Quand deux des trois ont fini, le troisième doit interrompre pour le zimoun. L'obligation naît dès qu'ils ont commencé ensemble. Il interrompt jusqu'à Névarèkh ; selon certains, jusqu'à Hazan. S'il reprend le repas, pas de nouvelle bénédiction initiale. Règles du zimoun qui « s'envole » et de l'interruption pour compléter dix.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) שאכלו כאחד וכו' - ר"ל שהתחילו לאכול כאחד וגמרו שנים מהם תחלה ורוצים לברך בהמ"ז:
Qui ont mangé ensemble, etc. - c'est-à-dire qu'ils ont commencé à manger ensemble, que deux d'entre eux ont fini les premiers et veulent réciter la Birkat hamazone.
(ב) מפסיק על כרחו - ר"ל שאין הדבר תלוי ברצונו אם רוצה להפסיק מסעודתו ולענות אלא מן הדין מחויב לזה כיון שהם רבים נגדו אין צריכים להמתין עליו:
Il interrompt malgré lui - la chose ne dépend pas de sa volonté, s'il veut interrompre son repas et répondre : de par la loi il y est tenu, car eux sont la majorité face à lui et n'ont pas à l'attendre.
(ג) בין אינו עונה וכו' - ר"ל שאעפ"כ הם יוצאים ידי זימון כיון שהוא עומד שם ושומע ויכול לענות (ולאפוקי כשיצא לחוץ וכדלעיל בסימן קצ"ד ס"ב) ומיהו הוא בודאי אינו יוצא אא"כ הפסיק וענה עמהם:
Qu'il réponde ou non, etc. - néanmoins ils s'acquittent du zimoun, puisqu'il se tient là, entend et peut répondre (à l'exclusion de celui qui est sorti dehors, comme plus haut au siman 194 seif 2). Lui, toutefois, ne s'acquitte certainement que s'il a interrompu et répondu avec eux.
(ד) אין חיוב זימון חל וכו' - הלשון מגומגם קצת והכוונה דאין חייבים עתה לזמן עם האחד:
L'obligation de zimoun n'entre pas en vigueur, etc. - le langage est un peu embrouillé ; le sens est qu'ils ne sont pas tenus maintenant de faire le zimoun avec le seul restant.
(ה) אינו רשאי - הב"ח חולק ע"ז ודעתו דאין חיוב זימון חל עד שיגמרו כל השלשה את סעודתם ועל כן קודם שגמרו השנים רשאי האחד לברך בפני עצמו ולצאת והעתיקו המ"א להלכה אבל כל האחרונים חולקין עליו ודעתם כהשו"ע דמכיון שהתחילו לאכול ביחד חל מיד חובת זימון עליהם ואין שום אחד מהם שגמר סעודתו קודם רשאי לברך בפ"ע ולצאת מיהו אם היה דבר נחוץ מאד שנוגע להפסד ממון וכדומה אפשר שיש להקל להאחד לברך בפ"ע קודם שגמרו השנים סעודתם ולצאת. אך באופן זה טוב יותר שהשנים יתנהגו בזה לפנים משורת הדין ויפסיקו מסעודתם ויזמן עליהם:
Il n'est pas autorisé - le Ba'h conteste cela : à son avis, l'obligation de zimoun n'entre en vigueur que lorsque les trois ont fini leur repas ; donc, avant que les deux aient fini, l'un est autorisé à bénir à part et à s'en aller. Le Maguen Avraham a recopié cela pour la pratique. Mais tous les A'haronim le contestent et tiennent comme le Choul'han Aroukh : dès qu'ils ont commencé à manger ensemble, l'obligation de zimoun pèse aussitôt sur eux, et aucun de ceux qui ont fini leur repas avant les autres n'est autorisé à bénir à part et à partir. Toutefois, s'il y avait une chose très urgente touchant une perte d'argent ou semblable, il est possible d'être indulgent pour que l'un bénisse à part avant que les deux aient fini leur repas et s'en aille. Dans ce cas, il est pourtant meilleur que les deux agissent au-delà de la stricte loi, interrompent leur repas et qu'il fasse le zimoun sur eux.
