Formulaire de Bone Yeroushalayim ; Retsé et Yaalé veyavo ; oubli de l’évocation du jour le Chabbat, à Yom Tov et à Rosh Hodesh ; retours au début.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Bone Yeroushalayim, Retsé et Yaalé veyavo, oubli de l’évocation du jour (Chabbat, Yom Tov, Roch 'Hodesh) [FAIRE] Amen et formulaire | Attendre un peu après « Yeroushalayim » puis dire amen, pas d’un seul souffle. Si l’on dit « Rahem » en semaine, on le dit aussi le Chabbat. Les Harahaman se disent aussi le Chabbat. [FAIRE] Place de Retsé / Yaalé veyavo | Les dire dans Bone Yeroushalayim (demande de miséricorde), pas dans Birkat haarets. D’abord Retsé, puis Yaalé veyavo. Intervertis : quitte après coup. Dits seulement dans haarets : les redire dans Bone Yeroushalayim. [FAIRE] Souvenir avant Hatov vehametiv | Dire la bénédiction courte « Béni sois-Tu ה'… qui a donné des Chabbats / des jours de fête… » (la plupart : avec Nom et royauté). Si l’on ne connaît pas le texte, revenir au début. [EVITER] Doubler les mentions | Ne pas remettre le Chabbat dans Yaalé veyavo, ni le Yom Tov dans Retsé. Ne pas dire « Avinou Malkénou » à côté de la royauté de David : dire « Avinou Roénou ». [CAS:OUI] Oubli Chabbat ou Yom Tov, déjà ouvert Hatov | Revenir au début de Birkat hamazone. Erreur dans la seule 4e bénédiction (pas de Nom et royauté) : revenir seulement à Hatov vehametiv. [CAS:OUI] Yom Tov le Chabbat, oubli des deux | Inclure les deux dans la bénédiction courte. Oubli d’un seul : seulement le texte de celui oublié. [CAS:OUI] Repas qui déborde dans la nuit | On suit le début du repas. Si l’on a déjà prié Arvit, on ne mentionne plus le Chabbat. Samedi soir vers Roch 'Hodesh : repas fini de jour → seulement Chabbat ; pain aussi la nuit → mieux vaut Roch 'Hodesh. Hanouka/Pourim samedi soir : seulement le Chabbat. [CAS:NON] Roch 'Hodesh, 'Hol Hamoed, 3e repas de Chabbat | Déjà commencé Hatov vehametiv : on ne revient pas. Souvenir avant Hatov : bénédiction courte sans conclusion. [CAS:NON] Chabbat + Roch 'Hodesh, seul Roch 'Hodesh oublié | On ne revient pas : le pain est dû au Chabbat, déjà mentionné. Si l’on revient au début à cause du Chabbat oublié, refaire aussi Yaalé veyavo. [SYNTHESE] Retsé et Yaalé veyavo vont dans Bone Yeroushalayim. Oubli le Chabbat ou à Yom Tov : bénédiction courte si Hatov n’est pas ouvert, sinon retour au début. À Roch 'Hodesh, 'Hol Hamoed et au 3e repas, on ne revient plus une fois Hatov commencé.
(א) מפני שהיא סיום וכו' - עיין לקמן בסימן רט"ו:
Parce qu’elle est l’achèvement… - voir plus bas au siman 215.
(ב) ונראה דדוקא וכו' - ויש מיישבין המנהג מטעם אחר שלא חששו לזלזול ברכה רביעית אלא בימיהם שהיו הפועלים הולכים למלאכתם כששומעים אמן שאחר בונה ירושלים (שלא חייבום חכמים בברכה רביעית מפני בטול מלאכתו של בעה"ב) לכך היה צריך לענות אמן בלחש כדי שלא ישמעו הפועלים ויכירו שברכה רביעית אינה מן התורה ויבואו לזלזל בה אף שלא במקום בטול מלאכת בעה"ב אבל עכשיו שגם הפועלים מברכים ד' ברכות כמ"ש בסימן קצ"א אין לחוש לזה ולפי טעם זה בין כשמברך בזימון ובין כשמברך ביחידי יכול לענות אמן בקול רם וכמדומה שכן המנהג. לא יאמר בונה ירושלים אמן בנשימה אחת רק ימתין קצת אחר תיבת ירושלים ואח"כ יאמר אמן כדי שלא יהא משמע שגם האמן מסיום הברכה הוא:
Et il semble que ce soit seulement… - Et il y en a qui justifient l’usage par une autre raison : on ne craignait le mépris de la quatrième bénédiction que de leur temps, lorsque les ouvriers s’en allaient à leur travail en entendant amen après Bone Yeroushalayim (les Sages ne les avaient pas astreints à la quatrième bénédiction à cause de la perte de travail du maître). Aussi fallait-il répondre amen à voix basse afin que les ouvriers n’entendent pas et ne reconnaissent pas que la quatrième bénédiction n’est pas de la Torah, et n’en viennent à la mépriser même hors du cas de perte de travail du maître. Mais maintenant que les ouvriers aussi bénissent les quatre bénédictions, comme écrit au siman 191, il n’y a plus à craindre cela. Selon cette raison, que l’on bénisse avec zimmoun ou en particulier, on peut répondre amen à voix haute ; et il semble que tel soit l’usage. On ne dira pas « Bone Yeroushalayim amen » d’un seul souffle : on attendra un peu après le mot « Yeroushalayim » puis on dira amen, afin que l’on n’entende pas que l’amen aussi fait partie de l’achèvement de la bénédiction.
