משנה ברורה

Michna Beroura — siman 114

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Loi de la mention du vent, de la pluie et de la rosée
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Début et fin de « Machiv ha-rouah ou-morid ha-guechem », proclamation, erreurs, doutes, et habitude de la langue (30 jours ou 90 fois).

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Mention du vent, de la pluie et de la rosée — Machiv ha-rouah / Morid ha-guechem / Morid ha-tal [FAIRE] Place | dans la 2e berakha (Gevurot) : pluies = vie du monde, comme la résurrection [FAIRE] Début de la mention | Moussaf de Chemini Atseret, APRÈS proclamation « Morid ha-guechem » (pas dès le 1er YT de Soukkot : pluie = malédiction sous la soukka ; pas Arvit : tout le monde n’est pas là ; pas Chaharit : on ne peut proclamer avant la tefila, Gueoula collée à la tefila) [FAIRE] Fin de la mention | Séfarades : Moussaf du 1er YT de Pessah après proclamation « Morid ha-tal ». Ashkénazes (Rema) : on cesse à Minha ; à Moussaf tout le monde dit encore la pluie à voix basse, pour éviter le mélange [FAIRE] Proclamation | achever « ou-morid ha-guechem » — pas seulement « Machiv ha-rouah » (certains le disent aussi en été) [FAIRE] Habitude de langue | 30 jours OU 90 tefilot (Hatam Sofer : lekhathila 101× ; bediavad 90 suffit). En pratique on allège selon les deux (doute sur les berakhot) [EVITER] Mentionner la pluie avant la proclamation de l’officiant / bedeau [EVITER] Avancer sa tefila ou mentionner chez soi avant le tsibbour (s’il n’est pas malade toute l’année) [CAS:OUI] A mentionné la pluie à Arvit ou Chaharit de Chemini Atseret | on ne revient pas [CAS:OUI] N’a PAS mentionné la pluie à Arvit, Chaharit ou Moussaf de Pessah | on ne revient pas [CAS:OUI] Quelqu’un a crié « Morid ha-guechem » au milieu de sa tefila | comme une proclamation pour les auditeurs : autorisés à mentionner, non tenus [CAS:OUI] A dit seulement le vent, ou seulement la rosée en saison de pluie | on ne fait pas revenir (vent et rosée ne sont pas retenus) — lekhathila on dit aussi « Machiv ha-rouah » aux jours de pluie [CAS:OUI] Omis « Morid ha-tal » en été (usage séfarade) | on ne fait pas revenir [CAS:OUI] A dit tal en été, mention ou demande | on ne fait pas revenir [CAS:OUI] Oubli de la mention en saison, souvenir au milieu de la berakha | le dire où il s’en souvient (pas de place fixe) ; après « ve-neeman atta lehahayot metim » : redire cette phrase (approche de la 'hatima) [CAS:OUI] Doute après 30 j / 90× | présomption qu’il a dit juste. Intention claire de se souvenir + doute longtemps après : on ne revient pas [CAS:NON] A mentionné la pluie en été (à la place du tal) | on LE FAIT revenir (louange d’une chose qui est malédiction ailleurs — ≠ demande du siman 117) [CAS:NON] Achevé la berakha sans mention de pluie en saison | revient à « Atta guibbor » ; si déjà sorti des 3 premières → début de la tefila (les 3 premières = une unité) [CAS:NON] Doute pendant les 30 j d’été (habitude d’hiver) | présomption qu’il a encore dit guechem → revenir. Rema : pour qui ne dit pas tal en été, le doute vaut aussi aux jours de pluie [CAS:NON] Yahid qui a retardé jusqu’à ce que l’officiant ait cessé à Moussaf | ne plus dire « Machiv ha-rouah » [REMA] Villageois sans minyan à Chemini Atseret : attendre Moussaf vers la fin de la 6e heure. Après le Nom : Chaaré Techouva / Hayé Adam — conclure « lamdeni houkekha » puis revenir comme encore au milieu ; Pri Megadim : dès « Baroukh atta ה' » c’est achevé. Entraînement : Séf. jusqu’à « Morid ha-tal » inclus ; Ashk. jusqu’à « Mekhalkel hayim » inclus (Derekh haHayim : ne pas s’y appuyer lekhathila). Chaaré Techouva : 45× puis 15 jours = 'hazaka. Taz : jours manqués shogeg dans les 30 j n’annulent pas la 'hazaka — contesté. 3 premières / 3 dernières = une unité seulement pour erreur de 'hatima, pas pour erreur au milieu. « Atta » ou « Nekadech » de la suivante = déjà commencé. [SYNTHESE] Mention = louange dans Gevurot, liée à la proclamation publique. Guechem en saison seulement. Erreur d’été (mentionner la pluie) : on revient. Oubli hors saison : on ne revient pas. Habitude : 30 jours ou 90 tefilot.

