On n'insère pas de demandes personnelles dans les trois premières ni les trois dernières bénédictions de l'Amida ; discussion sur les piyoutim et le temps du Chema.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Ne pas interrompre ni dans les 3 premières ni dans les 3 dernières berakhot de l’Amida ; piyoutim ; zman Chema [FAIRE] Piyoutim de l’usage | les dire ; ne pas changer l’usage (Bah 68, Havot Yair 238, Radvaz III 532) [FAIRE] Tsibbour trop long, zman Chema en danger | dès que l’officiant commence « Yotser or » : prier à voix basse jusqu’après « ה' Eloheikhem emet », attendre EN SILENCE (même pas divrei Torah) jusqu’à ce qu’il arrive là, puis continuer avec lui [EVITER] Demandes personnelles de besoins | dans les 3 premières (serviteur qui ordonne la louange) et les 3 dernières (serviteur qui a reçu, loue et s’en va) [EVITER] Laisser passer le zman Chema / tefila à cause des piyoutim | Peri Hadash [EVITER] Jeûner à cause des piyoutim jusqu’après midi [CAS:OUI] Insertion qui est elle-même louange et honneur du Maître dont beaucoup ont besoin | permis [CAS:NON] Attendre les piyoutim si le tsibbour va rater le zman Chema | ne pas les attendre [REMA] Intermédiaires = serviteur qui demande sa récompense — c’est là que les besoins ont place. Radvaz : jusqu’à une réponse du Ciel pour autoriser les piyoutim ; mise en garde de ne pas changer l’usage. [SYNTHESE] Louange aux extrémités, demandes au milieu. Piyoutim : on garde l’usage, sans sacrifier le zman Chema.
(א) אל ישאל וכו' - דג' ראשונות למה הן דומין לעבד שמסדר שבח לפני רבו והאמצעיות לעבד שמבקש פרס מרבו אחרונות לעבד שקבל פרס מרבו שמשבחו והולך לו ולפי שהראשונות הן מסדר השבח וע"כ אין ראוי לשאול בהן צרכיו וה"ה אחרונים:
Qu'il ne demande pas, etc. — À quoi ressemblent les trois premières ? À un serviteur qui ordonne la louange devant son maître ; les intermédiaires, à un serviteur qui demande sa récompense à son maître ; les dernières, à un serviteur qui a reçu sa récompense de son maître, le loue et s'en va. Puisque les premières ordonnent la louange, il n'est pas convenable d'y demander ses besoins ; il en va de même des dernières.
(ב) שרי - שזה הוא ג"כ מעין השבח וכבוד לרב שרבים צריכים לו:
C'est permis — Car cela aussi est de l'ordre de la louange et un honneur pour le Maître dont beaucoup ont besoin.
(ג) ויש מתירין וכו' - ובתשובת רדב"ז ח"ג סי' תקל"ב האריך ג"כ להתיר (וכתב שיש בידו קצת שאלות ששאל אחד מן הראשונים משמים ע"י התבודדות ותפילות והזכרת שמות והיו משיבין לו על שאלותיו ושאל ע"ז ג"כ והשיבו לו שמותר) וע"ש שהזהיר מאוד לבלי לשנות המנהג ועיין בב"ח סי' ס"ח שהאריך בזה וכן בשו"ת חות יאיר סי' רל"ח שיש לומר הפיוטים ואין לשנות:
Et certains autorisent, etc. — Dans les responsa du Radvaz, tome 3 siman 532, il s'est aussi étendu à autoriser (et il a écrit qu'il avait en main quelques questions qu'un des Rishonim avait posées au Ciel par isolement, tefilot et mention de Noms, et l'on lui répondait à ses questions ; il demanda aussi là-dessus et on lui répondit que c'est permis). Voir là-bas qu'il a fortement mis en garde de ne pas changer l'usage. Voir le Bah siman 68 qui s'est étendu là-dessus, et de même Chout Havot Yair siman 238 : il faut dire les piyoutim et l'on ne changera pas.
(ד) לאמרם - עפר"ח שהזהיר מאוד שלא לעבור על ידם זמן ק"ש ותפילה ואין להתענות על ידם עד אחר חצות ע"ש ואם הוא רואה שהצבור יעברו זמן ק"ש ע"י אריכתם לא ימתין עליהם אלא כיון שמתחיל ש"ץ ביוצר אור הוא יתחיל לעצמו בלחש להתפלל כסדר עד אחר ד' אלהיכם אמת ושם ימתין בשתיקה ולא ידבר אפילו בדברי תורה עד שיגיע ש"ץ לאותו מקום ויתפלל עמו כסדר:
De les dire — Voir le Peri Hadash, qui a fortement mis en garde de ne pas laisser passer par eux le temps du Chema et de la tefila, et de ne pas jeûner à cause d'eux jusqu'après midi ; voir là-bas. S'il voit que le tsibbour laissera passer le temps du Chema par leur prolongation, qu'il ne les attende pas : dès que l'officiant commence « Yotser or », qu'il commence pour lui-même à voix basse à prier dans l'ordre jusqu'après « ה' Eloheikhem emet », et là qu'il attende en silence et ne parle même pas de paroles de Torah jusqu'à ce que l'officiant arrive à cet endroit, et il priera avec lui dans l'ordre.