משנה ברורה

Michna Beroura — siman 213

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Celui qui s'est acquitté, acquitte-t-il les autres
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Pour le pain et le vin, un seul peut acquitter les autres s'ils sont attablés ensemble. Pour les autres aliments, chacun bénit pour soi, surtout la berakha dernière. En berakhot de jouissance, seul celui qui mange peut acquitter. Il faut entendre toute la berakha et avoir l'intention de s'acquitter.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETCelui qui s’est acquitté acquitte-t-il les autres
À FAIREPain et vin à table
Un seul bénit lekhathila et acquitte les autres, même si chacun sait bénir (« dans une multitude de peuple est la gloire du Roi »). Pour nous, s’asseoir ensemble à table remplace l’accoudement d’autrefois
À FAIREEntendre du début à la fin
Y compris le mot « Baroukh ». L’auditeur a l’intention de s’acquitter ; celui qui bénit a l’intention d’acquitter. Lekhathila répondre Amen pour montrer que l’on consent. Bediavad, entendre suffit même sans Amen (shoméa ke’oné)
À FAIRECelui qui ne sait pas bénir
S’acquitte même lekhathila par son compagnon. Berakha dernière mé’ein chaloch : usage (Taz et autres) qu’un dise à voix haute et que les autres s’acquittent — encore mieux mot à mot avec lui
À ÉVITERDebout, sans assise
Lekhathila une installation au moins est requise. Bediavad : les deux intentions suffisent, même sans assise
À ÉVITERBénir sans manger soi-même
Dans les berakhot de jouissance, seul celui qui mange ou boit peut acquitter. Sinon la berakha est vaine et les autres ne s’acquittent pas, même après Amen — sauf shogeg ou oness (coupe répandue après la berakha)
OUIPremière berakha
Ils se joignent : la berakha autorise à jouir. Fruits venus pendant le repas : un bénit pour tous
NONAutres aliments et berakha dernière
Chacun bénit pour soi lekhathila (pas de zimoun pour les fruits). Zimoun à trois et un qui acquitte : birkat hamazone seulement. Bière et hydromel (mead) : aujourd’hui chacun pour soi (Peri Megadim)
NONBerakhot de jouissance
À la différence des mitsvot, on n’acquitte pas si l’on ne jouit pas soi-même
REMAPour nous, l’assise est efficace aussi pour le vin (Darkhei Moshé). Plusieurs Aharonim : chacun pour soi, car on ne s’installe plus sur le vin — selon l’usage des lieux. Usage actuel souvent : chacun pour soi, faute d’expertise sur l’intention
Pain et vin : un peut acquitter les autres s’ils sont assis ensemble, avec écoute complète et intention. Pour le reste, surtout la berakha dernière, chacun bénit pour soi. Dans les berakhot de jouissance, seul celui qui mange acquitte.

Glossaire

lekhathila
a priori
bediavad
après coup
heseiba
accoudement, installation à table
zimoun
invitation à bénir à plusieurs après le pain
shogeg
par erreur
oness
contrainte
shomea ke-oneh
celui qui entend est comme celui qui prononce

(א) ושארי דברים - היינו שארי מיני אוכלין ומשקין:

Et les autres choses - C'est-à-dire les autres espèces d'aliments et de boissons.

(ב) חוץ מפת ויין - משום דחשיבי ודרכם לקבוע עליהם בהסיבה לפיכך אין דרך קביעות שלהם אלא בהסיבה וכדלקמיה:

Sauf le pain et le vin - Parce qu'ils sont importants et qu'on a l'habitude de s'installer sur eux en s'accoudant ; c'est pourquoi leur mode d'installation n'est que par l'accoudement, comme plus bas.

