Celui qui entre à la synagogue alors que le tsibbour dit la Chemone Esré ne commence que s'il peut terminer avant la Kedoucha, le Kaddich ou Modim. S'il prie avec le chazan, il dit la Kedoucha mot à mot. On ne joint pas une Kedoucha d'un autre office, sauf Kedoucha de Cha'harit et de Moussaf selon le Rema.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) הנכנס לבהכ"נ - ואם רוצה לצאת להתפלל בעזרה חוץ לבהכ"נ מתפלל וא"צ להמתין:
Celui qui entre à la synagogue - Et s'il veut sortir prier dans le parvis, hors de la synagogue, il prie et n'a pas besoin d'attendre.
(ב) צבור מתפללין וכו' - זה הסעיף מיירי בתפילת המנחה וה"ה בשחרית אם היה עומד בק"ש וברכותיה בשעה שהצבור התחילו שמ"ע אם יכול להתחיל ולגמור התפילה [עד אלהי נצור] קודם שיגיע הש"ץ לקדושה יתפלל וא"ל אל יתפלל רק ימתין בשירה חדשה ועיין מה שנכתוב לקמן בשם הח"א בענין זה:
Le tsibbour prie, etc. - Ce seif traite de la tefila de Min'ha. Il en est de même à Cha'harit : s'il se trouvait au Chema et à ses berakhot au moment où le tsibbour a commencé la Chemone Esré, s'il peut commencer et terminer la tefila [jusqu'à Elohaï netsor] avant que le chazan n'arrive à la Kedoucha, il prie ; sinon, qu'il ne prie pas, mais qu'il attende à « Chira 'hadacha ». Voir ce que nous écrirons plus loin au nom du 'Hayé Adam à ce sujet.
(ג) ש"ץ לקדושה - דקדושה אסור לומר ביחיד וכן קדיש ומודים טעמיה דצריך לשחות עם הקהל שלא יהא נראה ככופר במי שהצבור משתחוים לו:
Le chazan à la Kedoucha - Car il est interdit de dire la Kedoucha en yahid, de même que le Kaddich. Et pour Modim, la raison en est qu'il faut s'incliner avec le kahal afin de ne pas paraître renier Celui devant Qui le tsibbour s'incline.
(ד) או לקדיש - לכאורה כיון דצריך לגמור תפילתו קודם קדושה כ"ש שישמע הקדיש שאחר שמ"ע י"ל דמיירי במעריב דליכא קדושה א"נ מיירי שכבר שמע קדושה דמשום קדושה לא היה צריך להמתין וכמו שנכתוב לקמן דמ"מ צריך לגמור קודם קדיש שאחר שמ"ע והיינו שיגמור עכ"פ קודם שיגיע ש"ץ ליהא שמיה רבא ולא יענה אמן אז רק יש"ר בלבד מטעם דכיון דלא מתכוין אז על מה לומר האמן מקרי אמן יתומה ואם נותן לבו ויודע אז על מה עונה האמן רשאי. ודע דאיש"ר עדיף מקדושה ע"כ אם בא סמוך לקדושה ואם ימתין עד אחר קדושה לא יגמור תפילתו עד אחר קדיש ולהמתין עד אחר קדיש אינו יכול מפני שזמן תפילה עובר טוב שיתחיל להתפלל קודם קדושה ויהיה יכול לענות איש"ר. וקדושה עדיף ממודים ע"כ אם בא סמוך לקדושה ואם יתחיל מיד לא יוכל לאמר קדושה ואם ימתין עד אחר קדושה לא יהיה יוכל לאמר מודים עם הצבור ולהמתין עד אחר מודים אינו יכול מפני חשש שיעבור זמן תפילה מוטב שיתחיל להתפלל אחר קדושה כ"כ המ"א ולפי מה שביארנו לקמן בסקי"ד בשם המ"ג טוב שיתחיל בזה להתפלל עם הש"ץ בשוה ויהיה לו קדושה ומודים וכ"ש דאיש"ר עדיף ממודים ע"כ מי שבא לבהכ"נ תיכף אחר קדושה ואם ימתין עד אחר מודים לא יוכל לענות איש"ר אחר הקדיש שאחר י"ח ואם ימתין עד אחר הקדיש יעבור זמן התפילה יתחיל מיד דמוטב לבטל מודים מלבטל איש"ר ועוד דמודים אפשר לשחות באמצעיתן. וכן עדיף איש"ר מתפילה בצבור ע"כ אם בא סמוך לקדיש ואם יתפלל תיכף יבטל איש"ר ואם ימתין עד אחר קדיש לא יוכל להתפלל ערבית עם הצבור איש"ר עדיף ותיכף אחר זה יתחיל להתפלל שמ"ע לשם מנחה ואין לו לחוש למה שהצבור מתחילין ערבית כיון שהוא עדיין יום. ועיין מה שכתבנו עוד בבה"ל בשם הפמ"ג:
Ou au Kaddich - De prime abord, puisqu'il doit terminer sa tefila avant la Kedoucha, à plus forte raison doit-il entendre le Kaddich qui suit la Chemone Esré. On peut dire qu'il s'agit d'Arvit, où il n'y a pas de Kedoucha ; ou bien qu'il a déjà entendu la Kedoucha, si bien que pour la Kedoucha il n'aurait pas dû attendre — comme nous l'écrirons plus loin —, mais qu'il doit néanmoins terminer avant le Kaddich qui suit la Chemone Esré, c'est-à-dire terminer au moins avant que le chazan n'arrive à « Yéhé cheméh rabba », et qu'alors il ne réponde pas amen, mais seulement Yéhé cheméh rabba, car, n'ayant pas alors en tête sur quoi dire l'amen, celui-ci serait un amen yetoma ; mais s'il y prête attention et sait alors sur quoi il répond amen, c'est permis. Sache que Yéhé cheméh rabba l'emporte sur la Kedoucha : donc s'il arrive près de la Kedoucha, et que s'il attend après la Kedoucha il ne terminera sa tefila qu'après le Kaddich, et qu'il ne peut attendre après le Kaddich parce que le temps de la tefila passe, mieux vaut qu'il commence à prier avant la Kedoucha afin de pouvoir répondre Yéhé cheméh rabba. Et la Kedoucha l'emporte sur Modim : donc s'il arrive près de la Kedoucha, et que s'il commence tout de suite il ne pourra pas dire la Kedoucha, et que s'il attend après la Kedoucha il ne pourra pas dire Modim avec le tsibbour, et qu'il ne peut attendre après Modim par crainte que le temps de la tefila ne passe, mieux vaut qu'il commence à prier après la Kedoucha — ainsi le Maguen Avraham. Et d'après ce que nous expliquons plus loin au seif katan 14 au nom du Maguen Guibborim, mieux vaut en ce cas commencer à prier en même temps que le chazan, afin d'avoir Kedoucha et Modim. À plus forte raison Yéhé cheméh rabba l'emporte-t-il sur Modim : donc celui qui entre à la synagogue tout de suite après la Kedoucha, et que s'il attend après Modim il ne pourra pas répondre Yéhé cheméh rabba après le Kaddich qui suit les dix-huit berakhot, et que s'il attend après le Kaddich le temps de la tefila passera, qu'il commence tout de suite : mieux vaut manquer Modim que manquer Yéhé cheméh rabba ; de plus, à Modim on peut s'incliner au milieu. De même Yéhé cheméh rabba l'emporte sur la tefila avec le tsibbour : donc s'il arrive près du Kaddich, et que s'il prie tout de suite il manquera Yéhé cheméh rabba, et que s'il attend après le Kaddich il ne pourra pas prier Arvit avec le tsibbour, Yéhé cheméh rabba l'emporte ; tout de suite après, il commencera la Chemone Esré au titre de Min'ha, et il n'a pas à s'inquiéter de ce que le tsibbour commence Arvit, puisque c'est encore le jour. Voir encore ce que nous avons écrit dans le Biour Halakha au nom du Peri Megadim.