Glossaire

Machiv ha-rouah ou-morid ha-guechem
Il fait souffler le vent et descendre la pluie : mention dans Atta guibbor aux jours de pluie
Morid ha-tal
Il fait descendre la rosée : mention d'été selon l'usage séfarade
hazkara
mention du vent, de la pluie ou de la rosée dans Atta guibbor
sheela
demande de pluie (Ve-thène tal ou-matar) dans la bénédiction des années
hakraza
proclamation publique avant Moussaf qui autorise le changement de mention
Gueoula
bénédiction de la rédemption accolée à l'Amida
Chemini Atseret
huitième jour de clôture, où l'on commence la mention de la pluie
lamdeni houkekha
verset (enseigne-moi Tes lois) dit pour éviter une bénédiction vaine après le Nom
kdei dibbour
temps d'une parole (question d'élève à maître)
Yaalé ve-yavo
insertion des jours particuliers dans l'Amida
Al ha-nissim
insertion de Hanoukka et Pourim
hazaka
présomption que la langue a dit selon l'habitude

(א) בברכה שניה - מפני שיש בה תחיית המתים והגשמים הם חיים לעולם כתחיית המתים:

Dans la deuxième bénédiction — Parce qu'il y est question de la résurrection des morts, et les pluies sont vie pour le monde comme la résurrection des morts.

(ב) בתפילת מוסף וכו' - והיה ראוי להזכיר לרצות לפני הש"י מיו"ט הראשון של חג שנידונין בו על המים אלא לפי שהגשמים הם סימן קללה בחג הסוכות שא"א לישב בסוכה בשעת הגשם אין מזכירין הגשם עד עבור ז' ימי ישיבה בסוכה וראוי היה מן הדין להתחיל להזכיר מיד בליל יו"ט האחרון אלא לפי שבתפלת ערבית אין כל העם בבהכ"נ נמצא זה מזכיר וזה אין מזכיר ויעשו אגודות אגודות ולמה אין מזכירין בשחרית יש שכתבו מפני שאסור להזכיר הגשם עד שיכריז הש"ץ או השמש בקול רם מוריד הגשם קודם התפלה וכדלקמיה וזה א"א להכריז בשחרית מפני שצריך לסמוך גאולה לתפלה ועוד טעם אחר עיין בט"ז. ואם טעה והזכיר משיב הרוח ומוריד הגשם במעריב של שמ"ע או בשחרית אינו חוזר:

À la tefila de Moussaf, etc. — Il eût convenu de mentionner pour trouver faveur devant le Saint, béni soit-Il, dès le premier Yom Tov de la fête [de Soukkot], où l'on est jugé sur l'eau ; mais parce que les pluies sont un signe de malédiction à Soukkot, puisqu'on ne peut s'asseoir dans la soukka sous la pluie, on ne mentionne la pluie qu'après les sept jours de séjour dans la soukka. Il eût convenu en droit de commencer à mentionner dès le soir du dernier Yom Tov ; mais à la tefila d'Arvit tout le peuple n'est pas au beit haknesset, et l'un mentionnerait et l'autre non, et l'on ferait des groupes séparés. Pourquoi ne mentionne-t-on pas à Chaharit ? Certains ont écrit : parce qu'il est interdit de mentionner la pluie jusqu'à ce que l'officiant ou le bedeau proclame à voix haute « Morid ha-guechem » avant la tefila, comme plus loin, et cela est impossible à proclamer à Chaharit puisqu'il faut accoler Gueoula à la tefila. Autre motif : voir le Taz. S'il s'est trompé et a mentionné « Machiv ha-rouah ou-morid ha-guechem » à Arvit de Chemini Atseret ou à Chaharit, il ne revient pas.

(ג) עד תפלת מוסף - הטעם דאין פוסקין מבערב הוא ג"כ כנ"ל שלא יהיה דבר מעורב ביניהם שזה מזכיר וזה אינו מזכיר אבל עתה שפוסקין במוסף ידעו הכל ע"י הש"ץ או השמש שמכריז קודם תפלת מוסף מוריד הטל שהכרזת הזכרת הטל סימן הוא להם להפסקת הזכרת הגשם עוד וזה הוא למנהג ספרד שנוהגין לומר מוריד הטל במקום מוריד הגשם בימות החמה אבל במדינותינו שאין נוהגין לומר מוריד הטל בימות החמה וא"א להכריז בלשון זה ולהכריז להדיא שיפסקו מלומר מוריד הגשם ג"כ אין נכון מפני שנראה כממאנים בגשמים ע"ד שאמרו אין מתפללין על רוב טובה ע"כ פסק הרמ"א בס"ג שנוהגין שלא להפסיק מלהזכיר גשם עד תפלת המנחה ששמעו כבר מש"ץ שפסק בתפלת מוסף אבל בתפלת מוסף כל הקהל וגם הש"ץ מזכירין הגשם בתפילת לחש כדי שלא יהיה דבר מעורב בין הצבור ואם טעה במעריב של פסח או בשחרית ומוסף ולא הזכיר משיב הרוח ומוה"ג לכו"ע אין חוזר:

Jusqu'à la tefila de Moussaf — La raison pour laquelle on ne cesse pas dès le soir est aussi comme ci-dessus : qu'il n'y ait pas de mélange entre eux, l'un mentionnant et l'autre non. Mais maintenant qu'on cesse à Moussaf, tous sauront par l'officiant ou le bedeau qui proclame avant la tefila de Moussaf « Morid ha-tal » : la proclamation de la mention de la rosée est pour eux le signe de cesser désormais la mention de la pluie. Cela selon l'usage séfarade, où l'on dit « Morid ha-tal » à la place de « Morid ha-guechem » aux jours d'été. Mais dans nos pays, où l'on n'a pas l'usage de dire « Morid ha-tal » aux jours d'été, on ne peut proclamer en ces termes, et proclamer explicitement de cesser de dire « Morid ha-guechem » n'est pas non plus convenable, car cela a l'air de refuser les pluies, selon le dicton : on ne prie pas sur trop de bien. C'est pourquoi le Rema a tranché au seif 3 que l'usage est de ne cesser de mentionner la pluie qu'à la tefila de Minha, après qu'on a déjà entendu de l'officiant qu'il a cessé à la tefila de Moussaf. Mais à la tefila de Moussaf, toute la communauté et aussi l'officiant mentionnent la pluie dans la tefila à voix basse, afin qu'il n'y ait pas de mélange au sein du tsibbour. S'il s'est trompé à Arvit de Pessah ou à Chaharit et Moussaf et n'a pas mentionné « Machiv ha-rouah ou-morid ha-guechem », de l'avis de tous il ne revient pas.

(ד) אסור להזכיר וכו' - ר"ל אפי' הצבור שמתפללין תפלת מוסף אסורין להזכיר גשם אם לא הכריז הש"ץ או השמש קודם התפלה וכמו שמפרש הרמ"א וכן הש"ץ ג"כ לא יזכיר רק כשמתפלל בקול רם אבל לא בתפלת הלחש כיון שלא הוכרז מקודם התפלה ומ"מ בדיעבד אם אמר אחד בקול רם בתוך תפלתו מוריד הגשם אף שאסור לעשות כן שהרי לא שמע מן הש"ץ מ"מ מותרים השומעים להזכיר בתפלתם דזו גופא כהכרזה דמי כ"כ הח"א ונ"ל דאם לא זכרו גשם בתפלה זו א"צ לחזור דיש פוסקים שסוברים דהכרזה לא מיקרי אא"כ שהוכרז קודם התפלה או ששמעו מש"ץ חזרת התפלה שהזכיר גשם והח"א ג"כ לא קאמר רק שמותרין להזכיר אבל לא שחייבים:

Il est interdit de mentionner, etc. — C'est-à-dire que même le tsibbour qui prie la tefila de Moussaf a interdiction de mentionner la pluie si l'officiant ou le bedeau n'a pas proclamé avant la tefila, comme l'explique le Rema. De même l'officiant ne mentionnera que lorsqu'il prie à voix haute, mais non dans la tefila à voix basse, puisque ce n'a pas été proclamé avant la tefila. Néanmoins, bediavad (après coup), si l'un a dit à voix haute au milieu de sa tefila « Morid ha-guechem », bien qu'il soit interdit de faire ainsi puisqu'il n'a pas entendu de l'officiant, les auditeurs sont néanmoins autorisés à mentionner dans leur tefila, car cela même est comme une proclamation. Ainsi le Hayé Adam. Il me semble que s'ils n'ont pas mentionné la pluie dans cette tefila, ils n'ont pas à revenir, car il est des décisionnaires qui tiennent que ce n'est appelé proclamation que si l'on a proclamé avant la tefila ou que l'on a entendu de l'officiant, dans la répétition, qu'il a mentionné la pluie ; et le Hayé Adam n'a dit, lui aussi, seulement qu'ils sont autorisés à mentionner, non qu'ils y sont tenus.

(ה) וי"א שקודם וכו' - ט"ס הוא וצ"ל פי' שקודם ואין כאן מחלוקת כלל:

Et certains disent qu'avant, etc. — C'est une erreur de scribe, et il faut lire « c'est-à-dire qu'avant » ; il n'y a ici aucune divergence.

(ו) משיב הרוח וכו' - עיין בח"א שהזהיר שלא לעשות כמו שנוהגין שמכריזין רק משיב הרוח שזה לא נקרא הכרזה שהרי ביש מקומות אומרין גם בקיץ משיב הרוח אלא יסיים ומוריד הגשם:

Machiv ha-rouah, etc. — Voir le Hayé Adam, qui a mis en garde de ne pas faire comme l'usage de proclamer seulement « Machiv ha-rouah », car cela n'est pas appelé proclamation, puisqu'en certains lieux on dit aussi en été « Machiv ha-rouah » ; mais qu'il achève « ou-morid ha-guechem ».

(ז) אף אם הוא - פי' דאם אינו חולה בכל השנה אסור להקדים תפלתו לצבור כמ"ש סי' צ':

Même s'il est — C'est-à-dire que s'il n'est pas malade toute l'année, il lui est interdit d'avancer sa tefila avant le tsibbour, comme il est écrit au siman 90.

(ח) לא יקדים - ואפילו אם הוא מתפלל בביתו אסור להזכיר קודם שמתפללין הצבור ולכן בני הישובים כשמתפללין בלא מנין ימתינו בשמיני עצרת מלהתפלל מוסף עד סמוך לסוף שש שעות דבודאי לא יאחרו הצבור יותר מלהתפלל המוסף ואז יתפללו מוסף ויאמרו משיב הרוח:

Il n'avancera pas — Même s'il prie chez lui, il lui est interdit de mentionner avant que le tsibbour prie. Aussi les habitants des villages, lorsqu'ils prient sans minyan, attendront à Chemini Atseret pour prier Moussaf jusqu'à près de la fin de la sixième heure, car certainement le tsibbour ne tardera pas davantage à prier Moussaf ; alors ils prieront Moussaf et diront « Machiv ha-rouah ».