(ג) אחד פוטר את חבירו - ר"ל אפילו יודע כ"א בעצמו לברך אפ"ה אחד מברך ומוציא חבירו לכתחלה והוא שחבירו ישמע הברכה מתחלה ועד סוף ויכוין לצאת כדלקמן ס"ב והכי עדיף טפי דברוב עם הדרת מלך:

L'un dispense son compagnon - C'est-à-dire : même si chacun sait bénir par lui-même, néanmoins l'un bénit et acquitte son compagnon lekhathila (a priori) ; c'est à condition que son compagnon entende la berakha du début à la fin et ait l'intention de s'acquitter, comme plus bas seif 2. Et c'est préférable, car « dans une multitude de peuple est la gloire du Roi ».

(ד) אפילו בלא הסיבה - דדוקא בפת ויין דחשיבי היה דרכם לאכול בהסיבה על המטות וזה היה דרך קביעותם והתחברותם יחד לפיכך אין אחד מברך לכולם להוציאם עד שיסובו דאז מינכר דדעתם להתחבר ולהצטרף ביחד משא"כ בפירות:

Même sans accoudement - Car seulement pour le pain et le vin, qui sont importants, ils avaient l'habitude de manger accoudés sur les lits, et c'était leur mode d'installation et d'association ensemble ; c'est pourquoi l'un ne bénit pour tous afin de les acquitter que lorsqu'ils s'accoudent, car alors il est manifeste que leur intention est de s'associer et de se joindre. Ce qui n'est pas le cas pour les fruits.

(ה) ישיבה מיהא בעי - דאין אחד יכול להוציא חבירו בהברכה אלא א"כ ישבו לאכול ולשתות ביחד ולא במעומד דקביעות קצת עכ"פ מיהו בעי וכ"ז רק לענין לכתחלה אבל בדיעבד כל שכוון המברך להוציא והשומע לצאת יצא [מאמר מרדכי]:

Une assise du moins est requise - Car l'un ne peut acquitter son compagnon par la berakha que s'ils se sont assis pour manger et boire ensemble, et non debout : une installation un peu au moins est requise. Et tout cela seulement lekhathila ; mais bediavad (après coup), dès que celui qui bénit a eu l'intention d'acquitter et que l'auditeur a eu l'intention de s'acquitter, il s'est acquitté [Maamar Mordekhai].

(ו) ולדידן וכו' - ר"ל לפי שאין דרכנו בהסיבה לפיכך מה שאנו מתועדין לישב יחד בשלחן אחד ולאכול נחשב לקביעות כמו הסיבה לדידהו ומהני אפילו בפת ויין:

Et pour nous, etc. - C'est-à-dire : puisque notre habitude n'est pas l'accoudement, le fait que nous nous réunissions pour nous asseoir ensemble à une même table et manger compte comme une installation, comme l'accoudement pour eux, et cela est efficace même pour le pain et le vin.

(ז) חוץ מן הפת - הא דהזכיר המחבר פת הכא משום דבפת קי"ל דאם הם שלשה מזמנין ומוציא אחד את חבירו בברהמ"ז משא"כ בשארי דברים בברכה אחרונה אפי' בשלשה אינו מוציא:

Sauf le pain - Si le Méhaber a mentionné ici le pain, c'est parce que pour le pain nous tenons que, s'ils sont trois, ils font zimoun et l'un acquitte son compagnon dans birkat hamazon ; ce qui n'est pas le cas pour les autres choses, dans la berakha dernière, même à trois il n'acquitte pas.

(ח) בברכה ראשונה - והטעם משום דברכה ראשונה כל אחד מרויח באותה ברכה שעי"כ מותרין לאכול וליהנות לפיכך מצטרפין לה אבל בברכה שלאחר אכילה שכבר אכלו ודעתם להפרד אין מצטרפין ואפילו ביין:

Dans la première berakha - Et la raison : parce que dans la première berakha chacun gagne à cette berakha, par laquelle ils sont autorisés à manger et à jouir ; c'est pourquoi ils se joignent pour elle. Mais dans la berakha après la consommation, alors qu'ils ont déjà mangé et que leur intention est de se séparer, ils ne se joignent pas, même pour le vin.

