משנה ברורה

Michna Beroura — siman 218

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Bénédictions récitées sur les miracles
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Lois de la berakha « qui a fait des miracles » que l’on récite en voyant un lieu où un miracle s’est produit pour Israël, pour un yahid ou pour des justes : formulation, délai de trente jours, destinataires et cas douteux.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETBénédiction « qui a fait des miracles » en voyant le lieu
À FAIRELieux collectifs
Passages de la mer, du Jourdain, torrents d’Arnon, Beit 'Horon, pierre d’Og, rempart de Yeri'ho et semblables : « qui a fait des miracles », avec Nom, Royauté, « Toi » et « notre Dieu ».
À FAIRELe miracle se voit au lieu
Maguen Avraham : seulement si le miracle se reconnaît d’après le lieu (eaux fendues, grêle). Jérusalem / San'hérib : le miracle n’est pas dans le sol — pas cette berakha. Exception : son propre miracle, même non visible dans le lieu, dès qu’il y parvient.
À FAIRETrente jours
De trente en trente (hors le jour vu et le jour présent). Avant : berakha vaine. Rien de nouveau depuis la 1re berakha, contrairement au tonnerre ou au parfum.
À FAIREFils, descendants, maître
Miracle d’un yahid (pas la majorité d’Israël) : lui-même, fils et petit-fils bénissent (nés avant ou après). Fils : « à mon père » ; du petit-fils : « à mes pères » / « à mon grand-père ». Arrière-petit-fils : seulement si leurs pères sont nés après le miracle. Maître principal : « à mon maître en cet endroit » ; ses fils ne bénissent pas.
À FAIREPlusieurs lieux
Yahid : mentionner d’abord le lieu où il se tient, puis les autres. S’il y parvient ensuite : nouvelle berakha, même le jour même. Collectif : pas besoin de lister tous les lieux d’Israël. Le fils n’est pas tenu de mentionner tous les miracles du père.
OUIVoir la personne
Père, maître, personne déterminée : tous les 30 jours sans l’avoir vu, en le rencontrant on bénit. Miracle qui a sanctifié le Nom, ou justes célèbres (Yoav) : chacun bénit. Femme de Loth (stèle de sel) : deux berakhot — miracle de Loth et « qui se souvient des justes » (Avraham). Pas sur la tombe de Loth seule.
OUIMiracle hors nature
Source dans le désert et semblables : berakha au lieu. Aharonim : tsedaka selon ses moyens à des étudeurs, à la place de la todah ; parasha de la todah ; besoin public ; chaque année ce jour-là remercier et raconter.
NONSalut par voie naturelle
Crié à l’aide, gens présents : pas tenu à « qui m’a fait des miracles » en y revenant ; hagomel à l’heure du salut. Avis contraire : même alors c’est un miracle (pierre / chariot). Pierre près de la tête, fer près de l’œil : 1er avis non ; 2e avis possible — sans Nom ni Royauté.
On bénit au lieu où le miracle se reconnaît, ou au lieu de son propre miracle, de trente en trente. Fils et petit-fils suivent le père ; le maître aussi. Salut naturel : hagomel sur le coup, pas forcément « qui m’a fait un miracle » plus tard.

Glossaire

parssa
mesure itinéraire d’environ 4 km
aggada
récit non législatif du Talmud
Nom et Royauté
mention de « ה' notre Dieu, Roi du monde » dans la berakha
berakha vaine
bénédiction prononcée sans y être tenu
issus de ses reins
descendants directs
maître principal
rav mouvhak, le maître dont on a reçu l’essentiel de son savoir
stèle de sel
statue de sel en laquelle fut changée la femme de Loth
birkat hagomel
bénédiction d’action de grâce après un danger
Aharonim
décisionnaires postérieurs (après le Choulhan Aroukh)
tsedaka
aumône, don de justice
todah
sacrifice d’action de grâce

(א) כגון מעברות הים - מקום שעברו ישראל בים ביבשה:

Comme les passages de la mer - l’endroit où Israël traversa la mer à pied sec :

(ב) ומעברות הירדן - מקום שעברו ישראל בירדן בחרבה בימי יהושע:

Et les passages du Jourdain - l’endroit où Israël traversa le Jourdain à sec aux jours de Yehoshoua :

(ג) ומעברות נחלי ארנון - מפורש בש"ס שהיו שני הרים ועמק ביניהם שהיו ישראל צריכין לעבור דרך אותו עמק ונחבאו האמוריים במערות שעשו בהרים בצדי העמק כדי שיפלו עליהם פתאום בעברם בעמק ונעשה נס שנדבקו ההרים זה בזה בעבור ארון ברית ה' עליהם ונהרגו כולם שם:

Et les passages des torrents d’Arnon - il est explicité dans le Talmud qu’il y avait deux montagnes et une vallée entre elles, par laquelle Israël devait passer ; les Émorites s’étaient cachés dans des grottes aménagées dans les montagnes, sur les flancs de la vallée, afin de fondre soudainement sur eux au moment du passage. Un miracle se produisit : les montagnes se soudèrent l’une à l’autre lorsque l’arche de l’alliance de ה' passa sur elles, et ils y furent tous tués :

(ד) של בית חורון - שהושלכו מן השמים על האומות שנלחמו עם יהושע כדכתיב בקרא:

De Beit 'Horon - qui furent lancées du ciel sur les nations qui combattirent Yehoshoua, comme il est écrit dans le verset :

(ה) ואבן שבקש וכו' - כדמפורש באגדה שעקר הר בת תלתא פרסא כדי להפילו על ישראל ונעשה נס שלא היה יכול להפילו ע"ש בברכות נ"ד ע"ב ועיין בבה"ל:

Et la pierre qu’il voulut etc. - comme il est explicité dans l’aggada : il arracha une montagne de trois parssa afin de la jeter sur Israël, et un miracle se produisit qu’il ne put la jeter ; voir là-bas Berakhot 54b, et voir le Biour Halakha :

(ו) וחומת יריחו - שנבלעה במקומה:

Et le rempart de Yeri'ho - qui fut englouti sur place :

(ז) מברך שעשה נסים - כתב המ"א לכאורה משמע דדוקא הנך וכדומה שניכר הנס מתוך המקום [פי' שבראותנו מעברות הים נזכרים אנחנו שהמים אלו נחצו לגזרים וכן בירדן היה נס במים גופא כדכתיב בקרא וכן אבני אלגביש יודעים אנו שאלו הם האבנים שבהם נעשה הנס] אבל בלא"ה כגון בבואנו סמוך לירושלים שקרה שם נס בעת מלחמת סנחרב שיצא מלאך ה' והמית כל המחנה אין מברכין על כגון זה שעשה נסים שאין הנס ניכר מתוך המקום [פי' אע"ג שאפשר לכוין מקום שנעשה הנס אעפ"כ אין הנס ניכר שהרי לא בגוף האדמה נעשה הנס] מיהו על נס שלו אפי' אין ניכר מתוך המקום כל שמגיע למקום ששם קרה הנס מברך:

Il bénit « qui a fait des miracles » - le Magen Avraham a écrit : de prime abord, il appert que c’est uniquement pour ceux-ci et leurs semblables, dont le miracle se reconnaît d’après le lieu [c’est-à-dire qu’en voyant les passages de la mer, nous nous souvenons que ces eaux-là furent fendues en deux ; de même au Jourdain le miracle eut lieu dans l’eau elle-même, comme il est écrit dans le verset ; de même pour les pierres de grêle, nous savons que ce sont les pierres par lesquelles le miracle fut fait]. Mais autrement, par exemple lorsque nous arrivons près de Jérusalem, où un miracle eut lieu lors de la guerre de San'hérib — un ange de ה' sortit et fit mourir tout le camp —, on ne bénit pas sur un tel cas « qui a fait des miracles », car le miracle ne se reconnaît pas d’après le lieu [c’est-à-dire que même s’il est possible de situer l’endroit du miracle, celui-ci ne se voit pas, car il n’eut pas lieu dans le sol lui-même]. Toutefois, sur son propre miracle, même s’il ne se reconnaît pas d’après le lieu, dès qu’il parvient à l’endroit où le miracle arriva, il bénit :

(ח) ובין שאר ברכות וכו' - הנזכרים בסימן שאחר זה:

Et aussi bien les autres bénédictions etc. - celles mentionnées au siman suivant :

(ט) בהזכרת שם ומלכות - וכן צריך לומר נמי אתה ואלהינו כמו בשאר ברכות גמורות:

En mentionnant le Nom et la Royauté - et il faut aussi dire « Toi » et « notre Dieu », comme dans les autres berakhot complètes :

(י) אין מברכין עליו - אלא אותם שנעשה להם הנס בעצמם:

On ne bénit pas sur lui - seulement ceux à qui le miracle est arrivé eux-mêmes :

(יא) משלשים לשלשים - חוץ מיום שראה וחוץ מיום שעומד בו עתה:

De trente en trente - hors le jour où l’on a vu et hors le jour où l’on se trouve maintenant :

(יב) ואז הם וכו' - וקודם לכן אסור וברכתו לבטלה:

Et alors elles etc. - auparavant, c’est interdit et sa berakha est vaine :

(יג) חובה - ואין להקשות מ"ש מברכת רעמים וזועות וברכת בשמים שמברך בכל פעם ואפילו בו ביום [עיין לעיל סימן רי"ז וסימן רכ"ז] דשאני התם שמברך ארעמים וזיקים חדשים וכמו כן ברכת הבושם מברך אריח חדש שנודף תמיד משא"כ הכא שלא נתחדש שום דבר מזמן שבירך ע"כ לא חשיב לברוכי אא"כ עבר זמן מרובה כל' יום:

Obligation - et l’on n’objectera pas : en quoi cela diffère-t-il de la berakha du tonnerre et des tremblements, et de la berakha des parfums, que l’on récite à chaque fois, même le jour même [voir plus haut siman 217 et siman 227] ? Car là-bas on bénit sur des tonnerres et des éclairs nouveaux, et de même la berakha du parfum se dit sur une odeur nouvelle qui se dégage sans cesse ; ce qui n’est pas le cas ici, où rien de nouveau n’est survenu depuis qu’il a béni ; c’est pourquoi cela n’est pas considéré comme à bénir, à moins qu’un long délai soit passé, c’est-à-dire trente jours :

(יד) שנעשה נס ליחיד - וכבר מבואר בס"ב דכל זמן שלא נעשה נס לרוב ישראל כיחיד דיינינן ליה:

Qu’un miracle soit arrivé à un yahid - et il est déjà exposé au seif 2 que tant que le miracle n’est pas arrivé à la majorité d’Israël, on le juge comme un yahid :

(טו) אבל הוא עצמו וכו' - היינו כשחוזר ומגיע שם אחר שקרא לו הנס ומפעם הראשונה ואילך אינו מברך כשמגיע שם אא"כ עברו שלשים יום מברכה ראשונה וכבסעיף ג':

Mais lui-même etc. - c’est-à-dire lorsqu’il revient et parvient là après que le miracle lui soit arrivé ; et de la première fois en avant, il ne bénit pas en y parvenant, à moins que trente jours se soient écoulés depuis la première berakha, comme au seif 3 :

(טז) וכל יוצאי ירכו - עיין בא"ר שהכריע דבנו ובן בנו צריכין לברך בין שנולדו קודם שקרה הנס ובין שנולדו לאחר מכן משום כבוד אביהם ומנכד ואילך אין מברכין אא"כ נולדו אבותיהם אחר שקרה הנס לאביהם הראשון דבזה הם שותפים כולם באותו הנס:

Et tous les issus de ses reins - voir l’Elyah Rabba, qui a tranché que son fils et le fils de son fils doivent bénir, qu’ils soient nés avant que le miracle arrive ou après, en raison de l’honneur de leur père ; et à partir de l’arrière-petit-fils, on ne bénit pas, sauf si leurs pères sont nés après que le miracle soit arrivé au premier père : dans ce cas, ils sont tous associés à ce miracle :

(יז) שעשה נס לאבי - זה קאי על בן ומבן הבן ואילך יברך שעשה נס לאבותי או לאבי אבא:

Qui a fait un miracle à mon père - cela se rapporte au fils ; et du petit-fils en avant, il bénira « qui a fait un miracle à mes pères » ou « à mon grand-père » :

(יח) כל שאר המקומות - זהו דוקא ביחיד אבל בנסי רבים שמחוייב כ"א להזכיר לברך כשמגיע למקום הנס א"צ להזכיר כל המקומות שנעשו בהם נסים לישראל וגם ביחיד גופא כתב המ"א דדוקא הוא בעצמו אבל בנו אינו מחויב להזכיר כל הנסים שנעשו לאביו:

Tous les autres lieux - cela n’est que pour un yahid ; mais pour les miracles collectifs, où chacun est tenu de mentionner et de bénir lorsqu’il parvient au lieu du miracle, il n’est pas besoin de mentionner tous les lieux où des miracles furent faits à Israël. Et même pour le yahid lui-même, le Magen Avraham a écrit que c’est uniquement lui-même ; mais son fils n’est pas tenu de mentionner tous les miracles arrivés à son père :

(יט) ויכלול כולם - וצריך להזכיר מתחלה מקום שעומד בו ואח"כ יזכיר שארי מקומות. ודע שאף שכלל שארי נסים מ"מ אם פגע אח"כ המקום שנעשו לו שארי נסים מברך עוד הפעם אפילו בו ביום:

Et il les inclura tous - et il faut d’abord mentionner le lieu où il se tient, puis mentionner les autres lieux. Sache que même s’il a inclus les autres miracles, si ensuite il rencontre le lieu où lui arrivèrent les autres miracles, il bénit encore une fois, même le jour même :

(כ) צריך לברך - ונוסחתו ברוך וכו' שעשה נס לרבי במקום הזה ומיירי ברבו מובהק ופשוט דדוקא הוא אבל בניו אינם מחוייבים בכבוד רבו ואין מברכים אניסו:

Il doit bénir - et sa formule est : « Béni etc. qui a fait un miracle à mon maître en cet endroit » ; il s’agit de son maître principal. Et il est évident que c’est uniquement lui ; mais ses fils ne sont pas tenus à l’honneur de son maître et ne bénissent pas sur son miracle :

(כא) אם רואה האדם וכו' - וכגון שמחוייב לברך אניסו כאביו ורבו או אדם מסויים:

Si l’homme voit etc. - par exemple s’il est tenu de bénir sur son miracle, comme son père et son maître, ou une personne déterminée :

(כב) כמו שמברך וכו' - ולפ"ז כל שלשים שלא ראה לאותו האיש כשפוגע בו אח"כ חייב לברך ונוסח הברכה ברוך אתה וכו' שעשה נס לאבי או לרבי ובאדם מסויים יברך שעשה נס לאדם הזה או ברוך שעשה לך נס:

Comme il bénit etc. - et d’après cela, tous les trente jours où il n’a pas vu cet homme, lorsqu’il le rencontre ensuite, il est tenu de bénir ; et la formule de la berakha est : « Béni sois-Tu etc. qui a fait un miracle à mon père » ou « à mon maître » ; et pour une personne déterminée, il bénira « qui a fait un miracle à cet homme » ou « Béni qui t’a fait un miracle » :

(כג) כיואב בן צרויה - שהיה מפורסם בכל ישראל לראש ולשלטון ועיין בבה"ל:

Comme Yoav fils de Tserouya - qui était célèbre dans tout Israël comme chef et souverain ; et voir le Biour Halakha :

(כד) שנתקדש בו - ר"ל ע"י הנס לפיכך חשוב נס זה יותר וצריך כל אחד לברך עליו וכדמסיים לפיכך וכו' ועיין בבה"ל:

Par lequel Il s’est sanctifié - c’est-à-dire par le miracle ; c’est pourquoi ce miracle est plus important et chacun doit bénir dessus, comme il conclut « c’est pourquoi etc. » ; et voir le Biour Halakha :

(כה) שעשה נס לצדיקים - ובאדם מסויים מברך ברוך שעשה נס לפלוני במקום הזה ופורט שמו:

Qui a fait un miracle aux justes - et pour une personne déterminée, il bénit : « Béni qui a fait un miracle à un tel en cet endroit », et il précise son nom :

(כו) אשתו של לוט - כשהיא נציב מלח:

La femme de Loth - lorsqu’elle est une stèle de sel :

(כז) מברך שתים - ואע"פ שאין רואה קברו של לוט דכשרואה אותה נזכר גם מנס בעלה ומש"כ ועל לוט ר"ל בשביל לוט:

Il bénit deux - bien qu’il ne voie pas la tombe de Loth : en la voyant, on se souvient aussi du miracle de son mari ; et ce qu’il a écrit « et sur Loth » signifie à cause de Loth :

(כח) זוכר הצדיקים - שזכר הקב"ה את אברהם כדכתיב ויזכור אלהים את אברהם וישלח את לוט מתוך ההפכה וגו' [ומשמע לכאורה דעל קברו של לוט אינו מברך כלל דשם אינו מנכר זכירת הצדיקים רק כשרואה אשתו שנעשה נציב מלח ושם באותו מקום ובאותה שעה בודאי היה כח תוקף הדין ואעפ"כ זכר הש"י את אברהם והציל בעבורו ללוט ושייך לברך ע"ז]:

Qui se souvient des justes - car le Saint béni soit-Il se souvint d’Avraham, comme il est écrit : « Dieu se souvint d’Avraham et Il envoya Loth hors du bouleversement etc. » [et il appert de prime abord que sur la tombe de Loth on ne bénit pas du tout, car là-bas le souvenir des justes n’est pas reconnaissable ; seulement lorsqu’on voit sa femme devenue stèle de sel, et qu’en cet endroit et à cette heure la force du jugement était certainement à son comble, et que néanmoins ה' se souvint d’Avraham et sauva Loth à cause de lui, il convient de bénir là-dessus] :

