משנה ברורה

Michna Beroura — siman 284

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Lois de la haftara et de ses bénédictions
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Lecture de la haftara : nombre de versets, support (rouleau, imprimé), bénédictions, mineur, écoute, kaddish et Av Harahamim.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETLois de la haftara et de ses bénédictions
À FAIRE21 versets et 7 berakhot
Le maftir lit d’abord dans la Torah, puis au moins vingt et un versets dans le Prophète. Sept bénédictions : deux sur la Torah, une avant le Prophète, quatre après.
À FAIREQuel livre
A priori : Prophètes sur parchemin (Noms écrits dans la sainteté). Sinon Prophète entier imprimé. Si l’on n’a que la haftara du ’houmach, on allège pour ne pas annuler (usage imprimé justifié : Taz, Maguen Avraham).
À FAIREAttendre le gollel
Ne pas commencer la haftara tant que le séfer n’est pas enroulé. Ne retirer le livre de la table qu’après la bénédiction. Les montants bénissent fort pour que l’assemblée réponde amen.
À ÉVITERAmen au milieu
Pas d’amen après « émet vetsédek » ni après « hanéémarim béémet » : ce n’est pas la fin d’une bénédiction.
À ÉVITERDeux lecteurs ou lecture à voix haute
Le maftir seul lit toute la haftara. Si tous lisent fort avec lui, sa bénédiction serait vaine. À voix basse dans le ’houmach : permis et bon ; dans un Prophète en rouleau : lui seul lit, tous écoutent.
OUIMaftir qui ne sait pas
Après coup, un autre dit la haftara et les bénédictions. A priori on n’appelle pas qui ne saura pas la lire ; si le Prophète est en rouleau, l’officiant lit et le maftir bénit (Hayei Adam).
NONRoch Hodech sans Chabbat
Pas de haftara : la lecture du Prophète n’est qu’à cause du Chabbat.
NONAprès Achrèi
Pas de Mi Chebérakh long entre Achrèi et le kaddish d’avant le pupitre.
OUIAv Harahamim
On le dit aux jours du Omer (même avec une circoncision) et si Ticha BeAv tombe le Chabbat. On ne le dit pas le Chabbat où l’on bénit Av, ou Roch Hodech Av le Chabbat.
NONMention des âmes
Pas quand on bénit le mois ; pas tout Nissan ; pas Chabbat Roch Hodech Iyar.
La haftara (min. 21 versets, 7 berakhot) suit la Torah : le maftir lit seul après le gollel ; a priori Prophète écrit ou entier ; amen seulement aux vraies fins de bénédiction.

Glossaire

haftara
lecture dans les Prophètes après la Torah
'houmach
Pentateuque imprimé
lekhathila
a priori
pasul
invalide
érouv
dispositif permettant de porter le Chabbat
bediavad
après coup
gollel
celui qui enroule le séfer Torah
Av Harahamim
prière commémorant les martyrs
Tsidkatekha Tsédek
passage dit à Min'ha de Chabbat, omis certains jours
Mi Chebérakh
bénédiction publique pour un particulier
Sefirat Haomer
compte du Omer

(א) מפטירין - כתב הלבוש תמהתי על שלא ראיתי נוהגין לכתוב ההפטרות כדין ספר כי היה נ"ל שאין יוצאין כלל בקריאת ההפטרה בחומשים הנדפסין כיון שאין נכתבין בכל הלכות הס"ת או מגילה והט"ז ומ"א יישבו המנהג וס"ל דאף שהוא ע"י דפוס וגם על הנייר ושלא בגלילה מותר לענין זה ומ"מ דעת המ"א דצריך לקרות ההפטרה מתוך נביא שלם הנדפס ולא מתוך הפטרה לבד הנדפסת בחומש וכן ג"כ דעת הא"ר ע"ש ומ"מ אם אין להם רק הפטרה הנדפסת בחומש יש לסמוך להקל שלא לבטל קריאת הפטרה אך לכתחלה בודאי ראוי ונכון שיהיה לכל צבור נביאים שנכתבין בקלף כדין שאז גם השמות נכתבים בקדושה משא"כ כשהוא על הנייר הנדפס [עיין בא"ר] וכן הנהיג הגר"א בקהלתו וכעת נתפשט זה בהרבה קהלות ישראל ואשרי חלקם:

