משנה ברורה

Michna Beroura — siman 214

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Dans toute berakha il faut le Nom et la Royauté
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Toute berakha, de jouissance ou de mitsva, requiert le Nom et la Royauté, sauf celle qui est accolée à une précédente. Si l'on a omis le Nom ou la Royauté, on n'est pas quitte et l'on recommence. « Roi » seul ne suffit pas.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETDans toute berakha il faut le Nom et la Royauté
À FAIREToute berakha
Jouissance ou mitsva, longue (ouverture et conclusion) ou courte (ouverture seulement) : il faut le Nom et la Royauté
À FAIREBerakha accolée à la précédente
Elle se rattache à celle dont le début a déjà le Nom et la Royauté : pas besoin de les répéter
À FAIREUne mention du Nom
S’il a dit Adonaï ou Elohénou, il s’est acquitté pour le Nom
À ÉVITEROmettre le Nom ou la Royauté
On n’est pas quitte : on recommence. Pareil si l’on saute le Nom dans la conclusion d’une berakha qui en a une
OUISauter seulement « Ata » (Toi)
Pas un obstacle bediavad
OUIPrière des dix-huit
Pas de Royauté instituée : la première (« le Dieu grand ») compte comme Royauté et entraîne les suivantes (Beit Yossef au nom du Rosh)
NONDire « Roi » seul
Ne suffit pas pour la Royauté
Sans Nom et Royauté, la berakha n’est pas une berakha — sauf si elle est accolée à une précédente qui les porte. « Roi » seul ne remplace pas la Royauté ; sauter « Ata » passe après coup.

Glossaire

shem ou-malkhout
le Nom et la Royauté
berakha semoukha le-havertah
berakha accolée à sa voisine
bediavad
après coup
petiha / hatima
ouverture / conclusion de la berakha

(א) כל ברכה - היינו בין ברכת הנהנין ובין ברכת המצות בין ברכה ארוכה שיש בה פתיחה וחתימה בין שאין בה אלא פתיחה בלבד חוץ מברכה הסמוכה לחברתה דנמשכת לברכה הקודמת לה שיש בתחלתה שם ומלכות:

Toute berakha - C'est-à-dire aussi bien les berakhot de jouissance que les berakhot des mitsvot, qu'une berakha longue qui a une ouverture et une conclusion, ou qui n'a qu'une ouverture seulement ; sauf une berakha accolée à sa voisine, qui se rattache à la berakha précédente dont le début a le Nom et la Royauté.

(ב) שם ומלכות - והא דבתפלת י"ח לא תקנו מלכות תירץ ב"י בשם הרא"ש דברכה ראשונה כיון דאית בה האל הגדול חשוב כמו מלכות וכולהו בתרה דראשונה גרירא ועי"ש עוד תירוצים:

Le Nom et la Royauté - Et si dans la prière des dix-huit on n'a pas institué la Royauté, le Beit Yossef a résolu au nom du Rosh : la première berakha, puisqu'elle contient « le Dieu grand », compte comme une Royauté, et toutes celles qui la suivent sont entraînées après la première. Et voir là-bas encore d'autres résolutions.

(ג) ואם דילג וכו' - אבל אם דילג תיבת אתה אינו מעכב בדיעבד:

Et s'il a sauté, etc. - Mais s'il a sauté le mot « Toi » (ata), cela n'est pas un obstacle bediavad (après coup).

(ד) שם וכו' - היינו שלא אמר כלל אזכרה אבל אם אמר אזכרה אחת כגון אדני או אלהינו יצא:

Le Nom, etc. - C'est-à-dire qu'il n'a dit aucune mention [du Nom]. Mais s'il a dit une mention, par exemple Adonaï ou Elohénou, il s'est acquitté.

(ה) יחזור ויברך - המחבר מיירי לענין פתיחת הברכה דאית בה שם ומלכות וה"ה לענין ברכה שיש בה חתימה אם דילג השם בחתימה הוי כלא חתם כלל:

Il recommencera à bénir - Le Méhaber parle de l'ouverture de la berakha, qui contient le Nom et la Royauté. Et de même pour une berakha qui a une conclusion : s'il a sauté le Nom dans la conclusion, c'est comme s'il n'avait pas conclu du tout.

(ו) דמלך לבד וכו' - ובספר אבן העוזר חולק ע"ז ועיין בבה"ל מה שכתבנו בזה:

Car « Roi » seul, etc. - Et dans le livre Even ha-Ozer on conteste cela. Voir dans le Biour Halakha ce que nous avons écrit à ce sujet.