Bénédictions « qui fait l’œuvre de la Création » ou « dont la force et la puissance remplissent le monde » sur comète, tremblement de terre, éclairs, tonnerre et vents violents ; renouvellement quand les nuages se sont dissipés ; règles du délai d’un énoncé et de la sortie des lieux impurs.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) היורה כחץ - וי"א שהוא כוכב שיש לו זנב ושבט של אורה ושניהם העתיקו אחרונים לדינא ואם אותו כוכב עצמו שיש לו שבט רואהו עוד הפעם בלילה אחרת א"צ לחזור ולברך כל שהוא עדיין בתוך למ"ד יום לראיה ראשונה:
Qui file comme une flèche - et certains disent que c’est un astre qui a une queue et un sceptre de lumière ; les Aharonim ont recopié les deux pour la pratique. Si l’on revoit cette même étoile à queue une autre nuit, on n’a pas à bénir de nouveau tant qu’on est encore dans les trente jours depuis la première vue.
(ב) ממקום למקום - ולא יברך בלילה אחד רק פ"א אפילו אם ראה כוכב אחר רץ באותו לילה:
D’un lieu à un autre - et l’on ne bénira pas, en une même nuit, plus d’une fois, même si l’on a vu une autre étoile courir cette nuit-là.
(ג) הברקים - בליצי"ן בל"א. ואותן שהן באים בלא רעם כלל רק מחמת חום מצדד הח"א שאין זה ברקים הנזכר בגמרא ואין מברכין עליהם:
Les éclairs - Blitzen en langue germanique. Quant à ceux qui viennent sans aucun tonnerre, seulement par la chaleur, le ‘Hayé Adam penche à dire que ce ne sont pas les éclairs mentionnés dans le Talmud et qu’on ne bénit pas sur eux.
(ד) שנשבו בזעף - ואם שלא בזעף אם הוא רוח גדול מברך עושה מעשה בראשית ולא יוכל לברך שכחו וגבורתו וכו' אחרי שהוא שלא בזעף גדול וטוב לברך תמיד על רוח סערה שאין מצויה רק ברכת עושה מעשה בראשית שבזה בודאי יוצא ממ"נ כי אין אנו בקיאין כ"כ מהו בזעף:
Qui ont soufflé avec fureur - et s’ils n’ont pas soufflé avec fureur, s’il s’agit d’un grand vent, on dit « qui fait l’œuvre de la Création » et l’on ne peut pas dire « dont la force et la puissance, etc. », puisqu’il n’est pas d’une grande fureur. Il est bon de dire toujours, sur un vent de tempête qui n’est pas fréquent, seulement la bénédiction « qui fait l’œuvre de la Création », car par celle-ci on s’acquitte à tout coup, puisque nous ne savons pas bien ce qu’est « avec fureur ».
