Le tsibbour se tait et écoute l'officiant jusqu'à Kadoch ; position des pieds, regard, mouvements du corps ; on ne parle pas au milieu de la Kedoucha.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Kedoucha — silence du tsibbour, pieds joints, regard, élévation du corps ; on ne parle pas au milieu [FAIRE] Se taire et écouter l'officiant | Jusqu'à Kadoch ; l'officiant est l'envoyé du kahal [FAIRE] Répondre Kadoch / Baroukh / Yimlokh | À dix ensemble ; ni avant ni après le kahal [FAIRE] Joindre les pieds | Comme au siman 95 ; kavana de sanctifier le Nom (« Je serai sanctifié au milieu des enfants d'Israël ») [FAIRE] Lever les yeux vers le haut | Sefer Heikhalot ; Taz : yeux fermés ; beaucoup d'Aharonim divergent [FAIRE] Soulever corps et talons à Kadoch | « De deux il volait » (Tanhouma) ; Chla : aussi à Baroukh et Yimlokh [EVITER] Dire Nekadech / Yitgadal avec le hazan | Il ne serait plus « envoyé » ; même s'il y a déjà un minyan hors de lui [EVITER] Étudier même par pensée | Dès que le hazan commence Nekadech (sauf pendant un nigoun prolongé, pas pendant qu'il articule) [EVITER] Parler du début de la Kedoucha jusqu'après Amen de HaEl haKadoch | Usage du Maharil [EVITER] Sautiller et bondir | Le Maguen Avraham le critique ; là où l'usage n'existe pas, ne pas l'introduire [EVITER] Kadoch trop tôt ou trop tard | Un yahid qui dit Kadoch pendant « vekara zé el zé » : certains disent qu'il n'est pas acquitté [CAS:OUI] Usage actuel | Le kahal dit aussi Nekadech (le Choulhan Aroukh et le Gra se taisent) [CAS:OUI] Kedoucha vs kaddish déjà entendu | Mieux répondre la Kedoucha pour s'acquitter [CAS:OUI] Au milieu de Kedoucha on entend un kaddish | Achever Kadoch trois fois jusqu'à kevodo, puis Yehe shemeh rabba [CAS:NON] Piyout | Dès que le tsibbour commence Kadoch, s'arrêter au milieu [REMA] Essence de la Kedoucha : Nekadech / Naaritsakh, Leoumatam, Ouvdivrei. Plusieurs Aharonim : même Yimlokh n'est pas l'essence — dès lors étudier par pensée hors Kadoch est disputé. Officiant : achever Leoumatam / Ouvdivrei avant que le kahal commence Baroukh et Yimlokh (sinon réponse hâtive). Texte : « chemkadichim » (pas chemkadichin) ; séparer un peu « oto ». Chabbat : « kidvar haamour » au kamats. [SYNTHESE] Le tsibbour écoute l'officiant, joint les pieds, lève les yeux, s'élève à Kadoch, et se tait jusqu'après HaEl haKadoch.
