משנה ברורה

Michna Beroura — siman 117

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Lois de Birkat Hachanim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Libellé « mitouvèkha » ; dates de la demande de pluie en Erets Israël et en diaspora ; voyageurs ; oubli ou demande hors saison : on fait recommencer ou l'on dit en Choméa Tefila ; Anénou un jour de jeûne.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Birkat Hachanim — libellé ; dates de la demande de pluie ; voyageurs ; oubli ; Anénou un jour de jeûne [FAIRE] Libellé | « ve-sav'énou mitouvèkha » (Magen Avraham d’après Roch et Maharshal) ; sidour de l’Ari : « mitouvah » [FAIRE] Diaspora | demander dès l’Arvit qui inaugure le 60e jour après la tekoufa ; le chamach proclame « tal oumatar » après le kaddish — même sans proclamation on le dit [FAIRE] Compte des 60 | le jour de la tekoufa entre dans les 60, même à midi, pourvu qu’il reste un peu avant la nuit ; toujours 2 jours entre tekoufa et demande (tekoufa dimanche → demande à l’Arvit du mercredi) [FAIRE] Erets Israël | depuis la nuit du 7 marheshvan ; l’arrêt est le même qu’en diaspora (cette tefila incluse) [FAIRE] Lieux qui ont besoin hors saison | demander en Choméa Tefila (même à la tekoufa de Tamouz). Usage actuel : l’officiant le dit en Choméa Tefila dans des versets déjà imprimés, non « veten tal oumatar » isolé ; Chabbat / Roch Hodesh / Yom Tov : 13 Attributs et psaumes de pluie [FAIRE] Jour de jeûne | demande de pluie AVANT Anénou — plus grave qu’Anénou [EVITER] Demander la pluie hors saison dans Birkat Hachanim | dommage pour d’autres pays — contrairement à la subsistance, dont tous ont besoin [CAS:OUI] Fils d’EI en diaspora (ou inverse) qui rentre dans l’année | demande selon son lieu d’origine (Pri 'Hadash) [CAS:OUI] Intention de rester plus d’un an | demande selon le lieu où il se trouve, même si femme et enfants restent [CAS:OUI] Souvenir avant « Teka bechofar » | mieux : dire en Choméa Tefila (s’acquitte selon tous). Encore dans Hachanim : à l’endroit du souvenir ; après « kachanim hatovot » : redire « ouvarekh chenaténou kachanim hatovot » (clôture proche) — mieux : reprendre « veten tal oumatar » et achever dans l’ordre [CAS:OUI] Oubli après clôture de Hachanim, avant d’avoir commencé la suivante | dire en Choméa Tefila (avant « ki Ata choméa ») [CAS:OUI] Souvenir après « Baroukh Ata ה' » de Choméa Tefila | achever « lamdeni 'houkékha », dire « veten tal oumatar », puis « ki Ata choméa » [CAS:NON] Oubli de la demande en saison | on le fait recommencer (EI dès le 7 marheshvan bediavad). Pieds déplacés → début de la tefila ; sinon → début de Birkat Hachanim (même souvenir avant la fin de la berakha) [CAS:NON] Achevé toute la tefila sans demander en saison | d’abord achever, puis recommencer et prier en nedava depuis le début [CAS:NON] Demandé la pluie en saison sèche (Pessah–Atseret dans nos pays ; ou après la fête avant les 60 jours là où l’hiver a besoin de pluie) | recommencer et prier en nedava [REMA] Autre avis voyageurs (Maharaz Gouta, Mahari Molkho, Birké Yossef) : chacun demande comme les gens de la ville où il se trouve — examiner. Taz : le tsibbour peut demander en Choméa Tefila à voix basse ; l’officiant ne le dit pas à voix haute — mais l’usage actuel est celui des versets imprimés. « Yehiyou leratsone » après tahanounim = pieds comme déplacés, même avant « Ossé chalom ». Machiv ha-rouah oublié ≠ demande oubliée : l’évocation est une louange, on fait recommencer, elle n’a pas sa place en Choméa Tefila. [SYNTHESE] Demande de pluie : 7 marheshvan (EI) / 60e jour après la tekoufa (diaspora). Oubli en saison → on recommence (ou Choméa Tefila si encore dans l’Amida). Hors saison dans Hachanim → nedava. Voyageurs : avis partagés origine vs ville actuelle.