On lit la haftara - Le Levouch a écrit : « Je m'étonne de n'avoir pas vu l'usage d'écrire les haftarot selon le droit d'un livre, car il me semblait qu'on ne s'acquitte pas du tout par la lecture de la haftara dans les 'houmachim imprimés, puisqu'ils ne sont pas écrits selon toutes les lois du séfer Torah ou de la Megila. » Le Taz et le Maguen Avraham ont justifié l'usage et tiennent que même par impression, même sur papier et sans être en rouleau, c'est permis à cet égard. Toutefois l'avis du Maguen Avraham est qu'il faut lire la haftara dans un Prophète entier imprimé, et non dans la seule haftara imprimée dans le 'houmach ; tel est aussi l'avis de l'Elyia Rabba, voir là-bas. Toutefois, si l'on n'a que la haftara imprimée dans le 'houmach, on peut s'appuyer pour alléger afin de ne pas annuler la lecture de la haftara. Mais a priori (lekhathila), il est certes convenable et bon que chaque assemblée ait des Prophètes écrits sur parchemin selon le droit, car alors les Noms aussi sont écrits dans la sainteté, ce qui n'est pas le cas sur le papier imprimé [voir à l'Elyia Rabba]. Ainsi en a institué le Gra dans sa communauté, et à présent cela s'est répandu dans beaucoup de communautés d'Israël ; heureux leur lot.

(ב) בנביא וכו' - והטעם מפני שפ"א גזרו גזירה על ישראל שלא יעסקו בתורה וקראו בנביאים שבעה וברכו עליהם כנגד השבעה שהיו צריכים לעלות ולקרות בתורה ולא היו קורין עם כל אחד פחות מג' פסוקים והרי בין כולם כ"א פסוקים לכך אע"פ שהגזירה בטלה מנהגא לא בטל ומשו"ה תקנו שהמפטיר יקרא בנביא לא פחות מכ"א פסוקים ויהא קורא בתורה תחלה מפני כבוד התורה וכמ"ש בסימן רפ"ב במ"ב סקכ"ח ויברך המפטיר ז' ברכות [דהיינו שתי ברכות שמברך המפטיר על התורה לפניה ולאחריה ואחת על הנביא לפניה וארבע לאחריה] כנגד ז' שקראו בתורה:

Dans le Prophète, etc. - La raison : une fois l'on décréta contre Israël de ne pas s'occuper de la Torah ; on lut dans les Prophètes sept [passages] et l'on bénit dessus, correspondant aux sept qui devaient monter et lire dans la Torah, et l'on ne lisait avec chacun pas moins de trois versets, soit en tout vingt et un versets. Aussi, bien que le décret ait été abrogé, l'usage ne l'a pas été. C'est pourquoi l'on a institué que le maftir lise dans le Prophète pas moins de vingt et un versets, et qu'il lise d'abord dans la Torah par respect pour la Torah, comme il est écrit au siman 282 dans le Michna Beroura seif katan 28. Le maftir bénira sept bénédictions [c'est-à-dire les deux que le maftir bénit sur la Torah avant et après, une sur le Prophète avant, et quatre après], correspondant aux sept qui ont lu dans la Torah.

(ג) אבל בלא"ה - כגון שלא היה להם ס"ת לקרות בה ואם קראו בס"ת ונמצאת אחר הקריאה שהיא פסולה אפ"ה מפטירין אחריה ומברכין הברכות לפניה ולאחריה ועיין בבה"ל. אם אין עירוב שיכולין להביא הנביא או החומש בבהכ"נ להפטיר הולכין עשרה ומפטירין בבית שמונח שם ובברכת ההפטרה ג"כ דהרי מ"מ קראו בתורה תחלה אע"פ שלא היה באותו מקום:

Mais autrement - Par exemple s'ils n'avaient pas de séfer Torah pour y lire ; et si l'on a lu dans un séfer Torah et qu'après la lecture on l'a trouvé pasul, on lit néanmoins la haftara après et l'on bénit les bénédictions avant et après ; voir au Biour Halakha. S'il n'y a pas d'érouv permettant d'apporter le Prophète ou le 'houmach à la synagogue pour lire la haftara, dix hommes y vont et lisent la haftara dans la maison où il se trouve, avec aussi la bénédiction de la haftara, car enfin on a lu d'abord dans la Torah, même si ce n'était pas au même endroit.

(ד) אין המפטיר וכו' - דאלמלא שבת אין נביא בר"ח וקריאת הנביא הוא רק משום שבת:

Le maftir ne, etc. - Car sans le Chabbat il n'y a pas de Prophète à Roch Hodech, et la lecture du Prophète n'est qu'à cause du Chabbat.

(ה) צריך לכוין - וע"כ מצוה על העולים שיברכו בקול רם כדי שכל הקהל ישמעו ויוכלו לענות אמן:

Il doit avoir l'intention - C'est pourquoi c'est une mitsva pour les montants de bénir à voix haute, afin que toute l'assemblée entende et puisse répondre amen.

