Chéhakol pour ce qui ne pousse pas de la terre, aliments gâtés, champignons, cœur de palmier, pousses, farines et bières, herbes sauvages, épices, vinaigre et vin tourné, lies et temed, eau bue hors soif, aliments pris par contrainte ou pour se soigner, miel, confitures, principal et accessoire, doute sur la bénédiction.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) ופת שעיפשה - ונתקלקל קצת עי"ז דאלו נתקלקל לגמרי ולא חזי לאכילת אדם אין מברכין עליו כלל וכדלקמיה לענין תבשיל:
Et le pain moisi — Il s'est un peu gâté par là. S'il s'était gâté entièrement et n'était plus propre à la nourriture d'un homme, on ne bénirait rien du tout, comme plus bas au sujet d'un mets cuit.
(ב) ונתקלקל - מיירי ג"כ שנתקלקל קצת ולא לגמרי דאל"ה אפילו שהכל לא שייך לברוכי [ב"י]:
Et s'est gâté — Il s'agit aussi d'un gâtage partiel, non total : sinon même chéhakol ne serait pas à dire [Beit Yossef].
(ג) שבשלם ושרפם וכו' - היינו ע"י שריפת החום נתבשלו ונתייבשו ונשתנו לגריעותא ועיין מה שכתבנו לעיל בסי' ר"ב ס"ט במ"ב ובה"ל:
Qu'il a cuits et que la chaleur a brûlés, etc. — Par la brûlure de la chaleur ils se sont cuits, desséchés et détériorés. Voir ce que nous avons écrit plus haut au siman 202 seif 9 dans le Michna Beroura et le Biour Halakha.
(ד) ועל הגובאי - הוא מין חגב טהור ולאפוקי מר' יהודה דאמר שם במשנה כל שהוא מין קללה [שעל הקללה הם באין] אין מברכין עליו:
Et sur le locuste — C'est une espèce de sauterelle pure. Pour écarter l'avis de Rabbi Yehouda, qui dit dans la Michna que tout ce qui est une espèce de malédiction [car ils viennent sur la malédiction] : on ne bénit pas dessus.
(ה) ועל המלח - הואיל ויש לו מזה עכ"פ הנאה קצת כשנותן לתוך פיו:
Et sur le sel — Puisqu'on en tire du moins un peu de jouissance quand on le met dans la bouche.
(ו) ועל המרק - של בשר דאלו של פירות וירקות תליא בפלוגתא עיין בסימן ר"ב סעיף י' וי"א:
Et sur le bouillon — De viande. Celui de fruits et de légumes dépend d'une discussion : voir siman 202 seif 10 et 11.
(ז) כמהין - אותן שמצויים תחת הקרקע ונבראין משומן הארץ ופטריות גדילים על העצים:
Truffes — Celles qui se trouvent sous terre et naissent de la graisse de la terre ; les champignons poussent sur les arbres.
(ח) שהוא הרך - של דקל כשענפיו גדלים בכל שנה ושנה הנוסף בשנה זו רך וחזי לאכילה ובשנה שניה מתקשה ונעשה כעץ:
Qui est le tendre — Du palmier : lorsque ses branches poussent chaque année, l'ajout de cette année-là est tendre et propre à être mangé ; la seconde année il durcit et devient comme du bois.
(ט) הניתוסף וכו' - דאע"ג דגידולו מן הארץ אפ"ה לא מברכינן עליה אפי' בפה"א אלא שהכל דלא נטעי אינשי האילן אדעתיה למיכל את הקורא כשהוא רך דממעט ענפי האילן אלא שיתקשה ויעשה עץ ויגדל פרי. כתב הט"ז דקטניות רטובין בשל גנות שנזרעין ע"ד לאכול חיין מברך בפה"א אפילו על השרביטין לבד דע"מ כן נזרעו אבל של שדות שדרכן להניחן עד שיתייבשו ולאוכלן מבושלין מברך על הקטניות כשהן חיין אפילו כשהן רטובין שהכל ואם בשלן בפה"א ובפמ"ג מפקפק מאד על דבריו וכן דעת הרבה אחרונים דאין לחלק בין קטניות לקטניות ולעולם מברך עליהן כשהן רטובים בפה"א וכן מנהג העולם [שע"ת] אמנם לענין השרביטין יש דעות בין האחרונים כשאוכלן לבדן בלא הקטניות אם יברך עליהן בפה"א או שהכל וע"כ טוב לכתחלה ליזהר שיאכלן עם הקטניות ויברך על הקטניות לבד בפה"א ולא יברך עוד על השרביטין ואם אירע שאוכל השרביטין לבד יברך שהכל:
Ce qui s'ajoute, etc. — Bien que sa croissance vienne de la terre, on ne bénit pas même boré péri haadama, mais chéhakol : on ne plante pas l'arbre en vue de manger le cœur (qora) tant qu'il est tendre, car cela diminue les branches de l'arbre ; on le laisse durcir, devenir bois et produire du fruit. Le Taz écrit : les légumineuses humides des jardins, semées en vue d'être mangées crues, on bénit boré péri haadama même sur les cosses seules, car c'est pour cela qu'on les a semées ; mais celles des champs, qu'on a l'usage de laisser sécher et de manger cuites, on bénit sur les légumineuses crues, même humides, chéhakol ; et si on les a cuites, boré péri haadama. Le Pri Megadim met fortement en doute ses paroles, et c'est aussi l'avis de beaucoup d'Aharonim : on ne distingue pas entre légumineuses et légumineuses, et l'on bénit toujours, tant qu'elles sont humides, boré péri haadama ; tel est l'usage du monde [Chaaré Techouva]. Toutefois pour les cosses seules, sans les grains, les Aharonim sont partagés : boré péri haadama ou chéhakol. Aussi est-il bon lekhathila (a priori) de veiller à les manger avec les grains et de bénir seulement sur les grains boré péri haadama, sans bénir encore sur les cosses. S'il arrive qu'on mange les cosses seules, on bénit chéhakol.
