On ne répond pas Amen après ses propres bénédictions, sauf à la clôture d’une série. On répond Amen après la bénédiction d’un Juif dès que l’on en connaît l’objet. Pas d’Amen après une bénédiction vaine, une formule altérée, un enfant hors ‘hinoukh, un apikoros ou un Kouti. Une bénédiction inutile assimilée au serment vain.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) אחר ברכותיו - ר"ל אחר כל ברכה מיוחדת שהוא מברך או אפילו אחר שתי ברכות כל שאינם סיום ברכות אין עונה בעצמו אחריהם אמן דאיתא בגמרא כל העונה אמן אחר ברכותיו ה"ז מגונה. והנה מלשון הגמרא משמע דלא עשה בזה איסור רק דהוא מגונה וה"מ דלא עשה בזה הפסק אבל אם בירך על איזה דבר מצוה שרוצה לעשות או ברכת הנהנין דהפסיק בזה בין הברכה לאותו דבר עשה איסור בזה וחוזר ומברך [פמ"ג בסי' נ"א]:
Après ses bénédictions - C’est-à-dire après toute bénédiction particulière qu’il récite, ou même après deux bénédictions dès lors qu’elles ne clôturent pas une série : il ne répond pas Amen lui-même après elles, car il est dit dans la Guemara : quiconque répond Amen après ses propres bénédictions, cela est laid. Du langage de la Guemara il ressort qu’il n’y a pas là d’interdit, seulement que c’est laid — et cela n’est vrai que s’il n’a pas fait d’interruption par là. Mais s’il a béni sur un acte de mitsva qu’il veut accomplir, ou une bénédiction de jouissance, et qu’il a ainsi interrompu entre la bénédiction et cet acte, il a commis un interdit et il bénit de nouveau [Peri Megadim au siman 51].
(ב) שהם סוף ברכות - היינו אחר ברכת שומר עמו ישראל לעד [או אחר הפורס סוכת וכו' שאומרים בשבת] שהוא גמר ברכות ק"ש או אחר ברכת בונה ירושלים שהוא גמר ג' ברכות ראשונות שהם מן התורה ולא אחר ברכות ראשונות דערבית ודשחרית שאף שהם שתי ברכות הלא אינם בסוף הענין ואמן לא שייך אלא בגמר וסילוק הענין:
Qui sont la fin des bénédictions - C’est-à-dire après « Choméer amo Israël laad » [ou après « haporès soukat… » que l’on dit le Chabbat], qui achève les bénédictions du Chema ; ou après « Boné Yeroushalayim », qui achève les trois premières bénédictions [du Birkat hamazone] qui sont de la Torah. Mais pas après les premières bénédictions d’Arvit et de Sha’harit : bien que ce soient deux bénédictions, elles ne sont pas à la fin du sujet, et Amen n’a lieu qu’à l’achèvement et au congédiement du sujet.
(ג) אחר יהללוך וכו' - ואע"ג דאין עונין אמן אחר עצמו אלא דוקא אחר שתי ברכות סמוכות מ"מ הני מקרי סמוכות דיהללוך סמוכה להברכה שלפני הלל וישתבח סמוכה לברוך שאמר דהא אסור להפסיק ולהשיח בין ברוך שאמר לישתבח ובין ברכה שלפני הלל ליהללוך [ופסוקי דזמרה שאומרים ביניהם לא מקרי הפסק] משא"כ בברכה אחרונה שאחר ברכת הנהנין אע"ג דאיכא ג"כ שתי ברכות אחת לפניה ואחת לאחריה כיון שאין לה אחיזה עם ברכה ראשונה שהרי רשאי להפסיק ולדבר בין הטעימה שאחר ברכה ראשונה לבין ברכה אחרונה הויא ברכה אחרונה כברכה מיוחדת:
Après Yehaléloukha, etc. - Bien que l’on ne réponde Amen après soi-même que précisément après deux bénédictions jointes, celles-ci néanmoins s’appellent jointes : Yehaléloukha est jointe à la bénédiction qui précède le Hallel, et Yichtaba’h est jointe à Baroukh chéamar, car il est interdit de s’interrompre et de parler entre Baroukh chéamar et Yichtaba’h, et entre la bénédiction qui précède le Hallel et Yehaléloukha [et les Pessouqé dezimra que l’on dit entre eux ne s’appellent pas interruption]. Il en va autrement de la bénédiction finale après une bénédiction de jouissance : bien qu’il y ait aussi deux bénédictions, une avant et une après, comme elle n’a pas d’attache avec la première — on a le droit de s’interrompre et de parler entre la dégustation qui suit la première bénédiction et la bénédiction finale — la bénédiction finale est comme une bénédiction particulière.
