La coupe doit être rincée, pleine d'une reviit, intacte, tenue de la main droite après avoir été reçue des deux mains, élevée et regardée. Les convives écoutent sans parler. On envoie de la coupe à son épouse. On bénit assis, avec recueillement.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) טעון הדחה וכו' - וה"ה אם קנחו במפה עד שהוא נקי דשרי:
Elle requiert un rinçage etc. - et de même s'il l'a essuyée avec une serviette jusqu'à ce qu'elle soit propre, c'est permis.
(ב) שיורי כוסות - שיורי יין ששרה בו פת:
Restes de coupes - restes de vin dans lesquels du pain a trempé.
(ג) אינו צריך - וטוב להדיח אפילו כשאין בו שיורי פת אם לא שהוא נקי וצח [א"ר]:
Il n'est pas nécessaire - et il est bon de rincer même lorsqu'il n'y a pas de restes de pain, sauf si elle est propre et nette [Eliya Rabba].
(ד) חי - פי' כמו שהוא בלי מזיגה אף שאין ראוי לשתותו כך כמות שהוא:
Pur - c'est-à-dire tel quel, sans coupage, même s'il n'est pas propre à être bu ainsi tel quel.
(ה) לברכת הארץ - פי' לתחלת ברכת הארץ:
Pour la bénédiction de la terre - c'est-à-dire au début de la bénédiction de la terre.
(ו) שבח הארץ - שיינה חזק שצריך למוזגה במים ועיין בב"י שכתב דבמדינתו נהגו העולם למזוג במעט מים אף כשאין היינות חזקים ע"ש הטעם:
La louange de la terre - que son vin est fort et qu'il faut le couper d'eau. Vois dans le Beit Yossef qui a écrit que dans son pays le monde a l'usage de couper avec un peu d'eau même lorsque les vins ne sont pas forts ; vois là-bas la raison.
(ז) אין צריך למוזגו - משום דראוי לשתותו כמות שהוא:
Il n'est pas nécessaire de le couper - parce qu'il est propre à être bu tel quel.
(ח) לשם ברכה - היינו שיוציאנו סמוך לברכה מן החבית לשם ברכה ולא יוציאנו מקודם וישתהא בכלי וזהו רק למצוה מן המובחר:
Au nom de la bénédiction - c'est-à-dire qu'on le tire près de la bénédiction du tonneau pour la bénédiction, et qu'on ne le tire pas auparavant pour le laisser séjourner dans un récipient ; et cela n'est que prescrit de la plus belle manière.
(ט) שיהא מלא וכו' - ואף שרגיל לישפך קצת עי"ז לארץ ויש שאין ממלאין אותו כ"כ מטעם זה ואפ"ה שם מלא עליו. ודע דמלא הוא רק למצוה לכתחלה ואינו מעכב אם אך יש בהיין שיעור רביעית וכמו שכתבתי בסימן רע"א במ"ב סקמ"ב עי"ש:
Qu'elle soit pleine etc. - et même s'il est habituel qu'un peu se verse par là à terre, et que certains ne la remplissent pas tant pour cette raison, néanmoins le nom de « pleine » lui reste. Sache que « pleine » n'est prescrit qu'a priori (lekhathila) et n'est pas dirimant, pourvu qu'il y ait dans le vin la mesure d'une reviit, comme je l'ai écrit au siman 271 dans le Michna Beroura seif katan 42 ; vois là-bas.
(י) לחזור וכו' - מלשון זה משמע דהוא רק לכתחלה ואין עיכוב בדבר:
De revenir etc. - de ce langage il ressort que ce n'est qu'a priori et qu'il n'y a pas d'empêchement en la matière.