(י) לולבי גפנים - גם בזה הטעם כמו בקורא:
Pousses de vigne — Ici aussi la raison est la même que pour le cœur de palmier.
(יא) מתוקים - ושקדים מרים עיין לעיל בסימן ר"ב ס"ה:
Douces — Et pour les amandes amères, voir plus haut siman 202 seif 5.
(יב) כשהם רכים בקליפיהם - ואף דקיי"ל לעיל בסימן ר"ב ס"ב בשארי כל האילנות דמשיוציאו שום פרי חשיב תיכף פרי שאני התם דהוא נהנה מגוף הפרי שנוטעין אותו מחמתו אבל הכא בשקדים מתוקים בקטנותם אינו נהנה מן הפרי רק מהקליפה החיצונה ולא נטעי להו אינשי אדעתא דקליפה אלא אדעתא דגרעיניהן כשיתבשלו ודמי לקורא הנ"ל:
Lorsqu'elles sont tendres dans leur peau — Bien que nous tenions plus haut, siman 202 seif 2, que pour tous les autres arbres, dès qu'ils produisent un fruit quelconque il est aussitôt considéré comme fruit : là-bas on jouit du corps même du fruit, et c'est pour lui qu'on le plante. Ici, dans les amandes douces encore petites, on ne jouit pas du fruit mais de la peau extérieure, et on ne les plante pas en vue de la peau mais en vue des amandons une fois mûrs ; cela ressemble donc au cœur de palmier ci-dessus.
(יג) שחת - תבואה שלא הביאה שליש וחזי לאכילה ומשום דלא גמר פירא נחית חד דרגא מפה"א לשהכל וה"ה לכל פרי האדמה דלא גמר פירא וחזי לאכילה שהכל [מ"א וש"א]:
Fourrage (chaḥat) — Céréale qui n'a pas atteint le tiers de sa croissance et qui est propre à être mangée. Comme le fruit n'est pas achevé, on descend d'un degré, de boré péri haadama à chéhakol. De même pour tout fruit de la terre dont le fruit n'est pas achevé et qui est néanmoins propre à être mangé : chéhakol [Magen Avraham et autres].
(יד) חיה - שהוא טוב מבושל יותר מחי וע"כ כשאוכלה חי נשתנית ברכתו לשהכל וכדלקמן בסימן ר"ה ס"א:
Crue — Elle est meilleure cuite que crue ; aussi, quand on la mange crue, sa bénédiction passe à chéhakol, comme plus bas au siman 205 seif 1.
(טו) קימחא דשערי - אפילו הנעשה משבלים שמיבשין דטובים לאכילה קצת ול"ד דשערי דה"ה קמח של כל ה' מיני דגן כמבואר לקמן בסי' ר"ח ס"ה והאי דנקט דשערי דסד"א הואיל וקשה לתולעים שבמעים לא יברך עליה כלל קמ"ל כיון דאית ליה הנאה מיניה בעי ברוכי [גמרא]:
Farine d'orge — Même celle faite d'épis qu'on sèche, qui sont un peu bons à manger. Ce n'est pas particulier à l'orge : il en va de même de la farine des cinq espèces de céréales, comme il est exposé plus bas au siman 208 seif 5. S'il a mentionné l'orge, c'est qu'on aurait pu croire que, puisqu'elle est dure pour les vers de l'intestin, on ne bénirait rien du tout ; il nous apprend que, puisqu'on en tire une jouissance, il faut bénir [Guémara].