Glossaire

Birkat Hachanim
berakha des années — demande de subsistance et de pluie
mitouvèkha / mitouvah
de Ton bien / de son bien (la terre)
tal oumatar
rosée et pluie
tekoufa
solstice ou équinoxe ; ici tekoufat Tichri
bediavad
après coup
nedava
tefila volontaire, offerte en don
Choméa Tefila
berakha « Toi qui écoutes la prière » (Chema kolénou)
Anénou
Réponds-nous — insertion des jours de jeûne
'hatima
clôture de la berakha
tahanounim
supplications après la Amida
Yehiyou leratsone
« Que les paroles de ma bouche… » (Tehilim 19, 15)
Atseret
Chavouot

(א) השנים - הנוסח ושבענו מטובך [מ"א בשם הרא"ש ורש"ל] ובסידור האר"י כתוב מטובה:

Hachanim - Le libellé est « ve-sav'énou mitouvèkha » [Maguen Avraham au nom du Roch et du Maharshal] ; dans le sidour de l'Ari il est écrit « mitouvah ».

(ב) בתפילת ערבית - עיין בבה"ל:

Dans la tefila d'Arvit - Voir au Beour Halakha.

(ג) של יום ס' - כלומר בתפילת ערבית שמתחיל יום ס' ואז יכריז השמש לאחר הקדיש קודם התפלה טל ומטר בכדי שידעו לומר ותן טל ומטר ואם לא הכריז אעפ"כ יאמרו:

Du jour soixante - C'est-à-dire dans la tefila d'Arvit qui inaugure le soixantième jour ; alors le chamach proclamera après le kaddish, avant la tefila : « tal oumatar », afin qu'on sache dire « veten tal oumatar ». S'il n'a pas proclamé, on le dira néanmoins.

(ד) הס' - כלומר יום שנפלה בו התקופה מחשבים מכלל הס' אפילו אם התקופה נופלת בחצי יום או אח"כ רק שיהא קצת קודם הלילה ולעולם ב' ימים בין התקופה להשאלה דאם התקופה ביום א' השאלה בתפילת ערבית השייכה ליום ד':

Le soixante - C'est-à-dire que le jour où tombe la tekoufa entre dans le compte des soixante, même si la tekoufa tombe au milieu du jour ou ensuite, pourvu qu'il reste un peu avant la nuit. Il y a toujours deux jours entre la tekoufa et la demande : si la tekoufa est le dimanche, la demande se fait à l'Arvit qui appartient au mercredi.

(ה) ובא"י וכו' - לפי ששם צריך לגשמים לפי שגבוה הוא מכל הארצות משא"כ בגולה ואנו בכל חו"ל בתר בני גולה דבבל אזלינן. בן א"י בחו"ל או להיפך אם דעתו בתוך שנה לחזור שואל כמקומו ואם דעתו אחר שנה שואל כמקום שהוא שם אע"פ שיש לו אשה ובנים בביתו כ"כ הפר"ח והביאו הפמ"ג ובספר ברכי יוסף הסכים בשם כמה גדולים לדעת מהר"ז גוטה ומהר"י מולכו דכל אחד ישאל כבני העיר הנמצא בה ודלא כהפר"ח עי"ש ולכאורה מדברי הבה"ט משמע דהם מיירי דוקא באין דעתו לחזור וצריך לעיין בתשובת דבר שמואל ובס' יד אהרון כי שם מקורם:

Et en Erets Israël etc. - Parce que là-bas on a besoin de pluies, le pays étant plus élevé que tous les pays, ce qui n'est pas le cas en exil ; et nous, dans toute la diaspora, nous suivons les exilés de Babylone. Un fils d'Erets Israël en diaspora, ou l'inverse : s'il a l'intention de rentrer dans l'année, il demande selon son lieu [d'origine] ; s'il a l'intention [de rester] plus d'un an, il demande selon le lieu où il se trouve, même s'il a femme et enfants à sa maison. Ainsi le Pri 'Hadash, rapporté par le Pri Megadim. Dans le Birké Yossef on a approuvé, au nom de plusieurs grands, l'avis de Maharaz Gouta et de Mahari Molkho : chacun demandera comme les gens de la ville où il se trouve, et non comme le Pri 'Hadash ; voir là-bas. De prime abord, les propos du Baer Heitev donnent à entendre qu'ils ne traitent que du cas où l'on n'a pas l'intention de rentrer ; il faut examiner la responsum Devar Chemuel et le Yad Aharon, car c'est là leur source.

(ו) מליל ז' וכו' - ובדיעבד אם לא שאל מחזירין אותו ואינו דומה לערבית של ר"ח דשם הטעם משום דאין מקדשין החודש בלילה [כ"כ בספר ברכ"י ובספר זכור לאברהם מצדד שלא לחזור בדיעבד וכדעת הלק"ט ח"א סימן ע"ג וכמו בהזכרה עי"ש אבל מדברי כמה אחרונים שראיתי לא משמע כן]:

Depuis la nuit du 7 etc. - Et après coup (bediavad), s'il n'a pas demandé, on le fait recommencer. Cela ne ressemble pas à l'Arvit de Roch 'Hodech, où le motif est qu'on ne sanctifie pas le mois la nuit [ainsi le Birké Yossef ; le Zakhour le-Avraham incline à ne pas faire recommencer après coup, selon l'avis du Lekah Tov I, siman 73, et comme pour l'évocation ; voir là-bas. Mais d'après plusieurs Aharonim que j'ai vus, il n'en ressort pas ainsi].