(ג) שום מלכות אחר - היינו כגון הא דמסיים המחבר לקמיה:
Aucune autre royauté - c’est-à-dire comme ce que l’auteur conclut plus loin.
(ד) והאומר וכו' - צ"ל לכן האומר וכן הוא בטור:
Et celui qui dit… - Il faut lire « dès lors, celui qui dit », et ainsi dans le Tour.
(ה) אבינו מלכנו - אלא יאמר אבינו רוענו ואע"ג דאינו אומר ביחד ממש עם מלכות בית דוד מ"מ כיון דבחד ברכה הוא לאו אורח ארעא לאדכורי מלכותא דשמיא אצל מלכותא דבשר ודם:
Avinou Malkénou - mais on dira « Avinou Roénou ». Bien qu’on ne le dise pas tout à fait ensemble avec la royauté de la maison de David, néanmoins, puisqu’on est dans une même bénédiction, il n’est pas convenable de mentionner la royauté des Cieux à côté de la royauté de chair et de sang.
(ו) אבל לא ראיתי וכו' - והאחרונים כתבו טעם לזה כיון דענין בפ"ע לגמרי הוא לא קפדינן בזה ואומרים אותה כמו שהיא מסודרת בתפלת י"ח לכן אין למחות ביד הנוהגין כן:
Mais je n’ai pas vu… - Et les Aharonim ont écrit une raison : puisque c’est un sujet tout à fait à part, on n’y tient pas, et on la dit comme elle est ordonnée dans la tefila des dix-huit ; dès lors, on ne réprimandera pas ceux qui ont cet usage.
(ז) או נחמנו - היינו נחמנו ה' אלהינו בירושלים עירך ובציון משכן כבודך ובמלכות בית דוד משיחך ובבית הגדול והקדוש וכו':
Ou « console-nous » - c’est-à-dire « console-nous ה' notre Dieu, dans Jérusalem Ta ville et dans Sion la demeure de Ta gloire, et dans la royauté de la maison de David Ton messie, et dans la Maison grande et sainte… ».
(ח) וחותם בה וכו' או מנחם - מלשון זה משמע שאף אם פתח ברחם מותר לחתום במנחם ואף שאין החתימה מעין הפתיחה ממש לית לן בה דעכ"פ הענין אחד אבל יש מאחרונים שמחמירין בזה וסוברין דצריך להיות מעין הפתיחה ממש:
Et il conclut… ou « qui console » - De ce libellé il ressort que même s’il a ouvert par « Rahem », il est permis de conclure par « Menachem », et bien que la conclusion ne soit pas tout à fait du même genre que l’ouverture, cela ne nous importe pas, car en tout cas le sujet est un. Mais certains Aharonim sont rigoureux en cela et tiennent qu’il faut que ce soit du même genre que l’ouverture exactement.