(ה) וה"ה אמן וכו' - לכאורה בשלמא אמן דשומע תפילה יש נ"מ דיהיה צריך להמתין מלהתפלל אפילו אחר קדושה עד שידע שיגמור קודם ברכת ש"ת אבל אמן דהאל הקדוש למאי נ"מ כיון דצריך לגמור להתפלל קודם קדושה ממילא יענה אמן אחר האל הקדוש וי"ל דנ"מ אפילו אם שמע קדושה דמ"מ צריך להמתין משום אמן דהאל הקדוש שלא שמע עדיין וגם לענין שלא יעמוד להתפלל תיכף אחר קדושה כ"א אחר שיענה האמן על הברכה דגם זה הוא שייך לקדושה. וה"ה אם יודע שהצבור יאמרו ברכו והוא לא שמע עדיין אם יוכל לגמור תפילתו טרם שיאמרו הקהל ברכו מתפלל כדרכו ואם יודע שלא יוכל לגמור תפילתו קודם ברכו צריך להמתין בשירה חדשה עד שישמע ברכו ואם כבר שמע קדושה או ברכו או יודע שישמע אח"כ א"צ להמתין מיהו למודים אפילו שמע כמה פעמים מודים בצבור צריך להמתין דהא הטעם שלא יהא נראה ככופר אם אינו משתחוה [אחרונים] וכן לקדיש צריך להמתין דהא אין לו קצבה ואפשר דהקדישים מעלינו ואילך אינם בכלל זה כ"כ המ"א וש"א והדה"ח והח"א כתבו דכל הקדישים אם שמע כבר וענה איש"ר א"צ תו להמתין:
Et de même amen, etc. - De prime abord, pour amen de Choméa tefila, on comprend l'intérêt : il devrait attendre de prier même après la Kedoucha jusqu'à savoir qu'il terminera avant la berakha Choméa tefila. Mais amen de Ha-El hakadoch, quel intérêt, puisqu'il doit terminer de prier avant la Kedoucha et qu'il répondra donc amen après Ha-El hakadoch ? On peut dire que l'intérêt existe même s'il a entendu la Kedoucha : il doit néanmoins attendre à cause de amen de Ha-El hakadoch qu'il n'a pas encore entendu ; et aussi pour ne pas se lever prier tout de suite après la Kedoucha, mais seulement après avoir répondu amen à cette berakha, car cela aussi appartient à la Kedoucha. De même s'il sait que le tsibbour dira Barekhou et qu'il ne l'a pas encore entendu : s'il peut terminer sa tefila avant que le kahal ne dise Barekhou, il prie comme d'habitude ; s'il sait qu'il ne pourra pas terminer sa tefila avant Barekhou, il doit attendre à « Chira 'hadacha » jusqu'à entendre Barekhou. S'il a déjà entendu la Kedoucha ou Barekhou, ou s'il sait qu'il les entendra ensuite, il n'a pas besoin d'attendre. Toutefois pour Modim, même s'il a entendu Modim plusieurs fois avec le tsibbour, il doit attendre, car la raison est de ne pas paraître renier [ה'] s'il ne s'incline pas [A'haronim]. De même pour le Kaddich il doit attendre, car il n'a pas de nombre fixe ; il se peut que les Kaddichim à partir de Alénou ne soient pas compris dans cela — ainsi le Maguen Avraham et d'autres. Le Derekh Ha'haïm et le 'Hayé Adam ont écrit que pour tous les Kaddichim, s'il a déjà entendu et répondu Yéhé cheméh rabba, il n'a plus besoin d'attendre.
(ו) אחר קדושה - לאו דוקא דה"ה אם נכנס קודם קדושה והמתין מלהתפלל עד אחר קדושה צריך ג"כ לשער בעצמו אם יוכל לגמור עד שיגיע ש"ץ למודים:
Après la Kedoucha - Ce n'est pas exclusif : de même s'il est entré avant la Kedoucha et a attendu de prier jusqu'après la Kedoucha, il doit aussi estimer s'il pourra terminer avant que le chazan n'arrive à Modim.
(ז) ש"ץ למודים - ולרמ"א הנ"ל בהג"ה צריך לגמור קודם אמן של שומע תפילה או שישער בעצמו שיוכל להגיע בתפילתו בברכת ש"ת עם הש"ץ בשוה וא"ל לא יתחיל עד מודים וכן העתיקו האחרונים לדינא:
Le chazan à Modim - Et selon le Rema cité plus haut dans la glose, il doit terminer avant amen de Choméa tefila, ou estimer qu'il pourra arriver dans sa tefila à la berakha Choméa tefila en même temps que le chazan ; sinon, qu'il ne commence pas avant Modim. Les A'haronim ont recopié cela pour la halakha.