(ה) על כל אחד וכו' - והעולם נוהגים לברך על הברקים עושה מ"ב ועל הרעמים שכחו וגבורתו וכו' וכן מסתבר שע"י הרעם נראה גבורתו של הקב"ה יותר מבברק אמנם באמת שייך כל אחת מהברכות על שניהם וע"כ אם שמע ברק ורעם כאחד מברך ברכה אחת דהיינו עושה מע"ב על שניהם ואם בירך שכחו וגבורתו מ"ע ג"כ יוצא. ואם לא היו תכופים זה אחר זה מברך תחלה על הברק [שהוא מתראה תחלה לעין האדם] עושה מע"ב ואח"כ על הרעם שכחו וגבורתו מ"ע וה"ה אם לא ראה את הברק ושמע קול הרעם ובירך עליו שכחו וגבורתו מ"ע או שבירך עושה מע"ב ואח"כ ראה ברק מברך עליו ג"כ עושה מע"ב ועיין בשע"ת שכתב בשם הברכ"י דאם בירך על הברק ונתכוין לפטור הרעם הבא אחריו יצא בדיעבד ור"ל דאחרי שטבע הבריאה שאחר הברק יוצא רעם א"כ חל ברכתו על הרעם שיצא אח"כ:
Sur chacun, etc. - et le monde a l’usage de dire sur les éclairs « qui fait l’œuvre de la Création » et sur les tonnerres « dont la force et la puissance, etc. » ; et cela est raisonnable, car par le tonnerre la puissance du Saint, béni soit-Il, apparaît davantage que par l’éclair. Mais en vérité chacune des deux bénédictions convient aux deux ; c’est pourquoi si l’on a entendu éclair et tonnerre ensemble, on dit une seule bénédiction, à savoir « qui fait l’œuvre de la Création » sur les deux ; et si l’on a dit « dont la force et la puissance remplissent le monde », on s’acquitte aussi. S’ils n’étaient pas l’un immédiatement après l’autre, on dit d’abord sur l’éclair (qui apparaît d’abord à l’œil) « qui fait l’œuvre de la Création », puis sur le tonnerre « dont la force et la puissance remplissent le monde ». De même, si l’on n’a pas vu l’éclair et qu’on a entendu la voix du tonnerre et béni sur lui « dont la force et la puissance remplissent le monde » ou « qui fait l’œuvre de la Création », puis qu’on a vu un éclair, on dit aussi sur lui « qui fait l’œuvre de la Création ». Voir le Cha’aré Techouva, qui a écrit au nom du Birké Yossef : si l’on a béni sur l’éclair en ayant l’intention de couvrir le tonnerre qui vient après, on s’acquitte bediavad (après coup) ; c’est-à-dire que, la nature de la création étant qu’après l’éclair sort un tonnerre, sa bénédiction s’étend au tonnerre qui est sorti ensuite.
(ו) ואם ירצה וכו' - אבל לא יברך שתי ברכות כאחת אלא או זו או זו:
Et s’il veut, etc. - mais il ne dira pas les deux bénédictions à la fois, seulement l’une ou l’autre.
(ז) ברוך וכו' שכחו וגבורתו וכו' - ר"ל ברוך הנותן כח להטבע להראות כח יוצר בראשית כדי שייראו מלפניו [א"ר בשם אבודרהם]:
« Béni, etc., dont la force et la puissance, etc. » - c’est-à-dire : Béni soit Celui qui donne force à la nature pour montrer la puissance du Créateur de la Genèse, afin qu’on Le craigne (Eliya Rabba au nom d’Aboudraham).
(ח) נתפזרו וכו' - ודוקא היכא דהשמים נטהרו וזכו לגמרי בין ברק לברק ואח"כ נתקדרו השמים בעבים ושמע עוד קול רעם וברק צריך לברך מחדש עליהם דהוי מלתא חדתא אבל היכא שנתפזרו העבים ע"י הרוח אחד הנה ואחד הנה ועדיין מעונן הרקיע אז נפטר הכל ע"י ברכה הראשונה ואין צריך לחזור ולברך מחדש ומשמע בירושלמי דדוקא באותו יום אבל ביום אחר בכל גוונא צריך לחזור ולברך:
Ils se sont dissipés, etc. - et seulement lorsque le ciel s’est entièrement éclairci et purifié d’éclair à éclair, puis que le ciel s’est de nouveau assombri de nuages et qu’on a encore entendu une voix de tonnerre et un éclair : il faut bénir de nouveau sur eux, car c’est une chose nouvelle. Mais lorsque les nuages se sont dispersés par le vent, l’un ici et l’un là, et que le firmament est encore couvert, tout est couvert par la première bénédiction et l’on n’a pas à bénir de nouveau. Il ressort du Talmud de Jérusalem que c’est seulement ce jour-là ; mais un autre jour, en tout état de cause, il faut bénir de nouveau.
(ט) בבית הכסא - וה"ה אם היה בבית שמקצבין בו בשר דשם ריח מעופש מאד או שהיה הולך במבואות המטונפות ויכול לזרז עצמו לצאת משם תיכף:
Aux latrines - et il en est de même s’il était dans une maison où l’on découpe la viande, car l’odeur y est très infecte, ou s’il marchait dans des venelles malpropres et qu’il peut se hâter d’en sortir aussitôt.
