משנה ברורה

Michna Beroura — siman 285

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Lire la paracha deux fois le texte et une fois le Targoum
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Obligation hebdomadaire de chenaïm mikra veé'had targoum : moment, manière, Rachi, Targoum, délais a posteriori, lecture pendant la kriat haTorah, haftara personnelle.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETLire la paracha deux fois le texte et une fois le Targoum
À FAIREAvec l’assemblée
Achever ses parachas avec l’assemblée : ni trop tôt avant la semaine, ni trop tard. Qui achève avec l’assemblée, on lui allonge ses jours et ses années.
À FAIREDeux fois le texte de sa bouche
Lire deux fois le texte en plus de ce qu’on a entendu de l’officiant, puis une fois le Targoum — sauf si l’on a aussi lu de sa bouche pendant la lecture publique.
À FAIREOrdre
A priori : d’abord deux fois le texte, ensuite le Targoum. Lire dans l’ordre des versets. Verset sans Targoum (Atarot, Divone, Réouven…) : le lire trois fois.
À FAIRERachi
Deux fois le texte et une fois Rachi comptent pour le Targoum ; versets sans Rachi : trois fois le texte. Mieux : Targoum et Rachi chaque semaine (surtout Vayikra).
À FAIREQuand
Le plus beau : le vendredi, ou un peu chaque jour après la tefila et achever le vendredi. Dès Min’ha de Chabbat on est déjà « avec l’assemblée » pour la sidra suivante. Sinon se lever tôt le Chabbat matin avant la synagogue.
À ÉVITERCompter seulement l’officiant
Ne pas viser à s’acquitter d’une des deux lectures du texte par la seule écoute de l’officiant. Certains sont rigoureux même après coup.
À ÉVITERTargoum d’abord ou verset sauté
Ne pas lire le Targoum avant le texte. Ne pas lire un verset postérieur avant l’antérieur. Si possible, n’interrompre le chenaïm mikra pour rien.
OUIBediavad
Jusqu’à Min’ha du Chabbat a priori. Après coup jusqu’au mercredi (les trois premiers jours tiennent encore au Chabbat passé). En Terre d’Israël, après coup jusqu’à Chemini Atséret — toujours 2 fois texte + Targoum.
OUIHaftara pour soi
Usage de la lire aussi (peur d’être appelé au maftir), sans les versets extra de Sos Assis. Aux quatre parachas : la haftara des quatre parachas. Qui a déjà lu toute la Torah de Chabbat en Chabbat n’a pas à relire pour soi ; à Hochana Rabba il lit Vezot Haberakha.
NONLangue qui n’explique que les mots
Une langue profane qui traduit seulement les mots ne remplace pas le Targoum. Qui n’entend pas Rachi : un commentaire fondé sur Rachi et ’Hazal (ex. Tsena Ouréna).
NONAprès Min’ha a priori
Dès Min’ha l’assemblée passe à la sidra suivante. De l’avis de tous, a priori ne pas retarder plus que le jour du Chabbat. Ne pas reculer le repas de Chabbat après midi pour finir la sidra.
Chaque semaine : deux fois le texte de sa bouche et une fois le Targoum (ou Rachi), avec l’assemblée — le plus beau le vendredi ; a priori avant Min’ha du Chabbat, après coup jusqu’au mercredi.

Glossaire

Targoum
traduction araméenne d'Onkelos
chenaïm mikra veé'had targoum
deux fois le texte et une fois le Targoum
bediavad
après coup
paracha ouverte ou fermée
unité de texte délimitée par un blanc (petou'ha ou setouma)
Targoum yerouchalmi
Targoum palestinien
lekhathila
a priori
Tsena Ouréna
commentaire populaire yiddish de la Torah
Havdala
séparation de la fin du Chabbat
Hochana Rabba
septième jour de Soukkot
Sos Assis
haftara d'Isaïe 61, parfois ajoutée à un mariage

(א) לקרות לעצמו בכל שבוע - היינו שלא יקדים לקרות קודם אותו שבוע וגם לא יאחר דצריך להשלים פרשיותיו עם הצבור וכל המשלים פרשיותיו עם הצבור מאריכין לו ימיו ושנותיו [גמרא]:

Lire pour soi chaque semaine - C'est-à-dire qu'il n'avancera pas la lecture avant cette semaine-là, et qu'il ne retardera pas non plus : il doit achever ses parachas avec l'assemblée. Quiconque achève ses parachas avec l'assemblée, on lui allonge ses jours et ses années [Guemara].