(טז) ושכר שעורים - הואיל והוא צלול ועומד לשתיה אינו נחשב בכלל תבשיל של ה' מיני דגן שיברך בורא מיני מזונות שאין מברכין במ"מ אלא על מאכל כמ"ש בסימן ר"ח ס"ו ומשמע בתוספות דף ל"ח ד"ה האי דאפילו יש בהן כזית בכדי אכילת פרס ג"כ לא מברכינן עליה אלא שהכל נ"ב:
Et la bière d'orge — Puisqu'elle est limpide et destinée à la boisson, elle n'entre pas dans la catégorie d'un mets des cinq céréales sur lequel on bénirait boré miné mézonot : on ne dit mézonot que sur un aliment, comme au siman 208 seif 6. Il ressort des Tossafot 38a que même s'il y a un kezayit en un temps d'akhilat pras, on ne bénit que chéhakol.
(יז) ועל מי שעורים וכו' - ג"כ מטעם הנ"ל שלא נעשה כ"א לשתיה:
Et sur l'eau d'orge, etc. — Pour la même raison : elle n'est faite que pour la boisson.
(יח) עשבי דדברא וכו' - ואפילו הם טובים לאכול כמו עשב שקורין [שצאוו"ע] שהן עלים חמוצים ואפי' לאחר שבשלם שהוא מאכל שרים מברכין שהכל דאינו חשוב כ"כ לפרי אבל על שאלאטען וכיו"ב שנזרעו מברכין בפה"א [ח"א]:
Herbes des champs, etc. — Même si elles sont bonnes à manger, comme l'herbe appelée chtchav (oseille), feuilles acides, et même après les avoir cuites — c'est un mets de notables — on bénit chéhakol, car elles ne sont pas assez considérées comme un fruit. Mais sur les salades et semblables qui sont semées, on bénit boré péri haadama [Hayé Adam].
(יט) שאינם נזרעים - ודוקא בעשבים דאינם חשובין מצד עצמם ולא מצד זריעה דגדלים בלא זריעה אבל פירות שהן טובים למאכל אפילו גדלים ביערים מאליהן כמו פזימקע"ס וכדומה יש לברך עליהן בפה"א:
Qui ne sont pas semées — Seulement pour des herbes qui ne sont considérées ni par elles-mêmes ni par une semaille, car elles poussent sans être semées. Mais des fruits bons à manger, même s'ils poussent d'eux-mêmes dans les forêts, comme les pozimkes et semblables, on bénit boré péri haadama.
(כ) ועל כמון - קימ"ל. וכסבור אליינדר"י בלעז:
Et sur le cumin — C'est la règle établie. Et le coriandre s'appelle eliandri en langue étrangère.
(כא) דלטעמא עבידי וכו' - ומיירי בין ברטובין ובין ביבשין. וכן אם רקחן בדבש נמי שהכל [א"ר ופמ"ג]:
Elles sont faites pour le goût, etc. — Qu'elles soient humides ou sèches. De même si on les a confites au miel : encore chéhakol [Elya Rabba et Pri Megadim].
(כב) ולא לאכילה - אכן אם שלק את האני"ס מברך על מימיו בפה"א דלהכי קיימא להטעים דבר המתבשל בו:
Et non pour l'alimentation — Toutefois si l'on a fait bouillir l'anis, on bénit sur son eau boré péri haadama, car c'est à cela qu'elle est destinée : donner du goût à ce qui cuit en elle.
(כג) עד שראוי לשתות - דאף דמתחלתו היה יין כיון שנשתנה ונעשה חומץ אבד מעלתו:
Jusqu'à ce qu'il soit propre à être bu — Bien qu'au départ ce fût du vin, dès qu'il a changé et est devenu vinaigre, il a perdu son rang.
(כד) אינו מברך - ודוקא בחומץ חזק שנתחמץ כ"כ שמבעבע כשמשליכין אותו על הארץ אבל בחומץ שאינו חזק כ"כ ודאי אית ליה הנאה מיניה ובעי ברוכי:
Il ne bénit pas — Seulement pour un vinaigre fort, tellement aigri qu'il pétille quand on le jette à terre. Pour un vinaigre moins fort, on en tire certainement une jouissance et il faut bénir.
(כה) ריחיה חלא וכו' - סעיף זה וסעיף ד' באו לבאר אודות יין שהתחיל להתקלקל ומטבעו שמתחלה מתקלקל ריחו ואח"כ טעמו:
Son odeur est vinaigre, etc. — Ce seif et le seif 4 viennent expliquer le vin qui commence à se gâter : de sa nature, l'odeur se gâte d'abord, puis le goût.
(כו) כל שבני אדם וכו' - היינו בשלא נעשה עדיין טעמיה חלא גמורה רק שהתחיל טעמיה להתחמץ קצת עד שבני אדם נמנעין לשתותו מפני זה ברכתו שהכל:
Tout vin dont les gens, etc. — C'est-à-dire : le goût n'est pas encore devenu vinaigre achevé, seulement il a commencé à s'aigrir un peu, au point que les gens s'abstiennent de le boire pour cette raison : sa bénédiction est chéhakol.