(ט) צריכין ליחלק - ואפילו קבעו יחד לא מהני לזה ובדיעבד אם כוון לצאת והמברך ג"כ כוון להוציאו יצא ואפילו בלא קביעות כלל כמו שפסק המחבר לעיל בסימן קס"ז סי"ג עי"ש במ"ב ואם אחד אינו יודע לברך בעצמו יוצא אפילו לכתחלה בברכת חבירו וכתבו הט"ז וש"א דהאידנא שמזלזלים ההמון מאד בברכה אחרונה יש לסמוך לעשות כן לכתחלה שמברך אחד בקול רם הברכה אחרונה ויהיו אחרים יוצאים על ידו אפילו כשיודעים בעצמם לברך ובפרט ברכה אחרונה מעין שלש שאין הכל בקיאים בה בע"פ בודאי טוב לעשות כן לכתחלה ומ"מ טוב יותר שיאמרו עם המברך מלה במלה:

Ils doivent se séparer - Et même s'ils se sont installés ensemble, cela n'y sert pas. Bediavad, s'il a eu l'intention de s'acquitter et que celui qui bénit aussi a eu l'intention de l'acquitter, il s'est acquitté, même sans aucune installation, comme l'a statué le Méhaber plus haut au siman 167 seif 13, voir là-bas dans le MB. Si l'un ne sait pas bénir par lui-même, il s'acquitte même lekhathila par la berakha de son compagnon. Le Taz et d'autres ont écrit qu'aujourd'hui, où le commun méprise beaucoup la berakha dernière, on peut s'appuyer pour le faire lekhathila : l'un dit à voix haute la berakha dernière et les autres s'acquittent par lui, même s'ils savent bénir par eux-mêmes. Surtout la berakha dernière mé'ein chaloch, que tout le monde ne maîtrise pas par cœur : il est certainement bon de le faire lekhathila. Néanmoins il est encore mieux qu'ils disent avec celui qui bénit mot à mot.

(י) דאין זימון לפירות - היינו דכיון דאין מצות זימון בפירות להזדמן יחד ולומר נברך שאכלנו ממילא צריך כ"א לברך לעצמו ולא לצאת בברכת חבירו ועיין לעיל סימן קצ"ג סק"ו במ"ב:

Car il n'y a pas de zimoun pour les fruits - C'est-à-dire : puisqu'il n'y a pas de mitsva de zimoun pour les fruits, de se réunir et de dire « bénissons Celui dont nous avons mangé », de soi chacun doit bénir pour soi et non s'acquitter par la berakha de son compagnon. Voir plus haut siman 193 sk 6 dans le MB.

(יא) וי"א דבכל וכו' - קאי אריש הסעיף אברכה ראשונה וטעמם דדוקא פת ויין דחשיבי מהני הסיבה או ישיבה לדידן משא"כ בשארי דברים דלא חשיבי צריך כ"א לברך לעצמו ואם באו פירות תוך הסעודה אחד מברך לכולם דמיגו דמהני הסיבה לפת מהני נמי לשארי דברים:

Et certains disent que dans tout, etc. - Cela se rapporte au début du seif, à la première berakha. Leur raison : seulement le pain et le vin, qui sont importants, l'accoudement — ou l'assise pour nous — est efficace ; ce qui n'est pas le cas pour les autres choses, qui ne sont pas importantes : chacun doit bénir pour soi. Et si des fruits sont venus pendant le repas, l'un bénit pour tous, car du moment que l'accoudement est efficace pour le pain, il l'est aussi pour les autres choses.

(יב) בפירות - וה"ה בשארי דברים. ולענין שכר ומי דבש שקורין מע"ד עיין בע"ת וט"ז ומ"א והאידנא נוהגין שגם בזה כ"א מברך לעצמו [פמ"ג] ולענין יין משמע מרמ"א וכן מבואר מד"מ דגם לדידן מהני הסיבה או ישיבה אבל כמה אחרונים העלו דאף ביין טוב שיברך כ"א לעצמו משום דהאידנא אין העולם רגילין לקבוע עצמן על היין ובאמת לדינא תלוי זה במנהג המקומות דבמקום שמצוי הרבה יין ורגילין לקבוע עליו בודאי מהני הסיבה או ישיבה להוציא אחד את חבירו. וכמדומה שכעת המנהג פשוט ברוב המקומות שאין מוציאין אחד את חבירו כמעט בשום דבר מאכל אף שהוא נגד הדין ואפשר משום שאין הכל בקיאין להתכוין לצאת ולהוציא וכעין זה מבואר בח"א כלל ה':