(ד) בונה ירושלים - מפני שהוא סוף ברכות שהם מדאורייתא דברכת הטוב והמטיב הויא מדרבנן וכדי להראות שחילוק יש ביניהם לכך עונים אחריה אמן:
Boné Yeroushalayim - Parce que c’est la fin des bénédictions qui sont de la Torah : « hatov vehamétiv » est de rabbinique, et pour montrer qu’il y a une distinction entre elles, on répond Amen après elle.
(ה) שומר עמו וכו' - אבל אין עונין אחר יראו עינינו שמברך בעצמו כי היא אינה שייך לברכת ק"ש והויא כברכה מיוחדת:
Choméer amo, etc. - Mais on ne répond pas après « Yirou énéinou » qu’il bénit lui-même, car elle n’appartient pas aux bénédictions du Chema et elle est comme une bénédiction particulière.
(ו) שלא שמע כולה - אלא שמע רק שמזכיר השם וסוף הברכה חייב לענות אמן אחריו ויש שפוסקים דאפילו לא שמע רק חתימת הברכה צריך לענות אמן [א"ר] ועיין בח"א שהכריח דאפילו דעה הראשונה מודה היכא שיודע על איזה ברכה הוא עונה דצריך לענות וכדלעיל בסימן קכ"ד ס"ח בהג"ה ע"ש:
Qui n’en a pas entendu la totalité - Mais n’a entendu que la mention du Nom et la fin de la bénédiction : il est tenu de répondre Amen après lui. Certains décident que même s’il n’a entendu que la clôture de la bénédiction, il doit répondre Amen [Elia Rabba]. Voir le ‘Hayé Adam qui a démontré que même le premier avis convient que, dès lors qu’il sait sur quelle bénédiction il répond, il doit répondre, comme plus haut au siman 124 seif 8 dans la glose, voir là.
(ז) אע"פ שאינו חייב - ר"ל וכ"ש היכא שהוא עצמו חייב באותה ברכה ורוצה לצאת בברכת המברך בודאי חייב לענות אמן להורות שגם הוא מחזק ומקיים דברי המברך אכן אז בעינן דוקא שישמע כל הברכה מתחלה ועד סוף כדלעיל בסימן רי"ג ס"ג:
Bien qu’il n’y soit pas tenu - C’est-à-dire : à plus forte raison lorsqu’il est lui-même tenu à cette bénédiction et veut s’acquitter par la bénédiction de celui qui bénit, il est certainement tenu de répondre Amen, pour montrer que lui aussi confirme et établit les paroles de celui qui bénit. Mais alors il faut précisément qu’il entende toute la bénédiction du début à la fin, comme plus haut au siman 213 seif 3.
(ח) חייב לענות - דכתיב כי שם ה' אקרא הבו וגו' ואחז"ל [יומא ל"ז] אמר להן משה לישראל כשאני מברך ומזכיר שם השי"ת אתם הבו גודל לאלהינו בעניית אמן:
Il est tenu de répondre - Car il est écrit : « Car je proclamerai le Nom de ה', rendez… » et nos Sages ont dit [Yoma 37] : Moché dit à Israël : quand je bénis et que je mentionne le Nom de ה', vous, rendez grandeur à notre Dieu en répondant Amen.
(ט) אחריו אמן - איתא במדרש כששומע שאחד מתפלל דבר או מברך לישראל אפילו בלא הזכרת השם חייב לענות אמן. ולכן נתפשט המנהג שעונין אמן אחר הרחמן בבהמ"ז [אחרונים]:
Après lui Amen - Il est rapporté dans le Midrach : quand on entend quelqu’un prier une chose ou bénir pour Israël, même sans mention du Nom, on est tenu de répondre Amen. C’est pourquoi s’est répandu l’usage de répondre Amen après les « Harahaman » du Birkat hamazone [Aharonim].
