הברכה - עיין בח"א שכתב דבדיעבד אם לא חזר לתחלת הברכה כיון שהשלים הברכה אינו רשאי לחזור ובמגן גבורים חולק לגמרי על דין השו"ע וכתב דמעיקר הדין אם לא שהה לגמור את כולה לא חשיב הפסק ואינו חוזר רק למקום שפסק והא דכתבו התוספות חוזר לתחלת ברכה מיירי בשהה לגמור כולה וס"ל להתוספות דאונס זה לא חשיב אונס גם בתפלה. ובביאור הגר"א מסכים לשיטת הרשב"א המובא בב"י עי"ש ומשמע מיניה דבכל גווני אינו חוזר רק לאותו המקום שפסק בלבד אם לא ששהה לגמור כולה ומחמת אונס דאז חוזר לראש התפלה:
La berakha - Voir le 'Hayé Adam qui a écrit que bediavad, s'il n'est pas revenu au début de la berakha, puisqu'il a achevé la berakha il n'est pas autorisé à revenir. Le Maguen Guibborim conteste entièrement le din du Choul'han Aroukh et écrit que de par le fond du din, s'il n'a pas tardé le temps d'achever le tout, cela n'est pas considéré comme hefsek et il ne revient qu'à l'endroit où il s'est arrêté ; et ce que les Tossafot ont écrit « il revient au début de la berakha » traite du cas où il a tardé le temps d'achever le tout, et les Tossafot tiennent que cet oness n'est pas considéré comme oness même pour la tefila. Dans le commentaire du Gra, il convient avec la méthode du Rachba rapportée dans le Beit Yossef, voir là-bas ; et il en ressort qu'en tout cas il ne revient qu'à l'endroit où il s'est arrêté seulement, sauf s'il a tardé le temps d'achever le tout et à cause d'un oness, auquel cas il revient au début de la tefila.
(כ) בג' ראשונות וכו' - דכל אלו כברכה אחת חשיבי לכך אפילו לא שהה חוזר לראש התפלה או לרצה ולפי מה שכתבתי בשם הגר"א והמג"ג ה"ה הכא אין צריך לחזור רק לאותו מקום שפסק:
Dans les trois premières, etc. - Car toutes celles-ci sont considérées comme une seule berakha ; aussi, même s'il n'a pas tardé, il revient au début de la tefila ou à Retsé. Et d'après ce que j'ai écrit au nom du Gra et du Maguen Guibborim, de même ici il n'a besoin de revenir qu'à l'endroit où il s'est arrêté.
(כא) חוזר לראש - כתב הח"א היינו דוקא כשסיים כבר הברכה אבל אם הפסיק באמצע ברכה אינו חוזר אלא לתחלת אותה הברכה דכל באמצע לא נקרא חזרה אלא תיקון הלשון:
Il revient au début - Le 'Hayé Adam a écrit : cela seulement s'il a déjà terminé la berakha ; mais s'il a interrompu au milieu d'une berakha, il ne revient qu'au début de cette berakha, car tout ce qui est au milieu n'est pas appelé retour mais correction du langage.
(כב) בקורא - נקט קורא משום דדין זה נובע מק"ש דשם ג"כ דינא הכי כמש"כ לעיל בסי' ס"ה ס"א בהג"ה:
Chez celui qui lit - Il a mentionné « celui qui lit » parce que ce din découle du Chema, où le din est aussi ainsi, comme écrit plus haut au siman 65 seif 1 dans la glose.
(כג) אם שח - וה"ה אם הזכיר מאורע של שאר ימים בתפלה כגון של שבת ויו"ט בחול וכה"ג ג"כ דינו כאלו שח [אחרונים] ויבואר לקמן בסוף סימן ק"ח במ"ב עי"ש:
S'il a parlé - Et de même s'il a mentionné un événement d'autres jours dans la tefila, par exemple de Chabbat et Yom Tov en semaine et semblable, son din est aussi comme s'il avait parlé [A'haronim] ; cela sera expliqué plus loin à la fin du siman 108 dans la MB, voir là-bas.
(כד) בתפלה - ואם שח בק"ש וברכותיה עיין לעיל בסימן ס"ה ס"א במ"ב:
Dans la tefila - Et s'il a parlé dans le Chema et ses berakhot, voir plus haut au siman 65 seif 1 dans la MB.