(ב) שנים מקרא - אבל לא יקרא אחד מקרא ואחד תרגום ויכוין לשמוע מהש"ץ אלא צריך לקרות ב"פ מקרא חוץ ממה ששמע מהש"ץ אם לא שקרא אז ג"כ בפיו וע' במ"א סק"ח שכ' בשם לחם חמודות דבדיעבד יוצא פ"א במה ששמע מהש"ץ ויש אחרונים שמחמירין אפי' דיעבד. ובענין הקריאה יש דעות בזה בין אחרוני' י"א שיקרא כל פסוק ב"פ ותרגום עליו וי"א שיקרא כל פרשה ב"פ ואח"כ התרגום היינו שיקרא כל פרשה פתוחה או סתומה ב"פ ואח"כ התרגום ובמ"א ובשע"ת מצדדים כדעה ראשונה ובספר מעשה רב איתא שהגר"א נהג לומר התרגום אחר כל פרשה פתוחה או סתומה או אחר מקום שנראה יותר הפסק ענין ודעביד כמר עביד ודעביד כמר עביד. מי שהוא בקי בטעם ובנקודות בע"פ טוב להדר לקרות בס"ת גופא:

Deux fois le texte - Mais il ne lira pas une fois le texte et une fois le Targoum en ayant l'intention d'entendre l'officiant ; il doit lire deux fois le texte en plus de ce qu'il a entendu de l'officiant, à moins d'avoir alors lu aussi de sa bouche. Voir au Maguen Avraham seif katan 8, qui a écrit au nom du Lé'hem 'Hamoudot qu'après coup (bediavad) on s'acquitte une fois par ce qu'on a entendu de l'officiant ; certains Aharonim sont rigoureux même après coup. Quant à la manière de lire, il y a des avis parmi les Aharonim : certains disent qu'on lira chaque verset deux fois et le Targoum dessus ; d'autres, qu'on lira chaque paracha deux fois puis le Targoum, c'est-à-dire chaque paracha ouverte ou fermée deux fois puis le Targoum. Le Maguen Avraham et le Chaarei Techouva penchent pour le premier avis. Dans le livre Maassé Rav, il est rapporté que le Gra avait l'usage de dire le Targoum après chaque paracha ouverte ou fermée, ou après un endroit où le sujet semble davantage s'interrompre. Qui a fait comme l'un a fait, qui a fait comme l'autre a fait. Celui qui est expert des accents et des voyelles par cœur, il est bon de s'empresser de lire dans le séfer Torah lui-même.

(ג) ודיבן - ר"ל אע"פ שאין בו תרגום וה"ה ראובן ושמעון וכי"ב צריך לקרותו ג"פ ויש מחמירין דבעטרות ודיבן שיש בו תרגום ירושלמי צריך לקרות שם התרגום:

Et Divone - C'est-à-dire bien qu'il n'y ait pas de Targoum dessus ; il en est de même de Réouven et Chimone et analogues : il faut le lire trois fois. Certains sont rigoureux : à Atarot et Divone, où il y a un Targoum yerouchalmi, il faut y lire ce Targoum.

(ד) בפירוש רש"י - שהוא מפרש את המקרא כמו שמפרש התרגום ויותר ממנו אבל אם קראה בשאר לעז שהוא מפרש רק את המלות לחוד לא יצא י"ח במקום תרגום לפי שהתרגום מפרש כמה דברים שאין להבין מתוך המקרא:

Dans le commentaire de Rachi - Car il explique le texte comme l'explique le Targoum, et plus que lui. Mais s'il l'a lue dans une autre langue profane qui n'explique que les mots seulement, il ne s'est pas acquitté à la place du Targoum, parce que le Targoum explique plusieurs choses qu'on ne peut comprendre d'après le texte seul.

(ה) חשוב כמו תרגום - וע"כ יוצא במה שקורא שני פעמים מקרא ואחד פירוש רש"י ואותן פסוקים שאין עליהם פירש"י יקרא אותן ג"פ. מי שאינו בר הכי שיבין את פירש"י ראוי לקרות בפירוש התורה שיש בלשון אשכנז בזמנינו כגון ספר צאינה וראינה וכיוצא בו המבארים את הפרשה ע"פ פירש"י ושאר חכמינו ז"ל הבנוים על יסוד התלמוד:

Compte comme le Targoum - C'est pourquoi on s'acquitte en lisant deux fois le texte et une fois le commentaire de Rachi ; et les versets qui n'ont pas de Rachi, on les lira trois fois. Qui n'est pas de ceux qui comprennent le commentaire de Rachi, il convient de lire dans un commentaire de la Torah en langue allemande de notre temps, comme le livre Tsena Ouréna et analogues, qui expliquent la paracha d'après Rachi et les autres Sages de mémoire bénie, fondés sur le Talmud.