(ט) אע"פ שהוא - דמסתמא הכריזו כבר:

Bien qu'il soit — Car vraisemblablement on a déjà proclamé.

(י) משיב הרוח - ר"ל משיב הרוח לבד ולא הזכיר גשם:

Machiv ha-rouah — C'est-à-dire « Machiv ha-rouah » seulement, sans mentionner la pluie.

(יא) אין מחזירין - דרוחות וכן טל אין נעצרין בלא"ה ואמירתו לא מעלה ולא מוריד ומ"מ לכתחילה נוהגין בכל המקומות לומר משיב הרוח בהזכרה בימות הגשמים שמועיל אז לנגב לחות הארץ שהיא מרובה:

On ne le fait pas revenir — Car les vents, et de même la rosée, ne sont de toute façon pas retenus, et le dire n'ajoute ni ne retranche. Néanmoins lekhathila (a priori) l'usage en tous lieux est de dire « Machiv ha-rouah » dans la mention aux jours de pluie, car cela aide alors à assécher l'humidité de la terre qui est abondante.

(יב) אותו - ואפילו עדיין לא סיים הברכה מאחר שאין חיוב כלל להזכיר רוח וטל לעולם:

Lui — Même s'il n'a pas encore achevé la bénédiction, puisqu'il n'y a aucune obligation de mentionner vent et rosée jamais.

(יג) לא הזכירו - המחבר קאזיל למנהג ספרד שנוהגין לכתחילה לומר מוריד הטל בימות החמה אפ"ה אין מחזירין מאחר שלא חייבום חכמים בזה:

On ne l'a pas mentionné — L'auteur suit l'usage séfarade, où l'on dit lekhathila « Morid ha-tal » aux jours d'été ; néanmoins on ne fait pas revenir, puisque les Sages n'y ont pas obligé.

(יד) ולא בימוה"ג - ורק בשאלה אנו נוהגין לבקש גם על טל והוא מפני שאנו מבקשין שיהיה לברכה כי יש טל שאינו לברכה ובימות החמה אף בשאלה אין אנו אומרין טל ובדיעבד אם אמר בימות החמה בין בהזכרה ובין בשאלה [כגון שאמר ותן טל ולא הזכיר מטר] לכו"ע אין מחזירין אותו:

Ni aux jours de pluie — Et seulement dans la demande nous avons l'usage de demander aussi pour la rosée, parce que nous demandons qu'elle soit en bénédiction, car il est une rosée qui n'est pas en bénédiction. Aux jours d'été, même dans la demande, nous ne disons pas « tal ». Et bediavad, s'il a dit aux jours d'été, que ce soit dans la mention ou dans la demande [par exemple il a dit « Ve-thène tal » sans mentionner la pluie], de l'avis de tous on ne le fait pas revenir.

(טו) עד מנחה - דבמוסף עדיין אין היכר להצבור ועיין לעיל במ"ב סק"ג:

Jusqu'à Minha — Car à Moussaf il n'y a pas encore de signe distinctif pour le tsibbour. Voir ci-dessus au Michna Beroura sk 3.

(טז) ששמעו - ואם יחיד איחר תפלתו עד שהתחיל הש"ץ להתפלל מוסף ופסק מלהזכיר גשם שוב לא יאמר משיב הרוח. ויחיד הדר בישוב ימהר אז להתפלל מוסף קודם שמתפללין הקהילות [פמ"ג] ונ"ל דאם יש לו ספק פן כבר התפללו מוטב שלא לאמר דבזה יצא בדיעבד לכו"ע וכנ"ל בסוף סק"ג:

Qu'ils ont entendu — Et si un yahid a retardé sa tefila jusqu'à ce que l'officiant ait commencé à prier Moussaf et ait cessé de mentionner la pluie, il ne dira plus « Machiv ha-rouah ». Un yahid qui habite un village se hâtera alors de prier Moussaf avant que les communautés prient [Pri Megadim]. Il me semble que s'il a un doute que peut-être elles ont déjà prié, mieux vaut ne pas dire, car par là il est quitte bediavad de l'avis de tous, comme ci-dessus à la fin du sk 3.

(יז) בימות החמה - היינו אפילו ביום ראשון שפסק בו דהיינו במוסף של יו"ט א' של פסח להמחבר ולהרמ"א דוקא במנחה ולהש"ץ לכו"ע אפילו במוסף בעת שחוזר התפלה בקול רם:

Aux jours d'été — C'est-à-dire même le premier jour où l'on a cessé, soit à Moussaf du premier Yom Tov de Pessah selon l'auteur, et selon le Rema seulement à Minha ; et pour l'officiant, de l'avis de tous, même à Moussaf lorsqu'il répète la tefila à voix haute.

(יח) אותו - דגשמים קשים לעולם בימות החמה:

Lui — Car les pluies sont dures pour le monde aux jours d'été.

(יט) לראש הברכה - ובדיעבד אם לא חזר לראש הברכה אלא לרב להושיע וסיים ברכתו לא מהדרינן ליה:

Au début de la bénédiction — Et bediavad, s'il n'est pas revenu au début de la bénédiction mais à « rav lehochia » et a achevé sa bénédiction, on ne le fait pas revenir.