(ט) ואין לשנות וכו' - ר"ל דאם אומר בחול רחם יאמר בשבת ג"כ רחם ואע"ג דאסור לתבוע צרכיו בשבת הכא שאני דטופס ברכה כך היא תמיד וגם כל הרחמן יכול לומר בשבת אע"פ שאינן מטופס הברכה שתקנו חכמים שכיון שנהגו הכל לאומרם בכל פעם שמברכין בהמ"ז נעשה להם כטופס ברכה ואין בזה משום שאלת צרכיו בשבת:
Et on ne changera pas… - c’est-à-dire : si l’on dit en semaine « Rahem », on dira aussi le Chabbat « Rahem ». Bien qu’il soit interdit de réclamer ses besoins le Chabbat, ici c’est différent, car le formulaire de la bénédiction est toujours ainsi. Et l’on peut aussi dire tous les « Harahaman » le Chabbat, bien qu’ils ne soient pas du formulaire de bénédiction que les Sages ont institué : puisque tous ont pris l’usage de les dire chaque fois qu’on bénit Birkat hamazone, ils leur sont devenus comme un formulaire de bénédiction, et il n’y a pas en cela de demande de besoins le Chabbat.
(י) נוסחא אחת - והגר"א כתב שעיקר כהרי"ף שבחול יאמר רחם נא כמנהגנו ובשבת יאמר נחמנו וכו' ומסיים מנחם וכו' וכי יש עוד כמה ראשונים שסוברים כן:
Un seul texte - Et le Gra a écrit que l’essentiel est selon le Rif : en semaine on dira « Rahem na » comme notre usage, et le Chabbat on dira « Nahaménou… » et l’on conclut « Menachem… » ; et il y a encore plusieurs Rishonim qui tiennent ainsi.
(יא) דאומרים בונה ברחמיו וכו' - משום דכתיב שבתי לירושלים ברחמים וגו' וגם מאחר שהתחיל בתחלת הברכה ברחם מסיים נמי ברחמים כדי שיהיה החתימה מעין הפתיחה ממש ומ"מ לכ"ע אין מעכב כלל ועיין במעשה רב:
Qu’on dit « Bone berahamav »… - parce qu’il est écrit « Je suis revenu à Jérusalem avec miséricorde… » ; et aussi, puisqu’on a commencé au début de la bénédiction par « Rahem », on conclut aussi « avec miséricorde », afin que la conclusion soit du même genre que l’ouverture exactement. Néanmoins, selon tous, cela n’est aucunement indispensable. Voir Maassé Rav.
(יב) אומר בה - לפי שהזכרה זו וכן ביעלה ויבוא הם בקשת רחמים קבעום בברכת בונה ירושלים שהיא ג"כ בקשת רחמים ולא בברכת הארץ שהיא הודאה ואם הזכירם בברכת הארץ לא יצא וצריך לחזור ולהזכיר בבונה ירושלים:
On y dit - parce que cette mention, ainsi que Yaalé veyavo, sont une demande de miséricorde : on les a fixées dans la bénédiction Bone Yeroushalayim, qui est aussi une demande de miséricorde, et non dans Birkat haarets, qui est une action de grâce. Si on les a mentionnées dans Birkat haarets, on ne s’est pas acquitté et il faut revenir les mentionner dans Bone Yeroushalayim.
(יג) ואח"כ יעלה ויבוא - מפני ששבת הוא תדיר וקי"ל בכל מקום תדיר קודם ובדיעבד אם החליף בודאי יצא:
Et ensuite Yaalé veyavo - parce que le Chabbat est plus fréquent, et nous tenons en tout lieu que le plus fréquent précède. Après coup (bediavad), si l’on a interverti, on s’est certainement acquitté.
(יד) ביעלה ויבוא - דהא כבר הזכיר שבת ברצה ולמה יחזור ויזכירנו:
Dans Yaalé veyavo - car on a déjà mentionné le Chabbat dans Retsé ; pourquoi le mentionnerait-on de nouveau ?
(טו) ברצה והחליצנו - דהא תקנו ע"ז נוסח בפ"ע יעלה ויבוא ולמה יכפילנה פעמים:
Dans Retsé veahalitsénou - car on a institué pour cela un texte à part, Yaalé veyavo ; pourquoi le répéterait-on deux fois ?
(טז) ולא הזכיר של שבת - ואפילו אם ספק לו אם הזכיר או לא תלינן דמסתמא בודאי לא הזכיר:
Et il n’a pas mentionné celui du Chabbat - et même s’il a un doute s’il l’a mentionné ou non, on présume que vraisemblablement il ne l’a certainement pas mentionné.
(יז) אומר ברוך אתה וכו' - ואם אינו יודע נוסח ברכה זו חוזר לראש ואם יודע ההתחלה והסיום אף שאינו יודע שאר הנוסח שבאמצע כראוי אומרה וא"צ לחזור לראש [ט"ז וש"א] ועיין מה שכתבנו בבה"ל:
Il dit « béni sois-Tu… » - Et s’il ne connaît pas le texte de cette bénédiction, il revient au début. S’il connaît le début et la conclusion, même s’il ne connaît pas le reste du texte du milieu comme il faut, il la dit et n’a pas à revenir au début [Taz et autres]. Voir ce que nous avons écrit au Biour Halakha.