(ו) אחריהם אמן - דע"י עניית אמן חשוב כאלו היה מברך לעצמו. אין לענות אמן אחר אמת וצדק שאומרים בברכות שאחר הפטרה שאין זה סיום ברכה וכן אין לענות אמן אחר הנאמרים באמת שנאמר בברכה שלפני ההפטרה דזהו ג"כ ברכה אחת עם מה שאמר אח"כ בא"י הבוחר בתורה דזו היא חתימתה:

Après eux amen - Car par la réponse amen, c'est considéré comme s'il avait béni lui-même. On ne répond pas amen après « émet vetsédek » que l'on dit dans les bénédictions après la haftara, car ce n'est pas la fin d'une bénédiction ; de même on ne répond pas amen après « hanéémarim béémet » dit dans la bénédiction avant la haftara, car c'est aussi une seule bénédiction avec ce qu'il dit ensuite : « Baroukh ata ה' habo'her baTorah », qui en est la conclusion.

(ז) מי שאינו יודע וכו' - היינו שקרא מתחלה הקטן בתורה לשם מפטיר ואח"כ נמצא שאין יודע לומר ההפטרה וכן בגדול כה"ג יכול אחר לומר ההפטרה וברכותיה דאף שתקנו שהמפטיר יקרא בתורה תחלה מפני כבוד התורה מ"מ בדיעבד אמרינן שגם בזה איכא כבוד לתורה שניכר הדבר שקראו בתורה בתחלה לשם מפטיר שהרי הפסיק בקדיש מקודם והפמ"ג כתב דאם יכול עכ"פ לומר מלה במלה כשמקרין אותו טוב יותר שהוא בעצמו שקרא בתורה לשם מפטיר יאמר אח"כ ההפטרה וברכותיה ג"כ:

Qui ne sait pas, etc. - C'est-à-dire qu'on a d'abord fait lire le mineur dans la Torah au titre de maftir, puis l'on a trouvé qu'il ne sait pas dire la haftara ; de même pour un adulte en tel cas, un autre peut dire la haftara et ses bénédictions. Bien qu'on ait institué que le maftir lise d'abord dans la Torah par respect pour la Torah, toutefois après coup (bediavad) nous disons qu'il y a aussi en cela un respect pour la Torah, car il est reconnaissable qu'on a lu dans la Torah d'abord au titre de maftir, puisqu'on a interrompu par le kaddish auparavant. Le Pri Megadim a écrit que s'il peut du moins dire mot à mot quand on le dicte, il est mieux que ce soit lui-même, qui a lu dans la Torah au titre de maftir, qui dise ensuite aussi la haftara et ses bénédictions.

(ח) אבל לכתחלה וכו' - היינו שאין קורין למפטיר מי שלא ידע אח"כ לקרות ההפטרה ג"כ. ובזמנינו שהמנהג בכמה מקומות לכתוב נביאים על קלף ובגלילה כס"ת וא"כ הקורא בנביא הוא מוציא כל הצבור כקריאת ס"ת ולכן אפילו לכתחלה מותר לקרות למפטיר אפילו מי שאינו יודע לקרות בנביא בעצמו דהוא יאמר כל הברכות והש"ץ יקרא ההפטרה כמו שקורא בס"ת [ח"א]:

Mais a priori, etc. - C'est-à-dire qu'on n'appelle pas au maftir quelqu'un qui ne saura pas ensuite lire aussi la haftara. De nos jours, l'usage en beaucoup de lieux est d'écrire les Prophètes sur parchemin et en rouleau comme un séfer Torah ; dès lors le lecteur dans le Prophète acquitte toute l'assemblée comme pour la lecture du séfer Torah. C'est pourquoi même a priori il est permis d'appeler au maftir même quelqu'un qui ne sait pas lire lui-même dans le Prophète : il dira toutes les bénédictions et l'officiant lira la haftara comme il lit dans le séfer Torah [Hayei Adam].

(ט) כמו בס"ת - ולענין ברכה לפניה יש דעות בריש סימן ק"מ ע"ש הטעם וה"ה הכא ועיין בפמ"ג שכתב דספק ברכות להקל ועיין במה שכתבנו בסימן ק"מ בבה"ל. ועיין שם בס"א בהג"ה דאפילו במקום שהש"ץ קורא בס"ת ג"כ הדין דצריך להתחיל ממקום שהתחיל הראשון וה"ה כאן:

Comme dans le séfer Torah - Quant à la bénédiction avant, il y a des avis au début du siman 140, voir là-bas la raison ; il en est de même ici. Voir au Pri Megadim qui a écrit que le doute en matière de bénédictions est à l'allègement ; voir ce que nous avons écrit au siman 140 dans le Biour Halakha. Voir là-bas au seif 1 dans la glose : même là où l'officiant lit dans le séfer Torah, le droit est qu'il faut commencer de l'endroit où le premier a commencé ; il en est de même ici.