(כ) ואם סיים הברכה - עיין בפמ"ג שכתב דהיינו לאחר שאמר בא"י אבל השע"ת והח"א כתבו דוקא אם סיים לגמרי אבל אם נזכר לאחר השם יסיים למדני חוקיך כדי שלא תהיה לבטלה וא"כ הוא כאלו עומד עדיין באמצע הברכה וחוזר לאתה גבור:

Et s'il a achevé la bénédiction — Voir le Pri Megadim, qui a écrit : c'est-à-dire après qu'il a dit « Baroukh atta ה' ». Mais le Chaaré Techouva et le Hayé Adam ont écrit : seulement s'il a achevé complètement ; mais s'il s'est souvenu après le Nom, qu'il achève « lamdeni houkekha » afin qu'elle ne soit pas vaine ; dès lors c'est comme s'il se tenait encore au milieu de la bénédiction, et il revient à « Atta guibbor ».

(כא) חוזר לראש התפלה - והטעם דג' ברכות ראשונות חשובות כחדא וא"צ לחזור ולומר פסוק ד' שפתי תפתח:

Il revient au début de la tefila — La raison : les trois premières bénédictions comptent comme une seule, et il n'a pas à revenir dire le verset « ה' sefataï tiftah ».

(כב) במקום - ואפילו אם היה כל אותה המדינה מתפללין ומתענים על הגשמים ועיין בבה"ל:

Dans un lieu — Même si tout ce pays priait et jeûnait pour les pluies. Voir le Biour Halakha.

(כג) במקום טל - ר"ל לפי מנהג ספרד שאומר בימות החמה ומוריד הטל אמר זה גשם במקום טל:

À la place de la rosée — C'est-à-dire selon l'usage séfarade où l'on dit aux jours d'été « ou-morid ha-tal » : il a dit cette pluie à la place de la rosée.

(כד) מחזירין אותו - ואף דלענין שאלה פסק לקמן בסימן קי"ז ס"ב דאם שאל באופן זה מטר בברכת השנים בימות החמה אין מחזירין אותו שאני הזכרה דשבח הוא ואין דרך להזכיר שבח בדבר שהוא קללה בשאר מקומות:

On le fait revenir — Bien que pour la demande il ait tranché plus loin siman 117 seif 2 que s'il a demandé de cette façon la pluie dans la bénédiction des années aux jours d'été on ne le fait pas revenir : la mention est différente, car c'est une louange, et l'on n'a pas l'habitude de mentionner une louange pour une chose qui est malédiction dans les autres lieux.

(כה) הגשמים - אפילו בתפילה ראשונה והוא במוסף של יו"ט (א')[אחרון] של (פסח)[חג] לדידן דנוהגין להכריז משיב הרוח ומוריד הגשם קודם מוסף:

Les pluies — Même à la première tefila, et c'est à Moussaf du dernier Yom Tov de la fête [de Soukkot] selon notre usage, où l'on proclame « Machiv ha-rouah ou-morid ha-guechem » avant Moussaf.

(כו) הגשם - אפילו אם אמר משיב הרוח:

La pluie — Même s'il a dit « Machiv ha-rouah ».

(כז) הזכיר טל - ר"ל אפי' אם אמר רק מוריד הטל לבד וטעמו דאע"ג דלא נעצר מ"מ שבח הוא להקב"ה בהזכרתו משא"כ בשאלה דצריך לשאול על דבר הנעצר לא מהני אם לא שאל מטר אף ששאל טל וכדלקמן בסימן קי"ז ס"ד:

Il a mentionné la rosée — C'est-à-dire même s'il n'a dit que « Morid ha-tal » seulement. Son motif : bien qu'elle ne soit pas retenue, c'est néanmoins une louange au Saint, béni soit-Il, que de La mentionner ; ce qui n'est pas le cas de la demande, où il faut demander une chose qui est retenue : cela ne suffit pas s'il n'a pas demandé la pluie, même s'il a demandé la rosée, comme plus loin siman 117 seif 4.

(כח) והתחיל - אפי' תיבת אתה לבד וה"ה אם התחיל לומר נקדש:

Et il a commencé — Même le seul mot « Atta » ; il en va de même s'il a commencé à dire « Nekadech ».

(כט) במקום שנזכר - כי לא קבעו חכמים מקום בתוך הברכה אלא אמרו סתם מזכירין גבורות גשמים בתחיית המתים רק שנהגו לומר לפני מכלכל שהוא פרנסה וגשמים ג"כ פרנסה הלכך באיזה מקום שיזכור סגי. ופשוט דאם נזכר לאחר שאמר ונאמן אתה להחיות מתים דצריך לחזור ולומר ונאמן אתה להחיות מתים דבעינן מעין חתימה סמוך לחתימה:

À l'endroit où il s'en est souvenu — Car les Sages n'ont pas fixé de place à l'intérieur de la bénédiction : ils ont dit simplement qu'on mentionne les puissances des pluies dans [la bénédiction de] la résurrection des morts ; seulement on a pris l'usage de le dire avant « Mekhalkel », qui est la subsistance, et les pluies aussi sont subsistance ; dès lors, en quelque endroit qu'il le mentionne, cela suffit. Et il est évident que s'il s'en est souvenu après avoir dit « ve-neeman atta lehahayot metim », il doit revenir dire « ve-neeman atta lehahayot metim », car il faut que l'approche de la conclusion soit proche de la conclusion.