(יא) שלם - שלא יהיה גוף הכוס שבור ולא פגום בשפתו אפילו חסרון מועט [ובנסדק יש להקפיד לכתחלה אפילו בלא חסרון כלל] וכן אם גוף הכוס שלם רק בסיסו נשבר ג"כ יש להקפיד ואפילו יכול לעמוד על בסיסו אם לא שאין לו אחר יש להקל בכל זה. ובכיסוי כלים אף שלא נעשו לקבלה ג"כ אין להקפיד אם אין לו אחר [א"ר]. כתב המ"א בשם הב"ח ירא שמים לא יברך במצנפת רק ישים הכובע על ראשו ויש שנוהגין ג"כ להתעטף בבגד העליון דכל זה הוא בכלל עיטוף הנאמר בגמרא אצל כוס ברכה וכן נהגו כהיום בישראל בעת בהמ"ז שמשימין הכובע על ראשיהן אפילו כשהוא מברך ביחיד בלי כוס:
Entière - que le corps de la coupe ne soit ni brisé ni entamé à son bord, même d'un défaut minime [et si elle est fêlée, il y a lieu d'y veiller a priori même sans aucun manque]. De même, si le corps de la coupe est entier mais que son pied est brisé, il y a aussi lieu d'y veiller, même si elle peut tenir sur son pied ; sauf s'il n'en a pas d'autre, on peut être indulgent en tout cela. Quant aux couvercles de récipients, même s'ils n'ont pas été faits pour contenir, on n'y veillera pas non plus s'il n'en a pas d'autre [Eliya Rabba]. Le Maguen Avraham a écrit au nom du Ba'h : un craignant-Dieu ne bénira pas en bonnet seulement, mais posera le chapeau sur sa tête ; et certains ont aussi l'usage de s'envelopper du vêtement de dessus, car tout cela entre dans l'enveloppement dont parle le Talmud à propos de la coupe de bénédiction. Ainsi l'usage aujourd'hui en Israël, au moment de Birkat Hamazone, est de poser le chapeau sur la tête, même lorsqu'on bénit seul sans coupe.
(יב) מקבלו בשתי ידיו וכו' - כתב הט"ז דהטעם הוא כדי להראות חביבות קבלת הכוס עליו ואח"כ אוחזו ביד אחד שלא יהא נראה עליו כמשוי וביד ימין שהוא העיקר והחשוב:
Il la reçoit des deux mains etc. - le Taz a écrit que la raison est de montrer l'attachement qu'il a à recevoir la coupe ; ensuite il la tient d'une seule main, afin qu'elle ne paraisse pas un fardeau, et de la main droite, qui est l'essentielle et l'honorable.
(יג) שלא תגע וכו' - היינו אפילו אם ירצה לאחוז הכוס ביד ימינו באמצע הכוס וביד שמאלו יאחזנו מתחתיו:
Que ne touche pas etc. - c'est-à-dire même s'il veut tenir la coupe de la main droite au milieu de la coupe et de la main gauche la tenir par-dessous.
(יד) לסייעה - פי' שהכוס מונח על כף ימין ונותן השמאל מתחת לסמוך יד הימין:
Pour l'aider - c'est-à-dire que la coupe repose sur la paume droite et qu'il met la gauche par-dessous pour étayer la main droite.
(טו) מותר - כיון שאין נוגע בהכוס והאחרונים כתבו דיש להחמיר בזה אם לא לצורך. כתב השל"ה ע"פ הקבלה נכון שיעמיד הכוס על כף ימינו והאצבעות יהיו זקופים סביב. לא יטול הכוס בבתי ידים רק יסירם מקודם:
Il est permis - dès lors qu'il ne touche pas la coupe. Les A'haronim ont écrit qu'il y a lieu d'être strict en cela, sauf par nécessité. Le Chela a écrit d'après la Kabbale qu'il convient de poser la coupe sur la paume droite, les doigts dressés tout autour. Qu'on ne prenne pas la coupe avec des gants : qu'on les ôte auparavant.
(טז) ומגביהו וכו' - כדי שיהא נראה הכוס לכל המסובין ויסתכלו בו [טור] ובגמרא מסמיך לה אקרא דכתיב כוס ישועות אשא וגו':
Et il l'élève etc. - afin que la coupe soit visible à tous les convives et qu'ils la regardent [Tour]. Et dans le Talmud on l'appuie sur le verset : « La coupe des délivrances je lèverai etc. »
(יז) שלא יסיח דעתו - מן הברכה:
Afin qu'il ne détourne pas son attention - de la bénédiction.
(יח) וע"כ אין לוקחין וכו' - שלא יוכלו להסתכל במה שבתוכו והאחרונים הקשו ע"ז דכוונת הגמרא מה שאמרו ונותן עיניו בו היינו בהכוס ולא במה שבתוכו וע"כ אין להקפיד בזה אם אינו יכול להשיג בקל כלי אחר:
Aussi ne prend-on pas etc. - afin qu'ils ne puissent regarder ce qu'il y a dedans. Les A'haronim ont objecté à cela que l'intention du Talmud, lorsqu'il a dit « et il y pose les yeux », vise la coupe et non ce qu'il y a dedans ; aussi n'y a-t-il pas à y veiller s'il ne peut obtenir facilement un autre récipient.
