Inclinaison et texte de Modim derabbanan ; « Elohénou vElohé avoténou » en l'absence de cohanim ; Sim shalom et Shalom rav.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Modim derabbanan — inclinaison et texte ; Elohénou vElohé avoténou ; Sim shalom / Shalom rav [FAIRE] Inclinaison du tsibbour | Comme les autres inclinaisons (siman 113:5) — pas plus que de raison [FAIRE] Dire Modim derabbanan | Pendant que l'officiant dit Modim ; l'officiant n'attend pas la fin du tsibbour [FAIRE] Une seule inclinaison | Usage du monde comme le Rema [FAIRE] Elohénou vElohé avoténou | L'officiant le dit ; usage : même s'il y a des cohanim, jusqu'à « am kedocherha » [FAIRE] Ken yehi ratson | Après la troisième berakha des cohanim (certains après chaque) [FAIRE] Sim shalom | Shaharit et Moussaf ; jour de jeûne public aussi à Minha [EVITER] Inclinaison excessive | L'officiant non plus ne s'incline pas beaucoup [EVITER] Mention du Nom dans la clôture de Modim derabbanan | Usage : sans Nom ; Gra : « Baroukh Ata H' El hahodaot » — le monde n'en a pas l'usage [EVITER] Amen du tsibbour après l'officiant | Amen seulement après un kohen qui bénit ; l'officiant ne fait que demander [CAS:OUI] Elohénou omis | Bediavad on ne fait pas revenir l'officiant [CAS:OUI] Sim shalom dit à Minha / Shalom rav à Shaharit | On s'acquitte [CAS:OUI] Yahid qui jeûne | Dit Shalom rav [CAS:NON] Minha ordinaire | Pas Sim shalom (sauf jeûne public) [REMA] Ba'h : seulement agiter la tête au Modim avec l'officiant — le monde n'en a pas l'usage. Ba'h / Maharshal : se redresser un peu au Nom puis s'incliner — le monde comme le Rema. Usage actuel : « avarekhem » seulement jusqu'à shalom. Sidour de l'Ari : toujours Sim shalom. [SYNTHESE] Le tsibbour dit Modim derabbanan en une inclinaison mesurée, sans Amen sur la demande de l'officiant. Elohénou selon l'usage local. Sim shalom aux tefilot où la bénédiction des cohanim a lieu.
(א) ולא ישחו - היינו הצבור ולענין ש"ץ גופא בודאי לא עדיף משאר מתפלל דפסק המחבר לעיל בסימן קי"ג ס"ה דלא ישחה הרבה עי"ש:
et ils ne s'inclineront pas - C'est-à-dire le tsibbour. Quant à l'officiant lui-même, certainement il n'est pas mieux qu'un autre priant : le Mé'haber a décidé plus haut siman 113 seif 5 qu'il ne s'inclinera pas beaucoup ; voir là.
(ב) יותר מדאי - פירוש שישחה כדין שאר שחיות כמש"כ סימן קי"ג ס"ה והב"ח מפרש דבמודים שאומר עם הש"ץ לא ישחה רק ינענע ראשו מעט והעולם לא נהגו כן:
plus que de raison - C'est-à-dire qu'il s'incline selon la loi des autres inclinaisons, comme il est écrit siman 113 seif 5. Le Ba'h explique que dans le Modim qu'on dit avec l'officiant, on ne s'inclinera pas, seulement on agitera un peu la tête ; et le monde n'en a pas l'usage.
(ג) ואומרים וכו' - ואין הש"ץ צריך להמתין עד שיסיימו הצבור מודים דרבנן אלא מתפלל כדרכו:
et ils disent, etc. - Et l'officiant n'a pas besoin d'attendre que le tsibbour achève Modim derabbanan ; il prie selon son cours.
(ד) בלא הזכרת השם - ודעת הגר"א לומר בא"י אל ההודאות והעולם לא נהגו כן:
sans mention du Nom - Et l'avis du Gra est de dire « Baroukh ata ה' El hahodaot » ; et le monde n'en a pas l'usage.
(ה) בשחייה אחת - והב"ח כתב בשם רש"ל שיזקוף מעט כשאומר השם עד סופו ואז יכרע עכ"ל והעולם נוהגין כמש"כ רמ"א [מ"א] ועיין בביאור הלכה:
en une seule inclinaison - Et le Ba'h a écrit au nom du Maharshal qu'il se redresse un peu quand il dit le Nom jusqu'à la fin, et alors il s'incline. Et le monde pratique comme a écrit le Rema [Maguen Avraham]. Voir au Beiour Halakha.