(ל) ואפילו אם סיים - וכן אם נזכר לאחר שאמר השם יסיים מחיה המתים ויאמר תיכף משיב הרוח ומוה"ג:

Même s'il a achevé — De même s'il s'en est souvenu après avoir dit le Nom, qu'il achève « Mehye ha-metim » et dise aussitôt « Machiv ha-rouah ou-morid ha-guechem ».

(לא) אלא אומר - ונכון לכתחלה שיאמר מיד לבל ימתין לאחר כ"ד:

Mais il dit — Et il convient lekhathila qu'il le dise aussitôt, afin de ne pas attendre au-delà de kdei dibbour.

(לב) בלא חתימה - ושוב אומר אתה קדוש וה"ה אם שכח יעלה ויבא בר"ח שחרית ומנחה ונזכר לאחר שסיים ברכת המחזיר שאומר שם במקומו ומתחיל מודים וכדלקמן בסי' תכ"ב ס"א שכל שלא התחיל בברכה שלאחריה לא נקרא סיום ברכה זו לגמרי לענין כל הדברים שמחזירין אותו אע"פ שנקרא סיום לענין דברים שאין מחזירין אותו כגון הבדלה בחונן הדעת ויעלה ויבא בערבית ר"ח ועל הנסים בחנוכה ופורים וכל כה"ג שאין לאמרם כשסיים הברכה אע"פ שלא התחיל בברכה שלאחריה וסיום ברכה נקרא תיכף כשאמר השם של הברכה ויש פוסקים שחולקין ואומרים דאף בדברים שמחזירין אותו תיכף משסיים הברכה כמו שהתחיל ברכה אחרת דמיא ועכ"פ נ"ל למעשה אם נזכר אחר שאמר השם לא יגמור מחיה המתים אלא יסיים למדני חוקיך ויהיה כקורא פסוק לבד ודינו כאלו עומד עדיין באמצע ברכה וחוזר למשיב הרוח וכן כה"ג בכל דברים שמחזירין אותו וכמו שביררתי בבה"ל ע"ש:

Sans conclusion — Puis il dit « Atta kadosh ». Il en va de même s'il a oublié Yaalé ve-yavo à Roch Hodesh Chaharit et Minha et s'en est souvenu après avoir achevé la bénédiction de « ha-mahazir » : il le dit là à sa place et commence Modim, comme plus loin siman 422 seif 1. Car tant qu'on n'a pas commencé la bénédiction suivante, l'achèvement de cette bénédiction n'est pas appelé complet, quant à toutes les choses pour lesquelles on fait revenir ; bien que ce soit appelé achèvement quant aux choses pour lesquelles on ne fait pas revenir — par exemple Havdala dans « Honen ha-daat », Yaalé ve-yavo à Arvit de Roch Hodesh, et Al ha-nissim à Hanoukka et Pourim, et tout semblable, qu'on ne dit plus une fois la bénédiction achevée, même si l'on n'a pas commencé la suivante. L'achèvement de la bénédiction est appelé ainsi dès qu'on a dit le Nom de la bénédiction. Il est des décisionnaires qui contestent et disent que même pour les choses pour lesquelles on fait revenir, dès qu'on a achevé la bénédiction c'est comme si l'on avait commencé une autre bénédiction. Quoi qu'il en soit, il me semble en pratique que s'il s'en est souvenu après avoir dit le Nom, il n'achèvera pas « Mehye ha-metim » mais conclura « lamdeni houkekha », et ce sera comme la simple lecture d'un verset, et son statut sera comme s'il se tenait encore au milieu de la bénédiction, et il revient à « Machiv ha-rouah ». De même en tout semblable, pour toutes les choses pour lesquelles on fait revenir, comme je l'ai clarifié dans le Biour Halakha, voir là-bas.

(לג) הראשונות - נקט הראשונות משום דאיירי בהו וה"ה ג' האחרונות והטעם דג' ראשונות ענינם אחד לסדר שבחו של מקום קודם שאלת צרכיו כעבד שמסדר שבח לפני רבו קודם שמבקש פרס ממנו וג' אחרונות הן כעבד שקבל פרס מרבו שמשבחו והולך לו:

Les premières — Il a mentionné les premières parce qu'il en traite ; il en va de même des trois dernières. La raison : les trois premières ont un seul sujet, ordonner la louange du Lieu avant la demande de ses besoins, comme un serviteur qui ordonne la louange devant son maître avant de lui demander sa récompense ; et les trois dernières sont comme un serviteur qui a reçu sa récompense de son maître, le loue et s'en va.

(לד) חוזר לראש - ודווקא אם טעה בחתימתן שחתם בברכה זו בענין ברכה אחרת או שחתם בעשי"ת האל הקדוש ולא נזכר עד לאחר כדי דיבור שא"א לו שוב לתקן טעותו שאין חזרה מועלת אלא תוך כ"ד וכל כה"ג איזה דבר שאם היה אירע כזה בברכה אחרת היה צריך לחזור לראש אותה ברכה לכך בג' ראשונות ואחרונות חוזר לראש דחשובות כחדא אבל אם טעה באמצע אין מעכב ועיין לעיל בסימן ס"ח סק"א במ"ב שביארנו שם באריכות:

Il revient au début — Et uniquement s'il s'est trompé dans leur conclusion : qu'il a conclu cette bénédiction sur le mode d'une autre, ou qu'aux dix jours de pénitence il a conclu « ha-El ha-kadosh » et ne s'en est souvenu qu'après kdei dibbour, si bien qu'il ne peut plus corriger son erreur, car le retour n'est utile que dans kdei dibbour. Et tout semblable : toute chose qui, si elle était arrivée dans une autre bénédiction, exigerait de revenir au début de cette bénédiction — pour cette raison, dans les trois premières et les trois dernières, il revient au début, car elles comptent comme une seule. Mais s'il s'est trompé au milieu, cela n'empêche pas. Voir ci-dessus siman 68 sk 1 dans le Michna Beroura, où nous l'avons expliqué longuement.