(ח) ששוחין בהם וכו' - ואע"פ שלא יכול לומר מודים דרבנן שהצבור אומרים אין בכך כלום כיון ששוחה עמהם וזה מותר אפילו לכתחילה אך יצמצם שברכת שומע תפילה יאמר עם הש"ץ בשוה וכדלקמיה בס"ב:
Dans lesquelles on s'incline, etc. - Et bien qu'il ne puisse pas dire Modim derabanane que dit le tsibbour, cela n'a pas d'importance puisqu'il s'incline avec eux ; et cela est permis même lekhathila (a priori). Toutefois qu'il fasse en sorte de dire la berakha Choméa tefila en même temps que le chazan, comme plus loin au seif 2.
(ט) כדי לסמוך - פי' שטעה ואמר עד גאל ישראל שממילא מחויב להסמיך לה התפילה מיד וה"ה אם מצד שהשעה עוברת מחוייב לעמוד תיכף להתפלל דאל"ה צריך לכתחילה להמתין משום קדושה בשירה חדשה וכמש"כ בסימן ס"ו ס"ט:
Afin d'accoler - C'est-à-dire qu'il s'est trompé et a dit jusqu'à « Gaal Israël », si bien qu'il est automatiquement tenu d'accoler la tefila tout de suite. De même si, le temps passant, il est tenu de se lever prier immédiatement ; sinon, il doit lekhathila attendre à cause de la Kedoucha à « Chira 'hadacha », comme écrit au siman 66 seif 9.
(י) ישחה עמו - ואינו אומר אז מודים והשחיה הוא כדי שלא יהא נראה ככופר במי שהצבור משתחוים לו ומ"מ אם אינו מוכרח לו להתחיל מיד לא הותר לו להתחיל התפילה ע"ד שישחה באמצע הברכות אף דמותר לשחות באמצע כל הברכות וכדלקמן בסימן קי"ג משום דשמא ישכח מלשחות כיון שאינו מחוייב שם לשחות בלא"ה ואם יתן לבו לזה יטרד ולא יכוין בתפילתו:
Qu'il s'incline avec lui - Et il ne dit pas alors Modim. L'inclinaison est pour ne pas paraître renier Celui devant Qui le tsibbour s'incline. Néanmoins, s'il n'est pas contraint de commencer tout de suite, il ne lui est pas permis de commencer la tefila en se proposant de s'incliner au milieu des berakhot — bien qu'il soit permis de s'incliner au milieu de toutes les berakhot, comme plus loin au siman 113 — de peur qu'il n'oublie de s'incliner, puisqu'il n'est pas tenu de s'incliner là-bas sans cela ; et s'il y prête attention, il sera préoccupé et n'aura pas de kavana dans sa tefila.
(יא) מלה במלה - פי' שיאמר עמו נקדש לדור ודור וכו' עד האל הקדוש ואח"כ יתפלל בפ"ע אם יוכל לסיים קודם שיגיע ש"ץ לסיום שומע תפלה. ובת"צ לא יאמר עם הש"ץ ענינו ברכה בפני עצמה ואפילו במנחה אלא בש"ת כיחיד:
Mot à mot - C'est-à-dire qu'il dira avec lui Nakdich (ou Naaritskha), ledor vador, etc., jusqu'à Ha-El hakadoch, puis il priera à part s'il peut terminer avant que le chazan n'arrive à la conclusion de Choméa tefila. Et à un jeûne public, il ne dira pas avec le chazan « Anénou » comme berakha distincte, même à Min'ha, mais dans Choméa tefila comme un yahid.
(יב) ברכת האל וכו' - פי' יכוין בשתי הברכות אלו לסיים עם הש"ץ ביחד ואז א"צ תו לעניית אלו האמנים כמו הש"ץ בעצמו:
La berakha Ha-El, etc. - C'est-à-dire qu'il visera, pour ces deux berakhot, à conclure en même temps que le chazan ; alors il n'a plus besoin de répondre ces amen, comme le chazan lui-même.
(יג) וגם יכוין וכו' - עיין לעיל בסקי"א ובספר מגן גבורים כתב דטוב יותר להתפלל מלה במלה לקיים שחיה ואמנים משימהר להתפלל עד שלא יגיע ש"ץ למודים וכן משמע בספר אליהו רבא:
Et qu'il vise aussi, etc. - Voir plus haut au seif katan 11. Le Maguen Guibborim a écrit qu'il est meilleur de prier mot à mot afin d'accomplir l'inclinaison et les amen, plutôt que de se hâter de prier pour arriver avant que le chazan n'arrive à Modim. C'est aussi ce qui ressort de l'Eliyahou Rabba.