(כה) כדין ההפסקות - ר"ל דאם שח באמצע ברכה שיחה מועטת ואפילו אם לא שהה עי"ז כדי לגמור אותה ברכה חוזר לראש הברכה ואם שהה ע"י השיחה כדי לגמור כל התפלה מראשו לסופו חוזר לראש התפלה ולפי מה שביארנו לעיל בסקט"ז לא יהיה דין זה רק בששח ע"י אונס כגון ע"י אנס וליסטים וכה"ג וכנ"ל אבל אם שח שלא באונס כ"א בשגגה ע"י איזה טעות או שסבר שהוא מותר אפילו שהה כדי לגמור כולה אינו חוזר לראש כ"א לתחלת הברכה ואם שח בין ברכה לברכה אע"ג דעשה איסור בזה מ"מ לא שייך בזה שום תיקון לכו"ע אלא מיד אחר השיחה גומר תפלתו ואם שח במזיד צע"ג בדין זה י"א דחוזר תיכף לראש התפלה אפילו בשיחה מועטת וי"א דלא שנא בין שוגג למזיד:
Selon le din des interruptions - C'est-à-dire : s'il a parlé au milieu d'une berakha une parole brève, même s'il n'a pas tardé par là le temps d'achever cette berakha, il revient au début de la berakha ; et s'il a tardé par la parole le temps d'achever toute la tefila du début à la fin, il revient au début de la tefila. Et d'après ce que nous avons expliqué plus haut au seif katan 16, ce din ne s'appliquera que s'il a parlé par oness, par exemple par un anos et des brigands et semblable, comme plus haut ; mais s'il a parlé sans oness, seulement par shogeg (par erreur) à cause de quelque méprise ou parce qu'il pensait que c'était permis, même s'il a tardé le temps d'achever le tout, il ne revient pas au début mais au début de la berakha. Et s'il a parlé entre berakha et berakha, bien qu'il ait fait une interdiction en cela, néanmoins aucune correction ne s'y applique selon tous : tout de suite après la parole il achève sa tefila. Et s'il a parlé mezid (volontairement), le din de ceci demande un grand examen : certains disent qu'il revient tout de suite au début de la tefila même pour une parole brève, et certains disent qu'il n'y a pas de différence entre shogeg et mezid.
(כו) לקדיש - ר"ל לאיש"ר וה"ה לברכו:
Pour le Kaddich - C'est-à-dire pour Yéhé cheméh rabba ; et de même pour Barekhou.
(כז) ישתוק - עד יתברך:
Qu'il se taise - Jusqu'à Yitbarakh.
(כח) ויהא כעונה - לענין שיצא בזה ידי חיוב קדיש וקדושה ומ"מ לא חשיב הפסק:
Et ce sera comme s'il répondait - Pour ce qui est de s'acquitter par là de l'obligation de Kaddich et de Kedoucha ; néanmoins cela n'est pas considéré comme hefsek.
(כט) אינו פוסק - ואם פסק בזה וכן לקדיש ולקדושה דינו כשח במזיד ולדעת הפוסקים דשם חוזר לראש גם בזה חוזר לראש אך אם סבר שמותר להפסיק הוי כשוגג ואינו חוזר לראש וכנ"ל. ואם קראוהו לס"ת והוא עומד אחר תפלת י"ח אפילו לא התחיל עדיין אלקי נצור פוסק ועולה אך יזהר לומר יהיו לרצון קודם:
Il n'interrompt pas - Et s'il a interrompu en cela, et de même pour le Kaddich et la Kedoucha, son din est comme s'il avait parlé mezid ; et selon l'avis des décisionnaires qui là-bas font revenir au début, ici aussi il revient au début. Mais s'il pensait qu'il était permis d'interrompre, c'est comme shogeg et il ne revient pas au début, comme plus haut. Et s'il a été appelé à la Torah et qu'il se tient après la tefila des dix-huit, même s'il n'a pas encore commencé Elohaï netsor, il interrompt et monte ; toutefois qu'il prenne garde de dire « Yihyou leratsone » auparavant.
(ל) אחר שסיים וכו' - היינו שאמר גם יהיו לרצון קודם אלקי נצור דאל"כ אסור להפסיק כמש"כ בסימן קכ"ב ולזה רמז הרמ"א במה שכתב ועיין לקמן סימן קכ"ב:
Après qu'il a terminé, etc. - C'est-à-dire qu'il a dit aussi « Yihyou leratsone » avant Elohaï netsor ; sinon il est interdit d'interrompre, comme écrit au siman 122. C'est à cela que le Rema a fait allusion en écrivant : et voir plus loin siman 122.