On ne s'incline que là où les Sages l'ont dit. Le Chabbat on vient plus tard au beit haknesset et l'on allonge les zémirot. On ne fait répéter que « la-El acher chavat ». On chante avec douceur sans faire dépasser le temps du Chema et de la tefila.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) מאחרין - ומ"מ צריכין ליזהר שלא לעבור זמן ק"ש וברש"י [מגילה כ"ג] משמע שגם בשבת מצוה למהר לקרוא ק"ש כותיקין:
On retarde - Néanmoins il faut prendre garde de ne pas dépasser le temps du Chema. Et dans Rachi (Méguila 23) il ressort que même le Chabbat c'est une mitsva de se hâter de lire le Chema comme les vatiqin.
(ב) ובכל דבר וכו' - היינו כל דבר שמוסיפין בשביל שבת ואפילו נשמת:
Et en toute chose etc. - C'est-à-dire toute chose qu'on ajoute à cause du Chabbat, et même Nichmat.
(ג) מחזירין אותו - אין הכונה שמחזירין אותו לברכת יוצר אור אלא לאחר תפלת ח"י יאמר כך בלי ברכה ויתחיל משבח נותנים וכו' משא"כ שאר זמירות אם שכח אין חיוב לאמרן אחר התפלה. ואם נזכר קודם שאמר בא"י יוצר המאורות שלא אמר לאל אשר שבת אפשר דיש לחזור ולהתחיל מלאל אשר שבת [פמ"ג ע"ש שנשאר בזה בצ"ע]. כתב הח"א מ"מ נ"ל שלא ידלג לכתחלה הנוסח דלאל אשר שבת או הכל יודוך כדי להתפלל בצבור שהרי כ"ז נזכר בזהר ש"מ שנוסח ברכה כך היא:
On le fait revenir - Ce n'est pas qu'on le fasse revenir à la berakha Yotser or, mais qu'après la tefila des dix-huit il dira ainsi sans berakha, et commencera de « Chéva'h notnim » etc. Ce qui n'est pas le cas des autres zémirot : s'il les a oubliées, nulle obligation de les dire après la tefila. S'il s'en est souvenu avant d'avoir dit « Baroukh atta ה' yotser hameorot », qu'il n'a pas dit « la-El acher chavat », il se peut qu'il faille revenir et commencer de « la-El acher chavat » [Pri Megadim ; voir là-bas qu'il en est resté en suspens]. Le Hayei Adam a écrit : néanmoins il me semble qu'on ne sautera pas lekhathila (a priori) la formule de « la-El acher chavat » ou « hakol yodoukha » afin de prier avec le tsibbour, puisque tout cela est mentionné dans le Zohar, d'où il appert que telle est la formule de la berakha.
(ד) ולהנעים - היינו לאמרם בנגון שיש בו נעימה כעין שעושין בפסוקי דזמרה אבל לא להאריך הרבה וכבר הפליגו הקדמונים בגנות המשוררים המאריכים ומפרידים אות מחברתה ותיבה מחברתה. וביותר מצוי קלקול ע"י הנגונים בסיום הברכה כשעונין הקהל אמן לפעמים עונין קודם שיסיים ממש הברכה ולפעמים מאריכין בניגון אחר סיום התיבה ועונין בהפסק גדול אמן [פמ"ג]:
Et les rendre agréables - C'est-à-dire les dire sur un air qui a de la douceur, comme on fait aux Pessouqei dezimra, mais non s'attarder beaucoup. Les Anciens ont déjà fortement blâmé les chantres qui s'attardent et séparent une lettre de sa voisine et un mot de son voisin. Et le plus fréquent est le défaut par les airs à la fin de la berakha, lorsque l'assemblée répond amen : parfois on répond avant qu'il n'ait vraiment fini la berakha, parfois on allonge l'air après la fin du mot et l'on répond amen avec une grande interruption [Pri Megadim].
(ה) במאריך בהם - ומ"מ יש ליזהר מאד שלא לעבור זמן ק"ש ותפלה עי"ז:
Qui s'attarde en eux - Néanmoins il faut fort prendre garde de ne pas dépasser par là le temps du Chema et de la tefila.