שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 114

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · mention du vent, de la pluie et de la rosee · 9 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Mashiv ha-rouah, proclamation du shats, tal, ete et hiver, trente jours, et quatre-vingt-dix fois.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETMashiv ha-rouah, tal et geshem : quand on mentionne, quand on revient, trente jours
À FAIREDébut et fin de geshem
Commencer Mashiv ha-rouah ou-morid ha-geshem à Moussaf du dernier Yom Tov du Hag ; ne s’arrêter qu’à Moussaf du premier Yom Tov de Pessah
À ÉVITERMentionner avant le shats
Interdit de mentionner la pluie jusqu’à ce que le shats proclame. Même malade ou contraint : ne pas avancer sa tefila avant celle du tsibbour
OUIShats déjà proclamé
S’il sait que le shats a proclamé, même sans l’avoir entendu, il mentionne. De même s’il arrive et que le tsibbour a déjà commencé
NONMashiv ou tal seuls
Dit Mashiv ha-rouah aux jours de la chaleur, ou ne l’a pas dit aux jours des pluies : on ne le fait pas revenir. Même règle pour tal (mentionné en pluie ou omis en chaleur)
OUIFaire revenir pour geshem
Morid ha-geshem aux jours de la chaleur : on le fait revenir (début de la berakha ; début de la tefila s’il a achevé). Même là où l’on a besoin de pluie en chaleur, et même s’il a dit geshem et tal ensemble. Aux jours des pluies, ni geshem ni tal : on le fait revenir
NONTal à la place de geshem
Aux jours des pluies, s’il a mentionné tal : on ne le fait pas revenir
À FAIRESouvenir avant Ata qadosh
Souvenu avant d’achever la berakha : dire à l’endroit où il s’est souvenu. Achevé la berakha mais pas encore Ata qadosh : dire Mashiv ha-rouah ou-morid ha-geshem sans hatima
OUIShogeg ou mezid
En shogeg : il revient à la berakha où il s’est trompé. En mezid et en visant : il revient au début
OUIDoute et trente jours
Aux jours de la chaleur, doute s’il a dit Morid ha-geshem : jusqu’à trente jours, hazaka qu’il a mentionné la pluie, il faut revenir. Au premier jour de Pessah, quatre-vingt-dix fois Ata gibbor jusqu’à Morid ha-tal : ensuite hazaka qu’il n’a pas mentionné geshem, pas besoin de revenir
REMAAvant Moussaf, le shamash proclame Mashiv ha-rouah, et ainsi l’usage. Benei Ashkenaz ne mentionnent pas tal : aux jours de la chaleur, « rav le-hoshia, mekhalkel hayim etc. ». Certains : le shats s’arrête à Moussaf du premier Yom Tov de Pessah ; le qahal mentionne jusqu’à minha. Les trois premières berakhot sont comme une : erreur → on revient au début, yahid ou tsibbour. Doute aux jours des pluies pendant trente jours : on revient (habitude sans tal ni geshem) ; après trente jours, non. Quatre-vingt-dix fois jusqu’à Mekhalkel hayim, ou jusqu’à Morid ha-geshem à Shemini Atseret : hazaka qu’il l’a mentionné
Geshem commence à Moussaf du dernier Yom Tov du Hag et s’arrête à Moussaf du premier Yom Tov de Pessah, après proclamation. On fait revenir pour geshem dit en chaleur ou omis en pluie sans tal ; pas pour Mashiv ou tal seuls. Le doute suit l’habitude des trente jours, ou des quatre-vingt-dix répétitions.

מתחילין לומר בברכה שנייה משיב הרוח ומוריד הגשם בתפלת מוסף של י"ט האחרון של חג ואין פוסקין עד תפלת מוסף של י"ט הראשון של פסח:

On commence à dire, dans la seconde berakha, Mashiv ha-rouah ou-morid ha-geshem, à tefilat Moussaf du dernier Yom Tov du Hag, et l'on ne s'arrête pas jusqu'à tefilat Moussaf du premier Yom Tov de Pessah.

