משנה ברורה

Michna Beroura — siman 226

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Celui qui voit les fleurs de l’arbre : que dit-il ?
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Bénédiction annuelle à la première vue des fleurs des arbres fruitiers au printemps ; elle ne se dit qu’une fois l’an et se perd si l’on a trop tardé après la formation des fruits.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETBirkat ha'ilanot — bourgeonnement des arbres
À FAIREQuand
Aux jours de Nissan, cas habituel des pays chauds ; un autre mois dès que l’on voit le bourgeonnement pour la première fois
À FAIREQuoi
Une fleur d’arbre fruitier, destinée à produire un fruit — pas les feuilles seules, pas les arbres stériles
À FAIRECombien
Une seule fois ; on ne recommence pas sur d’autres arbres
À ÉVITERFruit déjà achevé
S’il est entièrement grandi au point de shehe'heyanou, Pri Megadim et 'Hayé Adam : plus opportun de dire cette berakha
OUIOn a tardé, fruits pas encore grands
On peut encore bénir, même si l’on n’a pas béni à la première vue (Maharil)
NONOn a tardé et les fruits ont grandi
Beit Yossef : berakha perdue même sans avoir vu auparavant ; Eliya Rabba et le Gra : si l’on n’avait pas vu du tout, elle n’est pas perdue
Une seule berakha, à la première vue d’une fleur d’arbre fruitier (Nissan ou dès le bourgeon). Trop tard une fois le fruit mûr au point de shehe'heyanou.

Glossaire

bourgeonnement
première floraison des arbres au printemps
arbres stériles
arbres qui ne donnent pas de fruit comestible
Chéhéhèyanou
bénédiction du temps, distincte de la bénédiction des fleurs de l’arbre

(א) בימי ניסן - אורחא דמלתא נקט שאז דרך ארצות החמים ללבלב האילנות וה"ה בחודש אחר כל שרואה הלבלוב פעם ראשון מברך [אחרונים]:

Aux jours de Nissan - il a pris le cas habituel, car c’est alors la saison des pays chauds pour le bourgeonnement des arbres ; et il en est de même un autre mois : dès que l’on voit le bourgeonnement pour la première fois, on bénit (Aharonim).

(ב) פרח - דוקא פרח הא עלים לחודיה לא ואף בפרח דוקא באילני מאכל שמזה הפרח עתיד להתגדל פרי אבל אילני סרק לא [אחרונים]:

Une fleur - seulement une fleur ; des feuilles seules, non. Et même pour une fleur, seulement d’arbres fruitiers, dont cette fleur est destinée à produire un fruit ; mais les arbres stériles, non (Aharonim).

(ג) אלא פעם אחת - מדסתם משמע דאפי' על אילנות אחרים לא יברך וכנ"ל בסי' רכ"ה ס"י:

Sinon une seule fois - du fait qu’il a parlé sans précision, il ressort que même sur d’autres arbres on ne bénira pas, comme ci-dessus au siman 225 seif 10.

(ד) ואם איחר לברך וכו' - היינו אפילו לא ראה כלל מקודם אפ"ה אבד הברכה כיון שגדלו הפירות כ"מ בב"י אבל בא"ר הכריע לדינא דאם לא ראה מקודם לא אבד הברכה וכן משמע ג"כ בביאור הגר"א דאפילו כבר גדל הפרי לא אבד הברכה ומ"מ אם כבר גדל הפרי ונגמר כל צרכו שראוי לברך עליה שהחיינו משמע מפמ"ג וח"א ששוב אין כדאי לברך ברכה זו:

Et s’il a tardé à bénir, etc. - c’est-à-dire : même s’il n’a pas vu du tout auparavant, la bénédiction est néanmoins perdue, puisque les fruits ont grandi ; ainsi dans le Beit Yossef. Mais l’Eliya Rabba a tranché en halakha que s’il n’a pas vu auparavant, la bénédiction n’est pas perdue ; et cela ressort aussi du commentaire du Gaon de Vilna : même si le fruit a déjà grandi, la bénédiction n’est pas perdue. Néanmoins, si le fruit a déjà grandi et est entièrement achevé, au point qu’il convient de dire Chéhéhèyanou, il ressort du Pri Megadim et du ‘Hayé Adam qu’il n’est plus opportun de dire cette bénédiction.

(ה) עד אחר שגדלו - אבל קודם שגדלו הפירות יוכל לברך ואפילו לא בירך בשעת ראיה ראשונה [תשובת מהרי"ל סי' קמ"ג]:

Jusqu’après qu’ils ont grandi - mais avant que les fruits aient grandi, on peut bénir, même si l’on n’a pas béni à la première vue (responsum du Maharil, siman 143).