(י) אבל אם היה וכו' - מדכייל אפיקורוס וכותי בהדי תינוק וגדול ששינה משמע דחדא דינא אית להו וכי היכי דבתינוק וגדול ששינה אפילו שמע כל הברכה מפיהם לא יענה אמן דהברכה היא לבטלה כן ה"ה באלו ואע"ג דבגמרא אמרינן שאף בכותי עונין אם שמע כל הברכה מפיו היינו קודם שמצאו להן דמות יונה בהר גרזים שהיו עובדין לה אבל אח"כ לא דכונתן להר גרזים ואפיקורוס נמי אין כונתו לשמים אלא לע"ג והגר"א בביאורו פסק דבאלו השנים אם שמע כל הברכה מפיו עונה אחריו אמן:
Mais s’il était, etc. - Puisqu’il range l’apikoros et le Kouti avec l’enfant et l’adulte qui a modifié, il s’ensuit qu’ils ont une même loi : de même que pour l’enfant et l’adulte qui a modifié, même s’il a entendu toute la bénédiction de leur bouche on ne répond pas Amen, car la bénédiction est vaine, de même pour ceux-ci. Bien que la Guemara dise que même pour un Kouti on répond si l’on a entendu toute la bénédiction de sa bouche, c’était avant que l’on trouvât chez eux l’image d’une colombe sur le mont Garizim, qu’ils adoraient ; mais ensuite, non, car leur intention est vers le mont Garizim. L’apikoros non plus n’a pas l’intention vers le Ciel mais vers l’idolâtrie. Le Gra dans son commentaire a décidé que pour ces deux-là, si l’on a entendu toute la bénédiction de sa bouche, on répond Amen après lui.
(יא) ושינה וכו' - ודוקא כששינה באופן דלא יצא בהברכה מחמת זה והרי הוא כמברך ברכה לבטלה דאסור לענות אמן אחריו:
Et il a modifié, etc. - Uniquement s’il a modifié d’une manière telle qu’il ne s’est pas acquitté par cette bénédiction, et qu’il est comme celui qui récite une bénédiction vaine, qu’il est interdit de suivre d’un Amen.
(יב) שמע כל הברכה - שאין דרך העו"ג לכוין לע"ג כשמזכיר השם [ונראה דה"ה במי ששמע מאחד שהמיר דתו לע"ג] ומ"מ דעת הט"ז דאין עליו חיוב לענות בעכו"ם רק רשות:
Il a entendu toute la bénédiction - Car l’idolâtre n’a pas l’habitude de diriger son intention vers l’idolâtrie lorsqu’il mentionne le Nom [et il semble qu’il en va de même de celui qui a entendu quelqu’un qui s’est converti à l’idolâtrie]. Néanmoins l’avis du Taz est qu’il n’y a pas d’obligation de répondre pour un non-juif, seulement une permission.
(יג) שלומד וכו' - ר"ל דאין שייך לומר אמן לאמת ולקיים את דברי המברך אחרי דאין שם ברכה עלה:
Qui apprend, etc. - C’est-à-dire qu’il n’y a pas lieu de dire Amen pour confirmer et établir les paroles de celui qui bénit, puisqu’il n’y a pas là de bénédiction.
(יד) לבטלה - ר"ל שלומד הרב עמהם הברכות שלא בזמנן אפ"ה מותר להזכיר שם השם ואפילו הרב יכול להזכיר השם כדי ללמד להתינוק הברכות שהרי ע"כ אנו צריכים ללמוד עמהם כדי לחנכם בלימוד התורה ובקיום המצות (וכמו דכתיב ולמדתם אותם את בניכם וגו') ודוקא עם התינוק מותר להזכיר את השם אבל גדול בשעה שלומד הברכות בגמרא אומר בלא הזכרת השם ורק כשלומד הפסוקים הנזכרים בתלמוד רשאי לאומרן כמו שהם כתובים עם הזכרת השם:
En vain - C’est-à-dire : le maître apprend avec eux les bénédictions hors de leur temps ; malgré cela il est permis de mentionner le Nom de ה', et même le maître peut mentionner le Nom afin d’enseigner à l’enfant les bénédictions, car nous devons nécessairement apprendre avec eux pour les éduquer à l’étude de la Torah et à l’accomplissement des mitsvot (comme il est écrit : « vous les enseignerez à vos fils… »). Uniquement avec l’enfant il est permis de mentionner le Nom ; mais un adulte, quand il étudie les bénédictions dans la Guemara, les dit sans mention du Nom, et seulement quand il étudie les versets mentionnés dans le Talmud il lui est permis de les dire comme ils sont écrits, avec la mention du Nom.