(ו) תרגום וגם פירש"י - כי התרגום יש לו מעלה שניתן בסיני וגם הוא מפרש כל מלה ומלה ופירש"י יש לו מעלה שהוא מפרש את הענין ע"פ מדרשי חז"ל יותר מהתרגום ובאמת כן ראוי לנהוג לכל אדם שילמוד בכל שבוע הסדרה עם פירש"י לבד התרגום כי יש כמה פרשיות בתורה ובפרט בחלק ויקרא שא"א להבינם כלל ע"י תרגום לחוד מי שאין בידו תרגום רק החומש לבד יש לו יקרא שני פעמים מקרא ואח"כ כשיזדמן לו תרגום יאמר. לא יקרא פסוק המאוחר קודם המוקדם אלא יקרא כסדר. לא יקרא התרגום תחלה ואח"כ מקרא אלא יקרא לכתחלה שנים מקרא מקודם ואח"כ תרגום. אם אפשר לו שלא יפסיק בשמו"ת על שום דבר הוא טוב ויפה מאד וכן ראיתי מהמדקדקים עושין כן וכן ראוי לבעל נפש לעשות [שכנה"ג בשם סדר היום וכ"כ ש"א]:

Le Targoum et aussi Rachi - Car le Targoum a le mérite d'avoir été donné au Sinaï et d'expliquer chaque mot ; et Rachi a le mérite d'expliquer le sujet d'après les midrachim de 'Hazal plus que le Targoum. En vérité, il convient ainsi à tout homme d'étudier chaque semaine la sidra avec Rachi, outre le Targoum, car il est plusieurs parachas dans la Torah, surtout dans la partie Vayikra, qu'on ne peut du tout comprendre par le seul Targoum. Qui n'a pas de Targoum, seulement le 'houmach, lira deux fois le texte, puis, quand un Targoum se présentera à lui, il le dira. On ne lira pas un verset postérieur avant l'antérieur, mais on lira dans l'ordre. On ne lira pas le Targoum d'abord puis le texte, mais a priori (lekhathila) on lira d'abord deux fois le texte, puis le Targoum. S'il lui est possible de n'interrompre le chenaïm mikra veé'had targoum pour aucune chose, c'est très bon et beau ; ainsi ai-je vu faire les méticuleux, et ainsi convient-il à un homme de haute exigence [Cheyarei Knesset Hagedola au nom du Séder Hayom, et ainsi le Chaar Éfraim].

(ז) מיום ראשון ואילך - כיון שמתחילין במנחתא דשבתא לקרות פרשת שבוע הבא נחשב שוב הקורא כקורא עם הציבור וא"כ מה שכתב המחבר מיום ראשון ואילך לאו דוקא הוא:

Du dimanche et ensuite - Puisqu'on commence à Min'ha de Chabbat à lire la paracha de la semaine suivante, le lecteur est déjà considéré comme lisant avec l'assemblée ; dès lors, ce qu'a écrit le Mé'haber « du dimanche et ensuite » n'est pas à prendre à la lettre.

(ח) חשוב עם הציבור - כמה אחרונים כתבו דמן המובחר הוא לקרותה בע"ש ועיין בשע"ת ובספר מטה יהודה כתב דאם הוא קורא מתחלת השבוע והלאה הוא ג"כ בכלל מצוה מן המובחר וכמו שכתב בב"י דמוכח כן מדברי הרמב"ם וכן בספר מעשה רב כתב בהנהגת הגר"א שהיה נוהג תיכף אחר התפלה בכל יום לקרוא מקצת מהסדרה שנים מקרא ואחד תרגום ומסיים בע"ש:

Compte avec l'assemblée - Plusieurs Aharonim ont écrit que le plus beau est de la lire le vendredi. Voir au Chaarei Techouva. Le livre Maté Yehouda a écrit que s'il lit depuis le début de la semaine et ensuite, c'est aussi dans la catégorie de la mitsva de la plus belle façon, comme l'a écrit le Beit Yossef, et cela ressort des paroles du Rambam. De même le livre Maassé Rav a écrit, dans la conduite du Gra, qu'il avait l'usage, tout de suite après la tefila chaque jour, de lire une partie de la sidra deux fois le texte et une fois le Targoum, et d'achever le vendredi.

