Ordre des berakhot médianes : sagesse puis techouva, pardon, délivrance, guérison et subsistance ; Havdala fixée dans Ata 'honen ; « Avinou » dans Hachivenou et Sela'h lanou.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Raison de Ata 'honen — ordre des berakhot médianes ; Havdala ; « Avinou » [FAIRE] Kavana dans Ata 'honen | demander intelligence et connaissance droites pour rejeter le mal et choisir le bien — demande essentielle (sans daat, mieux vaudrait ne pas être né) [FAIRE] Ordre à tenir en tête | sagesse (Ata 'honen) → techouva (Hachivenou) → pardon (Sela'h lanou) → délivrance → guérison (Rappeinou) → subsistance [FAIRE] Havdala dans Ata 'honen | c’est une sagesse : distinguer une chose d’une autre ; allusion Bina = bessamim, yayin, ner, Havdala [FAIRE] « Avinou » seulement dans Hachivenou et Sela'h lanou | Hachivenou : le père est tenu d’enseigner son fils ; Sela'h lanou : miséricorde du père sur le fils (« qu’il revienne vers ה' qui aura pitié ») [REMA] Intention de Rappeinou : guérison pour être sain et fort à la Torah et aux mitsvot — on ne se relève pas de la maladie tant qu’on est dans la détresse. Subsistance : une fois guéri on demande la nourriture ; viser douceur et permis, non peine et interdit. [REMA] Libellé : certains disent « 'Honénou méitkha » (début de demande) et non « Ve'honénou » ; d’autres : « Ve'honénou » (Eliya Rabba). [SYNTHESE] Ata 'honen ouvre les médianes : sans daat, rien. L’ordre suit le parcours : connaître → revenir → être pardonné → délivré → guéri → nourri. Havdala y est fixée comme acte de bina.
(א) ראש לאמצעיות - עוד טעם על סדר הברכות כתוב בספר סדר היום אתה חונן ראשונה שאלת החכמה והדעת באדם דבלא"ה טוב ממנו הנפל ולכן צריך לכוין בה כראוי שזה עיקר השאלה שצריך האדם לשאול מאת הבורא ית' שיתן לו שכל ודעת ישר למאוס ברע ולבחור בטוב השיבנו לאחר הדעת כי מתוך הדעת נותן לבו על חטאו וכונת הברכה הזאת לבקש מאת ד' ית' שיכניע וישפיל גיאות יצרו סלח לנו אחר תשובה צריך שיעלה על לבו החטאים או הפשעים בעצמם רפאנו רפואה אחר הגאולה שכ"ז שאדם בצער אינו עומד מעל חליו ועיקר הכונה לבקש מאת אלקינו שירפא אותנו כדי שנהיה בריאים וחזקים לעסוק בתורה כראוי ולשמור כל המצות ברכת פרנסה אחר רפואה שכשהאדם חולה אז אינו מבקש על המזון אבל אחר שנתרפא מבקש אחר פרנסתו לחזור ולהבריא גופו ונפשו וצריך לכווין שיזמין לנו ד' ית' פרנסתינו בנחת ולא בצער בהיתר ולא באיסור. והא דמבדילין בברכה זו לפי שהוא חכמה שהאדם מבדיל בין דבר לדבר לכן קבעוהו בברכת החכמה ורמז לדבר בינה ר"ת בשמים יין נר הבדלה. כתוב בטור מה שתקנו לומר אבינו בברכת השיבנו ובסלח לנו משא"כ בשאר ברכות ה"ט שאנו מזכירין לפניו שהאב חייב ללמד עם בנו ובסלח לנו משום דכתיב וישוב אל ד' וירחמהו ע"כ אנו מזכירין רחמי האב על הבן. עיין בא"ר שמביא דיעות דיש אומרים שצריך לומר חננו מאתך וכו' ולא וחננו מפני שהוא התחלה בבקשה וי"א שצריך לומר וחננו עי"ש:
Tête des [berakhot] médianes - Un autre motif de l'ordre des berakhot est écrit dans le Séder Hayom : Ata 'honen vient en premier, demande de la sagesse et de la connaissance chez l'homme, car sans cela mieux vaudrait pour lui n'être pas né ; il faut donc y avoir la kavana qui convient, car c'est la demande essentielle que l'homme doit adresser au Créateur, qu'Il lui donne une intelligence et une connaissance droites pour rejeter le mal et choisir le bien. Hachivenou vient après la connaissance, car c'est par la connaissance que l'homme prend à cœur son péché ; l'intention de cette berakha est de demander à ה' qu'Il abaisse et humilie l'orgueil de son penchant. Sela'h lanou : après la techouva, il faut que montent à son cœur les fautes ou les crimes eux-mêmes. Rappeinou : la guérison après la délivrance, car tant que l'homme est dans la détresse il ne se relève pas de sa maladie ; l'intention principale est de demander à notre Dieu qu'Il nous guérisse afin que nous soyons sains et forts pour nous occuper de la Torah comme il convient et observer toutes les mitsvot. La berakha de la subsistance après la guérison : quand l'homme est malade, il ne demande pas la nourriture, mais une fois guéri il demande sa subsistance pour rétablir son corps et son âme ; il faut avoir l'intention que ה' nous procure notre subsistance dans la douceur et non dans la peine, dans le permis et non dans l'interdit. Quant au fait qu'on dit Havdala dans cette berakha, c'est parce que c'est une sagesse : l'homme distingue une chose d'une autre ; on l'a donc fixée dans la berakha de la sagesse. Allusion : Bina, initiales de bessamim, yayin, ner, Havdala. Il est écrit dans le Tour pourquoi l'on a institué de dire « Avinou » dans Hachivenou et dans Sela'h lanou, ce qu'on ne fait pas dans les autres berakhot : c'est que nous rappelons devant Lui que le père est tenu d'enseigner avec son fils ; et dans Sela'h lanou, parce qu'il est écrit « qu'il revienne vers ה' qui aura pitié de lui » — aussi rappelons-nous la miséricorde du père sur le fils. Voir dans l'Eliya Rabba qui rapporte des avis : certains disent qu'il faut dire « 'Honénou méitkha etc. » et non « Ve'honénou », parce que c'est le début de la demande ; d'autres disent qu'il faut dire « Ve'honénou » ; voir là-bas.