(יח) ימים טובים לישראל - צ"ל לעמו ישראל:
Jours de fête à Israël - il faut lire « à Son peuple Israël ».
(יט) לששון ולשמחה - ובר"ה אין אומרים לששון ולשמחה גם אין אומרים ודברך מלכנו וכו' וזה נוסחו בא"י אמ"ה שנתן ימים טובים לעמו ישראל את יום הזכרון הזה ואינו חותם בה כמו בר"ח וזהו דעת המ"א שחולק על כנה"ג שמשוה ר"ה לשאר י"ט אבל הרבה אחרונים הסכימו לדעת כנה"ג וע"כ צריך לחתום בא"י מקדש ישראל ויום הזכרון ואם שכח והתחיל הטוב והמטיב ג"כ דעת המ"א דשוב אינו חוזר כמו בר"ח וא"ר חולק עליו וס"ל דחוזר. וביוה"כ לענין חולה שצריך לאכול בו וצריך לומר בו יעלה ויבוא כדלקמן בסימן תרי"ח ס"י אם פתח בהטוב והמטיב ונזכר שלא אמר יעלה ויבוא אינו צריך לחזור וכמו בר"ח ואם נזכר קודם שהתחיל ברכת הטוב והמטיב י"א דצריך לומר ברוך שנתן ימים קדושים לישראל את יוהכ"פ הזה בלי חתימה וי"א דבזה לא תקנו חכמים כלל נוסח ברכה להשלים הזכרת יעלה ויבוא וכל שלא אמר במקומו שוב אינו חוזר וכן מסתברא:
Pour l’allégresse et la joie - Et à Rosh Hashana on ne dit pas « pour l’allégresse et la joie », et l’on ne dit pas non plus « et Ta parole, notre Roi… ». Voici son texte : « Béni sois-Tu ה' notre Dieu Roi de l’univers, qui a donné des jours de fête à Son peuple Israël, ce jour du Souvenir », et l’on ne conclut pas, comme à Rosh Hodesh. C’est l’avis du Magen Avraham, qui s’oppose au Kenesset Hagedola qui égalise Rosh Hashana aux autres Yom Tov. Mais beaucoup d’Aharonim ont convenu de l’avis du Kenesset Hagedola ; dès lors, il faut conclure « béni sois-Tu ה' qui sanctifie Israël et le jour du Souvenir ». S’il a oublié et commencé « Hatov vehametiv », l’avis du Magen Avraham aussi est qu’il ne revient plus, comme à Rosh Hodesh ; l’Eliya Rabba s’oppose à lui et tient qu’il revient. Et à Yom Kippour, pour un malade qui doit y manger et doit y dire Yaalé veyavo, comme plus bas au siman 618 seif 10 : s’il a ouvert par Hatov vehametiv et s’est souvenu qu’il n’a pas dit Yaalé veyavo, il n’a pas à revenir, comme à Rosh Hodesh. S’il s’est souvenu avant d’avoir commencé la bénédiction Hatov vehametiv, certains disent qu’il doit dire « béni Celui qui a donné des jours saints à Israël, ce Yom Kippour », sans conclusion ; et certains disent qu’en cela les Sages n’ont institué aucun texte de bénédiction pour suppléer la mention de Yaalé veyavo, et que tant qu’on ne l’a pas dit à sa place on ne revient plus ; et cela est plus raisonnable.
(כ) יו"ט בשבת אומר וכו' - ומיירי ששכח ולא אמר שניהם לא רצה ולא יעלה ויבוא ולהכי צריך לכלול שניהם אבל אם שכח של שבת לבד אומר רק אשר נתן שבתות למנוחה וכן בשכח של יו"ט לבד אומר אשר נתן ימים טובים לעמו ישראל וכו' [אחרונים]:
Yom Tov le Chabbat, on dit… - Il s’agit du cas où l’on a oublié et n’a dit ni l’un ni l’autre, ni Retsé ni Yaalé veyavo ; c’est pourquoi il faut les inclure tous deux. Mais si l’on a oublié seulement celui du Chabbat, on dit seulement « qui a donné des Chabbats pour le repos » ; et de même si l’on a oublié seulement celui de Yom Tov, on dit « qui a donné des jours de fête à Son peuple Israël… » [Aharonim].