(כז) שמרי יין - היינו בשלא נתן עליהם מים אלא שתה אותם גופא ומפני שיש בהם לחלוחית יין מברך בפה"ג. ואף דשמרים אזוקי מזיק אפשר דמיירי שמצץ רק הלחלוחית מהם:
Lies de vin — C'est-à-dire : on n'y a pas mis d'eau, on les a bues telles quelles. Parce qu'il y a en elles une humidité de vin, on bénit boré péri haguéfen. Bien que les lies soient nuisibles, il s'agit peut-être de celui qui n'en a sucé que l'humidité.
(כח) שלשה מדות וכו' - מיירי בשמרים של ענבים שדרכו אותן שנעשה בלי תערובות מים אבל ביין צמוקים שלנו שנשרה מתחלה הצמוקים עם מים א"כ גם בלחלוחית יין שיש בהשמרים מעורב מתחלתו הרבה מים וכשנותן עוד מים בודאי נתבטל כח היין שהיה בו תחלה:
Trois mesures, etc. — Il s'agit de lies de raisins qu'on a foulés, faites sans mélange d'eau. Mais pour notre vin de raisins secs, où l'on a d'abord fait tremper les raisins secs dans de l'eau, l'humidité de vin qui reste dans les lies est déjà mêlée dès le départ à beaucoup d'eau ; si l'on ajoute encore de l'eau, la force du vin qu'il y avait d'abord est certainement annulée.
(כט) ואם מצא פחות וכו' - ודוקא בשמרים ומשום דלחלוחית יין שיש בהן אינו חשוב כ"כ אבל יין גופא שיצא מדריכת ענבים אם שפך עליהם מים אפי' יותר משלשה חלקי' עד קרוב לששה ג"כ יין גמור הוא וכדלקמי' בהג"ה ובעינן רק שיהיה בו טעם יין שראוי לשתיה ע"י מזיגה זו ודרך בני אדם לשתותו במקום יין ע"י מזיגה זו דאל"ה אמרינן דבטלה דעתו אצל כל אדם:
Et s'il a trouvé moins, etc. — Seulement pour les lies, parce que l'humidité de vin qu'elles contiennent n'est pas assez considérée. Mais le vin lui-même sorti du foulage des raisins : si l'on y a versé de l'eau, même plus de trois parts, jusqu'à près de six, c'est encore du vin accompli, comme plus bas dans la glose, pourvu qu'il y ait un goût de vin propre à être bu par ce mélange, et que les gens aient l'usage de le boire à la place du vin par ce mélange ; sinon l'on dit que son avis est nul auprès de tout homme.
(ל) אלא שהכל - ואחריו ברכת בנ"ר:
Sinon chéhakol — Et après, la bénédiction boré néfachot.
(לא) ובלבד שלא יהא וכו' - דברי הג"ה אין לו ביאור דהמחבר הלא בא להחמיר דביינות שלנו לא סגי שיהיה רק רביעית יין ואפילו אם הדרך באותו מקום לעשות מזיגה גדולה הלא פחות מרביעית יין בודאי לא מהני אפילו ביינות שלהם שהיו חזקים ומהרמ"א משמע דמהני עד קרוב לששה חלקים מים ובאמת דדברי האגור לא קאי על שמרים דבשמרים השיעור כמו שכתב המחבר והוא מיירי ביין ענבים גופא כשמוזגו עם מים דעד קרוב לששה שם יין עליו וכנ"ל:
Pourvu qu'il ne soit pas, etc. — Les paroles de la glose n'ont pas d'explication simple : le Méhabèr vient précisément être plus strict, et pour nos vins il ne suffit pas qu'il y ait seulement un réviit de vin ; même si l'usage du lieu est de faire un grand mélange, moins d'un réviit de vin ne sert certainement à rien, même pour leurs vins qui étaient forts. Du Rema il ressort que cela sert jusqu'à près de six parts d'eau. En vérité les paroles de l'Agour ne portent pas sur les lies — pour les lies la mesure est celle du Méhabèr — mais sur le vin de raisin lui-même mélangé d'eau : jusqu'à près de six, le nom de vin reste, comme ci-dessus.