(א) אין הצבור וכו' - הטעם דניתקן שש"ץ יאמרנו בשביל הקהל ויהיה שלוחם וכשגם הצבור אומרים אותו איך יקרא הש"ץ שלוחם וכן בקדיש יש ליזהר שלא לומר עם החזן יתגדל וכו' עד איש"ר. ואפילו יש מנין מלבדו ששומעין ומאזינין לש"ץ ג"כ אסור כי על כ"א שבבהכ"נ החיוב לשתוק ולהאזין לש"ץ ואח"כ לענות אחריו ומטעם זה אפילו אם ירצה ללמוד ע"י הרהור ג"כ אסור משעה שמתחיל החזן נקדש וכן בקדיש אם לא בשעה שהחזן מאריך בניגון ולא בשעה שמחתך האותיות ואינו נקרא קדושה אלא נעריצך וכו' [הוא למנהג הספרד שאומרים כן בכל תפילת שחרית וכן לאשכנזים שאומרים נקדש] לעומתם וכו' ובדברי וכו' אבל שאר הנוסח שמוסיפין בשבת אינו בכלל קדושה ואינו צריך להאזין אחר החזן בזה [וכן המנהג כהיום שאומרים זה קודם החזן] וכן מותר ללמוד אז ע"י הרהור כן כתב המ"א בשם הגהת יש נוחלין אבל כמה אחרונים סוברין דאפילו ימלוך ג"כ אינו מעיקר הקדושה וכ"ש לעומתם וכו' ובדברי וכו':
le tsibbour ne dit pas, etc. - La raison : il a été institué que l'officiant le dise pour le kahal et en soit l'envoyé ; et si le tsibbour aussi le dit, comment l'officiant serait-il appelé leur envoyé ? De même au kaddish, il faut prendre garde de ne pas dire avec le hazan « Yitgadal, etc. » jusqu'à Yehe shemeh rabba. Même s'il y a un minyan hors de lui qui entend et écoute l'officiant, c'est aussi interdit, car sur chacun dans le beit haknesset pèse l'obligation de se taire et d'écouter l'officiant, puis de répondre après lui. Pour cette raison, même s'il veut étudier par simple pensée, c'est aussi interdit dès que le hazan commence Nekadech, et de même au kaddish - sauf au moment où le hazan prolonge le chant et non au moment où il articule les lettres. Et n'est appelé Kedoucha que Naaritsakh, etc. [c'est selon l'usage séfarade qui le dit à toute tefila de Shaharit, et de même pour les Ashkenazim qui disent Nekadech], Leoumatam, etc., et Ouvdivrei, etc. Mais le reste du texte qu'on ajoute le Chabbat n'est pas du domaine de la Kedoucha, et il n'est pas besoin d'écouter le hazan en cela [et tel est l'usage aujourd'hui, qu'on dit cela avant le hazan]. Et alors il est permis d'étudier par pensée. Ainsi a écrit le Maguen Avraham au nom de la glose Yech Nohalin. Mais plusieurs Aharonim tiennent que même Yimlokh n'est pas non plus de l'essence de la Kedoucha, et à plus forte raison Leoumatam, etc., et Ouvdivrei, etc.
(ב) אלא שותקין וכו' - ויש מקילין שיוכל לאמר עם הש"ץ והמנהג הנכון כמו שכתב השו"ע כי עמו נמשכו האחרונים וכן נהג הגר"א ומ"מ המנהג בימינו שאומרים הקהל ג"כ נקדש. בשבת אומרים כדבר האמור בקמ"ץ. ויראה הש"ץ לסיים לעומתם וכו' ובדברי וכו' קודם שיתחילו הקהל ברוך וימלוך כ"כ המ"א בשם הס"ח ור"ל שלא ימשוך הש"ץ כ"כ באמירתו לעומתם וכו' ובדברי וכו' כדי שלא יתחילו הקהל ברוך כבוד וכו' וכן ימלוך קודם שיסיים וה"ה לקדיש ולברכו ולכל דבר שעונים אחר הש"ץ או אחר המברך לא ימשוך הש"ץ או המברך בסופו כדי שלא יענו הקהל אחריו קודם שיסיים ויהיה זה כעין אמן חטופה לעיל בסימן קכ"ד ס"ח. מהרי"ל כשאמר ברוך וימלוך היה כורע וזוקף בשם אבל לא מצינו ראיה לזה [ד"מ] ע"כ לא נהגו כן כהיום:
mais ils se taisent, etc. - Et il y a des indulgents selon qui l'on peut dire avec l'officiant. L'usage correct est comme a écrit le Choulhan Aroukh, car les Aharonim se sont rangés avec lui, et ainsi pratiquait le Gra. Néanmoins l'usage de nos jours est que le kahal aussi dit Nekadech. Le Chabbat on dit « kidvar haamour » avec un kamats. Et que l'officiant prenne garde d'achever Leoumatam, etc., et Ouvdivrei, etc., avant que le kahal commence Baroukh et Yimlokh ; ainsi a écrit le Maguen Avraham au nom du Sefer Hassidim. C'est-à-dire que l'officiant ne prolongera pas tant dans sa récitation de Leoumatam, etc., et Ouvdivrei, etc., afin que le kahal ne commence pas « Baroukh kevod, etc. » et de même Yimlokh avant qu'il n'achève. Et de même pour le kaddish, Barkhou, et toute chose à laquelle on répond après l'officiant ou après le bénédisant : que l'officiant ou le bénédisant ne prolonge pas à la fin, afin que le kahal ne réponde pas après lui avant qu'il n'achève, ce qui serait comme un amen hâtif, plus haut siman 124 seif 8. Le Maharil, quand il disait Baroukh et Yimlokh, s'inclinait et se redressait au Nom, mais on n'a pas trouvé de preuve à cela [Darkhei Moché] ; c'est pourquoi on n'en a pas l'usage aujourd'hui.
