On dit Ouva leTsion avec intention, le Targoum de la Kedoucha à voix basse. Alénou se dit avec crainte. Le Kaddich des orphelins suit Alénou. Pittoum haQetoret et le chant du jour ont leurs règles propres.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) מתרגמינן - כדי שיבינו הכל:
Nous traduisons - afin que tous comprennent.
(ב) בכונה - דאמרינן בגמרא מיום שחרב המקדש עלמא קאי אקדושא דסידרא. כשמכריזין דבר יש להכריז קודם שמתחיל הש"ץ לומר אשרי ולא בין אשרי ללמנצח וכש"כ בשעה שאומרים הקהל אשרי או סדר קדושה שתתבטל עי"ז כונתן:
Avec intention - car nous disons dans la Guemara : depuis que le Temple a été détruit, le monde tient sur la Kedoucha de-sidra. Quand on proclame une chose, il faut la proclamer avant que l'officiant ne commence à dire Aché, et non entre Aché et Lamnatsea'h ; à plus forte raison pendant que le public dit Aché ou l'ordre de la Kedoucha, car leur intention s'en trouverait annulée.
(ג) וע"ל סימן נ"ט - דשם מסיק הרמ"א דנתפשט המנהג לומר אף ביחיד ומ"מ לכתחלה טוב יותר לומר בציבור וע"כ אם הציבור התחילו לומר ואתה קדוש והוא לא אמר עדיין אשרי ובא לציון יש לו לאמרו עמהם ואח"כ יאמר אשרי ולמנצח וגם השני פסוקים שקודם ואתה קדוש דהיינו ובא לציון ואני זאת בריתי וגו':
Et voir plus haut siman 59 - là le Rema conclut que l'usage s'est répandu de le dire même en particulier ; néanmoins, lekhathila (a priori) il est meilleur de le dire en public. Si donc le public a commencé à dire « Veata qadoch » et qu'il n'a pas encore dit Aché et Ouva leTsion, il le dira avec eux, puis dira Aché et Lamnatsea'h, ainsi que les deux versets qui précèdent « Veata qadoch », c'est-à-dire « Ouva leTsion » et « Vaani zot beriti etc. ».
(ד) ובקדושה שבתרגום וכו' - ר"ל דפסוקי הקדושה שבלשון הקודש נאמרים דוקא ברבים ופסוקי הקדושה שבתרגום נאמרים דוקא ביחיד לפי שכל שהוא בלשון תרגום אין לומר אותם ברבים וע"כ כשאומרים קדושה דסדרא בציבור אומר כל יחיד בפני עצמו בלחש התרגום של הקדושה דאז לא מיקרי בציבור וזהו מה שסיים הרמ"א שלא לאמרם בקול רם. ואם מתפלל שלא בציבור יכול לומר גם התרגום בקול רם [שע"ת]:
Et dans la Kedoucha du Targoum etc. - c'est-à-dire que les versets de Kedoucha en langue sainte se disent précisément en public, et les versets de Kedoucha du Targoum se disent précisément en particulier, car tout ce qui est en langue de Targoum ne se dit pas en public. C'est pourquoi, quand on dit la Kedoucha de-sidra en public, chaque particulier dit à part, à voix basse, le Targoum de la Kedoucha : alors cela n'est pas considéré comme en public. C'est ce que le Rema a conclu : de ne pas les dire à voix haute. S'il prie hors public, il peut dire aussi le Targoum à voix haute [Chaaré Techouva].
(ה) לצאת מביהכ"נ וכו' - דכיון דהעולם מתקיים ע"ז צריך ליזהר מלזלזל בזה. ולפי מה שביארנו לעיל דנכון להדר לאמרם בציבור ממילא צריך ליזהר שלא לצאת מקודם אפי' אם ירצה לאמרם בפני עצמו אם לא בשעת הדחק:
Sortir de la synagogue etc. - car puisque le monde subsiste par cela, il faut prendre garde de n'en pas faire peu de cas. Et selon ce que nous avons exposé plus haut, qu'il est bon de s'empresser de les dire en public, il faut par conséquent prendre garde de ne pas sortir auparavant, même s'il veut les dire à part, sauf en cas de nécessité.
(ו) קדושה דסידרא - הוא קדושת ובא לציון:
Kedoucha de-sidra - c'est la Kedoucha d'Ouva leTsion.