(כא) וכל ברכות הללו וכו' - פי' פתיחת הברכות:
Et toutes ces bénédictions… - c’est-à-dire l’ouverture des bénédictions.
(כב) קודם שהתחיל הטוב וכו' - היינו שעומד אחר ברכת בונה ירושלים. ואם נזכר אחר שאמר תיבת ברוך אתה פשוט דחוזר לומר רצה והחליצנו או יעלה ויבוא ואומר אח"כ ובנה ירושלים וכו' ואם נזכר אחר שאמר כבר ברוך אתה ה' מהנכון שיסיים תיכף למדני חקיך כדי שלא יהיה השם לבטלה והוי עדיין כלא סיים הברכה וחוזר לרצה:
Avant d’avoir commencé « Hatov »… - c’est-à-dire qu’il se tient après la bénédiction Bone Yeroushalayim. S’il s’est souvenu après avoir dit le mot « Baroukh ata », il est évident qu’il revient dire Retsé veahalitsénou ou Yaalé veyavo, puis dit « ou-vené Yeroushalayim… ». S’il s’est souvenu après avoir déjà dit « Baroukh ata ה' », il convient qu’il conclue aussitôt « lamdéni houqékha » afin que le Nom ne soit pas en vain, et c’est encore comme s’il n’avait pas achevé la bénédiction, et il revient à Retsé.
(כג) עד שהתחיל הטוב וכו' - כתב הח"א ר"ל שאמר ברוך אתה ה' אמ"ה האל זה מקרי התחלה לברכה זו אבל אם אמר רק בא"י אמ"ה יסיים אשר נתן שבתות למנוחה וכו' ואח"כ יחזור ויאמר ברכת הטוב והמטיב ועיין בבה"ל:
Jusqu’à ce qu’il ait commencé « Hatov »… - Le Hayé Adam a écrit : c’est-à-dire qu’il a dit « Baroukh ata ה' Elohénou Mélekh haolam haEl » : cela s’appelle un commencement de cette bénédiction. Mais s’il n’a dit que « Baroukh ata ה' Elohénou Mélekh haolam », il conclura « qui a donné des Chabbats pour le repos… », puis reviendra dire la bénédiction Hatov vehametiv. Voir au Biour Halakha.
(כד) לראש בהמ"ז - דכיון דכבר סיים סדר ברכות דאורייתא והסיח דעתו מהם ופתח בהטוב והמטיב דמי לעקירת רגלים בתפלת י"ח דחוזר לראש אם טעה באיזה דבר. ואם טעה בברכה רביעית כגון שלא אמר בה שם ומלכות אע"פ שכבר גמר אותה אינו חוזר אלא להטוב והמטיב שהיא ברכה בפני עצמה [מ"א וש"א]:
Au début de Birkat hamazone - car puisqu’il a déjà achevé l’ordre des bénédictions de la Torah et s’en est distrait, et a ouvert par Hatov vehametiv, cela ressemble au déplacement des pieds dans la tefila des dix-huit : s’il s’est trompé en quelque chose, il revient au début. S’il s’est trompé dans la quatrième bénédiction, par exemple qu’il n’y a pas dit Nom et royauté, même s’il l’a déjà achevée, il ne revient qu’à Hatov vehametiv, qui est une bénédiction à part [Magen Avraham et autres].
(כה) אומר ברוך שנתן - עיין בבה"ל שביררנו בשם רוב הפוסקים דגם אותה צ"ל בשם ומלכות:
Il dit « béni Celui qui a donné » - Voir au Biour Halakha où nous avons établi au nom de la plupart des décisionnaires que celle-là aussi doit se dire avec Nom et royauté.