(י) ושנים וכו' - גם לא יהיה נקרא ההפטרה ע"י שנים דהיינו שאחד יקרא פסוק אחד והב' שותק עד שמסיים הפסוק ואח"כ קורא השני פסוק אחר כי המפטיר שקרא בתורה צריך שיקרא הוא לבד כל ההפטרה [עט"ז]:

Et deux, etc. - Aussi la haftara ne sera pas lue par deux, c'est-à-dire que l'un lise un verset et que le second se taise jusqu'à la fin du verset, puis que le second lise un autre verset : car le maftir qui a lu dans la Torah doit lire lui seul toute la haftara [Taz].

(יא) לא יאמרו - עיין במ"א דדוקא בקול רם אבל בלחש מותר לומר שבזה לא יטריד לחבירו שלא יוכל לשמוע וגם נכון לכתחלה לעשות כן לקרות בלחש מתוך הספר עם הקורא ועיין בפמ"ג דמשמע דיראה לקרות מלה במלה עם הש"ץ כדי שיציית להקורא ועיין בבה"ל מה שכתבנו בשם שער אפרים ועיין בספר מעשה רב שכתב דהא דכתב המ"א שיראה לקרות בלחש מתוך הספר עם הקורא היינו דוקא כשהקורא קורא מתוך החומש אבל כשקורא מתוך הנביא יקרא הוא לבד וכולם יהיו שומעין וע"ש עוד שכתב דאם יקראו הכל בקול רם עם הקורא תהיה ברכת הקורא ברכה לבטלה:

Ils ne diront pas - Voir au Maguen Avraham : seulement à voix haute ; mais à voix basse il est permis de dire, car cela ne dérangera pas son compagnon au point qu'il ne puisse entendre. Il est aussi bon a priori de faire ainsi : lire à voix basse dans le livre avec le lecteur. Voir au Pri Megadim, d'où il ressort qu'il veillera à lire mot à mot avec l'officiant afin d'être attentif au lecteur. Voir au Biour Halakha ce que nous avons écrit au nom du Chaar Éfraim. Voir dans le livre Maassé Rav qui a écrit que ce que le Maguen Avraham a écrit — qu'il veillera à lire à voix basse dans le livre avec le lecteur — n'est que lorsque le lecteur lit dans le 'houmach ; mais lorsqu'il lit dans le Prophète, lui seul lira et tous écouteront. Voir encore là-bas : s'ils lisaient tous à voix haute avec le lecteur, la bénédiction du lecteur serait une bénédiction vaine.

(יב) אין המפטיר וכו' - היינו שאין רשאי להתחיל לומר ההפטרה עד שיגמור וכו' והטעם כדי שגם הגולל יתן לבו למה שיאמר המפטיר שחובה היא על כל אדם לשמוע פרשת ההפטרה כמו פרשה שבס"ת וברש"י שם משמע שצריך להמתין עד שיוגלל הס"ת במטפחותיה אין לסלק מעל השלחן ספר הנביאים או החומש שקורין בו המפטיר עד אחר הברכה כדי שיראה ויברך על מה שהפטיר:

Le maftir ne, etc. - C'est-à-dire qu'il n'est pas en droit de commencer à dire la haftara jusqu'à ce qu'on ait fini, etc. La raison : afin que le gollel aussi prête attention à ce que dit le maftir, car c'est une obligation pour tout homme d'entendre la paracha de la haftara comme la paracha du séfer Torah. Et dans Rachi là-bas, il ressort qu'il faut attendre jusqu'à ce que le séfer Torah soit enroulé dans ses linges. On ne retirera pas de la table le livre des Prophètes ou le 'houmach dans lequel le maftir lit, qu'après la bénédiction, afin qu'il voie et bénisse sur ce qu'il a lu en haftara.

(יג) שניה - שבה מסיימין את הקריאה:

La seconde - Celle par laquelle on achève la lecture.

(יד) וע"ל סי' תכ"ח - לענין הפטרת אחרי וקדושים כשהן מחוברות ויתר דיני הפטרה:

Et voir plus haut siman 428 - Au sujet de la haftara d'A'harei et Kedochim lorsqu'elles sont jointes, et des autres lois de la haftara.

