משנה ברורה

Michna Beroura — siman 179

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Quels faits sont dits distraction au repas, qui obligent à bénir
En bref - de quoi parle ce chiour ?

La distraction au milieu du repas peut obliger à une nouvelle bénédiction. « Donnez-nous et bénissons », le retrait de la table, la prise de la coupe, le lavage des eaux dernières et le changement d'avis sur la boisson sont des distractions. Distinctions entre pain et boisson, entre convives et maître de maison, entre invités et passant. Lekhathila on n'interrompt pas entre le lavage et Birkat hamazone.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETDistraction au repas qui oblige à bénir de nouveau
À FAIREEnchaîner eaux dernières et Birkat hamazone
Pas d’interruption, même par un peu de parole. Si l’on a interrompu : se laver une seconde fois pour que la bénédiction suive le lavage.
À FAIREInvités
Leur bénédiction porte sur tout ce que le maître de maison apportera. Même s’ils ont cru que c’était fini, ce n’est pas une distraction complète.
À ÉVITER« Donnez-nous et bénissons »
Demander la coupe, ou dire « venez et bénissons », distrait. Lekhathila on ne mange plus ensuite sans hamotsi. Pour la boisson, tous les avis exigent de re-bénir.
À ÉVITERPrendre la coupe
Plus fort que la parole : dès que la coupe est en main, interdiction d’interrompre même par conversation.
OUIParole de l’invité
Tant que le maître de maison n’a pas dit « donnez-nous et bénissons », l’invité n’est pas retiré. S’il veut encore manger après cette parole, qu’il le révèle devant les convives.
OUIUsage de beaucoup de coupes
Là où l’on tend beaucoup de coupes à celui qui entre, l’intention porte sur tout. Mieux viser explicitement dès la bénédiction.
NONMaître de maison a dit de bénir
Dès qu’il a dit « donnez-nous et bénissons » et que les convives ont consenti : tous sont interdits de manger ou boire sans bénédiction.
NONPassant et eaux dernières
Un passant bénit sur chaque coupe, sauf s’il a visé dès le début tout ce qu’on lui donnerait. Les eaux dernières sont une distraction : plus ni manger ni boire avant Birkat hamazone.
« Donnez-nous et bénissons », la coupe prise et les eaux dernières ferment le repas. L’invité reste lié à l’intention du maître de maison ; le maître de maison, lui, arrête tout le monde.

Glossaire

lekhathila
a priori
bediavad
après coup
היסח הדעת
distraction, détournement de l'esprit
הב לן ונברך
donnez-nous [la coupe] et bénissons
בעה"ב
maître de maison
מסובין
convives attablés
נמלך
il s'est ravisé, changement d'avis
מים אחרונים
eaux dernières

(א) לאכול - וה"ה שיש ליזהר לכתחלה שלא יפסיק בדבור אפילו מעט דתיכף לנטילה ברכה [ומהאי טעמא יש ליזהר שלא לשהות שהיה מרובה אחר הנטילה וכ"ש שלא לעסוק באיזה עסק] אך אם צריך להפסיק בדבר נחוץ או בדיעבד אם הפסיק יטול ידיו שנית כדי להיות תיכף לנטילת מים אחרונים ברכה:

Manger - De même il faut lekhathila (a priori) prendre garde de ne pas interrompre même par un peu de parole, car la bénédiction doit suivre immédiatement le lavage [et pour cette raison il faut prendre garde de ne pas tarder longtemps après le lavage, et à plus forte raison de ne pas s'occuper d'une affaire]. Mais s'il doit interrompre pour une chose urgente, ou bediavad (après coup) s'il a interrompu, il se lavera les mains une seconde fois afin que la bénédiction suive immédiatement les eaux dernières.

(ב) עד שיברך בהמ"ז - ולא דמי להב לן ונברך דמותר לאכול ורק שיברך המוציא מתחלה וכדלקמיה דכיון שנטל ידיו אסור להפסיק. והנה יש כמה פוסקים דס"ל דאין איסור לאכול אף בנטל ידיו ורק שיברך המוציא מתחלה וכ"כ האחרונים להקל ורק דאחר אכילתו יטול ידיו שנית שתהא סמוכה נטילה לברכה אלא דלכתחלה דעת הב"ח והמ"א דצריך ליזהר בזה ועיין בבה"ל מה שכתבנו עוד בזה. וכ"ז לענין אכילה אבל להפסיק בדבור כשאינו רוצה לאכול ולשתות או להתעסק באיזה עסק אסור לכו"ע [א"ר וכ"מ מכמה אחרונים לעיל בסימן קס"ו]:

Jusqu'à ce qu'il dise Birkat hamazone - Et cela ne ressemble pas à « donnez-nous et bénissons », où il est permis de manger pourvu qu'il dise d'abord hamotsi, comme plus bas : ici, puisqu'il s'est lavé les mains, il est interdit d'interrompre. Or il y a plusieurs décisionnaires qui tiennent qu'il n'y a pas d'interdiction de manger même s'il s'est lavé les mains, pourvu qu'il dise d'abord hamotsi ; et les Aharonim ont ainsi écrit pour être indulgents, seulement qu'après avoir mangé il se lavera les mains une seconde fois afin que le lavage soit proche de la bénédiction. Mais lekhathila l'avis du Ba'h et du Maguen Avraham est qu'il faut y prendre garde ; voir dans le Biour Halakha ce que nous avons encore écrit à ce sujet. Et tout ceci concerne le manger ; mais interrompre par la parole lorsqu'on ne veut ni manger ni boire, ou s'occuper d'une affaire, est interdit selon tous les avis [Elia Rabba, et c'est aussi le sens de plusieurs Aharonim plus haut au siman 166].

(ג) הב לן ונברך - פי' תן לנו כוס לברך וכשמברכין בלא כוס אם אומרים בואו ונברך ג"כ דינא הכי דהוי היסח הדעת. וכן אם הסיח דעתו בהדיא בלבו מלשתות עוד ואח"כ רוצה לשתות ג"כ צריך לברך מתחלה על המשקה:

« Donnez-nous et bénissons » - C'est-à-dire : donnez-nous une coupe pour bénir. Et lorsqu'on bénit sans coupe, si l'on dit « venez et bénissons », le din est le même : c'est une distraction. De même si l'on s'est expressément distrait dans son cœur de l'idée de boire encore, puis que l'on veut boire, il faut aussi bénir d'abord sur la boisson.

(ד) לשתות - ואם מסובין רק לשתיה ואמרו בואו ונברך ברכה אחרונה ג"כ דינא הכי דהוי היסח הדעת ואסור לשתות עוד בלא ברכה:

Boire - Et si l'on n'est attablé que pour boire et que l'on a dit « venez et bénissons » la bénédiction finale, le din est le même : c'est une distraction, et il est interdit de boire encore sans bénédiction.

(ה) ואכילה דינה כשתיה - דבגמרא לא נזכר בהדיא רק לענין שתיה וס"ל דה"ה לאכילה:

Et le manger a le même din que la boisson - Car dans la Guemara il n'est expressément question que de la boisson, et il tient qu'il en est de même pour le manger.

(ו) שסילק ידו מלאכול - ר"ל אפילו גמר בדעתו שלא לאכול:

Qu'il a retiré sa main de manger - C'est-à-dire même s'il a décidé dans son esprit de ne plus manger.

(ז) ואפילו סלקו השלחן - זהו מלשון רבינו יונה והיינו אף דס"ל דזה חשיב היסח הדעת טפי מהב ונברך אפ"ה לא מהני לענין אכילה ועיין מש"כ בבה"ל בדעת הרא"ש בזה:

Et même s'ils ont retiré la table - C'est le libellé de Rabbeinou Yona. C'est-à-dire que même s'il tient que cela compte davantage comme une distraction que « donnez-nous et bénissons », néanmoins cela n'est pas efficace au sujet du manger. Voir ce que nous avons écrit dans le Biour Halakha sur l'avis du Roch à ce sujet.

(ח) לחזור לאכילתו וכו' - כתב הט"ז דאם מחמת אכילה זו שחזר לאכול נגרר לבו גם לשתיה א"צ ברכה לדעה זו גם על השתיה דבתר אכילה גרירא אף שאמר מתחלה הב לן ונברך ולא מיירי השו"ע בתחלה לענין שתיה דמצריך לברך לכו"ע רק כשלא חזר גם לאכילה:

Revenir à sa consommation etc. - Le Taz a écrit : si, du fait de cette consommation à laquelle il est revenu, son cœur est aussi entraîné à la boisson, il n'a pas besoin de bénédiction selon cet avis, même sur la boisson, car elle est entraînée après le manger, bien qu'il ait d'abord dit « donnez-nous et bénissons ». Le Choul'han Aroukh n'a d'abord parlé, au sujet de la boisson où tous les avis exigent de bénir, que du cas où l'on n'est pas aussi revenu au manger.