(כו) מפני שאינו חייב וכו' - דדוקא בשבת וביו"ט שמחויב לאכול דוקא פת וא"כ חיוב ברהמ"ז קבוע הוא בימים האלה לכן תקינו רבנן לעיכובא ג"כ להזכיר שם מעין המאורע וכמו בתפלה אבל בר"ח אע"ג שאסור להתענות בו מ"מ אינו מחויב לאכול דוקא פת וא"כ אין חיוב ברהמ"ז קבוע בו ולהכי לא תקנו חכמים הזכרת מעין המאורע שלו לעיכובא בבהמ"ז וע"כ אם שכח אין צריך לחזור וכתב המ"א דה"ה ביו"ט יותר מסעודה אחת ביום וסעודה אחת בלילה שמחויב לאכול אם אכל ושכח להזכיר מעין המאורע בבהמ"ז אינו צריך לחזור כמו בר"ח אם לא כשלא אכל הסעודה בלילה שמחויב לאכול ביום שתים כדלקמן בסימן תקצ"ט דאז אפילו בסעודה שניה חוזר [פמ"ג]:
Parce qu’il n’est pas tenu… - car seulement le Chabbat et à Yom Tov on est tenu de manger précisément du pain, et dès lors l’obligation de Birkat hamazone est fixe ces jours-là ; c’est pourquoi les Sages ont institué, à titre indispensable aussi, d’y mentionner l’évocation du jour, comme dans la tefila. Mais à Rosh Hodesh, bien qu’il soit interdit d’y jeûner, on n’est néanmoins pas tenu de manger précisément du pain, et dès lors l’obligation de Birkat hamazone n’y est pas fixe ; c’est pourquoi les Sages n’ont pas institué la mention de l’évocation de son jour à titre indispensable dans Birkat hamazone ; dès lors, si l’on a oublié, on n’a pas à revenir. Le Magen Avraham a écrit : il en est de même à Yom Tov au-delà d’un repas le jour et d’un repas la nuit, que l’on est tenu de manger : si l’on a mangé et oublié de mentionner l’évocation du jour dans Birkat hamazone, on n’a pas à revenir, comme à Rosh Hodesh — sauf si l’on n’a pas mangé le repas de la nuit, auquel cas on est tenu de manger deux [repas] le jour, comme plus bas au siman 599 ; alors même au second repas on revient [Peri Megadim].
(כז) וחוה"מ דינו כר"ח - לענין שאין צריך לחזור וה"ה לענין שאם נזכר קודם שהתחיל הטוב והמטיב אומר בא"י אמ"ה שנתן מועדים לעמו ישראל לששון ולשמחה ואינו חותם כמו בר"ח:
Et Hol Hamoed a le din de Rosh Hodesh - quant à n’avoir pas à revenir ; et de même, si l’on s’est souvenu avant d’avoir commencé Hatov vehametiv, on dit « béni sois-Tu ה' notre Dieu Roi de l’univers, qui a donné des fêtes à Son peuple Israël pour l’allégresse et la joie », et l’on ne conclut pas, comme à Rosh Hodesh.
(כח) אינו חוזר - כמו בכל ר"ח כששכח ואע"ג דבההוא יומא לא סגי דלא אכיל פת ההיא משום שבת היא ולאו משום ר"ח דאכילת פת בר"ח ליכא חיובא ושל שבת הרי הזכיר:
Il ne revient pas - comme à tout Rosh Hodesh lorsqu’on a oublié. Bien que ce jour-là on ne puisse se passer de manger du pain, c’est à cause du Chabbat et non à cause de Rosh Hodesh, car manger du pain à Rosh Hodesh n’est pas une obligation ; et celui du Chabbat, on l’a mentionné.
(כט) ואם שכח של שבת - כצ"ל. וכן הגירסא בש"ע של עולת תמיד ובשכח של שבת לבד בודאי אין צריך לכלול גם של ר"ח בברכה זו כיון שכבר הזכיר ר"ח ביעלה ויבוא. ומ"מ אם לא נזכר עד לאחר שפתח בהטוב והמטיב וחוזר לראש בהמ"ז בשביל הזכרה של שבת אז צריך לומר עוד הפעם גם יעלה ויבוא דבהמ"ז הראשון נתבטל לגמרי:
Et s’il a oublié celui du Chabbat - ainsi faut-il lire. Et telle est la leçon dans le Choulhan Aroukh de l’Olat Tamid. Et si l’on a oublié seulement celui du Chabbat, on n’a certainement pas à inclure aussi celui de Rosh Hodesh dans cette bénédiction, puisqu’on a déjà mentionné Rosh Hodesh dans Yaalé veyavo. Néanmoins, si l’on ne s’est souvenu qu’après avoir ouvert Hatov vehametiv et que l’on revient au début de Birkat hamazone à cause de la mention du Chabbat, alors il faut dire encore une fois aussi Yaalé veyavo, car le premier Birkat hamazone est entièrement annulé.