Pour les fruits - Et de même pour les autres choses. Quant à la bière et à l'hydromel appelé mead, voir Ets ha-Téena, Taz et Magen Avraham. Aujourd'hui l'usage est que là aussi chacun bénit pour soi [Peri Megadim]. Quant au vin, il ressort du Rema, et c'est aussi exposé dans le Darkhei Moshé, que pour nous aussi l'accoudement ou l'assise est efficace. Mais plusieurs Aharonim ont conclu que même pour le vin il est bon que chacun bénisse pour soi, parce qu'aujourd'hui le monde n'a pas l'habitude de s'installer sur le vin. En vérité, pour la halakha, cela dépend de l'usage des lieux : dans un lieu où le vin est très répandu et où l'on a l'habitude de s'installer dessus, à coup sûr l'accoudement ou l'assise est efficace pour qu'un seul acquitte son compagnon. Et il me semble qu'à présent l'usage simple dans la plupart des lieux est de ne presque pas faire acquitter l'un par l'autre pour aucun aliment, même si c'est contre la loi ; peut-être parce que tout le monde n'est pas expert à avoir l'intention de s'acquitter et d'acquitter, et quelque chose de semblable est exposé dans le Hayei Adam, règle 5.

(יג) שכל אחד מברך לעצמו - ודוקא לכתחלה אבל בדיעבד אם בירך וכוון להוציא חבירו והשומע נתכוין לצאת אף בלא הסיבה וישיבה כלל נמי יצא:

Que chacun bénit pour soi - Et seulement lekhathila ; mais bediavad, s'il a béni et a eu l'intention d'acquitter son compagnon, et que l'auditeur a eu l'intention de s'acquitter, même sans accoudement ni assise du tout, il s'est aussi acquitté.

(יד) מוציא אחרים - בברכת הנהנין דדוקא בברכת המצות שכל ישראל ערבין זה בזה וכשחבירו אינו יוצא ידי המצוה כאלו הוא לא יצא לכן יכול לברך אפילו מי שאינו חייב בברכה זו משא"כ בברכת הנהנין שאינו חוב המוטל עליו כשאר מצות דלא ליתהני ולא לבריך ואפילו אם אינם יודעים בעצמן לברך. וזה הסעיף שייך בין לברכה ראשונה ובין לברכה אחרונה ועיין לעיל בסימן קס"ז סי"ט:

Acquitte les autres - Dans les berakhot de jouissance. Car seulement dans les berakhot des mitsvot, tous les Israël sont garants les uns des autres, et lorsque son compagnon ne s'acquitte pas de la mitsva c'est comme s'il ne s'en était pas acquitté lui-même ; c'est pourquoi il peut bénir même celui qui n'est pas tenu à cette berakha. Ce qui n'est pas le cas des berakhot de jouissance, qui ne sont pas une charge imposée comme les autres mitsvot — « qu'il ne jouisse pas et ne bénisse pas » —, même s'ils ne savent pas bénir par eux-mêmes. Et ce seif concerne aussi bien la première berakha que la berakha dernière. Voir plus haut siman 167 seif 19.