(ג) קדוש - ויחיד שאמר קק"ק ועדיין הש"ץ היה בוקרא זה אל זה י"א דלא יצא וצריך לענות פעם אחרת והטעם פשוט דצריך לענות בי עשרה כאחד וכן יש ליזהר ג"כ שלא יאחר לומר את הקדושה אחר הקהל ויש ליזהר בכל זה בעת אמירת הפייט שכשרואה הצבור מתחילין לומר קק"ק תיכף יפסוק באמצע:
Kadoch - Et un yahid qui a dit Kadoch Kadoch Kadoch alors que l'officiant en était encore à « vekara zé el zé » : certains disent qu'il ne s'est pas acquitté et doit répondre une autre fois. La raison est simple : il faut répondre à dix ensemble. De même il faut prendre garde de ne pas dire la Kedoucha en retard après le kahal. Et il faut prendre garde à tout cela au moment de la récitation du piyout : quand il voit le tsibbour commencer à dire Kadoch Kadoch Kadoch, qu'il s'arrête aussitôt au milieu.
(ד) לכוין רגליו - כמ"ש בסימן צ"ה. וצריך לכוין ביותר בקדושה לקדש את השם ית' ובזכות זה ישרה עליו הש"י קדושה מלמעלה ויכוין לקיים הפסוק ונקדשתי בתוך בני ישראל והאר"י ז"ל היה מזהיר מאוד ע"ז. הנוסח שמקדישים ולא שמקדישין. גם יפריש קצת בין תיבת שמקדישים לתיבת אותו שכתוב אח"כ וכדלעיל בסימן ס"א לגבי ק"ש. [אחרונים]:
joindre ses pieds - Comme il est écrit au siman 95. Et il faut diriger l'intention tout particulièrement dans la Kedoucha à sanctifier le Nom, béni soit-Il, et par ce mérite le Saint, béni soit-Il, fera reposer sur lui une sainteté d'en haut ; et qu'il dirige l'intention d'accomplir le verset « Je serai sanctifié au milieu des enfants d'Israël ». L'Ari zal avertissait beaucoup là-dessus. Le texte est « chemkadichim » et non « chemkadichin ». Qu'on sépare aussi un peu entre le mot « chemkadichim » et le mot « oto » qui est écrit ensuite, comme plus haut siman 61 au sujet du Chema. [Aharonim].
(ה) ויש לישא וכו' - כי כתבו בשם ספר היכלות ז"ל ברוכים אתם לד' שמים ויורדי מרכבה אם תאמרו ותגידו לבני מה שאני עושה בשעה שמקדישים ואומרים קק"ק ולמדו אותם שיהיו עיניהם נשואות למרום לבית תפלתם ונושאים עצמם למעלה כי אין לי הנאה בעולם כאותה שעה שעיניהם נשואות בעיני ועיני בעיניהם באותה שעה אני אוחז בכסא כבודי בדמות יעקב ומחבקה ומנשקה ומזכיר זכותם וממהר גאולתם:
et il faut lever, etc. - Car on a écrit au nom du Sefer Heikhalot : « Bénis soyez-vous pour ה', cieux et descentes du Char, si vous dites et rapportez à Mes enfants ce que Je fais au moment où l'on sanctifie et dit Kadoch Kadoch Kadoch, et enseignez-leur que leurs yeux soient levés vers le haut, vers la maison de leur tefila, et qu'ils s'élèvent, car Je n'ai pas de plaisir au monde comme à cette heure où leurs yeux sont levés vers Mes yeux et Mes yeux vers les leurs ; à cette heure J'étreins le trône de Ma gloire à la ressemblance de Yaakov, Je l'embrasse et le baise, Je rappelle leur mérite et Je hâte leur délivrance. »
(ו) העינים - דהיינו שיהיו סגורות אבל לא בעינים פתוחות כ"כ הט"ז אבל הרבה אחרונים חולקין ע"ז ופסק המגן גבורים כמותם:
les yeux - C'est-à-dire qu'ils soient fermés, mais non les yeux ouverts ; ainsi le Taz. Mais beaucoup d'Aharonim divergent là-dessus, et le Maguen Guiborim a décidé comme eux.