(לה) בימות החמה וכו' - משום דרגיל מימי החורף לומר משיב הרוח ומוריד הגשם ע"כ נסתפק לו אולי אמר עכשיו ג"כ הכי ולא אמר מוריד הטל כשאר בני אדם אבל להיפך לא מצי המחבר למנקט דהיינו שנסתפק לו בימות הגשמים אם הזכיר גשם דהמחבר איירי למנהג ספרד שנוהגין לומר בימות החמה מוריד הטל ויצא בזה אפילו בימות הגשמים וכנ"ל בסעיף ה' וע"ז כתב רמ"א ולדידן דאין מזכירין טל בימות החמה ממילא יש להסתפק נמי בימות הגשמים:

Aux jours d'été, etc. — Parce qu'il est habitué, depuis les jours d'hiver, à dire « Machiv ha-rouah ou-morid ha-guechem », aussi le doute lui vient : peut-être a-t-il dit maintenant aussi ainsi, et n'a pas dit « Morid ha-tal » comme les autres. Mais l'inverse, l'auteur n'a pas pu le mentionner — c'est-à-dire qu'il doute aux jours de pluie s'il a mentionné la pluie — car l'auteur traite selon l'usage séfarade où l'on dit aux jours d'été « Morid ha-tal », et par là on est quitte même aux jours de pluie, comme ci-dessus au seif 5. Sur cela le Rema a écrit : et pour nous qui ne mentionnons pas la rosée aux jours d'été, le doute s'applique aussi aux jours de pluie.

(לו) עד וכו' - דעד זמן זה חזקה שאמר כמו שרגיל עד עתה אבל מכאן ואילך כבר הורגל לשונו לומר כהלכה:

Jusqu'à, etc. — Car jusqu'à ce temps, la présomption est qu'il a dit comme il était habitué jusqu'ici ; mais désormais sa langue s'est déjà habituée à dire selon la halakha.

(לז) ל' יום - ואע"ג דבסעיף ט' כתב דדי בצ' פעמים ובל' יום יש יותר מזה מפני תפילת המוספין כבר תרצו הרבה מאחרונים דל' יום ג"כ ר"ל כמנין תפילות התמידות שיש בל' יום דהיינו ג"פ ביום וא"כ לדבריהם לא בעינן ל' יום שלימים אלא כיון שהושלם צ' תפילות ממילא הורגל לשונו לומר כהלכה ולענין שאלה דאין בל' יום צ' תפילות מפני תפילת שבת ויו"ט שאין בהן רק שבע ברכות יצמח מזה חומרא דיהא צריך לחזור מספיקא אפילו אחר ל' יום עד שיושלם צ' תפילות שהורגל לשונו לומר בהן כהוגן ומדברי הגר"א ועוד כמה אחרונים משמע דהעיקר תלוי רק בל' יום בין להקל בין להחמיר ונראה דלמעשה יש להקל כשניהם דספק ברכות להקל. כתב הט"ז אם שגג או פשע באיזה יום או יומים מאלו הל' יום ולא התפלל כלל מ"מ לא הורע חזקתו עי"ז ואין צריך להשלים כנגד זה יום אחר עי"ש וכתב בספר מגן גבורים דכ"ש אם שאל בשומע תפילה וכדומה דעולה לו ועיין במחצית השקל ובספר מאמר מרדכי ובדה"ח שכולם מפקפקים בדינו של הט"ז:

Trente jours — Bien qu'au seif 9 il ait écrit que quatre-vingt-dix fois suffisent, et qu'en trente jours il y en a plus à cause des tefilot de Moussaf, beaucoup d'Aharonim ont déjà résolu que « trente jours » signifie aussi le nombre des tefilot quotidiennes qu'il y a en trente jours, soit trois fois par jour ; dès lors selon eux on n'a pas besoin de trente jours complets : dès que quatre-vingt-dix tefilot sont accomplies, sa langue s'est de soi-même habituée à dire selon la halakha. Pour la demande, où en trente jours il n'y a pas quatre-vingt-dix tefilot, à cause des tefilot de Chabbat et Yom Tov qui n'ont que sept bénédictions, il en résulterait une sévérité : il faudrait revenir par doute même après trente jours jusqu'à ce que quatre-vingt-dix tefilot soient accomplies, où sa langue se soit habituée à dire correctement. Des paroles du Gra et de plusieurs autres Aharonim il ressort que l'essentiel ne dépend que des trente jours, tant pour alléger que pour aggraver. Il semble qu'en pratique on allégera selon les deux, car un doute sur les bénédictions est à alléger. Le Taz a écrit : s'il a agi shogeg (par erreur) ou par négligence tel ou tels deux jours de ces trente et n'a pas prié du tout, sa présomption n'en est pas détériorée pour autant, et il n'a pas à compléter un autre jour en regard ; voir là-bas. Le livre Magen Guibborim a écrit : à plus forte raison s'il a demandé dans « Choméa tefila » et semblables, cela lui compte. Voir le Mahatsit haChekel, le Maamar Mordekhai et le Derekh haHayim, qui tous mettent en doute la décision du Taz.