(ז) ושואלים עד וכו' - כלומר ועד בכלל ואין חילוק בפסיקה בין א"י לחו"ל:

Et l'on demande jusqu'à etc. - C'est-à-dire jusqu'à [cette tefila] incluse ; il n'y a pas de différence, pour l'arrêt, entre Erets Israël et la diaspora.

(ח) אין שואלין אותו - ואף דאיתא לקמן בסימן קי"ט דאם היה צריך לפרנסה אומרה בברכת השנים שאני פרנסה שהוא דבר הצריך לכל ואין בו היזק לשום אדם אבל מטר יש בו היזק לשאר ארצות:

On ne le demande pas - Bien qu'il soit dit plus bas, siman 119, que s'il a besoin de subsistance il la dit dans Birkat Hachanim : la subsistance est autre chose, car c'est une chose dont tous ont besoin et qui n'entraîne de dommage pour personne ; mais la pluie entraîne un dommage pour d'autres pays.

(ט) בש"ת - ונראה דלפ"ז דכ"ש שיש לנו לשאול מטר בש"ת אחר ז' מרחשוון או בין פסח לעצרת במקומות הצריכין לכך דהא אפילו בתקופת תמוז דסימן קללה הם שואלין בש"ת. כתב ט"ז הא דצבור מותר להתפלל בש"ת היינו כשמתפללין בלחש אבל לא יאמר אותו הש"ץ בקול רם אפילו בש"ת ומנהגנו כהיום שאומר הש"ץ בש"ת אבל אינו אומר ותן טל ומטר לחוד כ"א בפסוקים ושאר לשונות וכבר נדפס בסידורים. ובשבת ור"ח ויו"ט מזכירין י"ג מדות ואומרים מזמורי תהלים של מטר כדאיתא בסידורים:

En Choméa Tefila - Il semble donc qu'à plus forte raison nous ayons à demander la pluie en Choméa Tefila après le 7 marheshvan, ou entre Pessa'h et Atseret, dans les lieux qui en ont besoin : car même à la tekoufa de Tamouz, qui est signe de malédiction, ils demandent en Choméa Tefila. Le Taz a écrit que le tsibbour a le droit de prier en Choméa Tefila, c'est-à-dire quand on prie à voix basse, mais que l'officiant ne le dira pas à voix haute, même en Choméa Tefila. Notre usage aujourd'hui est que l'officiant le dit en Choméa Tefila, mais il ne dit pas « veten tal oumatar » isolément, seulement dans des versets et autres formules, déjà imprimés dans les sidourim. Le Chabbat, à Roch 'Hodech et à Yom Tov, on évoque les treize Attributs et l'on dit des psaumes de pluie, comme il est dans les sidourim.

(י) חוזר ומתפלל - מיירי שסיים כל תפלתו ואז יחזור ויתפלל בנדבה מתחלת התפלה ואם נזכר קודם שסיים לא שייך לומר שיחזור לברכת השנים ויתפלל בנדבה אלא יסיים מתחלה כל תפלתו ואח"כ יחזור ויתפלל בתורת נדבה [מאמר מרדכי]:

Il recommence et prie - Il s'agit du cas où il a achevé toute sa tefila ; alors il recommencera et priera en nedava depuis le début de la tefila. S'il s'en est souvenu avant d'avoir achevé, on ne dira pas qu'il revienne à Birkat Hachanim et prie en nedava : il achèvera d'abord toute sa tefila, puis il recommencera et priera à titre de nedava [Maamar Mordekhai].

(יא) כלל - עיין בבה"ל דאם לא היה עצירת גשמים ושאל מטר במדינותינו מפסח ועד עצרת צריך מדינא לחזור ולהתפלל בתורת נדבה:

Du tout - Voir au Beour Halakha : s'il n'y avait pas de rétention de pluies et qu'il a demandé la pluie dans nos pays de Pessa'h jusqu'à Atseret, il doit de par la loi recommencer et prier à titre de nedava.

(יב) מטר - בין ששאל טל או לא [ב"י]:

Pluie - Qu'il ait demandé la rosée ou non [Beth Yossef].

(יג) בימות החמה - עיין לעיל בסקי"א ועיין בבה"ל דאם שאל מטר אחר החג אף קודם ס' יום דתקופה במדינות הצריכות למטר בתחלת החורף צריך לחזור ולהתפלל רק בתורת נדבה:

En saison sèche - Voir plus haut au seif katan 11, et voir au Beour Halakha : s'il a demandé la pluie après la fête, même avant les soixante jours de la tekoufa, dans les pays qui ont besoin de pluie au début de l'hiver, il doit recommencer et prier seulement à titre de nedava.