(טו) לפטור וכו' - כגון שמברך הברכות בזמנן דרך חינוך:
Pour acquitter, etc. - Par exemple s’il récite les bénédictions en leur temps, par voie de ‘hinoukh.
(טז) דבני חינוך הם - משמע דעל ברכה שמברך על אכילה וכה"ג קודם שהגיע לחינוך אין לענות אמן עליו [פמ"ג בחידושיו על ברכות]:
Car ils sont sujets au ‘hinoukh - Il en ressort que sur une bénédiction qu’il récite sur une nourriture et analogue, avant qu’il n’ait atteint le ‘hinoukh, on ne répond pas Amen [Peri Megadim dans ses hidouchim sur Berakhot].
(יז) שאומרים ההפטרה - ר"ל שאז קורין בתורה ובנביאים ומברכין לפניהם ולאחריהם וצריך לענות אמן עליהם:
Qui disent l’haftara - C’est-à-dire qu’alors on lit dans la Torah et dans les Prophètes et l’on bénit avant et après, et il faut répondre Amen sur ces bénédictions.
(יח) ברכה שאינה צריכה - כגון שמברך בתוך הסעודה על דברים שנפטרו כבר ע"י ברכת המוציא דזו הברכה שלא לצורך היא כלל ועוד כתבו הפוסקים דאפילו אם עכשיו לא היה הברכה לבטלה ג"כ היא לפעמים בכלל ברכה שאינה צריכה כגון אם שלחנו ערוך לפניו ודעתו לילך וליטול ידיו ולאכול ולוקח קודם הנטילה ומברך על דברים שדעתו לאכלם בתוך הסעודה ג"ז אסור דגורם ברכה שאינה צריכה וכ"ש המפסיק בין הברכה לעשיה דגורם שתתבטל הברכה הראשונה לגמרי בודאי אסור ועיין לעיל בסימן מ"ו במ"ב סקי"ד ובמ"א בסימן זה לענין השלמת מאה ברכות בשבת:
Une bénédiction qui n’est pas nécessaire - Par exemple s’il bénit au milieu du repas sur des aliments déjà acquittés par « hamotsi » : cette bénédiction n’est aucunement nécessaire. Les décisionnaires ont encore écrit que même si maintenant la bénédiction n’était pas vaine, elle entre parfois dans la catégorie de la bénédiction inutile : par exemple si sa table est dressée devant lui et qu’il a l’intention d’aller se laver les mains et manger, et qu’il prend avant la netilat yadayim et bénit sur des aliments qu’il a l’intention de manger pendant le repas — cela aussi est interdit, car il provoque une bénédiction inutile. À plus forte raison celui qui s’interrompt entre la bénédiction et l’acte, provoquant que la première bénédiction soit entièrement annulée : c’est certainement interdit. Voir plus haut au siman 46 dans le MB seif katan 14, et le Magen Avraham dans ce siman, au sujet de compléter les cent bénédictions le Chabbat.
(יט) לשוא - ר"ל אף שהוא מברך כסדר נוסח הברכה בדרך הודאה ושבח כיון שאינה צריכה וכ"ש אם הזכיר שם השם לבטלה ח"ו ולא דוקא שם של ד' אותיות ה"ה שארי השמות ג"כ בכלל איסור הזה. וה"ה אם הוציא השם בלשון לעז לבטלה דהיינו שלא בדרך שבח והודאה ג"כ יש איסור (אחרונים). כתב הא"ר בשם ס"ח אם תשמע שחברך מזכיר השם אל תכנס תוך דבריו לומר עשה לי כך וכך שהרי עי"ז ישתוק לשמוע דבריך ואתה גורם שיוציא שם שמים לבטלה אבל אם תשמע שחברך הזכיר שם השם לקלל את חבירו אז תפסיק דבריו כי יחטא כשיקלל:
En vain - C’est-à-dire : même s’il bénit selon la formule de la bénédiction, par voie de reconnaissance et de louange, dès lors qu’elle n’est pas nécessaire — et à plus forte raison s’il a mentionné le Nom de ה' en vain, à D.ieu ne plaise. Et pas seulement le Nom de quatre lettres : les autres Noms aussi sont compris dans cet interdit. De même s’il a proféré le Nom en langue étrangère en vain, c’est-à-dire non par voie de louange et de reconnaissance, il y a aussi un interdit (Aharonim). L’Elia Rabba a écrit au nom du Sefer ‘Hassidim : si tu entends que ton compagnon mentionne le Nom, n’entre pas dans ses paroles pour dire « fais-moi ceci et cela », car par là il se taira pour t’écouter et tu causes qu’il profère le Nom du Ciel en vain. Mais si tu entends que ton compagnon a mentionné le Nom de ה' pour maudire son prochain, alors interromps ses paroles, car il pécherait en maudissant.