(ט) שישלים אותה וכו' - וכדאיתא במדרש שצוה רבי את בניו אל תאכלו לחם בשבת עד שתגמרו את כל הפרשה. ומ"מ פשוט דאין לעכב מחמת זה האכילה עד אחר חצות וכדלקמן בסימן רפ"ח דזהו רק מצוה בעלמא ולכתחלה מהנכון אם לא קרא שנים מקרא ואחד תרגום בע"ש להשכים בשבת בבקר ולקרא השמו"ת קודם הליכתו לבהכ"נ [כן איתא באור זרוע ריש הלכות שבת וכ"מ בתר"י ריש ברכות ע"ש]:

Qu'il l'achève, etc. - Comme il est rapporté dans le Midrach que Rabbi ordonna à ses fils : ne mangez pas de pain le Chabbat avant d'avoir achevé toute la paracha. Toutefois il est évident qu'on n'en retardera pas le repas jusqu'après midi, comme plus bas au siman 288, car ce n'est qu'une mitsva en soi. A priori, s'il n'a pas lu deux fois le texte et une fois le Targoum le vendredi, il convient de se lever tôt le Chabbat matin et de lire le chenaïm mikra veé'had targoum avant d'aller à la synagogue [ainsi dans l'Or Zaroua au début des lois de Chabbat, et de même cela ressort du Talmidei Rabbenou Yona au début de Berakhot, voir là-bas].

(י) עד המנחה - דממנחה ולמעלה מתחילין הצבור לקרות פרשת שבוע הבא:

Jusqu'à Min'ha - Car à partir de Min'ha et ensuite, l'assemblée commence à lire la paracha de la semaine suivante.

(יא) עד רביעי בשבת - דג' ימים הראשונים שייכין עדיין קצת לשבת שעבר וכדלקמן בסימן רצ"ט ס"ו לגבי הבדלה לכן בדיעבד יכול להשלים:

Jusqu'au mercredi - Car les trois premiers jours tiennent encore un peu au Chabbat passé, comme plus bas au siman 299 seif 6 au sujet de la Havdala ; c'est pourquoi après coup on peut achever.

(יב) עד שמיני עצרת - היינו בא"י ששם עושין שמ"ע רק יום אחד וגומרין הציבור אז הס"ת ולכך בדיעבד מקרי עד יום ההוא משלים פרשיותיו עם הציבור אבל לכתחלה לכו"ע לא יאחר יותר מיום השבת:

Jusqu'à Chemini Atséret - C'est-à-dire en Terre d'Israël, où l'on ne fait Chemini Atséret qu'un seul jour et où l'assemblée achève alors le séfer Torah ; c'est pourquoi après coup cela s'appelle jusqu'à ce jour-là achever ses parachas avec l'assemblée. Mais a priori, de l'avis de tous, on ne retardera pas plus que le jour du Chabbat.

(יג) שאז משלימין הציבור - ויש לו לקרות אז שנים מקרא ואחד תרגום ודלא כאותן שקורין מקרא לחוד כיון שחסר לו גם התרגום:

Car alors l'assemblée achève - Et il devra alors lire deux fois le texte et une fois le Targoum, et non comme ceux qui ne lisent que le texte, puisqu'il lui manque aussi le Targoum.

(יד) בשעת קה"ת - ובסימן קמ"ו במ"א סק"ה הביא בשם השל"ה שמחמיר בזה אלא הכל צריכין לשמוע הקריאה מפי הש"ץ וכן הוא דעת הגר"א שהובא בספר מעשה רב דצריך לשמוע כל תיבה ותיבה ולראות בחומש ולא יסייע להקורא כלל ומשמע שתפסו העיקר כדעת השבלי לקט בשם רבו והר"מ שהובא בהגהות מיימוני ובב"י שם דרק בין גברא לגברא מותר. ומ"מ נראה דלקרוא בלחש מלה במלה עם הש"ץ אין להחמיר בזה כיון שמכוין אז גם לשמוע כל תיבה מפי הש"ץ והמ"א הביא שם בשם מטה משה דלכתחלה נכון לעשות כן וכ"כ כמה אחרונים:

Au moment de la lecture de la Torah - Et au siman 146 dans le Maguen Avraham seif katan 5, il a rapporté au nom du Chla qui est rigoureux là-dessus : tous doivent entendre la lecture de la bouche de l'officiant. Tel est aussi l'avis du Gra rapporté dans le Maassé Rav : il faut entendre chaque mot et regarder dans le 'houmach, et l'on n'aidera pas du tout le lecteur. Il en ressort qu'ils ont retenu pour l'essentiel l'avis du Chibolei Haléket au nom de son maître et du R. M. rapporté dans les Hagahot Maïmoniot et dans le Beit Yossef là-bas : seulement entre un homme et l'autre il est permis. Toutefois il semble que lire à voix basse mot à mot avec l'officiant, on n'a pas à être rigoureux là-dessus, puisqu'il a alors aussi l'intention d'entendre chaque mot de la bouche de l'officiant. Le Maguen Avraham y a rapporté au nom du Maté Moché qu'a priori il est bon de faire ainsi, et plusieurs Aharonim l'ont écrit.