(ל) ואינו חותם בשל ר"ח - כדלעיל דליכא חתימה בר"ח ואע"ג דהכא מזכיר השם בחתימה בלא"ה משום שבת מ"מ אינו כדאי להזכיר דהזכרת השם הוא על שניהם ומ"מ לדינא מסקי האחרונים דיזכיר בחתימה גם ר"ח מטעם דבלא"ה הרבה פוסקים ס"ל דגם בכל ר"ח צריך לחתום בברכה כמו ביו"ט ואע"פ שאין אנו נוהגין כוותייהו משום חשש ברכה שא"צ הכא דבלא"ה חותם בברכה בשביל שבת שפיר דמי לומר מקדש השבת וישראל וראשי חדשים:
Et il ne conclut pas pour Rosh Hodesh - comme plus haut, car il n’y a pas de conclusion à Rosh Hodesh. Bien qu’ici l’on mentionne le Nom dans la conclusion de toute façon à cause du Chabbat, néanmoins ce n’est pas suffisant pour y mentionner [Rosh Hodesh], car la mention du Nom porte sur les deux. Néanmoins, pour le din, les Aharonim ont conclu qu’on mentionnera dans la conclusion aussi Rosh Hodesh, parce que de toute façon beaucoup de décisionnaires tiennent que même à tout Rosh Hodesh il faut conclure par une bénédiction comme à Yom Tov ; et bien que nous n’ayons pas l’usage selon eux, par crainte d’une bénédiction superflue, ici, puisqu’on conclut de toute façon par une bénédiction à cause du Chabbat, il est bien de dire « qui sanctifie le Chabbat et Israël et les néoménies ».
(לא) דינה כר"ח - שאינו חוזר אם התחיל ברכת הטוב והמטיב לפי שי"א שסעודה שלישית אין צריך פת ואף שאין דבריהם עיקר כמש"כ המחבר בסימן רצ"א ס"ה מ"מ יש לחוש לדבריהם שלא לכנוס לספק ברכה לבטלה. ובסעודה ג' ביו"ט לד"ה אינו חוזר שהרי לד"ה אינו אלא רשות וכמש"ל בס"ק כ"ו ומ"מ אם נזכר קודם שהתחיל ברכת הטוב והמטיב אפילו בסעודה רביעית או חמישית בשבת ויו"ט אומר בא"י אמ"ה שנתן שבתות למנוחה וכו' או שנתן ימים טובים וכו' כמו שאומר בר"ח אע"פ שא"צ אז פת כלל באותו יום:
Son din est comme Rosh Hodesh - on ne revient pas si l’on a commencé la bénédiction Hatov vehametiv, parce que certains disent que le troisième repas n’exige pas de pain ; et bien que leurs paroles ne soient pas l’essentiel, comme l’a écrit l’auteur au siman 291 seif 5, néanmoins il faut craindre leurs paroles pour ne pas entrer dans le doute d’une bénédiction en vain. Et au troisième repas de Yom Tov, selon tous les avis on ne revient pas, car selon tous ce n’est que facultatif, comme plus haut au seif katan 26. Néanmoins, si l’on s’est souvenu avant d’avoir commencé Hatov vehametiv, même à un quatrième ou cinquième repas le Chabbat et à Yom Tov, on dit « béni sois-Tu ה' notre Dieu Roi de l’univers, qui a donné des Chabbats pour le repos… » ou « qui a donné des jours de fête… », comme on dit à Rosh Hodesh, bien qu’alors on n’ait plus du tout besoin de pain ce jour-là.
(לב) דאזלינן וכו' - וכיון שהתחלת הסעודה היה מבעוד יום כבר נתחייב להזכיר מעין המאורע וע"כ אפילו נמשך זמן רב בלילה לא נפקע חיובו וכתבו האחרונים דאם התפלל מעריב קודם בהמ"ז שוב אינו מזכיר של שבת בבהמ"ז דמחזי כסתרי אהדדי:
Car nous suivons… - et puisque le début du repas était encore de jour, on s’est déjà obligé à mentionner l’évocation du jour ; dès lors, même si cela s’est prolongé longtemps dans la nuit, son obligation n’est pas caduque. Les Aharonim ont écrit : si l’on a prié Arvit avant Birkat hamazone, on ne mentionne plus celui du Chabbat dans Birkat hamazone, car cela a l’air de se contredire.