(ט) לא נסתלק - משום דדרך להגרר מאכילה קטנה לגדולה לא חשיב היסח הדעת גמור אלא כשנטל ידיו משא"כ בשתיה בהיסח הדעת כל דהו כבר נסתלק משתייתו וצריך לברך שנית כשנמלך. ועיין בבה"ל שהבאנו הרבה פוסקים שסוברים כדעת הרא"ש דבהב ונברך חשיב גמר סעודה ואף באכילה אסור בלא ברכה וכן סתם המחבר לקמן בסימן קצ"ז ס"א עי"ש וע"כ לכתחלה בודאי יש ליזהר שלא לאכול אחר שאמר הב לן ונברך וכ"פ בדה"ח. ודע דמי שצריך ברכה באמצע סעודה צריך נטילה ג"כ דכיון דהסיח דעתו לא שמר ידיו ורק ברכת נט"י אין לו לברך:

Il ne s'est pas retiré - Parce qu'il est habituel d'être entraîné d'une petite consommation à une grande, cela ne compte pas comme une distraction complète, sinon lorsqu'il s'est lavé les mains. Il n'en est pas de même pour la boisson : par une distraction quelconque on s'est déjà retiré de sa boisson, et il faut bénir une seconde fois si l'on s'est ravisé. Voir dans le Biour Halakha où nous avons rapporté beaucoup de décisionnaires qui tiennent comme l'avis du Roch : « donnez-nous et bénissons » compte comme la fin du repas, et même pour le manger il est interdit sans bénédiction ; ainsi a tranché sans détour le Mé'haber plus bas au siman 197 seif 1, voir là. Aussi lekhathila faut-il certainement prendre garde de ne pas manger après avoir dit « donnez-nous et bénissons », et ainsi a tranché Derech Ha'haïm. Sache que celui qui a besoin d'une bénédiction au milieu du repas a aussi besoin d'un lavage, car puisqu'il s'est distrait il n'a pas gardé ses mains ; seulement il n'a pas à dire la bénédiction de netilat yadayim.

(י) לא הוי היסח הדעת - דודאי דעתו אם ירצה בעה"ב לאכול ולשתות עמו יאכל וישתה עמו ואם בשעת אמירתו הסיח דעתו בבירור שאף שיאכל וישתה בעה"ב לא יאכל וישתה עמו ונמלך אח"כ צריך לברך [היינו לדעת רבינו יונה בשתיה לבד ולהרא"ש אף באכילה] וכ"ש כשנטל ידיו דמהני [מ"א וש"א]:

Ce n'est pas une distraction - Car certainement son intention est que, si le maître de maison veut manger et boire avec lui, il mangera et boira avec lui. Si, au moment de sa parole, il s'est clairement distrait, de sorte que même si le maître de maison mange et boit il ne mangerait ni ne boirait avec lui, puis qu'il s'est ravisé ensuite, il doit bénir [c'est-à-dire selon l'avis de Rabbeinou Yona pour la seule boisson, et selon le Roch même pour le manger]. À plus forte raison lorsque le lavage des mains est efficace [Maguen Avraham et autres].

(יא) עד שיאמר בעה"ב - ואז כל המסובין אסורין ודוקא כששתקו והסכימו לדבריו אבל אם האורח דעתו לאכול ולשתות עוד רשאי אף שאמר בעה"ב הב ונברך וטוב שיגלה לפני המסובין שלא היה לו היסח הדעת שלא יחשבוהו כנמלך:

Jusqu'à ce que le maître de maison dise - Et alors tous les convives sont interdits. Et seulement s'ils se sont tus et ont consenti à ses paroles ; mais si l'invité a l'intention de manger et de boire encore, il en a le droit même si le maître de maison a dit « donnez-nous et bénissons ». Il est bon qu'il le révèle devant les convives, afin qu'on ne le tienne pas pour s'étant ravisé, n'ayant pas eu de distraction.

(יב) משנטל הכוס וכו' - ועדיף מהב לן ונברך דכיון שנטל הכוס בידו אפילו בשיחה אסור להפסיק כדלקמן בסימן קפ"ג ס"ו:

Dès qu'il a pris la coupe etc. - Et c'est plus fort que « donnez-nous et bénissons » : puisqu'il a pris la coupe en main, même par une conversation il est interdit d'interrompre, comme plus bas au siman 183 seif 6.

(יג) הוי היסח הדעת - ודינו כנטילת ידים [מ"א] ולפ"ז לדעת המחבר לעיל בס"א אסור שוב בין באכילה ובין בשתיה לכו"ע ועיין לעיל בסק"ב במ"ב מש"כ לענין נטילת ידים:

C'est une distraction - Et son din est comme le lavage des mains [Maguen Avraham]. Dès lors, selon l'avis du Mé'haber plus haut au seif 1, il est désormais interdit, selon tous les avis, tant pour le manger que pour la boisson. Voir plus haut au seif katan 2 dans le Michna Beroura ce que nous avons écrit au sujet du lavage des mains.

(יד) כשאדם נכנס וכו' - היינו שלא קראוהו להיות נקבע עמהם לשתות ככל המסובין:

Lorsqu'un homme entre etc. - C'est-à-dire qu'on ne l'a pas appelé à se fixer avec eux pour boire comme tous les convives.