אסור להזכיר הגשם עד שיכריז ש"ץ (וי"א שקודם שמתחילין מוסף מכריז השמש משיב הרוח וכו' כדי שהצבור יזכירו בתפלתן וכן נוהגין) (מרדכי רפ"ק דתענית) הלכך אף אם הוא חולה או אנוס לא יקדים תפלתו לתפלת הצבור לפי שאסור להזכיר עד שיאמר ש"ץ אבל אם יודע שהכריז ש"צ אע"פ שהוא לא שמע מזכיר ומטעם זה הבא לב"ה והציבור התחילו להתפלל יתפלל ויזכיר אע"פ שהוא לא שמע מש"ץ:

Il est interdit de mentionner la pluie jusqu'à ce que le shats (officiant) proclame. (Rema : (et certains disent : avant que l'on commence Moussaf, le shamash proclame Mashiv ha-rouah etc., afin que le tsibbour (public) le mentionne dans leur tefila ; et ainsi on a l'usage) (Mordekhai, début du premier pereq de Taanit).) C'est pourquoi, même s'il est malade ou contraint : qu'il n'avance pas sa tefila à la tefila du tsibbour, parce qu'il est interdit de mentionner jusqu'à ce que le shats dise. Mais s'il sait que le shats a proclamé, bien qu'il n'ait pas entendu : il mentionne. Et pour cette raison, celui qui vient à la synagogue et que le tsibbour a commencé à prier : qu'il prie et mentionne, bien qu'il n'ait pas entendu du shats.

אם אמר משיב הרוח [בימות החמה] או לא אמרו בימות הגשמים אין מחזירין אותו וכן בטל אם הזכירו בימות הגשמים או לא הזכירו בימות החמה אין מחזירין אותו: הגה ואנו בני אשכנז לא מזכירין טל לא בימות החמה ולא בימות הגשמים רק אומרים בימות החמה רב להושיע מכלכל חיים וכו' [טור] י"א שש"צ פוסק להזכיר בתפלת מוסף י"ט הראשון של פסח אבל הקהל מזכירין ואין פוסקין עד מנחה ששמעו כבר מש"ץ שפסק בתפלת המוסף וכן נוהגין:

S'il a dit Mashiv ha-rouah [aux jours de la chaleur], ou ne l'a pas dit aux jours des pluies : on ne le fait pas revenir. Et de même au tal (rosée) : s'il l'a mentionné aux jours des pluies, ou ne l'a pas mentionné aux jours de la chaleur : on ne le fait pas revenir. (Rema : et nous, benei Ashkenaz, nous ne mentionnons pas tal, ni aux jours de la chaleur ni aux jours des pluies : seulement nous disons aux jours de la chaleur « rav le-hoshia, mekhalkel hayim etc. » [Tour]. Certains disent : le shats (officiant) s'arrête de mentionner à tefilat Moussaf du premier Yom Tov de Pessah ; mais le qahal mentionne et ne s'arrête pas jusqu'à minha, car ils ont déjà entendu du shats qu'il s'est arrêté à tefilat ha-Moussaf. Et ainsi on a l'usage.)

אם אמר מוריד הגשם בימות החמה מחזירין אותו וחוזר לראש הברכה ואם סיים הברכה חוזר לראש התפלה ואפילו במקום שצריכים גשם בימות החמה אם הזכיר גשם במקום טל מחזירין אותו [וכן אם הזכיר גשם וטל נמי מחזירין אותו] [ב"י בשם הרמב"ם והרא"ש והטור]:

S'il a dit Morid ha-geshem aux jours de la chaleur : on le fait revenir, et il revient au début de la berakha. Et s'il a achevé la berakha : il revient au début de la tefila. Et même dans un lieu où l'on a besoin de pluie aux jours de la chaleur : s'il a mentionné geshem à la place de tal, on le fait revenir. [Et de même s'il a mentionné geshem et tal aussi, on le fait revenir.] [Beit Yossef au nom du Rambam, du Rosh et du Tour.]

בימות הגשמים אם לא אמר מוריד הגשם מחזירין אותו וה"מ שלא הזכיר טל אבל אם הזכיר טל אין מחזירין אותו:

Aux jours des pluies, s'il n'a pas dit Morid ha-geshem : on le fait revenir. Et cela, s'il n'a pas mentionné tal ; mais s'il a mentionné tal : on ne le fait pas revenir.