(לג) בתר התחלת הסעודה - ולפיכך אף אם חל ר"ח במו"ש יזכיר בבהמ"ז של שבת לבד ולא של ר"ח ודוקא כשגמר סעודתו מבעוד יום אבל אם אכל פת גם בלילה ויש עליו חיוב להזכיר גם של ר"ח ושניהן אי אפשר להזכיר דהוי תרתי דסתרי דהיאך יאמר ביום השבת הזה ואח"כ יאמר ביום ר"ח הזה דהא ר"ח הוא ביום א' א"כ מוטב להזכיר של ר"ח דזה יש חיוב לכ"ע משא"כ בהזכרת שבת דיש פלוגתא בין הראשונים אם חייב להזכיר כלל כשמברך במו"ש (ואף דאנן פסקינן כאן בש"ע דאזלינן בתר מעיקרא וחייב להזכיר של שבת במו"ש מ"מ כאן שהוא מקום הדחק מוטב שידחה הזכרת שבת מפני הזכרת ר"ח דהוא חיוב לכ"ע) אכן במו"ש לחנוכה ופורים אפילו אם גמר סעודתו בלילה אינו מזכיר של חנוכה ופורים רק של שבת לבד כיון דבלא"ה הזכרה מעין המאורע דחנוכה ופורים אינו אלא רשות כנ"ל בסימן קפ"ז ס"ד כ"כ המ"א ועוד הרבה אחרונים וי"א דאם חל יו"ט או ר"ח במו"ש יזכיר רצה וגם יעלה ויבוא דאזלינן בתר התחלת הסעודה וגם בתר שעה שהוא מברך בו ולא קפדינן במה דנראה כסותרים אהדדי דברצה נתחייב משעה שהתחיל הסעודה ביום ואח"כ כשנמשך הזמן ולא בירך והגיע לילה של יו"ט או של ר"ח ניתוסף עליו חיוב לזכור מעין המאורע של שעה שהוא מברך בו:
Selon le début du repas - Dès lors, même si Rosh Hodesh tombe le samedi soir, on mentionnera dans Birkat hamazone seulement celui du Chabbat et non celui de Rosh Hodesh — et cela seulement si l’on a achevé son repas encore de jour. Mais si l’on a aussi mangé du pain la nuit et que l’on a l’obligation de mentionner aussi celui de Rosh Hodesh, et qu’on ne peut mentionner les deux, car ce seraient deux [choses] qui se contredisent : comment dirait-on « en ce jour de Chabbat » puis « en ce jour de Rosh Hodesh », alors que Rosh Hodesh est le dimanche ? Dès lors, mieux vaut mentionner celui de Rosh Hodesh, car cette obligation est selon tous, ce qui n’est pas le cas de la mention du Chabbat, au sujet de laquelle les Rishonim sont partagés s’il faut mentionner du tout lorsqu’on bénit le samedi soir (et bien que nous tranchions ici dans le Choulhan Aroukh que nous suivons le début et que l’on est tenu de mentionner celui du Chabbat le samedi soir, néanmoins ici, lieu de détresse, mieux vaut écarter la mention du Chabbat devant celle de Rosh Hodesh, qui est une obligation selon tous). Toutefois, le samedi soir de Hanouka et Pourim, même si l’on a achevé son repas la nuit, on ne mentionne pas ceux de Hanouka et Pourim, seulement celui du Chabbat, puisque de toute façon la mention de l’évocation du jour de Hanouka et Pourim n’est que facultative, comme plus haut au siman 187 seif 4 ; ainsi le Magen Avraham et encore beaucoup d’Aharonim. Et certains disent : si Yom Tov ou Rosh Hodesh tombe le samedi soir, on mentionnera Retsé et aussi Yaalé veyavo, car nous suivons le début du repas et aussi l’heure à laquelle on bénit, et l’on ne tient pas à ce qui a l’air de se contredire : car pour Retsé on s’est obligé dès l’heure où l’on a commencé le repas le jour, puis, le temps s’étant prolongé sans qu’on ait béni et la nuit de Yom Tov ou de Rosh Hodesh étant arrivée, s’est ajoutée l’obligation de rappeler l’évocation du jour de l’heure à laquelle on bénit.
(לד) וה"ה לר"ח וכו' - ר"ל דאם אכל בהם ונתאחר הבהמ"ז עד הערב צריך להזכיר דאזלינן בתר זמן התחלת הסעודה והוא שלא התפלל ערבית וכנ"ל ועיין לקמן בסימן תי"ט:
Et il en est de même pour Rosh Hodesh… - c’est-à-dire : si l’on y a mangé et que Birkat hamazone s’est retardé jusqu’au soir, il faut mentionner, car nous suivons le moment du début du repas — à condition qu’on n’ait pas prié Arvit, comme plus haut. Voir plus bas au siman 419.