(טו) הרבה - וה"ה בחבורה אחת כשכל אחד מושיט לו כוס דעל כל כוס וכוס הוי נמלך וכדלקמיה:

Beaucoup - De même dans un seul groupe, lorsque chacun lui tend une coupe : sur chaque coupe c'est un changement d'avis, comme plus bas.

(טז) נמלך - דאינו יודע אם יושיטו לו כוס אחר ואפילו אם הושיטו לו כוס אחר בשעה דעדיין לא גמר לשתות כוס הראשון נמי דינא הכי דצריך לחזור ולברך עליו בפני עצמו כיון שבשעה שבירך לא היה דעתו ע"ז שלא היה יודע שיושיטו לו עוד. וכ"ז דוקא בסתמא אבל אם בשעת ברכתו היה דעתו שתעלה הברכה על כל מה שיתנו לו א"צ לברך על כל כוס אף שלא היה יודע אז אם יתנו לו מ"מ מהני דעתו לזה ובמקום שהמנהג שמושיטין כוסות הרבה למי שנכנס במסיבת הקבועים לשתיה אז אפילו בירך בסתמא על כוס אחד אמרינן דדעתו היה על כל מה שיתנו לו וא"צ שוב לברך על כל כוס וכוס. ומ"מ טוב יותר שיכוין בשעת ברכה על כל מה שיתנו לו:

Il s'est ravisé - Car il ne sait pas si on lui tendra une autre coupe. Et même si on lui a tendu une autre coupe alors qu'il n'avait pas encore fini de boire la première, le din est le même : il doit bénir de nouveau sur elle à part, puisque au moment où il a béni son intention n'y portait pas, ne sachant pas qu'on lui en tendrait encore. Et tout ceci seulement dans le cas ordinaire ; mais si, au moment de sa bénédiction, il avait l'intention que la bénédiction porte sur tout ce qu'on lui donnerait, il n'a pas à bénir sur chaque coupe, même s'il ne savait pas alors si on lui en donnerait : son intention y suffit. Et là où l'usage est de tendre beaucoup de coupes à celui qui entre dans une réunion fixée pour la boisson, alors même s'il a béni de façon ordinaire sur une coupe, nous disons que son intention portait sur tout ce qu'on lui donnerait, et il n'a plus à bénir sur chaque coupe. Néanmoins il est encore mieux qu'il vise, au moment de la bénédiction, tout ce qu'on lui donnera.

(יז) הקרואים וכו' - דכיון שהם קרואים אף כשמברכין תחלה בסתמא ג"כ דעתם על כל מה שיביאו לפניהם שיודעים דדרך בעה"ב להביא הרבה מינים זה אחר זה. [ולא דמי לס"ד הנ"ל וכן לשמש בסימן קס"ט ששם אינם יודעים שיתנו לו עוד ובודאי מסתמא לא ברכו אלא על מה שלפניהם לבד] ואף אם הסיחו דעתם אח"כ שסברו שלא יביא להם עוד ג"כ אין זה היסח הדעת גמור כיון דתלוים בדעת בעה"ב וכנ"ל בס"ב ולכן אם הביא להם בעה"ב אח"כ א"צ לחזור ולברך:

Les invités etc. - Puisqu'ils sont invités, même lorsqu'ils bénissent d'abord de façon ordinaire, leur intention porte aussi sur tout ce qu'on apportera devant eux, sachant qu'il est habituel au maître de maison d'apporter beaucoup d'espèces l'une après l'autre. [Et cela ne ressemble pas au seif 4 ci-dessus, ni au servant au siman 169, où ils ne savent pas qu'on leur en donnera encore, et certainement d'emblée ils n'ont béni que sur ce qui était devant eux seulement.] Même s'ils se sont ensuite distraits, pensant qu'on ne leur apporterait plus, ce n'est pas non plus une distraction complète, puisqu'ils dépendent de l'intention du maître de maison, comme plus haut au seif 2. Aussi, si le maître de maison leur a ensuite apporté, ils n'ont pas à bénir de nouveau.

(יח) למה אין אנו נוהגים - היינו משום דכל האכילות שלנו מעורב מתחלה במלח וכן כל המשקה שלנו כשכר ומי דבש וכדומה מעורב במים ע"כ אין להקפיד ע"ז מיהו בלא"ה אין להקפיד בזמנינו דהאידנא נשתנו הטבעים [מ"א]:

Pourquoi n'avons-nous pas l'usage - C'est-à-dire parce que toutes nos consommations sont dès le début mêlées de sel, et de même toutes nos boissons, comme la bière, l'hydromel et semblables, sont mêlées d'eau ; aussi n'y a-t-il pas lieu d'y veiller. Du reste, même sans cela, il n'y a pas lieu d'y veiller de nos jours, car aujourd'hui les natures ont changé [Maguen Avraham].