(לב) כי אז וכו' - ואם היין יותר מאחד מששה במים שם יין עליו ובלבד שיהיה בו טעם וריח של יין ודרך בני אדם לשתות יין במזיגה כזו וכנ"ל בסוף סקכ"ט ודע דדברי הג"ה זו מיירי ג"כ ביין חי שנעשה מתחלה בלי תערובת מים ולכך ראוי שיתוסף עליו אח"כ הרבה מים ויהיה שם יין עליו אבל ביין צמוקים שלנו שנתערב מתחלה הצמוקים בהרבה מים אין שייך כלל אח"כ מזיגה כזו ואפילו פחות מזה מתבטל שם יין עי"ז ועיין לקמן בסי' רע"ב במ"ב סקט"ז ששם נתבאר היטב דין זה:
Car alors, etc. — Si le vin est plus d'une part sur six d'eau, le nom de vin reste, pourvu qu'il y ait goût et odeur de vin, et que les gens aient l'usage de boire du vin dans un tel mélange, comme ci-dessus à la fin du seif katan 29. Sache que cette glose parle aussi d'un vin pur fait dès le départ sans mélange d'eau, si bien qu'on peut ensuite y ajouter beaucoup d'eau et que le nom de vin reste. Mais pour notre vin de raisins secs, où les raisins secs ont été mêlés dès le départ à beaucoup d'eau, un tel mélange ultérieur n'a plus lieu d'être : même moins que cela, le nom de vin s'annule. Voir plus bas siman 272 dans le Michna Beroura seif katan 16, où ce din est bien exposé.
(לג) ודאי בטל - אפילו יש בו טעם יין ואף דבעלמא קי"ל טעם כעיקר דאורייתא הכא לא חשיב טעם דכקיוהא בעלמא דמי. ואם נתערב יין בשאר משקין עיין לעיל בסימן ר"ב ס"א בהג"ה ובמ"ב מש"כ שם:
Certainement annulé — Même s'il y a un goût de vin. Bien qu'en général nous tenions que le goût est comme la substance, de par la Torah, ici le goût n'est pas considéré : ce n'est qu'une aigreur quelconque. Si du vin s'est mêlé à d'autres boissons, voir plus haut siman 202 seif 1 dans la glose et ce qu'écrit le Michna Beroura là-bas.
(לד) שעושים מחרצנים וכו' - היינו לאחר שנסחט היין מהענבים נותנים מים על החרצנים לקלוט טעם היין שנשאר בהם וזהו הנקרא תמד:
Qu'on fait avec les pépins, etc. — Après qu'on a pressé le vin des raisins, on met de l'eau sur les pépins pour recueillir le goût de vin qui y reste : c'est ce qu'on appelle temed.
(לה) כשנעצרו בקורה - ועי"ז יצא מהענבים כמעט כל הלחלוחית שבהם:
Lorsqu'ils ont été pressés sous la poutre — Par là presque toute l'humidité est sortie des raisins.
(לו) מברכין עליו בפה"ג - שדינם כצמוקים ומ"מ דוקא כשיש בו טעמו של יין וריחו וכנ"ל בסקל"ב לענין יין שנתערב במים:
On bénit dessus boré péri haguéfen — Leur din est comme celui des raisins secs. Toutefois seulement s'il y a le goût et l'odeur du vin, comme ci-dessus au seif katan 32 pour le vin mêlé d'eau.
(לז) זגים וכו' - ר"ל שאחר שהוציאו היין מן הענבים ונשארו הזגים נתן עליהם תאנים או שאר פירות לחזק כח היין הנשאר בהם ולהוסיף באדמימותו [תשב"ץ]:
Peaux de raisin, etc. — C'est-à-dire : après qu'on a retiré le vin des raisins et qu'il reste les peaux, on y a mis des figues ou d'autres fruits pour fortifier le vin qui y reste et en augmenter la rougeur [Tachbets].
(לח) כל כח התאנים וכו' - דהתאנים היה בהם כל כחם שלא נתמצו מקודם והזגים אע"פ שהם הרוב הרי יצא מהם כבר עיקר הלחלוחית. ומסתברא דאפילו רמי תלתא ואתי ד' ויותר ג"כ לא מהני דלעולם אמרינן דעיקר המשקין הוא מהתאנים:
Toute la force des figues, etc. — Les figues avaient encore toute leur force, n'ayant pas été pressées auparavant ; les peaux, bien qu'elles soient la majorité, ont déjà perdu l'essentiel de leur humidité. Il est raisonnable que même si l'on met trois et qu'il en vient quatre ou davantage, cela ne serve pas non plus : on dit toujours que l'essentiel de la boisson vient des figues.
(לט) ואין לברך בפה"ג - אלא שהכל דהוי כשכר תאנים דברכתו שהכל ועיין מ"א דלענין ברכה אחרונה יש להסתפק בזה דהתשב"ץ לא ברירא ליה סברא זו כ"כ ומספיקא פסק דמברך שהכל דיוצא בזה על כל דבר וע"כ לענין ברכה אחרונה יראה לשתות רביעית יין גמור ויברך על הגפן לפטור גם משקה זו:
Et l'on ne bénira pas boré péri haguéfen — Mais chéhakol, car c'est comme une bière de figues, dont la bénédiction est chéhakol. Voir le Magen Avraham : pour la bénédiction finale il y a lieu d'hésiter, car au Tachbets ce raisonnement n'est pas tout à fait clair, et par doute il a tranché chéhakol, par quoi l'on s'acquitte pour toute chose. Aussi, pour la bénédiction finale, il convient de boire un réviit de vrai vin et de bénir al haguéfen, ce qui exempte aussi cette boisson.