(ז) וכן מנענעים וכו' - השל"ה כתב שקבלה בידו שירים גופו ועקבו למעלה בברוך וימלוך כמו בקדוש:
et de même on agite, etc. - Le Chla a écrit qu'il a une tradition de soulever son corps et son talon vers le haut à Baroukh et Yimlokh comme à Kadoch.
(ח) ונושאין אותו וכו' - כי איתא בתנחומא פ' צו ובשתים יעופף מכאן תקנו לעוף על רגליו בשעה שאומר קדוש. וכתב המ"א ודלא כאותם שדולגים וקופצים אבל הא"ר ושארי אחרונים יישבו את המנהג ומנהג ישראל תורה היא ומ"מ במקום שאין המנהג כן פשיטא שאין לעשות כן כי יבואו להתלוצץ ויצא שכרו בהפסדו. כתב ב"ח שצ"ל וכן כתוב על יד נביאך. ונוסח שלנו ככתוב על יד נביאך וכתב המ"א שיש לו ג"כ סמך עי"ש. כתבו האחרונים דאף שעניית איש"ר הוא עדיפא מקדושה מ"מ אם קדיש כבר שמע וקדושה לא שמע עדיין ונזדמן לו לענות קדיש וקדושה מוטב שיענה קדושה כדי לצאת ידי חובה. כתב הפמ"ג אם התחיל קדושה ובאמצע שמע קדיש מסתברא דלא יפסיק לענות איש"ר אלא גומר קדוש ג"פ עד כבודו ואם שומע אז יאמר איש"ר:
et on le soulève, etc. - Car il est dans le Tanhouma, paracha Tsav : « et de deux il volait » - de là on a institué de s'envoler sur ses pieds au moment où l'on dit Kadoch. Le Maguen Avraham a écrit : et non comme ceux qui sautillent et bondissent. Mais l'Eliya Rabba et d'autres Aharonim ont justifié l'usage, et l'usage d'Israël est Torah. Néanmoins, là où cet usage n'existe pas, il est évident qu'il ne faut pas le faire, car on en viendrait à se moquer, et son salaire sortirait dans sa perte. Le Ba'h a écrit qu'il faut dire « vekhen katouv al yad neviékha ». Et notre texte est « kakatouv al yad neviékha » ; le Maguen Avraham a écrit que cela aussi a un appui, voir là. Les Aharonim ont écrit que bien que la réponse Yehe shemeh rabba l'emporte sur la Kedoucha, néanmoins si l'on a déjà entendu le kaddish et pas encore la Kedoucha, et qu'il se trouve à répondre kaddish et Kedoucha, mieux vaut répondre la Kedoucha afin de s'acquitter. Le Peri Megadim a écrit : s'il a commencé la Kedoucha et qu'au milieu il entend un kaddish, il est raisonnable qu'il n'interrompe pas pour répondre Yehe shemeh rabba, mais achève Kadoch trois fois jusqu'à kevodo ; et s'il entend alors, qu'il dise Yehe shemeh rabba.
(ט) באמצע הקדושה - כתב בד"מ שמהרי"ל לא היה מדבר מתחלת הקדושה עד אחר אמן דהאל הקדוש [א"ר]:
au milieu de la Kedoucha - Il est écrit dans le Darkhei Moché que le Maharil ne parlait pas du début de la Kedoucha jusqu'après amen de HaEl haKadoch [Eliya Rabba].