(יד) מחזירין אותו - היינו אם עקר רגליו חוזר לראש התפלה ואם לא עקר רגליו חוזר לתחלת ברכת השנים ואפילו אם נזכר קודם שסיים הברכה יחזור ג"כ לתחלת ברכת השנים ועיין בה"ל:

On le fait recommencer - C'est-à-dire : s'il a déplacé les pieds, il revient au début de la tefila ; s'il n'a pas déplacé les pieds, il revient au début de Birkat Hachanim. Même s'il s'en est souvenu avant d'avoir achevé la berakha, il reviendra aussi au début de Birkat Hachanim ; voir au Beour Halakha.

(טו) אם לא שאל - עיין במ"א ובש"ת שכתבו דאם נזכר קודם שהתחיל תקע בשופר אומרו שם ובסימן קי"ד בבה"ל ד"ה בלי חתימה הארכנו בזה וביררנו דיותר טוב שיאמר בש"ת דבזה יצא לכו"ע עתה מצאתי בספר קיצור ש"ע שפסק ג"כ הכי ואם נזכר קודם שסיים ברכת השנים יאמר במקום שנזכר אך אם נזכר אחר כשנים הטובות יחזור ויאמר וברך שנתנו כשנים הטובות כדי שיהיה מעין חתימה סמוך לחתימה וטוב יותר שיתחיל ותן טל ומטר ויגמור כסדר:

S'il n'a pas demandé - Voir au Maguen Avraham et au Chaaré Techouva qui ont écrit : s'il s'en est souvenu avant d'avoir commencé « Teka bechofar », il le dira là. Et au siman 114, Beour Halakha s.v. « beli 'hatima », nous avons longuement traité et établi qu'il est mieux de le dire en Choméa Tefila, car par là il s'acquitte selon tous les avis. J'ai trouvé depuis dans le Kitsour Choulhan Aroukh qu'il a aussi tranché ainsi. S'il s'en est souvenu avant d'avoir achevé Birkat Hachanim, il le dira à l'endroit où il s'en souvient ; mais s'il s'en est souvenu après « kachanim hatovot », il redira « ouvarekh chenaténou kachanim hatovot » afin que l'élément analogue à la clôture soit proche de la clôture. Mieux encore : qu'il commence « veten tal oumatar » et achève dans l'ordre.

(טז) ושואל בש"ת - ר"ל בברכת שמע קולנו קודם כי אתה שומע שמתוקנת לשאול בה כל הבקשות וכדלקמן בסימן קי"ט אבל הזכרת משיב הרוח קי"ל לעיל בסימן קי"ד דאם שכח חוזר משום דהזכרה שבח הוא ואין מקומה בזו הברכה שמתוקנת לבקשה:

Et il demande en Choméa Tefila - C'est-à-dire dans la berakha Chema kolénou, avant « ki Ata choméa », qui est instituée pour y demander toutes les requêtes, comme plus bas au siman 119. Mais l'évocation de « Machiv haroua'h », nous tenons plus haut au siman 114 que s'il l'a oubliée on le fait recommencer, parce que l'évocation est une louange et n'a pas sa place dans cette berakha, instituée pour la demande.

(יז) קודם עננו - דשאלה חמורה מעננו דאם לא אמרה מחזירין אותו משא"כ בעננו:

Avant Anénou - Car la demande [de pluie] est plus grave qu'Anénou : si on ne l'a pas dite, on le fait recommencer, ce qui n'est pas le cas d'Anénou.

(יח) כעקורים דמי - וה"ה אם רגיל לומר תחנונים וסיים תחנוניו ואמר אחריהם הפסוק יהיו לרצון וגו' שבאמירת פסוק זה עשה היסח הדעת מלומר עוד תחנונים ונשלמה תפלתו אע"פ שלא התחיל עדיין עושה שלום:

Ils sont comme déplacés - Il en va de même s'il a l'habitude de dire des tahanounim et qu'il a achevé ses tahanounim et dit après eux le verset « Yehiyou leratsone etc. » : par ce verset il a détourné l'esprit de dire encore des tahanounim, et sa tefila est achevée, même s'il n'a pas encore commencé « Ossé chalom ».

(יט) אחר שחתם - ואם נזכר אחר שאמר בא"י יסיים למדני חוקיך ויאמר ותן טל ומטר ואח"כ כי אתה שומע וכו' [בה"ל לעיל בסימן קי"ד]:

Après qu'il a clos - S'il s'en est souvenu après avoir dit « Baroukh Ata ה' », il achèvera « lamdeni 'houkékha », dira « veten tal oumatar », puis « ki Ata choméa etc. » [Beour Halakha plus haut au siman 114].