Faut-il enchaîner aussitôt netila et hamotsi ; attente, parole et marche de 22 coudées ; bediavad on ne relave pas si la garde des mains a été tenue.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) שא"צ ליזהר וכו' - דמה דאמרינן בש"ס [ברכות נ"א] תיכף לנט"י סעודה ס"ל דהיינו שלא יתעסק בינתים באיזה עסק או מעשה עד שיסיח דעתו או בשיחה הרבה דמביא לידי היסח הדעת [אפילו אם היה בד"ת] אבל אם יושב בטל ואינו עושה בינתים שום מעשה אף ששוהה הרבה או אפילו משיח מעט אין לחוש כיון שהשלחן ערוך לפניו ודעתו לאכול מיד לא מסיח דעתו:
Qu'il n'est pas nécessaire de prendre garde etc. - Ce que le Talmud [Berakhot 51] dit « immédiatement après la netilat yadayim, le repas », signifie selon cet avis qu'il ne faut pas s'occuper entre-temps d'une affaire ou d'un acte qui ferait perdre l'attention, ni d'une longue conversation qui mène à la distraction [même en paroles de Torah]. Mais s'il reste inoccupé et ne fait rien entre-temps, même s'il attend longtemps, ou même s'il parle un peu, on ne craint rien : la table est dressée devant lui et son intention est de manger aussitôt, il ne se distrait pas.
(ב) וי"א שצריך ליזהר - אפילו בשהיה לחוד כדלקמיה וכ"ש שלא לדבר בינתים אפילו שיחה מועטת ואפי' בד"ת חשיב הפסק לדידהו וצריך ליזהר לבד מהדברים שהם לצורך סעודה דמותר להפסיק לכו"ע:
Et il y a ceux qui disent qu'il faut prendre garde - Même pour la seule attente, comme plus bas, et à plus forte raison ne pas parler entre-temps, même une brève conversation ; même des paroles de Torah comptent pour eux comme interruption. Il faut s'en garder, sauf pour ce qui est nécessaire au repas, pour lequel il est permis d'interrompre selon tous.
(ג) וטוב ליזהר - כתבו הספרים בשם הזוה"ק שמצוה לאדם שיתפלל בכל יום על מזונו קודם האכילה. ואם שכח להתפלל עד אחר שנטל ידיו לאכילה יש מצדדים שיכול לומר תפלה זו אחר הנטילה דלא חשיב הפסק דהוי קצת כצורך סעודה [ויש שנהגו לכתחלה לומר מזמור ה' רועי בין נטילה להמוציא] ויותר נכון שיאמרנו אחר אכילת ברכת המוציא וכ"כ א"ר בשם של"ה:
Et il est bon de prendre garde - Les livres rapportent au nom du Zohar que c'est une mitsva de prier chaque jour pour sa nourriture avant de manger. S'il a oublié de prier jusqu'après avoir lavé les mains pour manger, certains estiment qu'il peut dire cette prière après la netila, car cela ne compte pas comme interruption, étant un peu comme un besoin du repas [certains ont coutume lekhathila (a priori) de dire le psaume « ה' est mon berger » entre la netila et hamotsi]. Il est plus correct de le dire après avoir consommé un morceau suite à hamotsi. Ainsi l'Elya Rabba au nom du Chel"a.
(ד) ואם שהה וכו' - היינו משעה שנגב ידיו עד ברכת המוציא:
Et s'il a tardé etc. - C'est-à-dire depuis qu'il a essuyé les mains jusqu'à la berakha de hamotsi.
(ה) כדי הילוך כ"ב אמה - שבשיעור זה נקרא הפסק אפילו ביושב במקומו [ואם הולך מביתו לבית אחר יש שמחמירין אפילו בהליכה מועטת] ומשמע מאחרונים דבשלא לצורך אין לשהות כלל בינתים אלא יברך המוציא מיד אחר הניגוב:
Le temps de parcourir 22 coudées - Dans cette mesure, cela s'appelle interruption même s'il reste assis à sa place [s'il va d'une maison à une autre, certains sont stricts même pour une marche courte]. Il ressort des Aharonim que, sans nécessité, on ne doit pas du tout tarder entre-temps : on bénit hamotsi tout de suite après l'essuyage.
(ו) מקרי הפסק - ולא מקרי תיכף וא"כ לפי מה שפסק המחבר דטוב ליזהר לתכוף נטילה לסעודה יש ליזהר גם מלשהות בינתים שיעור כזה. ודע דעיקר דין תכיפה המוזכר בסימן זה הוא רק מצוה לכתחלה אבל בדיעבד אפילו שהה הרבה או הפסיק בינתים אין צריך לחזור וליטול ידיו כל שלא הסיח דעתו בינתים משמירת ידיו:
Cela s'appelle interruption - Et ce n'est pas « immédiatement ». Donc, selon ce que le Mé'haber a tranché — qu'il est bon de faire suivre immédiatement la netila par le repas — il faut aussi se garder de tarder autant. Sache que le principe d'immédiateté mentionné dans ce siman n'est qu'une mitsva lekhathila ; bediavad (après coup), même s'il a beaucoup tardé ou interrompu entre-temps, il n'a pas à relaver les mains tant qu'il n'a pas détourné son attention de la garde de ses mains.