À minha on dit Achrê et Ouva letsion, on lit trois hommes dans la parasha à venir, on dit Tsidkatékha sauf les jours sans tahanoun, et l’on n’institue pas d’étude entre minha et arvit.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) אומרים אשרי ובא לציון וכו' - ומפסיקין בקדיש קודם ואני תפלתי. ואמירת ובא לציון במנחה הוא במקום סדר קדושה דחול ובשבת שמאריכין הרבה בשחרית ומוסף הניחוה עד מנחה [כל בו]:
On dit Achrê et Ouva letsion etc. - et l’on interrompt par un kaddish avant Vaani tefilati. Et le dire de Ouva letsion à minha tient lieu de l’ordre de Kedoucha de la semaine ; et le Chabbat, comme on s’attarde beaucoup à Cha'harit et Moussaf, on l’a laissé jusqu’à minha [Kol Bo].
(ב) ואני תפלתי - הוא על פי המדרש שאמר דוד לפני הקב"ה רבש"ע אין אומה זו כעו"ג ששותין ומשתכרים ופוחזים ואנו לא כן אע"פ שאכלנו ושתינו ואני תפלתי וגו' אבל במנחה של יו"ט א"א אותו כיון דאין קורין בתורה שהוא עת רצון עי"ז ומיהו בשבת נהגו לאמרו אף במקום שאין ס"ת וכן אפילו ביחיד [אחרונים]:
Vaani tefilati - c’est d’après le Midrach : David dit devant ה' : « Maître du monde, cette nation n’est pas comme les nations du monde, qui boivent, s’enivrent et se débauchent ; nous, non : bien que nous ayons mangé et bu, “et moi, ma prière” etc. » Mais à minha de Yom Tov on ne le dit pas, puisqu’on ne lit pas dans la Torah, qui est un temps de faveur par là. Néanmoins le Chabbat on a l’usage de le dire même là où il n’y a pas de séfer Torah, et même en yahid [Aharonim].
(ג) ומוציאין וכו' - הוא מתקנת עזרא כדאיתא בגמרא:
Et l’on sort etc. - c’est de l’institution d’Ezra, comme il est dit dans la Guémara.
(ד) ג' אנשים וכו' - במנחה א"א קדיש על הבימה לעולם [היינו בין בשבת בין בתענית] רק לפני העמוד קודם תפלת י"ח וקאי נמי אס"ת דאי יאמרו מיד על הבימה א"כ לפני העמוד לא יאמרו קדיש כי אין במה להפסיק בין הקדישים [יהללו פסוק אחד לא הוי הפסק ואף שאומרים מזמור לה' הארץ אין זה מעיקר הדין] ולעולם ראוי להסמיך הקדיש לתפלת י"ח משא"כ בשחרית יש הפסק באמירת אשרי בינתים ולפ"ז כשאין ס"ת בשבת במנחה לא יאמרו רק פ"א קדיש אחר אשרי ובא לציון ופסוק ואני תפלתי יאמרו אז קודם הקדיש כדי שלא יהא הפסק בין קדיש להתפלה [א"ר וש"א]:
Trois hommes etc. - à minha on ne dit jamais de kaddish sur la bima [c’est-à-dire ni le Chabbat ni un jour de jeûne], seulement devant le pupitre avant la tefila des dix-huit ; et cela s’applique aussi au séfer Torah : car si l’on disait aussitôt sur la bima, alors devant le pupitre on ne dirait pas de kaddish, puisqu’il n’y a rien pour séparer entre les kaddishim [Yehalelou, un seul verset, n’est pas une interruption ; et bien qu’on dise Mizmor le-ה' haarets, ce n’est pas de l’essentiel de la loi]. Et toujours il convient de rapprocher le kaddish de la tefila des dix-huit, ce qui n’est pas le cas à Cha'harit où il y a interruption par le dire d’Achrê entre-temps. D’après cela, quand il n’y a pas de séfer Torah le Chabbat à minha, on ne dira qu’un seul kaddish après Achrê et Ouva letsion, et le verset Vaani tefilati on le dira alors avant le kaddish, afin qu’il n’y ait pas d’interruption entre le kaddish et la tefila [Élia Rabba et autres].
(ה) ולא בשל יו"ט - דהא הקריאה איננה בשביל יו"ט דהא במנחה ביו"ט אין קורין:
Et non celle de Yom Tov - car la lecture n’est pas pour le Yom Tov, puisqu’à minha de Yom Tov on ne lit pas.
