Les femmes sont tenues de Birkat Hamazone ; on doute si c'est de la Torah ou de par les Sages, aussi n'acquittent-elles pas un homme rassasié. Le mineur est tenu de par les Sages dès un kezayit, pour l'éduquer ; il n'acquitte son père que si celui-ci n'est tenu que de par les Sages.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Obligation de Birkat hamazone pour les femmes et les mineurs [FAIRE] Femmes tenues | Les femmes sont tenues de Birkat hamazone. On doute si c’est de la Torah (mitsva positive non liée au temps) ou de par les Sages (part dans la Terre, alliance et Torah). [FAIRE] Mineur dès un kezayit | Le mineur est tenu de par les Sages dès un kezayit, pour l’éduquer. [EVITER] Femme n’acquitte pas l’homme rassasié | Parce que c’est un doute, elle n’acquitte pas celui dont l’obligation est de la Torah. [EVITER] Mineur n’acquitte pas le rassasié | Si le père a mangé à satiété (Torah), le fils mineur (Sages seulement) ne l’acquitte pas. Un mineur n’acquitte pas non plus une femme. [CAS:OUI] Père non rassasié | Le fils mineur peut acquitter son père si celui-ci n’est tenu que de par les Sages (pas mangé à satiété). [CAS:OUI] Femme et doute de bénédiction | Chaagat Aryé et 'Hayé Adam : une femme rassasiée qui doute si elle a béni est tenue de bénir ; on ne l’en empêchera pas. R. Akiva Eiger et Birké Yossef : elle n’a pas à revenir. [CAS:NON] Double rabbinique | Si le fils non plus n’a pas mangé à satiété (double obligation de Sages), être strict : il n’acquitte pas son père. [SYNTHESE] Les femmes sont tenues, mais le doute Torah ou Sages les empêche d’acquitter un homme rassasié. Le mineur est tenu dès un kezayit pour l’éducation ; il n’acquitte que celui qui n’est tenu que de par les Sages.
(א) אם הן חייבות מדאורייתא - לפי שהיא מ"ע שלא הזמן גרמא:
Si elles sont tenues de la Torah - parce que c'est un commandement positif que le temps ne conditionne pas.
(ב) אלא מדרבנן - מדכתיב על הארץ הטובה ונשים אין להם חלק בארץ מצד עצמן (א"ל בבת יורשת) משא"כ כהנים ולוים אע"פ שאין להם חלק מ"מ יש להם ערי מגרש וי"א משום שלא ניתן להם ברית ותורה:
Mais seulement de par les Sages - car il est écrit « sur la terre bonne », et les femmes n'ont pas de part dans la Terre par elles-mêmes (sauf la fille héritière). Contrairement aux cohanim et aux lévites qui, bien qu'ils n'aient pas de part, ont néanmoins des villes de pâturage. Et certains disent parce que l'alliance et la Torah ne leur ont pas été données.
(ג) אלא למי שאין וכו' - כגון שלא אכל כדי שביעה שאין חיובו אלא מדרבנן ומסיים הטור דמפני שהוא ספק נקטינן דאין מוציאות את האחרים שאכלו כדי שביעה [מ"א] וכ"כ הרמב"ם פ"ה מהלכות ברכות. כתב בש"א אשה שאכלה כדי שביעה ונסתפקה אם בירכה חייבת לברך עי"ש טעמו וכן הסכים בח"א ובמגן גבורים אכן בחידושי רע"א וכן בברכי יוסף פסקו שאינה צריכה לחזור ולברך וכן מצדד בפמ"ג ומ"מ נראה דהרוצה לסמוך על דעת ש"א וסייעתו אין למחות בידו ועיין בבה"ל:
Seulement celui qui n'est pas etc. - par exemple qui n'a pas mangé à satiété, dont l'obligation n'est que de par les Sages. Et le Tour conclut : parce que c'est un doute, nous tenons qu'elles n'acquittent pas les autres qui ont mangé à satiété [Maguen Avraham]. Ainsi a écrit le Rambam, chapitre 5 des lois des bénédictions. Il est écrit dans le Chaagat Aryé : une femme qui a mangé à satiété et doute si elle a béni est tenue de bénir ; vois là-bas sa raison. Ainsi ont convenu le 'Hayé Adam et le Maguen Guiborim. Toutefois dans les novelles de R. Akiva Eiger et de même le Birké Yossef ont tranché qu'elle n'a pas à revenir bénir, et ainsi penche le Pri Megadim. Néanmoins il semble que qui veut s'appuyer sur l'avis du Chaagat Aryé et de ses soutiens, on ne l'en empêchera pas. Vois dans le Biour Halakha.
(ד) קטן חייב מדרבנן - היינו אפי' לא אכל רק כזית ג"כ חייב מדרבנן לחנכו:
Un mineur est tenu de par les Sages - c'est-à-dire même s'il n'a mangé qu'un kezayit, il est aussi tenu de par les Sages, pour l'éduquer.
(ה) וההיא דבן וכו' - ר"ל ההיא דאיתא בגמרא דבן קטן מברך ומוציא את אביו בבהמ"ז כשאין יודע לברך:
Et celle du fils etc. - c'est-à-dire le cas rapporté dans le Talmud où un fils mineur bénit et acquitte son père de Birkat Hamazone, lorsque celui-ci ne sait pas bénir.
(ו) כשלא אכל האב כדי שביעה - אבל אם אכל האב כדי שביעה שחייב לברך מן התורה אין בנו קטן שמחויב רק מדרבנן יכול להוציאו. וכתבו האחרונים דקטן אינו מוציא את האשה דשמא מדאורייתא חייבת:
Lorsque le père n'a pas mangé à satiété - mais si le père a mangé à satiété, qu'il est tenu de bénir de la Torah, son fils mineur, qui n'est tenu que de par les Sages, ne peut l'acquitter. Et les A'haronim ont écrit qu'un mineur n'acquitte pas la femme, car peut-être est-elle tenue de la Torah.
(ז) שאינו חייב וכו' - ואם גם הבן לא אכל כדי שביעה דהוי אצלו תרי דרבנן אם מוציא לאביו יש דעות בין הפוסקים ויש להחמיר:
Qui n'est pas tenu etc. - et si le fils non plus n'a pas mangé à satiété, ce qui fait pour lui un double rabbinique, s'il acquitte son père il y a des avis parmi les décisionnaires, et il faut être strict.