(טו) אחר קריאת התורה - לאפוקי אחר אשרי לא יאמר שום דבר דהקדיש שאומרים לפני העמוד קודם תפלת י"ח הוא קאי על אשרי שאמר בתחלה וע"כ אין להפסיק ביניהם ויהללו שאומרים אין הפסק. ומה שנשתרבב המנהג שכשיש חולה אוחז החזן הס"ת בידו לאחר אשרי ואומר מי שבירך ומפסיק הרבה בין אשרי לקדיש שלפני העמוד שלא כדין הוא [פמ"ג]:

Après la lecture de la Torah - Par exclusion : après Achrèi on ne dira rien, car le kaddish qu'on dit devant le pupitre avant la tefila de dix-huit [l'Amida] porte sur Achrèi dit d'abord ; c'est pourquoi on n'interrompra pas entre eux, et Yehalelou que l'on dit n'est pas une interruption. Quant à l'usage qui s'est glissé : quand il y a un malade, le hazzan tient le séfer Torah après Achrèi et dit un Mi Chebérakh, interrompant longtemps entre Achrèi et le kaddish d'avant le pupitre — ce n'est pas selon le droit [Pri Megadim].

(טז) ובכל יום שאין אומרים וכו' - ואם חל ט"ב בשבת אע"פ שאין אומרים צ"צ אומרים א"ה כ"כ א"ר בסי' תקנ"ז והפמ"ג בסי' תקנ"ט כתב שג"כ מזכירין בו נשמות אותן שמזכירין בכל שבת אבל בשבת שמברכין בו אב או בשבת שחל בו ר"ח אב גופא א"א אב הרחמים ואין מזכירין בו נשמות:

Et tout jour où l'on ne dit pas, etc. - Et si Ticha BeAv tombe le Chabbat, bien qu'on ne dise pas Tsidkatekha Tsédek, on dit Av Harahamim ; ainsi l'Elyia Rabba au siman 557. Le Pri Megadim au siman 559 a écrit qu'on y mentionne aussi les âmes de ceux que l'on mentionne chaque Chabbat. Mais le Chabbat où l'on bénit [le mois d']Av, ou le Chabbat où tombe Roch Hodech Av lui-même, on ne dit pas Av Harahamim et l'on n'y mentionne pas les âmes.

(יז) כשמברכין החודש - ואין מזכירין בו נשמות ואפילו במקום שאומרים אב הרחמים כגון בימי הספירה אפ"ה אין מזכירין בו נשמות רק למי שנפטר באותו שבוע [מ"א] והפמ"ג כתב שכדומה שאין מזכירין אז נשמות כלל:

Quand on bénit le mois - On n'y mentionne pas les âmes ; même là où l'on dit Av Harahamim, comme aux jours du Omer, néanmoins on n'y mentionne les âmes que de celui qui est décédé cette semaine-là [Maguen Avraham]. Le Pri Megadim a écrit qu'il semble qu'on n'y mentionne alors les âmes du tout.

(יח) בימי הספירה - משום שהיו הגזרות באותו זמן ואפילו חל מילה בשבתות ההם דאיכא תרתי לטיבותא אפ"ה אומרים דהא אומרים אותו בימי חדש ניסן כשמברכין חדש אייר דאית ביה נמי תרתי לטיבותא [וה"ה אם יש מילה בניסן דאיכא ג' לטיבותא ג"כ אומרים אותו דאין חילוק בין תרתי לטיבותא ובין ג' לטיבותא] אבל כשחל ר"ח אייר בשבת אין אומרים אותו וכ"ש שאין מזכירים בו נשמות וכן בכל חודש ניסן אף בימים שלאחר הפסח דהוא תוך הספירה ג"כ אין מזכירין בו נשמות אבל אה"ר אומרים בו כיון שהוא בימי הספירה:

Aux jours du Omer - Parce que les décrets eurent lieu en ce temps-là. Même si une circoncision tombe ces Chabbats-là, qu'il y a deux motifs de bien, on le dit néanmoins, car on le dit aux jours du mois de Nissan quand on bénit le mois d'Iyar, où il y a aussi deux motifs de bien. [Il en est de même s'il y a une circoncision en Nissan, qu'il y a trois motifs de bien : on le dit aussi, car il n'y a pas de différence entre deux motifs de bien et trois.] Mais quand Roch Hodech Iyar tombe le Chabbat, on ne le dit pas, et à plus forte raison on n'y mentionne pas les âmes. De même tout le mois de Nissan, même les jours après Pessa'h qui sont dans le Omer, on n'y mentionne pas non plus les âmes ; mais Av Harahamim, on le dit, puisqu'on est aux jours du Omer.