בד"א שמחזירין אותו כשלא אמר בימות הגשמים מוריד הגשם היינו כשסיים כל הברכה והתחיל ברכה שאחריה ואז חוזר לראש התפלה אבל אם נזכר קודם שסיים הברכ' יאמר במקום שנזכר ואפי' אם סיים הברכ' ונזכר קודם שהתחיל אתה קדוש אין צריך להחזיר אלא אומר משיב הרוח ומוריד הגשם בלא חתימה: הגה שלשה ברכות הראשונות חשובות כאחת ובכל מקום שטעה בהם חוזר לראש בין שהוא יחיד בין שהוא צבור: [טור]

En quoi ces paroles, qu'on le fait revenir lorsqu'il n'a pas dit, aux jours des pluies, Morid ha-geshem : c'est lorsqu'il a achevé toute la berakha et a commencé la berakha qui est après elle, et alors il revient au début de la tefila. Mais s'il s'est souvenu avant d'avoir achevé la berakha : qu'il dise à l'endroit où il s'est souvenu. Et même s'il a achevé la berakha et s'est souvenu avant d'avoir commencé Ata qadosh : il n'a pas besoin de faire revenir ; seulement il dit Mashiv ha-rouah ou-morid ha-geshem, sans hatima (clôture). (Rema : les trois premières berakhot sont considérées comme une, et en tout lieu où il s'est trompé en elles, il revient au début, qu'il soit yahid (particulier) ou tsibbour (public). [Tour])

בכל מקום שאנו אומרים חוזר לברכה שטעה בה ה"מ שטעה בשוגג אבל במזיד ומתכוין חוזר לראש:

En tout lieu où nous disons : il revient à la berakha dans laquelle il s'est trompé : cela, s'il s'est trompé en shogeg (par erreur) ; mais en mezid (volontaire) et en visant : il revient au début.

בימות החמה אם נסתפק אם הזכיר מוריד הגשם אם לא עד ל' יום בחזקת שהזכיר הגשם וצריך לחזור: הגה וה"ה לדידן דאין מזכירין טל בימות החמה אם נסתפק לו אם אמר מוריד הגשם בימות הגשמים כל ל' יום חוזר דודאי אמר כמו שרגיל והרי לא הזכיר לא טל ולא גשם לאחר ל' יום אינו חוזר [ד"ע]:

Aux jours de la chaleur, s'il a été en doute s'il a mentionné Morid ha-geshem ou non : jusqu'à trente jours, il est en hazaka (présomption) qu'il a mentionné la pluie, et il faut revenir. (Rema : et de même pour nous, qui ne mentionnons pas tal aux jours de la chaleur : s'il a été en doute s'il a dit Morid ha-geshem aux jours des pluies, tous les trente jours il revient, car certainement il a dit comme il a l'habitude, et voici il n'a mentionné ni tal ni geshem. Après trente jours, il ne revient pas [daat atsmo].)

אם ביום ראשון של פסח אומר ברכת אתה גבור עד מוריד הטל צ' פעמים כנגד ל' יום שאומר אותה ג' פעמים בכל יום משם ואילך אם אינו זוכר אם הזכיר גשם הרי הוא בחזקת שלא הזכיר גשם ואינו צריך לחזור: הגה וכן לדידן אם אמר עד מכלכל חיים בלא משיב הרוח ומוריד הגשם שמזכירין בימות הגשמים וכן אם אמר בשמיני עצרת צ' פעמים אתה גבור עד מוריד הגשם אם נסתפק אחר כך אם הזכיר או לא חזקה שהזכירו [דעת עצמו]:

Si, au premier jour de Pessah, il dit Birkat Ata gibbor jusqu'à Morid ha-tal quatre-vingt-dix fois, en regard des trente jours où il la dit trois fois chaque jour : de là et plus loin, s'il ne se souvient pas s'il a mentionné geshem, voici il est en hazaka qu'il n'a pas mentionné geshem, et il n'a pas besoin de revenir. (Rema : et de même pour nous, s'il a dit jusqu'à Mekhalkel hayim, sans Mashiv ha-rouah ou-morid ha-geshem que l'on mentionne aux jours des pluies ; et de même s'il a dit à Shemini Atseret quatre-vingt-dix fois Ata gibbor jusqu'à Morid ha-geshem : s'il a été ensuite en doute s'il a mentionné ou non, hazaka qu'il l'a mentionné [daat atsmo].)