(יט) ומשגרו לאשתו וכו' - שע"י כוס של ברכה מתברכת האשה ואפילו לא אכלה האשה עמהם ואם יש עוד אורחים אצלו יתן גם להם לטעום מהכוס של ברכה וכמבואר לקמן בסימן ק"צ ס"א ובסימן רע"א סי"ד ע"ש ואם אורח מיסב אצל בעה"ב ובירך על הכוס יתן גם לבעה"ב לשתות מכוס של ברכה כדי שיתברך הבעה"ב:
Et il l'envoie à son épouse etc. - car par la coupe de bénédiction la femme est bénie, même si la femme n'a pas mangé avec eux. S'il a encore des hôtes chez lui, il leur donnera aussi à goûter de la coupe de bénédiction, comme exposé plus loin au siman 190 seif 1 et au siman 271 seif 14 ; vois là-bas. Et si un hôte est attablé chez le maître de maison et a béni sur la coupe, il donnera aussi au maître de maison à boire de la coupe de bénédiction, afin que le maître de maison soit béni.
(כ) שהוא שמאל כל אדם - ואם הוא שולט בשתי ידיו אוחז בימין שהוא ימין לכל אדם. ודע דמה דהוזכר מסעיף ד' עד סעיף זה הסכים בביאור הגר"א דהוא רק להידור מצוה לכתחלה:
Qui est la gauche de tout homme - et s'il se sert des deux mains, il tient de la droite, qui est la droite de tout homme. Sache que ce qui a été mentionné du seif 4 jusqu'à ce seif, le commentaire du Gaon de Vilna a convenu que ce n'est qu'un embellissement de la mitsva a priori.
(כא) משנתנו לו כוס - ועד אחר שתייתו שהוא לאחר גמר בהמ"ז:
Depuis qu'on lui a donné la coupe - et jusqu'après qu'il a bu, ce qui est après la fin de Birkat Hamazone.
(כב) משהתחיל המברך - אבל מקודם רשאין להשיח אף שכבר נטל המברך הכוס בידו ויש מן הפוסקי' דס"ל להחמיר בזה ונכון לחוש לדבריהם:
Dès que celui qui bénit a commencé - mais auparavant ils ont le droit de parler, même si celui qui bénit a déjà pris la coupe en main. Certains décisionnaires tiennent à être stricts en cela, et il convient de craindre leurs paroles.
(כג) שצריכין לשמוע וכו' - דהמברך מוציא אותם בבהמ"ז ואם לא ישמעו לא יצאו:
Qu'ils doivent entendre etc. - car celui qui bénit les acquitte de Birkat Hamazone, et s'ils n'entendent pas, ils ne sont pas quittes.
(כד) אין להם להשיח - דכיון דשומע כעונה הרי הם כמברך עצמו:
Ils n'ont pas à parler - car dès lors que celui qui entend est comme celui qui prononce, les voici comme celui qui bénit lui-même.
(כה) אפי' - דהשיחה שבינתים אינה מפסדת הברכות בדיעבד. ודע דמ"א מצדד דכ"ז הוא דוקא בשיחה בשוגג אבל במזיד אפילו בשיחה מועטת ואפילו בין ברכה לברכה חוזר לראש בהמ"ז וכמו גבי תפלה לעיל בסימן קי"ד ס"ז אמנם בא"ר נשאר בדין זה בצ"ע וכן הכרענו לעיל בסימן ס"ה במ"ב דבדיעבד אין לחזור אפילו כששח במזיד וע"ש בבה"ל אך לכתחלה יש ליזהר בזה הרבה. ואם היה בין ברכה לברכה שיהוי מרובה שהיה יכול באותו הזמן לגמור כל בהמ"ז מראש ועד סוף אפילו אם לא שח כלל בינתים י"א דצריך לחזור לראש בהמ"ז ודוקא אם השיהוי היה מחמת אונס שהיה צריך לנקביו או שהיה המקום אינו נקי וכמבואר לעיל בסימן ס"ה לענין ק"ש וה"ה כאן ועיין בבה"ל שכתבנו דאין דין זה ברור למעשה דיחזור בשביל שהיה בין ברכה לברכה אך אם שיהוי כזה היה באמצע ברכה צריך לחזור ורק לראש הברכה:
Même - car la parole dans l'intervalle n'ôte pas les bénédictions après coup (bediavad). Sache que le Maguen Avraham penche à dire que tout cela n'est que pour une parole par erreur (shogeg) ; mais volontairement (mezid), même pour une parole minime et même d'une bénédiction à l'autre, il revient au début de Birkat Hamazone, comme pour la prière plus haut au siman 114 seif 7. Toutefois l'Eliya Rabba en est resté en suspens sur ce point ; et ainsi avons-nous tranché plus haut au siman 65 dans le Michna Beroura : après coup on ne revient pas, même si l'on a parlé volontairement ; vois là-bas dans le Biour Halakha. Mais a priori il faut y veiller beaucoup. Et s'il y a eu d'une bénédiction à l'autre un délai important, tel qu'en ce temps on aurait pu achever toute Birkat Hamazone du début à la fin, même si l'on n'a pas du tout parlé dans l'intervalle, certains disent qu'il faut revenir au début de Birkat Hamazone ; et uniquement si le délai était dû à une contrainte (oness), qu'il avait besoin d'aller à ses besoins ou que le lieu n'était pas net, comme exposé plus haut au siman 65 au sujet du Chema, et il en va de même ici. Vois dans le Biour Halakha où nous avons écrit que cette règle n'est pas claire en pratique, qu'il revienne parce qu'il y a eu un délai d'une bénédiction à l'autre ; mais si un tel délai a eu lieu au milieu d'une bénédiction, il faut revenir, et seulement au début de cette bénédiction.
(כו) לא יצאו - ותלוי בזה דאם לא גמר המברך עדיין את הברכה חוזרין המסובין ומברכין בעצמן ממקום שפסקו לשמוע לדברי המברך ואם גמר המברך את הברכה וכוונו לשמוע צריכין המסובין לחזור לתחלת הברכה ולברך בעצמן דכיון שדלגו באמצע הוי כלא אמרוה כלל. וכ"ז דוקא אם ע"י השיחה שבאמצע לא שמעו ודלגו דברים שהם מעיקר הברכה כמו ברית ותורה וכיו"ב שהם לעיכובא כמ"ש בסימן קפ"ז אבל אם דלגו רק דברים שהם שלא מעיקר הברכה יצאו בדיעבד ואינם צריכים לחזור בשביל זה וכ"ש אם לא דלגו כלל כגון שהמברך עצמו שח אז באמצע ושחו גם הם אף דבודאי שלא כדין עשו מ"מ בדיעבד יצאו ואינם צריכים לחזור:
Ils ne sont pas quittes - et cela dépend : si celui qui bénit n'a pas encore achevé la bénédiction, les convives reviennent et bénissent eux-mêmes de l'endroit où ils ont cessé d'entendre les paroles de celui qui bénit. S'il a achevé la bénédiction et qu'ils avaient l'intention d'entendre, les convives doivent revenir au début de la bénédiction et bénir eux-mêmes, car dès lors qu'ils ont sauté au milieu, c'est comme s'ils ne l'avaient pas dite du tout. Et tout cela uniquement si, par la parole du milieu, ils n'ont pas entendu et ont sauté des choses qui sont de l'essentiel de la bénédiction, comme l'alliance et la Torah et semblables, qui sont dirimantes, comme écrit au siman 187. Mais s'ils n'ont sauté que des choses qui ne sont pas de l'essentiel de la bénédiction, ils sont quittes après coup et n'ont pas à revenir pour cela. À plus forte raison s'ils n'ont rien sauté du tout, par exemple si celui qui bénit lui-même a parlé alors au milieu et qu'eux aussi ont parlé : bien qu'à coup sûr ils n'aient pas agi selon la loi, néanmoins après coup ils sont quittes et n'ont pas à revenir.
