Quand réciter « le Bon et qui fait du bien », shehe'heyanou ou « Juge de vérité » sur une nouvelle bonne ou mauvaise, et l’attitude devant un bien mêlé de crainte.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) על וכו' - ודוקא כששמע מפי אדם נאמן וזה האדם ראה בעצמו אבל אם שמע שמועה [בין שמועה טובה שצריך לברך עליה הטוב והמטיב או שהחיינו בין שמועה רעה שצריך לברך עליה דיין האמת] ואין המגיד נאמן או שהמגיד לא ראה בעצמו לא יברך וכן אם שמע שנתפס הגזלן שגזל ממנו לא יברך עד שישיב לו הגזלה. מי שהוכרח מחמת עניותו לקחת אשה עשירה שלא בחפצו מברך הטוב והמטיב ודיין האמת [מ"א בשם ס"ח] וכמדומה שכהיום ממעטין בברכות אלו [פמ"ג] גם בספר מור וקציעה מפקפק בזה:
Sur etc. - et uniquement lorsqu’il a entendu de la bouche d’un homme digne de foi, et que cet homme a vu lui-même. Mais s’il a entendu une rumeur [que ce soit une bonne nouvelle sur laquelle il faut bénir « le Bon et qui fait du bien » ou shehe'heyanou, ou une mauvaise nouvelle sur laquelle il faut bénir « Juge de vérité »] et que le rapporteur n’est pas digne de foi, ou que le rapporteur n’a pas vu lui-même, il ne bénira pas. De même s’il a entendu que le voleur qui lui a ravi a été pris, il ne bénira pas jusqu’à ce qu’on lui restitue le vol. Celui qui a été contraint, par sa pauvreté, de prendre une femme riche contre son gré, bénit « le Bon et qui fait du bien » et « Juge de vérité » [Magen Avraham au nom du Sefer 'Hassidim] ; et il semble qu’aujourd’hui on diminue ces berakhot [Pri Megadim] ; aussi le livre Mor ouKetsia en doute :
(ב) שמועות - נקט בלשון רבים להורות שאם שמע כמה שמועות בבת אחת די לו בברכה אחת:
Nouvelles - il a employé le pluriel pour enseigner que s’il a entendu plusieurs nouvelles à la fois, une seule berakha lui suffit :
(ג) מברך שהחיינו - היינו כשיש לו שמחה מהשמועה וכן להיפוך בדיין האמת כשיש לו צער מהשמועה:
Il bénit shehe'heyanou - c’est-à-dire lorsqu’il a de la joie de la nouvelle ; et à l’inverse pour « Juge de vérité », lorsqu’il a de la peine de la nouvelle :
(ד) כדרך שמברך וכו' - כי באמת כל היסורין בין בגוף ובין בממון הוא הכל כפרה על העונות כדי שלא יצטרך להתיסר לע"ל ששם העונש הוא הרבה יותר גדול וכדאיתא במדרש יצחק תבע יסורין [היינו שהוא הכיר גודל מדת הדין שלעתיד וכעין זה אמר ג"כ דהע"ה סמר מפחדך בשרי וממשפטיך יראתי ותבע בעצמו יסורין כדי שינקה מכל וכל ולא יצטרך לפחוד עוד] א"ל הקב"ה חייך דבר טוב אתה מבקש וממך אני מתחיל שנאמר ויהי כי זקן יצחק ותכהין עיניו מראות:
Comme on bénit etc. - car en vérité toutes les souffrances, que ce soit dans le corps ou dans les biens, sont toutes une expiation des fautes, afin de n’avoir pas à être châtié dans le monde à venir, où le châtiment est beaucoup plus grand. Comme il est rapporté dans le Midrash : Yits'haq réclama les souffrances [c’est-à-dire qu’il reconnut la grandeur de la mesure du jugement à venir ; et de même David, que la paix soit sur lui, a dit « ma chair s’est hérissée de Ta crainte et j’ai redouté Tes jugements », et il réclama lui-même les souffrances afin d’être tout à fait nettoyé et de n’avoir plus à craindre]. Le Saint béni soit-Il lui dit : « Par ta vie, c’est une bonne chose que tu demandes, et c’est par toi que Je commence », ainsi qu’il est dit : « Et ce fut lorsque Yits'haq vieillit et que ses yeux s’affaiblirent pour voir » :
(ה) אע"פ שירא וכו' - כי אין לנו להסתכל בעתיד שאפשר שלא יהיה כן [רמב"ם בפי' המשנה]:
Bien qu’il craigne etc. - car nous n’avons pas à regarder l’avenir, qu’il se peut que cela ne soit pas ainsi [Rambam dans le commentaire de la Michna] :
(ו) כגון שמצא מציאה - וירא שיעלילו עליו ויקחו את אשר לו ומיירי שיש לו אנשי בית שיש בזה טובה גם להם ושייך ברכת הטוב והמטיב דאל"ה יש לו לברך רק שהחיינו:
Par exemple s’il a trouvé un objet perdu - et qu’il craint qu’on lui intente un procès et qu’on prenne ce qui est à lui ; et il s’agit de celui qui a des gens de maison, de sorte qu’il y a en cela un bien aussi pour eux et que la berakha « le Bon et qui fait du bien » convient ; sinon, il n’a à bénir que shehe'heyanou :