Celui qui fait un travail à partir de Min’ha le vendredi ne voit pas de signe de bénédiction ; distinction entre travail fixe et occasionnel ; exceptions pour l’écriture, la coupe de cheveux et l’étude mesurée.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) העושה מלאכה - ופרקמטיא שרי ומ"מ משמע מהגמרא דזמן סגירת החנויות הוא קודם זמן הדלקת הנרות ועיין בבה"ל ולקמן בסימן רנ"ו במ"ב סק"א:
Celui qui fait un travail - Et le commerce est permis. Néanmoins il appert du Talmud que l’heure de fermeture des boutiques est avant l’heure de l’allumage des lumières ; voir le Biour Halakha et plus bas au siman 256 dans le Michna Beroura seif katan 1.
(ב) סימן ברכה - מאותה מלאכה שאף שירויח במקום זה יפסיד במקום אחר:
Un signe de bénédiction - De ce travail-là : même s’il gagne ici, il perdra ailleurs.
(ג) מנחה גדולה - היינו בשש ומחצה ומנחה קטנה היינו תשע ומחצה והסומך על המקילין לא הפסיד והשעות הם זמניות וכ"ז בעושה מלאכת עצמו אבל פועל הנשכר אצל בעה"ב בסתם איתא בחו"מ סימן של"א דזמנו הוא סמוך לשקיעת החמה ורק כדי שילך לביתו למלאות לו חבית מים ולצלות לו דג קטן ולהדליק לו את הנר אם לא במקום שיש מנהג קבוע לפסוק מקודם ועיין במ"א ובס' תו"ש:
Min’ha gédola - C’est-à-dire à six heures et demie ; et Min’ha ketana, à neuf heures et demie. Celui qui s’appuie sur les indulgents n’y a pas perdu. Les heures sont saisonnières. Tout cela pour celui qui fait son propre travail ; mais un ouvrier embauché chez un patron sans précision, il est dit dans ‘Hochen Michpat siman 331 que son temps va jusqu’à proche du coucher du soleil, seulement de quoi rentrer chez lui, lui remplir une cruche d’eau, lui rôtir un petit poisson et lui allumer la lumière — à moins qu’il y ait en cet endroit une habitude fixe de cesser plus tôt. Voir le Magen Avraham et le livre Tossefet Chabbat.
(ד) דרך עראי - היינו אפילו בשכר:
De façon occasionnelle - C’est-à-dire même contre salaire.
(ה) ואינו נוטל וכו' - ואם הוא עני שאין לו מה יאכל שרי כדלקמן ס"ס תקמ"ב לענין חוה"מ וה"ה כל המלאכות המותרות בע"פ ובחוה"מ מותרות בע"ש [אחרונים] ואפילו יש לו לחם רק הוא צריך לצרכי שבת לענגו בבשר ודגים ומשקין טובים ג"כ יש לומר דשרי אבל בלא"ה יש ליזהר בזה מאד כי משמע מכמה פוסקים דמלבד דאין רואה סימן ברכה יש חשש איסור בזה [פמ"ג]:
Et il ne prend pas etc. - Et s’il est pauvre et n’a pas de quoi manger, c’est permis, comme plus bas à la fin du siman 542 au sujet de ‘Hol ha-Moed ; de même tous les travaux permis la veille de Pessa’h et pendant ‘Hol ha-Moed sont permis le vendredi [A’haronim]. Même s’il a du pain, mais qu’il a besoin des besoins du Chabbat pour le délecter de viande, de poissons et de bonnes boissons, on peut aussi dire que c’est permis. Mais autrement, il faut y prendre grandement garde, car il appert de plusieurs décisionnaires qu’outre qu’il ne voit pas de signe de bénédiction, il y a une crainte d’interdit en cela [Peri Megadim].
(ו) לכתוב לחבירו בשכר - לכן יזהר ג"כ הכותב סת"ם שלא יכתוב בשכר אם לא שהוא צריך עתה למזוזה או ס"ת או תפלין או שהוא דחוק לצרכי שבת וכנ"ל:
Écrire à son ami contre salaire - Aussi le sofer de Sifré Torah, tefilin et mezouzot prendra-t-il garde de ne pas écrire contre salaire, à moins qu’on ait maintenant besoin d’une mezouza, d’un Séfer Torah ou de tefilin, ou qu’il soit pressé pour les besoins du Chabbat, comme ci-dessus.