(מ) לצמאו - נראה דלאו דוקא לצמאו ממש אלא בסתמא כל שהחיך נהנה מהמים מסתמא הוא צמא קצת וצריך לברכה דאם אינו צמא כלל לא היה החיך נהנה ממנו:
Pour sa soif — Il semble que ce n'est pas seulement pour une soif véritable : en général, dès que le palais jouit de l'eau, c'est qu'on a un peu soif et il faut une bénédiction. S'il n'avait aucune soif, le palais n'en jouirait pas.
(מא) חנקתיה אומצא - שעמד לו דבר אכילה בגרונו:
Un morceau l'a étouffé — Un aliment s'est arrêté dans sa gorge.
(מב) ושתה מים - דוקא מים שאין החיך נהנה מהם כ"א כששותה לצמאו אבל כששותה שאר משקים או אוכל חתיכת פת שהחיך נהנה מהם אף שאין שותהו ואוכלו עכשיו כ"א להעביר האומצא חייב לברך עליו בתחלה וסוף כדלקמיה בס"ח. כששותה מים בבוקר לרפואה לא יברך ואם גם לצמאו יברך [סי' ר"י יעב"ץ]:
Et il a bu de l'eau — Seulement l'eau, dont le palais ne jouit que lorsqu'on la boit pour sa soif. Mais s'il boit d'autres boissons ou mange un morceau de pain, dont le palais jouit, même s'il ne les prend maintenant que pour faire passer le morceau, il doit bénir avant et après, comme plus bas au seif 8. S'il boit de l'eau le matin comme remède, il ne bénit pas ; s'il a aussi soif, il bénit [siman 210, Yaavets].
(מג) אם טעמם טוב וכו' - ר"ל אע"פ שאינו תאב להם כלל ואינו אוכלם אלא מחמת אונס חליו כיון שעכ"פ החיך נהנה מהם ולאפוקי אם הם רעים שאין לו הנאה מזה אע"פ שמתרפא מהם אינו מברך כלל:
Si leur goût est bon, etc. — C'est-à-dire : même s'il n'en a aucun désir et ne les mange que par oness (contrainte) de sa maladie, dès lors que le palais en jouit néanmoins — à l'exclusion de ceux qui sont mauvais et dont il n'a aucune jouissance : même s'il en est guéri, il ne bénit rien du tout.
(מד) מברך עליהם וכו' - עיין לקמן בסי"א בהג"ה מה שנכתב שם במ"ב:
Il bénit sur eux, etc. — Voir plus bas au seif 11 dans la glose ce qui est écrit là-bas dans le Michna Beroura.
(מה) אע"ג דהחיך וכו' - ולא דמי למש"כ לקמיה בסעיף ט' באוכל איסור מפני הסכנה דמברך עליו כיון דעכ"פ נהנה אף דגם שם אכילתו ע"י אונס שאני התם דהאונס אינו על האכילה גופא משא"כ הכא שהאכילה גופא הוא ע"י אונס שאונסים אותו לאוכלו לא שייך בזה לחייבו לברך על הנאתו כיון שהוא בע"כ כן היא סברת הרמ"א והסכימו עמו הרבה אחרונים ויש חולקים ע"ז וס"ל דכיון שסוף סוף נהנה גרונו מזה חשיבא אכילה וצריך לברך ע"ז וכההיא דס"ט ועיין בח"א שהכריע דבפת אם אכל כדי שביעה דבהמ"ז שלו הוא מה"ת יברך:
Bien que le palais, etc. — Cela ne ressemble pas à ce qui est écrit plus bas au seif 9 pour celui qui mange un interdit à cause du danger, et qui bénit puisqu'il jouit malgré tout. Là-bas aussi il mange par oness, mais l'oness ne porte pas sur l'acte même de manger ; ici le manger lui-même est par oness : il est anos (contraint) à manger. On ne saurait alors l'obliger à bénir sur sa jouissance, puisqu'elle est contre son gré. Telle est la pensée du Rema, et beaucoup d'Aharonim l'ont approuvé. Il y a des contradicteurs : puisque finalement sa gorge en jouit, c'est un manger et il faut bénir, comme au seif 9. Voir le Hayé Adam, qui tranche : pour le pain, s'il a mangé de quoi être rassasié — le birkat hamazone étant alors de la Torah — il bénira.