(טו) וע"ל סימן קמ"ו - דשם מסיק המחבר בס"ב דנכון להמדקדק בדבריו לכוין דעתו לשמעם מפי הקורא והוא משום דחשש ג"כ לדעת הפוסקים שהבאתי למעלה:

Et voir plus haut siman 146 - Là le Mé'haber conclut au seif 2 qu'il convient à celui qui est méticuleux en ses paroles de diriger son attention pour les entendre de la bouche du lecteur ; c'est aussi parce qu'il a craint l'avis des décisionnaires que j'ai rapportés plus haut.

(טז) מלמדי תינוקות - ודוקא בימיהם שהיו לומדים פירוש המקרא עם התינוקות ולכך יוצאין בזה גם ידי תרגום וכדלעיל בס"ב אבל אם לומד פירוש המלות לחוד לא יצא ידי תרגום אלא השני פעמים מקרא דבודאי קרא עם התינוקות שני פעמים ולכן צריך לומר תרגום בעצמו [מחה"ש וכן מצדד הפמ"ג]:

Les maîtres d'enfants - Seulement de leur temps, où l'on étudiait l'explication du texte avec les enfants, et c'est pourquoi ils s'acquittent ainsi aussi du Targoum, comme plus haut au seif 2. Mais s'il n'étudie que l'explication des mots seulement, il ne s'est pas acquitté du Targoum, seulement des deux fois le texte, car certes il a lu avec les enfants deux fois ; c'est pourquoi il doit dire le Targoum lui-même [Ma'hatsit Hachékel, et ainsi penche le Pri Megadim].

(יז) אין צריכין וכו' - מכאן שניגון הטעמים אינו מעכב לגבי שמו"ת [פמ"ג]:

Ils n'ont pas besoin, etc. - D'où [l'on voit] que la mélodie des accents n'empêche pas pour le chenaïm mikra veé'had targoum [Pri Megadim].

(יח) אין צריך - ר"ל שאין צריך לקרות לעצמו שמו"ת דהא כבר קרא כל התורה מדי שבת בשבתו וביום הו"ר יקרא שמו"ת פרשת וזאת הברכה ואם קרא ביום שמ"ע לא הפסיד [שע"ת]:

Il n'a pas besoin - C'est-à-dire qu'il n'a pas besoin de lire pour soi le chenaïm mikra veé'had targoum, car il a déjà lu toute la Torah de Chabbat en Chabbat ; et le jour de Hochana Rabba, il lira chenaïm mikra veé'had targoum de la paracha Vezot Haberakha. S'il l'a lue le jour de Chemini Atséret, il n'y a pas perdu [Chaarei Techouva].

(יט) נהגו לקרות ההפטרה - טעם המנהג שמא יקראוהו למחר למפטיר ויהא בקי ורגיל בה משא"כ בפרשיות של יו"ט ששם החזן הוא הקורא [מ"א]:

On a l'usage de lire la haftara - La raison de l'usage : de peur qu'on ne l'appelle le lendemain au maftir et qu'il n'y soit expert et habitué ; ce qui n'est pas le cas des parachas de Yom Tov, où c'est le hazzan qui est le lecteur [Maguen Avraham].

(כ) של שבת ולא וכו' - ר"ל שיש מנהג באיזה מקומות שקורין בצבור לבד הפטרת הסדרה עוד איזה פסוקים מהפטרת שוש אשיש [משום דכתיב בה כחתן יכהן פאר וגומר] וקמ"ל דבשעה שקורא לעצמו ההפטרה אין צריך לקרות אלו הפסוקים משום דהוא מצוי ושגור בפי הכל ובקי בהן בלא זו הקריאה. ובד' פרשיות יקרא הפטרה דד' פרשיות:

Celle du Chabbat et non, etc. - C'est-à-dire qu'il est un usage en certains lieux de lire en public, outre la haftara de la sidra, encore quelques versets de la haftara « Sos Assis » [parce qu'il y est écrit « comme un fiancé se pare d'un turban, etc. »]. On nous enseigne que lorsqu'il lit pour soi la haftara, il n'a pas à lire ces versets, parce qu'elle est courante et habituelle dans la bouche de tous, et qu'on y est expert sans cette lecture. Dans les quatre parachas, il lira la haftara des quatre parachas.