(י) אם יכול וכו' - י"א דאפילו אם נתעורר לעשות צרכיו מ"מ כל זמן שאין מתאוה כ"כ שיהא בו משום בל תשקצו יכול לצאת משם קודם שעשה צרכיו ולברך ויש מחמירין בזה. ובפרט היכי דמשער שישמע עוד קול רעם ויוכל לברך אח"כ בודאי נכון להחמיר:
S’il peut, etc. - certains disent que même s’il s’est éveillé à faire ses besoins, tant qu’il n’en a pas un désir tel qu’il y ait « tu ne te rendras pas abject », il peut sortir de là avant d’avoir fait ses besoins et bénir ; et certains sont rigoureux en cela. En particulier lorsque l’on estime qu’on entendra encore une voix de tonnerre et qu’on pourra bénir ensuite, il est certainement correct d’être rigoureux.
(יא) לצאת ולברך וכו' - והיינו היכא שלא עשה צרכיו ולא נגע בידיו במקום הטינופת [ואע"ג דלעיל בסימן ד' מבואר דהיוצא מביה"כ צריך ליטול ידיו אפילו לא עשה צרכיו מ"מ הכא כדי שלא יפסיד הברכה אין צריך ליטול ידיו מקודם אם לא שהיו ידיו מטונפות] או שיכול ליטול ידיו במים או בשאר מידי דמנקי סמוך לשמיעתו דאל"ה ודאי יתארך הזמן יותר מכדי דבור:
Sortir et bénir, etc. - et c’est lorsque l’on n’a pas fait ses besoins et que l’on n’a pas touché de la main l’endroit malpropre (et bien que plus haut, au siman 4, il soit exposé que celui qui sort des latrines doit se laver les mains même s’il n’a pas fait ses besoins, ici, afin de ne pas perdre la bénédiction, on n’a pas à se laver les mains auparavant, sauf si les mains étaient malpropres), ou que l’on peut se laver les mains avec de l’eau ou autre chose qui nettoie, tout près de l’audition ; sinon le temps s’allongera certainement plus que le délai d’un énoncé.
(יב) יצא - פי' ימהר לצאת משם כדי שלא יפסיד הברכה אבל אם יתארך יותר מכדי דבור דבלא"ה כבר עבר הזמן א"צ שוב למהר ומכל זה נשמע דשיעור הברכה שעל רעמים וברקים הוא דוקא בכדי דיבור ואם עבר יותר מכדי דבור מעת שראה הברק או שמע הרעם שוב לא יברך על רעם וברק זה. ומטעם זה היכא דעשה צרכיו ונטל ידיו ושמע קול רעם או ראה ברק יברך מתחלה על הרעם והברק ואח"כ יאמר אשר יצר. ודע עוד דסתם ידים דהיינו שאינו יודע אם הם מלוכלכות כשרות לברכה [ס' ד' סכ"ג]:
Il sortira - c’est-à-dire qu’il se hâtera de sortir de là afin de ne pas perdre la bénédiction ; mais si cela s’allonge plus que le délai d’un énoncé, le temps étant de toute façon déjà passé, on n’a plus à se hâter. De tout cela on entend que la mesure de la bénédiction sur tonnerres et éclairs est seulement le délai d’un énoncé ; et si plus que le délai d’un énoncé s’est écoulé depuis qu’on a vu l’éclair ou entendu le tonnerre, on ne bénira plus sur cet éclair et ce tonnerre. Pour cette raison, si l’on a fait ses besoins, s’est lavé les mains et a entendu une voix de tonnerre ou vu un éclair, on bénira d’abord sur le tonnerre et l’éclair, puis l’on dira « qui a formé ». Sache encore que des mains ordinaires, c’est-à-dire dont on ne sait pas si elles sont sales, sont aptes à la bénédiction (siman 4 seif 23).