(מו) מפני הסכנה - כגון חולה שצריך לאכול מאכלות אסורות לרפואתו וכ"ש אם אוכל מאכל של היתר בזמן האיסור כגון חולה ביוה"כ דמברכין עליו וכדלקמן בסימן תרי"ח בסופו:
À cause du danger — Par exemple un malade qui doit manger des aliments interdits pour se soigner ; et à plus forte raison s'il mange un aliment permis en un temps d'interdit, comme un malade à Kippour : on bénit dessus, comme plus bas à la fin du siman 618.
(מז) מברך עליו - דכיון דסכנתא הוא התירא קאכיל ואדרבה מצוה קעביד להציל נפשו ואין זה בכלל שאר דבר איסור דקי"ל לעיל בסימן קצ"ו שאין מברכין עליו:
Il bénit dessus — Puisqu'il y a danger, c'est du permis qu'il mange ; bien plus, il accomplit une mitsva en sauvant sa vie, et cela n'entre pas dans la catégorie des autres interdits, dont nous tenons plus haut au siman 196 qu'on ne bénit pas dessus.
(מח) תחלה וסוף - דאע"ג שברצונו לא היה אוכל דבר זה כ"א מחמת אונס חליו מ"מ כיון שכבר הוא חולה וחפץ להתרפאות במאכל ומשקה זה חשיבא אכילה שיש בה הנאה. ואם הוא דבר שנפשו קצה בזה א"כ אין החיך נהנה ממנו ואין צריך לברך ע"ז:
Avant et après — Bien que de son gré il n'aurait pas mangé cette chose, mais seulement par oness de sa maladie, néanmoins, puisqu'il est déjà malade et qu'il désire se soigner par cet aliment et cette boisson, c'est un manger qui comporte une jouissance. Si c'est une chose dont son âme a du dégoût, le palais n'en jouit pas et il n'a pas à bénir.
(מט) דבש דבורים וכו' - דהוא בכלל דבר שאין גידולו מן הארץ [ב"י]:
Le miel d'abeilles, etc. — Il entre dans la catégorie de ce qui ne pousse pas de la terre [Beit Yossef].
(נ) הרי הוא כשאר דבש - דנתבאר בסי' ר"ב ס"ח דמברך עליו שהכל ולסימנא בעלמא נקטיה ובאמת אפילו החולקין בדבש תמרים מודו בדבש דבורים דאע"ג דהדבורים מכניסין מי פירות לתוך גופן ומוצצין מהן ועי"ז נעשה הדבש מ"מ אין טעם הפירות נרגש כלל בהדבש [ב"ח]:
Il est comme tout autre miel — Il a été exposé au siman 202 seif 8 qu'on bénit chéhakol. Il ne l'a mentionné que pour mémoire. En vérité même ceux qui discutent pour le miel de dattes conviennent pour le miel d'abeilles : bien que les abeilles fassent entrer du jus de fruits dans leur corps et le sucent, et que le miel s'en fasse, néanmoins le goût des fruits ne se sent pas du tout dans le miel [Bayit Ḥadach].
(נא) הם עיקר וכו' - דהדבש אינו אלא הכשר לדבר המרוקח שמכשירו ומתקנו לאכילה. וכן שקדים המחופין בצוקע"ר אף שהם מחופין לגמרי מברך בפה"ע דאף שצוקע"ר הרבה מהפרי הפרי עיקר [פמ"ג]:
Ils sont l'essentiel, etc. — Le miel n'est que la préparation de la chose confite, qui la rend propre à être mangée. De même les amandes enrobées de sucre, même entièrement recouvertes : on bénit boré péri haets, car même s'il y a beaucoup plus de sucre que de fruit, le fruit est l'essentiel [Pri Megadim].
(נב) כתושים ביותר - דוקא שניכר מהותו ותארו אבל אם נימוח לגמרי עד שנפסד צורתו העצמי מברך לכתחלה שהכל כמבואר לעיל סי' ר"ב ס"ז בהג"ה ע"ש ועיין לעיל סי' ר"ג ס"ז ובמ"ב שם:
Très pilés — Seulement si leur nature et leur forme restent reconnaissables. S'ils sont complètement délayés au point que leur forme propre est perdue, on bénit lekhathila chéhakol, comme il est exposé plus haut siman 202 seif 7 dans la glose. Voir plus haut siman 203 seif 7 et le Michna Beroura là-bas.