(כ) כנשבע לשוא - הוא לשון הרמב"ם ומקורו ממה דאיתא בגמרא כל המברך ברכה שא"צ עובר משום לא תשא את שם וגו' ומ"מ דעת כמה ראשונים דעיקר האיסור הוא מדרבנן כיון שהוא מזכירו בברכה דרך שבח והודאה וקרא אסמכתא בעלמא אבל אם הוא מזכירו להשם ח"ו לבטלה בלא ברכה לכו"ע יש בו איסור תורה שהוא עובר על מ"ע דאת ה' אלהיך תירא שהיא אזהרה למוציא שם שמים לבטלה כדאיתא בתמורה [דף ד'] כי זהו מכלל היראה שלא להזכיר שמו הגדול כ"א בדרך שבח והודאה מה שמחויב אבל לא לבטלה. ומ"מ בין לדעת הרמב"ם ובין לשארי פוסקים אם נסתפק לו על איזה ברכה אם בירך או לא אם הוא דבר שהוא דאורייתא חוזר ומברך ואם הוא דרבנן לא יחזור ויברך ומשמע מכמה אחרונים דאיסור יש בדבר לחזור ולברך. כתבו האחרונים דאפילו יש ספק ספיקא להצריך ברכה כגון ספק אכל כזית או לא ואת"ל לא אכל שמא הלכה דעל בריה אפילו פחות מכזית מברכין אפ"ה ספיקו להקל ולא יברך:
Comme s’il jurait en vain - C’est le langage du Rambam, et sa source est ce qui est dit dans la Guemara : quiconque récite une bénédiction inutile transgresse « tu ne prendras pas le Nom… ». Néanmoins l’avis de plusieurs Rishonim est que l’interdit principal est de rabbinique, puisqu’il mentionne [le Nom] dans une bénédiction par voie de louange et de reconnaissance, et le verset n’est qu’un appui. Mais s’il mentionne le Nom, à D.ieu ne plaise, en vain sans bénédiction, selon tous il y a un interdit de la Torah : il transgresse le commandement positif « tu craindras ה' ton Dieu », qui est un avertissement à celui qui profère le Nom du Ciel en vain, comme il est dit dans Temoura [4a], car cela fait partie de la crainte de ne mentionner Son grand Nom que par voie de louange et de reconnaissance, ce à quoi l’on est tenu, mais non en vain. Néanmoins, tant selon le Rambam que selon les autres décisionnaires, s’il a un doute sur une bénédiction, s’il a béni ou non : si c’est une chose de la Torah, il bénit de nouveau ; si c’est de rabbinique, il ne bénira pas de nouveau. Et il ressort de plusieurs Aharonim qu’il y a un interdit à bénir de nouveau. Les Aharonim ont écrit que même s’il y a un double doute pour exiger une bénédiction — par exemple doute s’il a mangé un kazayit ou non, et à supposer qu’il n’ait pas mangé, peut-être la halakha est-elle que sur une beria même moins d’un kazayit on bénit — malgré cela son doute est vers l’indulgence et il ne bénira pas.
(כא) ואסור לענות אחריו - דלא עדיף מתינוק שמזכיר השם דרך לימודו דלא עשה איסור בהזכרתו ואפ"ה אין לענות אמן אחריו דאין שם ברכה עלה כ"ש זה דעשה איסור דהוציא ש"ש לבטלה [הגר"א]:
Et il est interdit de répondre après lui - Car cela n’est pas supérieur à l’enfant qui mentionne le Nom par voie d’étude : il n’a pas commis d’interdit en le mentionnant, et pourtant on ne répond pas Amen après lui, car il n’y a pas là de bénédiction — à plus forte raison celui-ci, qui a commis un interdit en proférant le Nom du Ciel en vain [le Gra].