(כז) נכון הדבר - היינו אף דמדינא היה יותר נכון שישמעו המסובין כל הבהמ"ז מפי המזמן והוא יוציאם בברכתו ובעצמן לא יברכו כלל מ"מ בעבור שמצוי בעו"ה שהמסובין מסיחין דעתם ואינם מכוונין לדברי המברך כלל ונמצא שחסר להם בהמ"ז לגמרי ומבטלין עשה דאורייתא בידים לכך נכון כהיום יותר שהמסובין יאמרו בעצמן בלחש כל מלה ומלה עם המברך כדי שיברכו יחדו ונקרא עי"ז ברכת זימון ומתקיים מה שאמר הכתוב גדלו לה' אתי ונרוממה שמו יחדו דמזה ילפינן ברכת זימון וכמ"ש לקמן [בסימן קצ"ב במ"ב]:
La chose est convenable - c'est-à-dire que même si, de par la loi, il serait plus convenable que les convives entendent toute Birkat Hamazone de la bouche de celui qui invite et qu'il les acquitte par sa bénédiction, sans qu'eux-mêmes bénissent du tout, néanmoins, parce qu'il est fréquent, par nos nombreux péchés, que les convives détournent leur attention et ne se concentrent pas du tout sur les paroles de celui qui bénit, et qu'ainsi il leur manque Birkat Hamazone entièrement et qu'ils annulent de leurs mains un commandement positif de la Torah, aussi est-il plus convenable aujourd'hui que les convives disent eux-mêmes à voix basse chaque mot avec celui qui bénit, afin qu'ils bénissent ensemble : cela s'appelle bénédiction de zimoun, et s'accomplit ce que dit l'Écriture : « Magnifiez ה' avec moi, et exaltons Son nom ensemble », d'où l'on apprend la bénédiction de zimoun, comme écrit plus loin [au siman 192 dans le Michna Beroura].
(כח) כל ברכה וברכה - ועכ"פ יזהרו לומר עמו בלחש ברכה ראשונה דאל"ה להרבה פוסקים לא מקרי זימון כלל וכדלקמן בסימן רי"ש [אחרונים] ולפ"ז מה שנוהגין הרבה אנשים שאחר שאמרו ברוך שאכלנו וכו' כל אחד ואחד מברך בקול רם בפ"ע שלא כדין הם עושין אלא המברך צריך לברך ברכה ראשונה עכ"פ בקול רם כדי שישמעו המסובין והם יאמרו בלחש עמו מלה במלה ורק בסיום הברכה יקדימו לסיים כדי שיענו אמן כמו שכתב רמ"א ועיין במ"א שהוא מצדד להורות כהתשב"ץ שס"ל דעד הזן את הכל צריכין לשתוק ולשמוע ולכוין לצאת מן המברך [ומשם ואילך יברכו בעצמן בלחש עם המברך] דעד שם היא ברכת הזימון אבל אין אנו נוהגין כן ומ"מ הטוב והישר כשיודע במסובין שיכוונו לדבריו לעשות כהתשב"ץ רק שיודיע להם מתחלה שיכוונו לצאת וגם הוא יכוון להוציאם ודוקא כשהשומעים כלם מבינים לשון הקדש דאל"ה בודאי טוב יותר שיברכו בעצמן כל הבהמ"ז ולא לצאת מן המברך [א"ר]:
Chaque bénédiction - et du moins qu'ils veillent à dire avec lui à voix basse la première bénédiction ; sinon, selon beaucoup de décisionnaires, cela ne s'appelle pas du tout zimoun, comme plus loin au siman 213 [A'haronim]. D'après cela, ce que beaucoup de gens ont l'usage, après avoir dit « Béni Celui qui nous a fait manger etc. », que chacun bénisse à voix haute pour soi, n'est pas selon la loi : celui qui bénit doit du moins dire la première bénédiction à voix haute afin que les convives entendent, et eux diront à voix basse avec lui mot à mot, et seulement à la conclusion de la bénédiction ils précéderont à conclure afin de répondre amen, comme a écrit le Rema. Vois dans le Maguen Avraham qui penche à prescrire selon le Tachbets, qui tient que jusqu'à « qui nourrit le tout » ils doivent se taire, écouter et avoir l'intention d'être quittes par celui qui bénit [et de là en avant ils béniront eux-mêmes à voix basse avec celui qui bénit], car jusqu'là c'est la bénédiction du zimoun. Mais tel n'est pas notre usage. Néanmoins le bon et le droit, lorsqu'il sait que les convives se concentreront sur ses paroles, est de faire comme le Tachbets, seulement qu'il les informe d'abord qu'ils aient l'intention d'être quittes, et lui aussi aura l'intention de les acquitter ; et uniquement si tous les auditeurs comprennent la langue sainte, sinon il est à coup sûr mieux qu'ils bénissent eux-mêmes toute Birkat Hamazone et non qu'ils soient quittes par celui qui bénit [Eliya Rabba].
