Il est permis de consoler les endeuillés et de visiter les malades le Chabbat, mais avec une formule adaptée, sans éveiller les pleurs.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) יכולים וכו' - אמרינן בגמרא בקושי התירו לנחם אבלים ולבקר חולים בשבת וע"כ לא יפה עושין אותן שכל ימי השבוע אין הולכין רק בשבת:
On peut, etc. - Nous disons dans la Guemara : ce n'est qu'avec peine qu'on a permis de consoler les endeuillés et de visiter les malades le Chabbat. C'est pourquoi ceux qui toute la semaine n'y vont pas et n'y vont que le Chabbat ne font pas bien.
(ב) כדרך שאומר לו בחול - דמצטער ומעורר הבכי דאסור בשבת:
Comme on lui dit en semaine - Car il s'afflige et éveille les pleurs, ce qui est interdit le Chabbat.
(ג) אומר לו וכו' - אבקור חולים קאי ובנחום אבלים יאמר לו שבת היא מלנחם ונחמה קרובה לבוא ויש מקילים דרשאי לומר המקום ינחמך. כתב בפמ"ג אם בא האבל לבהכ"נ אחר אמירת מזמור שיר ליום השבת שוב לא יקרא השמש צאו נגד האבל דאין להזכיר אבילות בפרהסיא ומ"מ לילך בעצמו לו לומר שבת היא מלנחם וכו' רשאי:
On lui dit, etc. - Cela porte sur la visite des malades. Pour la consolation des endeuillés, on lui dira : « C'est Chabbat, on ne console pas, et la consolation est proche de venir. » Certains allègent et permettent de dire : « Que le Lieu te console. » Le Pri Megadim a écrit : si l'endeuillé est venu à la synagogue après qu'on a dit « Mizmor chir leyom haChabbat », le bedeau ne criera plus « Sortez à la rencontre de l'endeuillé », car on n'évoquera pas le deuil en public ; toutefois aller soi-même lui dire « C'est Chabbat, on ne console pas, etc. » est permis.