(נג) ורדים בפה"א - היינו רוזי"ן בל"א ואע"ג דפרי עץ הם שגדילים על האילן מ"מ כיון שאינן עיקר הפרי דזרע שלהם הם עיקר הפרי והעלים שמרקחין אותם הם הפרחים ע"כ מברך בפה"א וכן על הלוינדר"א בל"א מברך בפה"א דאע"פ שהלוינדר"א גדילים באילן דעיקר הפרי הם גודגדניות השחורות שגדלים באותו אילן ודומה ממש לדין ורדים [אחרונים] וא"ת כיון דורדים לא חזיא לאכילה לא חיין ולא מבושלין אלא א"כ הם מבושלים עם דבש א"כ הו"ל דבש עיקר וי"ל דאדרבה כיון שעיקר תיקון הורדים לאכילה אינו אלא עם דבש הו"ל דבש טפל שהרי אינו בא אלא להכשיר הורד לאכילה והו"ל כפירות שאין נאכלין חיין שמברך עליהם אחר בישולם ברכה ראויה להם [כדלקמן בריש סימן ר"ה] ואין אנו אומרין שיברך עליהם שהכל מפני שהמים המובלעים בהם הכשירום לאכילה [ב"י]:
Roses, boré péri haadama — C'est-à-dire rozen en langue du pays. Bien que ce soit un fruit d'arbre qui pousse sur l'arbre, néanmoins, puisqu'ils ne sont pas l'essentiel du fruit — les graines sont l'essentiel du fruit, et les feuilles qu'on confit sont les fleurs — on bénit boré péri haadama. De même sur le holunder (sureau) en langue du pays on bénit boré péri haadama : bien que le sureau pousse sur un arbre, l'essentiel du fruit ce sont les petites cerises noires qui poussent sur le même arbre ; le din est exactement celui des roses [Aharonim]. Si l'on objecte : les roses ne sont propres à être mangées ni crues ni cuites, sauf cuites avec du miel, donc le miel devrait être l'essentiel — on répond : au contraire, puisque l'essentiel de la préparation des roses pour les manger n'est qu'avec du miel, le miel est accessoire, car il ne vient que pour rendre la rose propre à être mangée ; c'est comme les fruits qu'on ne mange pas crus, sur lesquels après cuisson on dit la bénédiction qui leur est due [comme plus bas au début du siman 205]. On ne dit pas de bénir chéhakol parce que l'eau absorbée les aurait rendus propres à être mangés [Beit Yossef].
(נד) אלא לרפואה וכו' - הטעם דאף דנהנה אין זה עיקר הנאתו כיון שאין הבריאים רגילין לאכול אותו בכך שעומד רק לרפואה:
Sinon pour se soigner, etc. — La raison : même s'il jouit, ce n'est pas l'essentiel de sa jouissance, puisque les bien portants n'ont pas l'usage de le manger ainsi, et qu'il n'est destiné qu'à la médecine.
(נה) מברכין עליו שהכל - ועיין בבדק הבית שכתב שרוב הפוסקים חולקים ע"ז וכן הסכימו האחרונים דצריך לברך עליו ברכה הראויה לו כיון שעכ"פ נהנה:
On bénit dessus chéhakol — Voir le Bedek Habayit, qui écrit que la plupart des décisionnaires contestent cela, et les Aharonim ont conclu qu'il faut bénir la bénédiction qui lui est due, puisqu'on jouit malgré tout.
(נו) על העיקר וכו' - עיין לקמן סימן רי"ב שם מבואר כל פרטי דין עיקר וטפל:
Sur l'essentiel, etc. — Voir plus bas siman 212, où tous les détails du din de l'essentiel et de l'accessoire sont exposés.
(נז) הרי הוא עיקר - המ"א ושארי האחרונים הסכימו דהוא דוקא בחמשת מיני דגן אמרינן דהיכא דבא ליתן טעם אף שהוא מיעוט הוא העיקר וכדלקמן בסימן ר"ח ס"ב אבל בשארי מינים אזלינן בתר רובא:
Il est alors l'essentiel — Le Magen Avraham et les autres Aharonim ont conclu que c'est seulement pour les cinq espèces de céréales qu'on dit : lorsqu'elles viennent donner du goût, même en minorité, elles sont l'essentiel, comme plus bas au siman 208 seif 2. Pour les autres espèces, on va après la majorité.
(נח) שיש שם ממשות - ולפי הסכמת אחרונים כנ"ל אף ביש ממשות לא אזלינן בתרייהו רק בתר רובא:
Qu'il y a là une substance — D'après l'accord des Aharonim ci-dessus, même s'il y a une substance, on ne va pas après elle mais après la majorité.
(נט) שהוא מסופק וכו' - עיין לעיל סוף סי' ר"ב מ"ב ד"ה ואם:
Qui est dans le doute, etc. — Voir plus haut à la fin du siman 202, Michna Beroura s.v. « et si ».
(ס) יברך שהכל - דבדיעבד יוצא בשהכל על כל דבר וכאן כיון שמסופק כדיעבד דמי [ב"י] ומ"מ אם הוא דבר שיכול לפטרו תוך הסעודה עדיף טפי [מ"א]:
Il bénira chéhakol — Bediavad (après coup) on s'acquitte par chéhakol sur toute chose ; ici, puisqu'il est dans le doute, c'est comme bediavad [Beit Yossef]. Toutefois, si c'est une chose qu'on peut exempter pendant le repas, c'est encore mieux [Magen Avraham].