(לח) בחזקת שהזכיר וכו' - ואם ברור לו שהיה בדעתו לזכור מעין המאורע [לענין הזכרה ושאלה ויעלה ויבא וכה"ג] בתוך התפלה ולאחר זמן מופלג נפל ספק בלבו אם זכר בתפלה או לא אין צריך לחזור ואם נתעורר הספק מיד אחר התפלה יש לחזור [מור וקציעה ומגן גבורים]:

Dans la présomption qu'il a mentionné, etc. — Et s'il est clair pour lui qu'il avait l'intention de se souvenir de l'événement [quant à la mention, la demande, Yaalé ve-yavo et semblables] au cours de la tefila, et qu'après un temps éloigné le doute est tombé dans son cœur s'il s'en est souvenu dans la tefila ou non, il n'a pas à revenir. Si le doute s'est éveillé aussitôt après la tefila, il y a lieu de revenir [Mor ou-Ketsia et Magen Guibborim].

(לט) ברכת אתה גבור - ובספר שולחן שלמה כתב דיתחיל מן מחיה מתים אתה ולא מן אתה גבור שלא יאמר השם לבטלה ואם יבוא לשנות הזכרת השם ניחוש שיבוא לשנות אח"כ מפני ההרגל גם בתפלה:

La bénédiction « Atta guibbor » — Dans le livre Choulhan Chelomo il a écrit qu'il commencera depuis « Mehye metim atta » et non depuis « Atta guibbor », afin de ne pas dire le Nom en vain ; et s'il en vient à changer la mention du Nom, l'on craint qu'il en vienne ensuite à changer aussi, par habitude, dans la tefila.

(מ) עד מוריד הטל - ועד בכלל והיינו לבני ספרד שנוהגין להזכיר טל בימות החמה ולדידן עד מכלכל חיים ועד בכלל וכדלקמן בהג"ה וטעם כ"ז דבזה כבר הורגל לשונו לומר כהלכה ע"כ הוא הדין לענין שאלה אם אמר צ' פעמים ברכת השנים עד אחר תיבת ותן ברכה בימות החמה או עד אחר תיבת ותן טל ומטר בימות הגשמים די ולא יתחיל מתחלת ברך עלינו רק מואת כל מיני תבואתה וכו':

Jusqu'à « Morid ha-tal » — Inclus. Cela pour les Séfarades qui ont l'usage de mentionner la rosée aux jours d'été ; et pour nous, jusqu'à « Mekhalkel hayim » inclus, comme plus loin dans la glose. La raison de tout cela : par là sa langue s'est déjà habituée à dire selon la halakha. Aussi en va-t-il de même pour la demande : s'il a dit quatre-vingt-dix fois la bénédiction des années jusqu'après le mot « Ve-thène berakha » aux jours d'été, ou jusqu'après les mots « Ve-thène tal ou-matar » aux jours de pluie, cela suffit, et il ne commencera pas depuis le début de « Barekh alénou » mais depuis « ve-et kol miné tevouatah », etc.

(מא) צ' פעמים - ובתשובת חתם סופר חא"ח סימן כ' מורה ובא לכתחלה לאומרו מאה פעמים ואחד אמנם בדיעבד מי שאמר רק תשעים פעמים אין בידינו לפסוק שיחזור ויתפלל נגד פסק השו"ע:

Quatre-vingt-dix fois — Et dans les responsa du Hatam Sofer, Orah Hayim siman 20, il enseigne et vient [dire] lekhathila de le dire cent une fois ; toutefois bediavad, qui n'a dit que quatre-vingt-dix fois, nous n'avons pas en main de trancher qu'il revienne prier contre la décision du Choulhan Aroukh.

(מב) הרי הוא וכו' - דאם הורגל בלשונו כשאומר במפוזרין ק"ו ברצופין וכתב בשע"ת שאם הרגיל עצמו מ"ה פעמים שהם כנגד ט"ו יום משעברו אח"כ ט"ו ימים חזקה שאמר כהוגן:

Le voici, etc. — Car s'il a habitué sa langue en les disant de façon dispersée, à plus forte raison de façon continue. Le Chaaré Techouva a écrit que s'il s'est habitué quarante-cinq fois, qui correspondent à quinze jours, après que quinze jours se sont ensuite écoulés, la présomption est qu'il a dit correctement.

(מג) עד מכלכל חיים - ועד בכלל וא"כ נתרגל לשונו לומר רב להושיע מכלכל חיים ויש חולקין על הרמ"א בזה ונכון לחוש לכתחלה שלא לעשות כן לסמוך ע"ז כן כתב בדה"ח ובח"א לא משמע כן:

Jusqu'à « Mekhalkel hayim » — Inclus. Dès lors sa langue s'est habituée à dire « rav lehochia mekhalkel hayim ». Certains contestent le Rema sur ce point, et il convient lekhathila de craindre de ne pas faire ainsi pour s'y appuyer ; ainsi a écrit le Derekh haHayim. Du Hayé Adam il ne semble pas ainsi.

(מד) עד מוריד הגשם - ועד בכלל:

Jusqu'à « Morid ha-guechem » — Inclus.