שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 179

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · quelles choses s'appellent hesach daat dans la seouda qu'il faut benir · 6 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Mayim aharonim, hav lan ou-nevarekh, coupe a benir, plusieurs groupes, fruits, et sel des cinq doigts.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETQuelles choses s'appellent hesach daat dans la seouda
À FAIREMayim aharonim pris
ne plus manger ni boire jusqu'à birkat ha-mazon
À FAIREInvités aux fruits l'un après l'autre
bénir seulement sur le premier
À ÉVITERBoire après « hav lan ou-nevarekh »
c'est hesach daat : interdite la boisson à moins de bénir d'abord
À ÉVITERSel avec goudel, zeret ou etsba
seulement avec l'ama et la qemitsa
OUIA pris la coupe pour bénir
hesach daat, même sans « hav lan » et sans avoir pris les mains
OUIPlusieurs groupes qui tendent chacun une coupe
il y a qui dit : bore peri ha-guefen sur chacune, car à chaque fois il est nimlakh
NON« Hav lan » dit par l'invité
pas hesach daat jusqu'à ce que le maître de maison dise
NONRevenir au manger sans avoir pris les mains
selon Rabbenou Yona et le Ran : pas de nouvelle berakha, même table écartée ; selon le Roch, le manger est comme la boisson
Mayim aharonim, « hav lan ou-nevarekh » et la prise de la coupe ferment le manger. L'invité suit le maître de maison. Les fruits apportés l'un après l'autre n'ouvrent pas un nouveau hesach daat.

גמר סעודתו ונטל ידיו מים אחרונים אינו יכול לאכול ולא לשתות עד שיברך ברכת המזון ואם אמר הב לן ונברך הוי היסח הדעת ואסור לשתות אלא אם כן יברך עליו תחילה ואכילה דינה כשתיה להרא"ש אבל להר"ר יונה והר"ן אכילה שאני שאע"פ שסילק ידו מלאכול ואפילו סילקו השלחן אם רצה לחזור לאכילתו אין צריך לברך פעם אחרת שכל שלא נטל ידיו לא נסתלק לגמרי מאכילה:

S'il a achevé sa seouda (repas) et a pris ses mains, mayim aharonim (dernières eaux) : il ne peut pas manger ni boire jusqu'à ce qu'il bénisse birkat ha-mazon. Et s'il a dit « hav lan ou-nevarekh » (donnez-nous et nous bénirons), voici c'est hesach daat (détournement de l'esprit), et il est interdit de boire à moins qu'il ne bénisse sur elle d'abord. Et le manger, sa loi est comme la boisson selon le Roch ; mais selon Rabbenou Yona et le Ran, le manger est autre : car bien qu'il a écarté sa main de manger, et même si l'on a écarté la table, s'il a voulu revenir à son manger, il n'a pas besoin de bénir une autre fois : car tant qu'il n'a pas pris ses mains, il ne s'est pas écarté tout à fait du manger.

מי שסומך על שלחן אחרים אפי' אמר הב לן ונברך לא הוי היסח הדעת עד שיאמר בעל הבית:

Celui qui s'appuie sur la table d'autres : même s'il a dit « hav lan ou-nevarekh », ce n'est pas hesach daat jusqu'à ce que le maître de maison dise.

אם לא אמר הב לן ונברך וגם לא נטל ידיו משנטל הכוס לברך הוי היסח הדעת:

S'il n'a pas dit « hav lan ou-nevarekh » et n'a pas non plus pris ses mains : du moment qu'il a pris la coupe pour bénir, voici c'est hesach daat.

כשאדם נכנס לבית חבירו ויש שם חבורות הרבה שאוכלים וכל אח' מושיט לו כוס יש מי שאומר שמברך על כ"א בורא פרי הגפן כי בכל פעם הוא נמלך:

Lorsqu'un homme entre dans la maison de son compagnon et qu'il y a là beaucoup de groupes qui mangent, et que chacun lui tend une coupe : il y a qui dit qu'il bénit sur chacune bore peri ha-guefen, car à chaque fois il est nimlakh (ravisé).

הקרואים בבית בעה"ב לאכול מיני פירות ומביאין להם בזה אחר זה אינם צריכים לברך אלא על הראשון:

Les invités dans la maison du maître de maison à manger des sortes de fruits, et qu'on leur apporte l'un après l'autre : ils n'ont pas besoin de bénir que sur le premier.

אכל כל מאכל ולא אכל מלח שתה כל משקה ולא שתה מים ביום ידאג מפני ריח הפה ובלילה מפני ריח הפה ומפני אסכרה (פי' חולי חונק) והאוכל מלח אחר אכילתו לא יאכל בגודל (גודל הוא האצבע הגס. אצבע הוא קרוב לגס. אמה הארוך. קמיצה הוא הסמוך לקטן. זרת הוא הקטן) דקשה לקבור בנים ולא בזרת דקשה לעניות ולא באצבע דקשה לש"ד אלא באמה ובקמיצה (וע"ל סי' ק"ע למה אין אנו נוהגים באכילת מלח ושתיית מים):

S'il a mangé tout aliment et n'a pas mangé de sel, s'il a bu tout mashqe (liquide) et n'a pas bu d'eau : le jour, qu'il s'inquiète à cause de l'odeur de la bouche, et la nuit à cause de l'odeur de la bouche et à cause de l'askara (c'est-à-dire une maladie qui étrangle). Et celui qui mange du sel après son manger : qu'il ne mange pas avec le goudel (c'est le gros doigt ; etsba est proche du gros ; ama le long ; qemitsa est celui qui est près du petit ; zeret est le petit), car c'est dur à ensevelir des fils ; ni avec le zeret, car c'est dur à la pauvreté ; ni avec l'etsba, car c'est dur à un shed (démon) ; seulement avec l'ama et la qemitsa. (Et vois plus haut, siman 170, pourquoi nous n'avons pas l'usage du manger de sel et de la boisson d'eau.)