(ו) עד שיאמר וכו' - דבזה לבד יוצאים ידי ברכת הזימון:
Jusqu'à ce qu'il dise, etc. - par cela seul ils s'acquittent de la bénédiction du zimoun.
(ז) בלא ברכה בתחלה - דהיינו שאין צריך עוד הפעם נט"י והמוציא שהרי כשפסק בשביל ברכת הזימון לא הסיח דעתו מלאכול עוד. ואם לא היה דעתו לחזור ולאכול וחוזר ואוכל צריך ברכת המוציא בתחלה וגם נט"י ממילא:
Sans bénédiction au début - c'est-à-dire qu'il n'a plus besoin de netilat yadayim ni de Hamotsi : lorsqu'il s'est arrêté pour la bénédiction du zimoun, il n'a pas détourné son esprit de manger encore. S'il n'avait pas l'intention de revenir manger et qu'il revient manger, il lui faut la bénédiction de Hamotsi au début, et par conséquent aussi netilat yadayim.
(ח) וי"א שצריך להפסיק - ס"ל דאף דברכת הזן לאו לגמרי מברכת זימון היא דהרי היחיד אומר אותה ג"כ אפ"ה שייכא לברכת זימון דנברך לבד אינה ברכה שאין בה שם ומלכות וקאי על מה שמברך המזמן אח"כ ברכת הזן:
Et certains disent qu'il faut interrompre - ils tiennent que, bien que la bénédiction Hazan ne fasse pas entièrement partie de la bénédiction du zimoun — car le particulier la dit aussi —, elle se rattache néanmoins à la bénédiction du zimoun : Névarèkh seul n'est pas une bénédiction, n'ayant ni Nom ni royauté, et vise ce que le mezamen bénit ensuite, la bénédiction Hazan.
(ט) עד שיאמר הזן - וחוזר וגומר סעודתו כמו שכתב המחבר ואח"כ מברך מתחלת בהמ"ז כמו שסיים הרמ"א לבסוף והטעם דאף דשמע ברכת הזן מפי המזמן מ"מ הרי צריך לברך כל הבהמ"ז בשביל מה שאכל אח"כ ומסיים הרמ"א עוד דאפי' לא אכל אח"כ אם רק בדעתו היה [בעת שפסק כדי לשמוע ברכת הזימון] לחזור אח"כ לגמור סעודתו כשיברך אח"כ מתחיל מתחלת ברכת הזן דכיון דדעתו היה לאכול עוד מסתמא לא כוון לצאת בברכת הזן מפי המזמן אך אם לא היה בדעתו לאכול עוד ולא אכל כשמברך בהמ"ז מתחיל מן נודה לך כמו בכל מקום כששומע ברכת הזימון ועיין לעיל סימן קפ"ג ס"ז ובמ"ב שם. כתבו הפוסקים דאחד המפסיק לשנים יכול להפסיק כמה פעמים כגון שמתחלה אכלו ג' והפסיק להם א' ואח"כ באו שנים אחרים ואכלו עם האחד יכול זה עוד הפעם להפסיק לשנים אלו דלא שייך לומר פרח זימון מינייהו כיון שנצטרפו עמו שנים שלא זימנו יכולין לזמן עליו וכן פעם ג' ויותר אבל אם היו חמשה בחבורה אחת והפסיק א' לשנים שוב אינו יכול לזמן עם שנים מהנשארים דפרח זימון מינייהו [מ"א וש"א] ומשמע אפילו אכלו אח"כ ביחד [ובספר אבן העוזר חולק ע"ז אך כמה אחרונים מיישבין את דבריו] אבל אם היו ז' או ח' והפסיק לשנים מהם יכול אח"כ להפסיק עוד הפעם להשאר דלא שייך בזה פרח זימון מינייהו כיון שהיה בהן כדי זימון. עוד כתבו הפוסקים כשם שאחד מפסיק לשנים להצטרף לזימון ה"ה שלשה או ארבעה צריכין להפסיק מסעודתם להשלים לעשרה ולברך בשם אך דבזה לכו"ע אין צריכין להפסיק רק עד ברוך אלהינו שאכלנו וכו' ולא יותר ואם אכלו ביחד אחר כך לאחר שהפסיקו יכולין לברך בזימון ולא פרח זימון מינייהו כי לא נצטרפו מעיקרא רק להזכרת השם וכן יכולין אח"כ להצטרף לששה אחרים שאכלו אצלם לזמן בשם דלא שייך לומר פרח זימון דאמירת אלהינו דאכל בי עשרה שכינתא שריא וכן אם יש אפי' חמשה שהפסיקו לחמשה אחרים מצטרפין אח"כ לחמשה אחרים לברכת אלהינו כשאוכלים עכ"פ כזית פת ביחד [אחרונים]:
Jusqu'à ce qu'il dise Hazan - puis il achève son repas comme l'a écrit le Mekhabèr, et ensuite il bénit depuis le début de la Birkat hamazone, comme l'a conclu le Rema à la fin. La raison : même s'il a entendu la bénédiction Hazan de la bouche du mezamen, il doit bénir toute la Birkat hamazone pour ce qu'il a mangé ensuite. Le Rema ajoute encore : même s'il n'a pas mangé ensuite, si seulement il avait l'intention, au moment où il s'est arrêté pour entendre la bénédiction du zimoun, de revenir ensuite achever son repas, lorsqu'il bénira ensuite il commence au début de la bénédiction Hazan : puisqu'il avait l'intention de manger encore, vraisemblablement il n'a pas eu l'intention de s'acquitter de la bénédiction Hazan par la bouche du mezamen. Mais s'il n'avait pas l'intention de manger encore et n'a pas mangé, lorsqu'il récite la Birkat hamazone il commence à Node léKha, comme partout où l'on entend la bénédiction du zimoun. Voir plus haut siman 183 seif 7 et le MB là-bas. Les décisionnaires ont écrit : celui qui interrompt pour deux peut interrompre plusieurs fois, par exemple s'ils ont d'abord mangé à trois et que l'un a interrompu pour eux, puis deux autres sont venus et ont mangé avec celui qui restait : celui-ci peut encore une fois interrompre pour ces deux-là. On ne dit pas que le zimoun s'est envolé d'eux, puisque se sont associés à lui deux qui n'ont pas fait le zimoun, et l'on peut faire le zimoun sur lui ; de même une troisième fois et davantage. Mais s'ils étaient cinq en un groupe et que l'un a interrompu pour deux, il ne peut plus faire le zimoun avec deux des restants : le zimoun s'est envolé d'eux [Maguen Avraham et autres]. Cela s'entend même s'ils ont mangé ensuite ensemble ; le livre Even Haézer le conteste, mais plusieurs A'haronim expliquent ses paroles. Mais s'ils étaient sept ou huit et qu'il a interrompu pour deux d'entre eux, il peut ensuite interrompre encore une fois pour les restants : on ne dit pas ici que le zimoun s'est envolé, puisqu'il y avait parmi eux de quoi faire le zimoun. Les décisionnaires ont encore écrit : de même qu'un seul interrompt pour deux afin de s'associer au zimoun, de même trois ou quatre doivent interrompre leur repas pour compléter dix et bénir avec le Nom. Mais en cela, tous conviennent qu'ils n'ont à interrompre que jusqu'à « Baroukh Elohénou chéakhalnou, etc. », et pas davantage. S'ils ont mangé ensemble ensuite après avoir interrompu, ils peuvent bénir avec zimoun, et le zimoun ne s'est pas envolé d'eux, car ils ne s'étaient associés à l'origine que pour la mention du Nom. De même ils peuvent ensuite s'associer à six autres qui ont mangé chez eux pour faire le zimoun avec le Nom : on ne dit pas que le zimoun Elohénou s'est envolé, car là où dix ont mangé, la Présence réside. De même s'il y a même cinq qui ont interrompu pour cinq autres, ils s'associent ensuite à cinq autres pour la bénédiction Elohénou, lorsqu'ils mangent du moins un kezayit de pain ensemble [A'haronim].