(כט) לטוב עין - שהוא שונא בצע וגומל חסד בממונו שנא' טוב עין הוא יבורך אל תקרי יבורך אלא יברך [גמרא]:
À l'homme au bon œil - c'est celui qui hait le gain et use de bonté avec son argent, comme il est dit : « L'homme au bon œil sera béni » ; ne lis pas « sera béni » mais « bénira » [Talmud].
(ל) שדינה כתפלה - שאין שואלין ומשיבין כלל והטעם מדמצינו שהחמירו חכמים בבהמ"ז שאין מברכין אלא במקום אחד כתפלה לאפוקי ק"ש שיכול לאומרה במהלך מן פסוק ראשון ואילך וי"א מעל לבבך ואילך וכדלעיל סימן ס"ג ע"ש במ"ב:
Dont la règle est comme la prière - que l'on ne demande ni ne répond du tout. La raison : nous trouvons que les Sages ont été stricts pour Birkat Hamazone, qu'on ne bénit qu'en un seul lieu, comme la prière, à l'exclusion du Chema que l'on peut dire en marchant du premier verset en avant, et certains disent de « sur ton cœur » en avant, comme plus haut siman 63 ; vois là-bas dans le Michna Beroura.
(לא) בשעה שמברך - ומסתימת הפוסקים משמע דגם ברכה רביעית אף שהיא מדרבנן צריך לישב כי היכי דלא לזלזולי בה:
Au moment où il bénit - et de la concision des décisionnaires il ressort que même la quatrième bénédiction, bien qu'elle soit de par les Sages, il faut s'asseoir, afin de n'en pas faire peu de cas.
(לב) בביתו - דבמהלך בדרך עיין לקמן בסי"א:
Dans sa maison - car en marchant en chemin, vois plus loin au seif 11.
(לג) ה"ה כל המסובין - דכיון דכולן יוצאין בברכתו צריכין לישב ובאימה כמברך עצמו:
Il en va de même de tous les convives - car dès lors que tous sont quittes par sa bénédiction, ils doivent s'asseoir et avec crainte, comme celui qui bénit lui-même.
(לד) אפילו בירך מהלך וכו' - היינו כשהוא מהלך בביתו במקום אכילתו אבל כשהלך למקום אחר ובירך יש דעות בזה עיין לקמן בסימן קפ"ד ס"א בהג"ה:
Même s'il a béni en marchant etc. - c'est-à-dire lorsqu'il marche dans sa maison, au lieu de son repas ; mais s'il est allé ailleurs et a béni, il y a des avis là-dessus ; vois plus loin au siman 184 seif 1 dans la glose.
(לה) שגם ברכת מעין שלש - עיין בביאור הגר"א שתלה דין זה במה שמבואר לקמן בסימן קפ"ד ס"ג והרמב"ם שהוא בעל דעה זו אזיל לשיטתו שם ולפ"ז בחמשת מיני דגן עכ"פ לכ"ע צריך להיות דוקא ברכה אחרונה שלהם בישיבה:
Que aussi la bénédiction « à la manière de trois » - vois dans le commentaire du Gaon de Vilna qui a rattaché cette règle à ce qui est exposé plus loin au siman 184 seif 3. Le Rambam, auteur de cet avis, va selon son système là-bas. D'après cela, pour les cinq espèces de céréales, du moins, de l'avis de tous, leur bénédiction finale doit être précisément assise.
(לו) עליו - אם ישב מפני שיקשה בעיניו איחור דרכו ולא יוכל לכוין יפה אלא מהלך ומברך כתב הח"א דכל זה דוקא כשאכילתו היה דרך הליכה כמו שכתב המחבר שמהלך בדרך ואוכל אבל אם אכילתו היה בישיבה צריך לברך ג"כ בישיבה:
Sur lui - s'il s'est assis parce que le retard de son chemin lui pèserait et qu'il ne pourrait bien se concentrer, mais qu'il marche et bénit : le 'Hayé Adam a écrit que tout cela n'est que lorsque son repas était en marchant, comme a écrit le Mé'haber : « qui marche en chemin et mange » ; mais si son repas était assis, il doit aussi bénir assis.
(לז) אסור לברך - היינו כל הברכות ועיין לקמן בסימן קצ"א במ"ב ששם מבואר היטב:
Il est interdit de bénir - c'est-à-dire toutes les bénédictions. Vois plus loin au siman 191 dans le Michna Beroura, où cela est bien exposé.