(יד) אבל לכתחילה וכו' - ובספר א"ר האריך מכמה פוסקים דאפילו לכתחילה מותר להתחיל עם הש"ץ בשוה ועיין ח"א שמשמע מיניה דעכ"פ בשחרית בודאי יש להקל בזה כדי שלא יצטרך להמתין כ"כ בשירה חדשה ע"ש. ואפילו במנחה יש להקל בזה ע"י צורך קצת כ"כ בספר מאמר מרדכי וכעין זה כתב בספר מגן גבורים וז"ל מי שאינו יוכל לשער שיבוא עם הש"ץ למודים אם יתחיל אחר קדושה ושמא יתבלבל עי"ז יכול להתחיל עם הש"ץ ויאמר עמו הקדושה וכל התפילה מלה במלה עכ"ל:
Mais lekhathila, etc. - L'Eliyahou Rabba s'est étendu d'après plusieurs décisionnaires : même lekhathila il est permis de commencer en même temps que le chazan. Voir le 'Hayé Adam, d'où il ressort qu'en tout cas à Cha'harit on peut certainement être indulgent à ce sujet, afin de ne pas devoir attendre si longtemps à « Chira 'hadacha ». Même à Min'ha on peut être indulgent s'il y a un certain besoin — ainsi le Maamar Mordekhai. Semblablement le Maguen Guibborim : « Celui qui ne peut pas estimer s'il arrivera avec le chazan à Modim s'il commence après la Kedoucha, et qui craint de s'y embrouiller, peut commencer avec le chazan et dire avec lui la Kedoucha et toute la tefila mot à mot. »
(טו) דסידרא - היינו בובא לציון וה"ה קדושת יוצר:
De sidra - C'est-à-dire dans Ouva letsion ; et de même la Kedoucha de Yotser.
(טז) כתר - היינו לבני ספרד ולמנהג אשכנז הוא נעריצך וטעם המחבר הוא משום דאינו עומד עמהם בענין אחד שהם עומדים במוסף והוא עומד בשחרית לא עדיף ד"ז מאם הם היו עומדים אז בקדושה דסידרא ואע"ג דהגאונים כתבו בהדיא דמצטרף עמהם ס"ל להמחבר דהרשב"א דכתב יחיד העומד בתפילה וכו' פליג עליהם אבל הרמ"א בהג"ה ס"ל דהרשב"א לא אמר אלא בקדושה דסידרא שהוא רק סיפור איך מלאכים מקדישין אבל בשתי קדושות מענין אחד כגון של שחרית ושל מוסף אפשר דמודה לדברי הגאונים לכך אין לדחות דבריהם וכן פסק הפמ"ג שאין לזוז מזה:
Kéter - C'est-à-dire pour les Séfarades ; selon la coutume ashkénaze, c'est Naaritskha. La raison du Mé'haber est qu'il ne se tient pas avec eux dans le même sujet : eux sont à Moussaf et lui à Cha'harit ; cela n'est pas mieux que s'ils étaient alors à la Kedoucha de sidra. Bien que les Gueonim aient écrit explicitement qu'il se joint à eux, le Mé'haber estime que le Rachba, qui a écrit « un yahid qui se tient en tefila, etc. », s'oppose à eux. Mais le Rema dans la glose estime que le Rachba n'a parlé que de la Kedoucha de sidra, qui n'est qu'un récit de la façon dont les anges sanctifient ; mais pour deux Kedouchot du même sujet, comme celle de Cha'harit et celle de Moussaf, il se peut qu'il convienne avec les Gueonim ; aussi ne faut-il pas écarter leurs paroles. C'est ainsi qu'a tranché le Peri Megadim : on ne s'en écarte pas.
(יז) לומר עמהם - ויאמר כל הנוסח של הכתר או נעריצך שאומר הש"ץ במוסף וזה מקרי ענין אחד כי העיקר בקדושה הוא קק"ק והן שוין לעולם:
Dire avec eux - Et il dira tout le texte de Kéter ou de Naaritskha que dit le chazan à Moussaf. Cela s'appelle un même sujet, car l'essentiel de la Kedoucha est « Kadoch kadoch kadoch », et ceux-ci sont toujours identiques.