(ו) אם אין שם וכו' - עיין לקמן סימן קכ"ח ס"י בהג"ה שכתב דמנהגנו שאפילו יש שם כהנים אומר הש"ץ אלהינו ואלהי אבותינו וכו' עד עם קדושיך עי"ש:
s'il n'y a pas là, etc. - Voir plus bas siman 128 seif 10 dans la glose, qui a écrit que notre usage est que même s'il y a là des cohanim, l'officiant dit « Elohénou vElohé avoténou, etc. » jusqu'à « am kedocherha » ; voir là.
(ז) אומר ש"ץ וכו' - ובדיעבד אם לא אמר אין מחזירין אותו ועיין בבה"ל:
l'officiant dit, etc. - Et après coup (bediavad), s'il ne l'a pas dit, on ne le fait pas revenir. Voir au Beiour Halakha.
(ח) בברכה - בפת"ח. כהנים עם קדושיך אין מלת כהנים דבוק למלת עם קדושיך לומר שהם כהני עם קדושיך דהא קי"ל דכהנים שלוחי דרחמנא נינהו ולא שלוחי דידן אלא כלו' שהכהנים נקראים עם קדושיך. כשאומר יברכך ד' יראה לצד ההיכל וישמרך יראה לצד ימין שלו. יאר ד' כלפי ההיכל. פניו אליך ויחונך יראה לצד שמאל שלו ליחדו בימין. זוהר פ' נשא:
par la berakha - Avec un pata'h. « cohanim am kedocherha » : le mot cohanim n'est pas lié au mot « am kedocherha » pour dire qu'ils sont les cohanim du peuple de Ta sainteté, car nous tenons que les cohanim sont les envoyés du Miséricordieux et non nos envoyés ; mais c'est-à-dire que les cohanim sont appelés « peuple de Ta sainteté ». Quand il dit « yevarekhekha ה' », qu'il regarde vers le côté du heikhal ; « veyichmerekha », vers son côté droit. « Yaer ה' » vers le heikhal. « panav elekha vi'hounéka », vers son côté gauche, pour l'unir à la droite. Zohar, paracha Nasso.
(ט) אברכם - ומנהגנו כהיום שלא לומר רק עד שלום. מ"א וכן משמע מביאור הגר"א:
avarekhem - Et notre usage aujourd'hui est de ne dire que jusqu'à shalom. Maguen Avraham, et de même il ressort du commentaire du Gra.
(י) ואין הצבור וכו' - דאמן לא שייך כ"א כשעונה אחר כהן המברך משא"כ הש"ץ שאינו אומר אלא דרך בקשה שיברכנו הש"י בברכה שהכהנים מברכים:
et le tsibbour ne, etc. - Car amen n'a lieu que lorsqu'on répond après un kohen qui bénit ; ce qui n'est pas le cas de l'officiant, qui ne dit que par voie de demande que le Saint, béni soit-Il, nous bénisse de la berakha dont les cohanim bénissent.
(יא) כן יהי רצון - ר"ל אחר סוף ברכה ג' דהכל ענין אחד הוא שמסדר הש"ץ בתפלתו מה שהכהנים אומרים. ויש עונים כי"ר אחר כל ברכה:
ken yehi ratson - C'est-à-dire après la fin de la troisième berakha, car tout est un seul sujet : l'officiant ordonne dans sa tefila ce que les cohanim disent. Et il y en a qui répondent ken yehi ratson après chaque berakha.
(יב) בזמן שראוי - ר"ל בשחרית ובמוסף ולא במנחה ובתענית צבור גם במנחה והטעם משום דאומרים ברכת כהנים ויחיד המתענה אומר שלום רב [לבוש וא"ר]:
au temps qui convient - C'est-à-dire à Shaharit et à Moussaf, et non à Minha ; et un jour de jeûne public, aussi à Minha. La raison : parce qu'on dit la bénédiction des cohanim ; et un yahid qui jeûne dit Shalom rav [Levouch et Eliya Rabba].
(יג) אבל בלא"ה וכו' - ואם אמר שים שלום או בשחרית שלום רב יוצא ובסידור האר"י ז"ל כתוב לעולם שים שלום ועיין בבה"ל:
mais autrement, etc. - Et s'il a dit Sim shalom, ou à Shaharit Shalom rav, il s'acquitte. Et dans le sidour de l'Ari zal il est écrit de toujours dire Sim shalom. Voir au Beiour Halakha.