(ז) עלינו - מ"א כתב בשם האר"י שיאמרוהו אחר כל הג' תפלות וכן נוהגין במדינתנו מלבד בבתי כנסיות גדולות שמתפללין תפלת מעריב סמוך למנחה (ועיין לקמן סימן רל"ה) אין אומרים עלינו אחר גמר תפלת מנחה דעלינו שיאמרו אחר תפלת מעריב קאי גם אמנחה [מגן גבורים בשם סדר היום] ויש כמה נוסחאות בעלינו והובא בא"ר ואין לשנות שום נוסחא כי כל נוסחא יש לה יסוד [שם]:
Alénou - le Maguen Avraham a écrit au nom de l'Ari de le dire après chacune des trois prières, et ainsi on a l'usage dans notre pays ; sauf dans les grandes synagogues où l'on prie Arvit tout de suite après Min'ha (voir plus loin siman 235) : on ne dit pas Alénou à la fin de Min'ha, car l'Alénou que l'on dira après Arvit vaut aussi pour Min'ha [Maguen Guiborim au nom du Seder Hayom]. Il y a plusieurs formules d'Alénou, rapportées dans l'Eliya Rabba, et il ne faut changer aucune formule, car chaque formule a un fondement [ibid.].
(ח) בכונה - ויש לומר עלינו באימה וביראה כי כל צבא השמים שומעים והקב"ה עומד עם פמליא של מעלה וכולם עונים ואומרים אשרי העם שככה לו אשרי העם וכו' [מ"מ]:
Avec intention - et il faut dire Alénou avec effroi et crainte, car toute l'armée des cieux écoute, et le Saint béni soit-Il se tient avec la suite d'en haut, et tous répondent et disent : « Heureux le peuple pour qui il en est ainsi, heureux le peuple etc. » [Minhaguim].
(ט) ואנחנו כורעים - וצריך לכרוע שלא יהיה נראה ככופר ח"ו:
Et nous nous inclinons - et il faut s'incliner de façon à ne pas sembler, loin de nous, un renégat.
(י) קדיש יתום אחר עלינו - שהרי לעולם צריכין לומר קדיש אחר שאמרו פסוקים ובעלינו יש ג"כ פסוקים וצריכים קדיש אחריו אלא שנהגו בקדיש זה להניחו ליתום שמת אביו ואמו מפני שיש יתומים קטנים או אפילו גדולים שאינם יכולים להיות שלוחי ציבור ולומר קדיש וברכו אחר אביו ואמו [שאם היו יכולים להתפלל לפני העמוד זהו טוב יותר מאמירת קדיש] וכבר ידוע ממעשה דר' עקיבא תועלת הגדול שיש למת כשיש לו בן האומר קדיש וברכו וביותר בתוך שנה ראשונה לכך תקנו והניחו קדיש זה שאין צריך שום דבר יותר ליתומים הן קטנים הן גדולים. ובסוף הסימן העתקתי בביאור הלכה כל דיני קדיש בקיצור ובשם מאמר קדישין יקרא:
Kaddich de l'orphelin après Alénou - car il faut toujours dire un Kaddich après qu'on a dit des versets, et dans Alénou il y a aussi des versets, qui requièrent un Kaddich après eux ; seulement on a pris l'usage, pour ce Kaddich, de le laisser à l'orphelin dont le père ou la mère est mort, parce qu'il y a des orphelins petits, ou même grands, qui ne peuvent être émissaires du public et dire Kaddich et Barkhou après leur père et leur mère [s'ils pouvaient prier devant le pupitre, ce serait mieux que de dire le Kaddich]. Et l'on sait déjà, par le récit de Rabbi Akiva, le grand bénéfice qu'a le mort quand il a un fils qui dit Kaddich et Barkhou, surtout dans la première année ; c'est pourquoi l'on a institué et laissé ce Kaddich, qui n'exige rien de plus, aux orphelins, petits ou grands. À la fin du siman j'ai recopié dans le Béour Halakha tous les dinim du Kaddich en abrégé, et on l'appellera « Maamar Qadichin ».
(יא) יכול לאמרו אם אין וכו' - ר"ל דוקא כשהוא משער שלא יקפידו ע"ז. ומסתברא דכ"ז הוא לענין קדיש יתום מפני שקדיש זה מיוחד ליתומים אבל להתפלל לפני העמוד או לפרוס על שמע אין לו לחוש כלל שמא יקפידו ע"ז:
Il peut le dire s'il n'y a pas etc. - c'est-à-dire seulement s'il estime qu'on n'y regardera pas de travers. Et il est raisonnable que tout cela ne vise que le Kaddich de l'orphelin, parce que ce Kaddich est réservé aux orphelins ; mais pour prier devant le pupitre ou pour « poros al Chema », il n'a pas du tout à craindre qu'on y regarde de travers.