(טו) ואז יוצאים בשמיעתן - ואם אינו אוכל ושותה עמהם אף בדיעבד לא יצאו דהא ברכתו הוי לבטלה כיון שאינו אוכל בעצמו ואיך יצאו על ידו ואפילו ענו אמן על הברכה אם לא שמה שלא אכל ושתה המברך היה בשוגג או באונס כגון שנשפך הכוס אחר הברכה וכה"ג דבעת הברכה לא היה לבטלה אז יוצאין אחרים על ידו:

Et alors ils s'acquittent en l'entendant - Et s'il ne mange et ne boit pas avec eux, même bediavad ils ne se sont pas acquittés, car sa berakha serait en vain puisqu'il ne mange pas lui-même, et comment s'acquitteraient-ils par lui ? Même s'ils ont répondu amen à la berakha. Sauf si le fait que celui qui bénit n'a pas mangé et bu était shogeg (par erreur) ou oness (contrainte), par exemple la coupe s'est répandue après la berakha et analogues : au moment de la berakha elle n'était pas en vain, alors les autres s'acquittent par lui.

(טז) שמכוונין אליו - והוא ג"כ יכוין להוציאם וכדלקמיה בס"ג:

Qui ont l'intention vers lui - Et lui aussi aura l'intention de les acquitter, comme plus bas au seif 3.

(יז) אפילו לא יענו אמן - דקי"ל דשומע כעונה והרי הוא כמברך בעצמו. וכ"ז לענין דיעבד אבל לכתחלה לבד מה שמצוה לענות אמן על כל ברכה ששומע מישראל כדלקמן בסימן רט"ו עוד יותר יש חיוב לכתחלה לענות אמן בברכה שמתכוין לצאת בה כדי להורות בפועל שמסכים לברכת המברך [אחרונים]. כתבו הפוסקים אם כמה אנשים עושים מצוה אחת מצוה לכתחלה שאחד יברך לכולם דברוב עם הדרת מלך ועיין לעיל בסימן וי"ו בשע"ת סק"ו ובסימן ח' ס"ה ובמ"ב ובסימן רצ"ח ובתבו"ש סימן י"ט:

Même s'ils ne répondent pas amen - Car nous tenons que celui qui entend est comme celui qui prononce, et c'est comme s'il bénissait lui-même. Et tout cela au regard du bediavad ; mais lekhathila, outre qu'il est une mitsva de répondre amen à toute berakha que l'on entend d'un Israël, comme plus bas au siman 215, il y a encore davantage obligation lekhathila de répondre amen à une berakha par laquelle on a l'intention de s'acquitter, afin de montrer en acte que l'on consent à la berakha de celui qui bénit [Aharonim]. Les décisionnaires ont écrit : si plusieurs personnes font une même mitsva, c'est une mitsva lekhathila qu'un seul bénisse pour tous, car « dans une multitude de peuple est la gloire du Roi ». Voir plus haut au siman 6 dans le Shaarei Techouva sk 6, au siman 8 seif 5 et dans le MB, au siman 298, et dans le Tevuot Shor siman 19.

(יח) בשמיעת וכו' - מדסתם משמע דאכל ברכות קאי ואפי' ברכות שהם דרבנן בעינן דוקא שיכוין לצאת ידי המצוה וכ"מ ברי"ט ס"ה ועיין לעיל סימן ס' במ"ב סק"י ובה"ל שם ובסימן רע"א בס"ו בבה"ל ד"ה וכגון:

En entendant, etc. - Du fait qu'il a statué sans préciser, il ressort que cela s'applique à toutes les berakhot, et même les berakhot qui sont de rabbanan : il faut précisément qu'il ait l'intention de s'acquitter de la mitsva. C'est aussi ce qui ressort au siman 219 seif 5. Voir plus haut siman 60 dans le MB sk 10 et le Biour Halakha là-bas, et au siman 271 seif 6 dans le Biour Halakha s.v. « et par exemple ».

(יט) מתחלת ועד סופה - והיינו גם תיבת ברוך שבתחלתה דלא עדיף ממברך בעצמו כשמדלג איזה תיבה מעיקר הברכה דלא יצא ידי חובתו דהוי משנה ממטבע שטבעו חכמים:

Du début jusqu'à sa fin - Et c'est-à-dire aussi le mot « Béni » de son début. Car ce n'est pas mieux que celui qui bénit lui-même lorsqu'il saute un mot de l'essentiel de la berakha : il ne s'est pas acquitté de son obligation, car il a changé la formule que les Sages ont fixée.