(ו) צדקתך - דמתו בו יוסף משה ודוד ולכן נהגו שלא לקבוע אז מדרש כי חכם שמת כל המדרשות בטלים וב"ח האריך להוכיח שלא מת משה בשבת רק בע"ש ולא נגנז עד שבת במנחה בשעתא דעת רצון וכמ"ש בזוהר ואנו אומרים צדוק הדין עליו בזמן שנגנז וי"מ דאומרים צדקתך להצדיק הדין על הרשעים שחוזרין לגיהנם במו"ש:
Tsidkatékha - car ce jour-là moururent Yossef, Moïse et David ; c’est pourquoi l’on a l’usage de ne pas fixer alors de midrach, car un sage qui meurt, toutes les maisons d’étude sont interrompues. Et le Ba'h s’est étendu à prouver que Moïse n’est pas mort le Chabbat mais la veille du Chabbat, et qu’il n’a été enseveli que le Chabbat à minha, à l’heure de faveur, comme il est écrit dans le Zohar ; et nous disons sur lui la justification du jugement au temps où il a été enseveli. Et certains expliquent qu’on dit Tsidkatékha pour justifier le jugement sur les méchants qui retournent à la Géhenne à la sortie du Chabbat.
(ז) בו במנחה וכו' - פי' בין שיום השבת הוא ר"ח בין שיום א' שאחריו הוא ר"ח וא"כ אלו היה חול לא היו אומרים במנחה נפילת אפים שכבר חל במקצת יום שלאחריו ולכן גם עתה א"א צדקתך:
Ce jour-là à minha etc. - c’est-à-dire, que le jour du Chabbat soit Roch Hodech ou que le dimanche qui le suit soit Roch Hodech ; et ainsi, si c’était un jour de semaine, on n’aurait pas dit à minha la néfilat apayim, puisque déjà a commencé en partie le jour suivant ; c’est pourquoi maintenant non plus on ne dit pas Tsidkatékha.
(ח) ונהגו - ואינו איסור אלא מנהג לזכרון בעלמא והטעם כנ"ל בסק"ה ודוקא שלא ללמוד בחברותא אבל שנים שנים לומדים בבתיהם כמ"ש ביו"ד סימן שד"מ סי"ח לענין נשיא שמת:
Et l’on a l’usage - et ce n’est pas une interdiction, seulement un usage pour un souvenir seulement ; et la raison est comme plus haut au seif katan 5. Et uniquement de ne pas étudier en groupe ; mais deux par deux étudient dans leurs maisons, comme il est écrit dans Yoré Déa siman 344 seif 18 au sujet d’un nassi qui est mort.
(ט) בין מנחה למעריב - היינו כשהוא סמוך לחשיכה ולכן המנהג לדרוש קודם מנחה ואם נמשכה הדרשה עד סמוך לחשיכה אזי לא יאמרו פרקים או שיר המעלות כדי שיוכלו לקיים סעודה ג' בזמנה [מ"א] ובא"ר איתא בשם מלבושי יו"ט שראה לרבו מהר"ל מפראג כמה פעמים שדרש בין מנחה למעריב. וע"כ נראה דבזמנינו אין למנוע זה כידוע שמצוי בעו"ה באיזה מקומות שעוסקין אז כמה אנשים בבהמ"ד בשיחה בטלה ובודאי טוב יותר לשמוע אז דברי מוסר כדי שלא יבואו לזה:
Entre minha et arvit - c’est-à-dire quand c’est proche de la tombée de la nuit ; c’est pourquoi l’usage est d’exposer avant minha. Et si l’exposé s’est prolongé jusqu’à près de la tombée de la nuit, alors on ne dira pas les chapitres ou Chir Hamaalot, afin de pouvoir accomplir le troisième repas en son temps [Magen Avraham]. Et dans l’Élia Rabba il est rapporté au nom de Malbouchei Yom Tov qu’il a vu son maître, le Maharal de Prague, plusieurs fois exposer entre minha et arvit. C’est pourquoi il apparaît qu’à notre époque on n’empêchera pas cela, car on sait que, par nos nombreux péchés, en certains lieux plusieurs s’occupent alors dans la maison d’étude de conversation oiseuse, et il est certainement mieux d’entendre alors des paroles de morale afin de n’en pas venir là.