(יב) ויש לומר וכו' - מפני שהקטורת היו מקטירין פעמים בכל יום כמ"ש בתורה:
Et il faut dire etc. - parce que l'on faisait fumer le qetoret deux fois chaque jour, comme il est écrit dans la Torah.
(יג) ערב - היינו אחר תפלת מנחה או קודם לה דהקטורת לא היו מקטירין בלילה:
Le soir - c'est-à-dire après la prière de Min'ha ou avant elle, car on ne faisait pas fumer le qetoret la nuit.
(יד) ובוקר אחר התפלה - וצ"ע למה אנו אומרין אותה בשבת ויו"ט אחר מוסף והלא הקטורת קודמת למוספין לכו"ע והיא שייכא לקרבן תמיד ואפשר דכונתנו ליפטר מתוך ד"ת ובכתבים איתא שהטעם להבריח הקליפות ובשל"ה כתב לאמרו קודם תפלה ואחריה:
Et le matin après la prière - et il y a lieu de s'interroger : pourquoi le disons-nous le Chabbat et Yom Tov après Moussaf, alors que le qetoret précède les Moussafim de l'avis de tous et qu'il appartient au sacrifice tamid ? Peut-être notre intention est-elle de prendre congé par des paroles de Torah. Dans les écrits il est dit que la raison est de chasser les qelipot ; et le Chela a écrit de le dire avant la prière et après elle.
(טו) ואומרים השיר וכו' - עיין במ"א שמסיק דכונת הרמ"א לומר בכל יום השיר השייך לאותו יום (דהיינו שביום א' היו הלוים משוררים לדוד מזמור לה' הארץ ומלואה וגו' עד סוף המזמור וכן בכל יום המזמור השייך לו) אבל אין כונתו שיאמרו משנת השיר שהיו הלוים אומרים וכו' אכן נוהגין העולם לומר משנה זו אחר פטום הקטורת כמו שנדפס בסידורים:
Et l'on dit le chant etc. - voir le Maguen Avraham, qui conclut que l'intention du Rema est de dire chaque jour le chant appartenant à ce jour (c'est-à-dire que le premier jour les Lévites chantaient « Ledavid mizmor, la-ה' haarets oumloah etc. » jusqu'à la fin du psaume, et ainsi chaque jour le psaume qui lui appartient) ; mais ce n'est pas son intention que l'on dise la michna « le chant que les Lévites disaient etc. ». Toutefois le monde a l'usage de dire cette michna après Pittoum haQetoret, comme imprimé dans les sidourim.
(טז) שחרית לבד - אף דבמקדש היו אומרים שירה על נסכי היין גם על תמיד של בין הערבים אכן מפני שכמה פעמים היו הכהנים טרודין והיו מביאין הנסכים של בין הערבים בלילה ובלילה אין אומרים שירה לפיכך נוהגין לומר השיר בשחרית לבד. ואיזה מזמור נוהגין לומר ביו"ט לשיר של יום יבואר אי"ה לקמן בהלכות יו"ט:
Cha'harit seulement - bien qu'au Temple l'on dît un chant sur les libations de vin aussi pour le tamid de l'après-midi ; cependant, comme plusieurs fois les kohanim étaient occupés et apportaient les libations de l'après-midi la nuit, et que la nuit on ne dit pas de chant, on a donc l'usage de dire le chant à Cha'harit seulement. Quel psaume l'on a l'usage de dire à Yom Tov pour le chant du jour sera exposé, si ה' veut, plus loin dans les lois de Yom Tov.
(יז) שמא ידלג - ובב"י מפקפק בזה דהלא אין מיתה אלא בהקטרה לא באמירה ועוד דאין מיתה אלא במזיד לכן המדקדקין נוהגין לאמרו בכל יום [מ"א] ויש שכתבו דאותן שאין אומרין רק בשבת אין מרגלא בפומייהו כ"כ יאמרו מתוך הסידור:
De peur qu'il ne saute - et le Beit Yossef met cela en doute : car il n'y a de mort que pour la fumigation, non pour la récitation ; de plus il n'y a de mort que mezid (volontairement). C'est pourquoi les scrupuleux ont l'usage de le dire chaque jour [Maguen Avraham]. Certains ont écrit que ceux qui ne le disent que le Chabbat, n'ayant pas la formule aussi familière à la bouche, le diront d'après le sidour.
(יח) ומשתחוה ויוצא - דבמקדש נמי כשגמרו העבודה היו משתחוין ויוצאין ועיין במ"א:
Et il se prosterne et sort - car au Temple aussi, quand on avait fini le service, on se prosternait et l'on sortait ; voir le Maguen Avraham.