(כט) שהוא יוצא ממנהג העולם - כגון עובדא דנזכר בש"ס באחד שהלך במדבר והיה בסכנת מיתה מחמת צמא ואיתרחיש ליה ניסא ונפק ליה מעין מים וכיוצא בזה:

Qui sort de la conduite du monde - par exemple le fait rapporté dans le Talmud d’un homme qui marchait dans le désert et était en danger de mort par la soif, et un miracle lui advint : une source d’eau jaillit pour lui, et cas semblables :

(ל) וניצול - ג"כ כדרך מנהג העולם דהיינו שצעק לעזרה או שנזדמנו ב"א שם וברחו:

Et il fut sauvé - également selon la conduite habituelle du monde, c’est-à-dire qu’il cria à l’aide ou que des gens se trouvèrent là et qu’ils s’enfuirent :

(לא) אינו חייב לברך - כשיגיע שם בפעם אחר ברכת שעשה לי נסים ומ"מ בשעה שאירע לו ההצלה צריך לברך ברכת הגומל דבברכת הגומל לא קפדינן כולי האי שיהיה נס גמור וכדלקמן בסוף סי' רי"ט בדעה הראשונה דהסכימו עליה הרבה אחרונים:

Il n’est pas tenu de bénir - lorsqu’il y parvient une autre fois, la berakha « qui m’a fait des miracles » ; néanmoins, à l’heure où le salut lui arriva, il doit réciter la birkat hagomel, car pour la birkat hagomel on n’exige pas tant que ce soit un miracle complet, comme plus bas à la fin du siman 219 selon le premier avis, auquel beaucoup d’Aharonim ont souscrit :

(לב) ויש חולק - דאפילו היה ההצלה שלא למעלה מדרך הטבע אעפ"כ כיון שהיה בסכנה אם לא נזדמן לו ההצלה נס מקרי וחייב להודות ולשבח לבורא על שהכין והזמין לו ההצלה ברגע זו. אם נפל עליו אבן וכיו"ב או שעבר עליו עגלה טעונה שבדרך הטבע היה שימות עי"ז והוא ניצול ממיתה כשיגיע לאותו מקום משלשים לשלשים צריך לברך ואם נפל אבן סמוך לראשו או נתקע ברזל סמוך לעינו ונעשה לו נס ולא נפל האבן על ראשו ולא נתקע הברזל בעין ממש לדעה ראשונה אין מברכין ולדעה שניה אפשר שמברכים כי כל אדם שקרוב לדבר שיש בו סכנה וניצול מברך וע"כ יברך בלא שם ומלכות ועיין בבה"ל. כתבו האחרונים מי שנעשה לו נס יש לו להפריש לצדקה כפי השגת ידו ויחלק ללומדי תורה ויאמר הריני נותן זה לצדקה ויהי רצון שיהא נחשב במקום תודה שהייתי חייב בזמן המקדש וראוי לומר פרשת תודה. וטוב וראוי לו לתקן איזה צרכי רבים בעיר ובכל שנה ביום הזה יתבודד להודות לה' יתברך ולשמוח ולספר חסדו:

Et il y a qui contestent - que même si le salut n’était pas au-dessus de la voie naturelle, néanmoins, puisqu’il était en danger si le salut ne s’était pas présenté, cela s’appelle un miracle, et il est tenu de remercier et de louer le Créateur d’avoir préparé et disposé pour lui le salut à cet instant. S’il lui est tombé une pierre ou analogue, ou si un chariot chargé est passé sur lui, alors que selon la nature il aurait dû en mourir, et qu’il a été sauvé de la mort : lorsqu’il parvient à cet endroit de trente en trente, il doit bénir. Si une pierre est tombée près de sa tête, ou qu’un fer s’est fiché près de son œil, et qu’un miracle lui fut fait — la pierre ne tomba pas sur sa tête et le fer ne s’enfonça pas dans l’œil même —, selon le premier avis on ne bénit pas, et selon le second avis il se peut que l’on bénisse, car tout homme proche d’une chose où il y a danger et qui en est sauvé bénit ; c’est pourquoi il bénira sans Nom ni Royauté ; et voir le Biour Halakha. Les Aharonim ont écrit : celui à qui un miracle est arrivé doit prélever pour la tsedaka selon ses moyens, le répartir à des étudeurs de Torah, et dire : « Voici que je donne ceci à la tsedaka, et puisse-t-il être considéré à la place de la todah que j’aurais dû apporter au temps du Temple » ; et il convient de dire la parasha de la todah. Il est bon et convenable qu’il institue quelque besoin public dans la ville ; et chaque année, en ce jour, qu’il s’isole pour remercier ה' béni soit-Il, se réjouir et raconter Sa bonté :