(ז) מספר ישראל - היינו אפילו אם הספר נוטל שכר והטעם נראה לכל שעושה המסתפר לצורך שבת ולכן שרי ולא דמי לתיקון בגדים שאסור בנטילת שכר דהתם אין ניכר בפעולה שהוא לצורך שבת משא"כ בזה וע"כ יש ליזהר מלגלח לא"י. כתב המ"א שהאר"י ז"ל היה נזהר שלא לגלח אחר מנחה אפילו בע"ש וביארו כונתו דמ"ש אחר מנחה היינו אחר שהגיע זמן מנחה אבל לא מיירי שהתפלל מנחה והיינו דקאמר אפילו בע"ש דר"ל לא מיבעיא בחול קודם שהתפלל מנחה אלא אפילו לצורך שבת שהוא מצוה ג"כ לא היה מגלח אחר שהגיע זמן מנחה ולא התפלל והעולם שאינם נזהרים בזה אפילו אחר שהגיע זמן מנחה קטנה י"ל דכיון שקוראין לבהכ"נ לא חיישינן שיעבור עי"ז זמן התפלה:
Chez un Israélite - C’est-à-dire même si le coiffeur prend un salaire. La raison est visible à tous : celui qui se fait coiffer le fait pour le besoin du Chabbat ; aussi est-ce permis. Cela ne ressemble pas à la réparation de vêtements, interdite contre salaire, car là-bas il n’apparaît pas dans l’acte que c’est pour le besoin du Chabbat, contrairement à ici. Aussi faut-il prendre garde de ne pas raser un non-Juif. Le Magen Avraham a écrit que le Ari zal prenait garde de ne pas se raser après Min’ha, même le vendredi. On a expliqué son intention : « après Min’ha » signifie après que le temps de Min’ha est arrivé, et il ne s’agit pas d’avoir prié Min’ha ; c’est pourquoi il dit « même le vendredi », c’est-à-dire : non seulement en semaine avant d’avoir prié Min’ha, mais même pour le besoin du Chabbat, qui est une mitsva, il ne se rasait pas non plus après que le temps de Min’ha était arrivé et qu’il n’avait pas prié. Quant au monde qui ne prend pas garde à cela même après que le temps de Min’ha ketana est arrivé, on peut dire : puisqu’on appelle à la synagogue, on ne craint pas qu’on passe par là le temps de la tefila.
(ח) ויש לאדם וכו' - לכן אין קובעין ישיבה באיזה מקומת בע"ש ובספר סדר היום כתב דאם רגיל ללמוד דבר שיש לו קצבה או שלומד עם רבים אל יבטלנו ופירש"י על הסדרא מקרי דבר שיש לו קצבה וע"כ לא גזרינן שמא ימשוך עד הלילה ואם לא ימצא אח"כ לקנות אזי לא יקבע הלימוד בבוקר ועיין לעיל בסי' ר"נ שהארכנו בזה בבה"ל:
Et l’homme a etc. - Aussi ne fixe-t-on pas de yeshiva en certains lieux le vendredi. Dans le livre Séder ha-Yom il a écrit : s’il a l’habitude d’étudier une chose qui a une mesure, ou s’il enseigne en public, qu’il ne l’annule pas. Rachi a expliqué : l’étude de la paracha s’appelle une chose qui a une mesure ; aussi n’a-t-on pas décrété de peur qu’il tire jusqu’à la nuit. S’il ne trouvera plus ensuite à acheter, qu’il ne fixe pas l’étude le matin. Voir plus haut au siman 250, où nous avons développé cela dans le Biour Halakha.
(ט) כדי שיכין - ואם יש לו משרת שיכין בשבילו אין צריך וכ"ש אם הכין ביום ה' בודאי יוכל ללמוד כדרכו. מיהו מ"מ צריך לתקן איזה דבר לכבוד שבת ואפילו יש לו כמה עבדים כמ"ש בסימן ר"נ:
Afin qu’il prépare - Et s’il a un domestique qui prépare pour lui, ce n’est pas nécessaire ; à plus forte raison s’il a préparé le jeudi, il pourra certainement étudier comme à son habitude. Toutefois, il faut néanmoins arranger quelque chose pour l’honneur du Chabbat, même s’il a plusieurs serviteurs, comme il est écrit au siman 250.