On dit Ata 'honanténou dans 'Honèn hadaat ; qui l’a oublié ne revient pas s’il va havdaler sur la coupe, sauf s’il a déjà goûté ou n’a pas de coupe.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) אומרים הבדלה וכו' - ואפילו אם נזדמן שהבדיל על הכוס מקודם מ"מ צריך להבדיל בתפלה ג"כ. ואי עיקר מצות הבדלה היא דאורייתא או דרבנן עיין במה שנכתוב לקמן ריש סימן רצ"ו:
On dit la havdala etc. - et même s’il s’est trouvé qu’il a déjà fait la havdala sur la coupe auparavant, il doit néanmoins aussi faire la havdala dans la tefila. Et si l’essentiel de la mitsva de havdala est de la Torah ou des Sages, voir ce que nous écrirons plus bas au début du siman 296.
(ב) בחונן הדעת - וקבעוה בברכה זו מפני שאסור לתבוע צרכיו קודם הבדלה. מנהג פשוט לומר אתה חונן וכו' עד לאנוש בינה ואח"כ אתה חוננתנו וכו' וחננו מאתך וכו' [אחרונים] ואם התחיל מאתה חוננתנו ואילך יצא. אם שכח להתפלל מתפלל שחרית שתים ואינו מזכיר אתה חוננתנו לא בראשונה ולא בשניה בד"א כשכבר הבדיל מאתמול על הכוס אבל אם לא הבדיל כלל דיש עליו עדיין חיוב מצות הבדלה יזכיר אתה חוננתנו בשחרית בתפלה שניה שהיא להשלמה ואח"כ צריך להבדיל ג"כ על הכוס כדלקמן סימן רצ"ט ס"ו:
Dans 'Honèn hadaat - et on l’a fixée dans cette berakha parce qu’il est interdit de réclamer ses besoins avant la havdala. L’usage répandu est de dire Ata 'honèn etc. jusqu’à léénouch bina, puis Ata 'honanténou etc. et 'honénou méitkha etc. [Aharonim]. Et s’il a commencé depuis Ata 'honanténou et au-delà, il s’est acquitté. S’il a oublié de prier, il prie Cha'harit deux fois et ne mentionne pas Ata 'honanténou ni dans la première ni dans la seconde. De quoi parle-t-on ? Quand il a déjà fait la havdala depuis la veille sur la coupe ; mais s’il n’a pas du tout fait la havdala, de sorte que l’obligation de la mitsva de havdala pèse encore sur lui, il mentionnera Ata 'honanténou à Cha'harit dans la seconde tefila, qui est pour compléter, et ensuite il devra aussi faire la havdala sur la coupe, comme plus bas au siman 299 seif 6.
(ג) ואינו חוזר מפני וכו' - היינו דלכתחלה מצוה להבדיל בין בתפלה ובין בכוס והכא בדיעבד סומך עצמו על מה שיבדיל אח"כ על הכוס ומ"מ אסור לע"ע במלאכה עד שיבדיל בכוס או שיאמר עכ"פ המבדיל בין קודש לחול וכמ"ש סוף סימן רצ"ט:
Et il ne revient pas, parce que etc. - c’est-à-dire que lekhathila (a priori) c’est une mitsva de faire la havdala et dans la tefila et sur la coupe ; et ici bediavad (après coup) il s’appuie sur ce qu’il fera ensuite la havdala sur la coupe. Néanmoins il lui est encore interdit de travailler jusqu’à ce qu’il fasse la havdala sur la coupe, ou qu’il dise du moins « qui distingue entre le saint et le profane », comme il est écrit à la fin du siman 299.
(ד) ואם טעם וכו' - ואע"ג דקי"ל בסימן רצ"ט ס"ה דאם טעה ואכל קודם הבדלה יכול להבדיל אח"כ מ"מ כאן דטעה גם בתפלה קנסינן ליה וצריך לחזור ולהתפלל ולהבדיל בתפלה:
Et s’il a goûté etc. - et bien que nous tenions au siman 299 seif 5 que s’il s’est trompé et a mangé avant la havdala il peut faire la havdala ensuite, néanmoins ici, où il s’est aussi trompé dans la tefila, on le pénalise et il doit revenir prier et faire la havdala dans la tefila.
(ה) וסובר שאף למחר וכו' - דאם מצפה שיהיה לו למחר יוכל לסמוך ע"ז שיבדיל למחר על הכוס וכדלקמן ברצ"ט ס"ו וא"צ להחזיר התפלה:
Et il estime que même demain etc. - car s’il s’attend à en avoir demain, il peut s’appuyer là-dessus pour faire la havdala demain sur la coupe, comme plus bas au siman 299 seif 6, et il n’a pas à faire répéter la tefila.
(ו) צריך לחזור ולהתפלל - היינו כשעקר רגליו [או כשסיים תפלתו ואינו רגיל לומר תחנונים אחר תפלתו דדינו ג"כ כעקר רגליו וכדלעיל בסימן קי"ז ס"ה ע"ש] חוזר לראש ואם לא סיים עדיין תפלתו חוזר לברכת אתה חונן מיהו אם נזכר קודם שומע תפלה לא יחזור אלא יאמר אתה חוננתנו בשומע תפלה דכשמבדילין בתפלה אומרים אבינו מלכנו החל עלינו וכו' דהוא בקשה והוי מעין שומע תפלה דהוא כולל כל הבקשות מיהו אם יש לו כוס יסמוך על הכוס ולא יאמרנה בש"ת כיון דעיקרה הוא שבח ולא שייך כ"כ לשומע תפלה [מ"א וש"א]:
Il doit revenir prier - c’est-à-dire que quand il a levé les pieds [ou quand il a achevé sa tefila et n’a pas l’habitude de dire des tahanounim après sa tefila, dont la loi est aussi comme s’il avait levé les pieds, comme plus haut au siman 117 seif 5, voir là-bas] il revient au début ; et s’il n’a pas encore achevé sa tefila, il revient à la berakha Ata 'honèn. Toutefois, s’il s’en est souvenu avant Choméa tefila, il ne reviendra pas, mais dira Ata 'honanténou dans Choméa tefila ; car lorsqu’on fait la havdala dans la tefila on dit « Notre Père, notre Roi, commence pour nous etc. », qui est une demande, et cela relève de Choméa tefila, qui embrasse toutes les demandes. Toutefois, s’il a une coupe, il s’appuiera sur la coupe et ne la dira pas dans Choméa tefila, puisque son essentiel est une louange et ne se rattache pas tant à Choméa tefila [Magen Avraham et autres].
(ז) כשסיים הברכה - היינו שהזכיר השם של סיום הברכה דבזה מקרי כאלו כבר סיים [אחרונים]:
Quand il a achevé la berakha - c’est-à-dire qu’il a mentionné le Nom de la conclusion de la berakha ; par là cela s’appelle comme s’il l’avait déjà achevée [Aharonim].
(ח) רשאי - בתורת נדבה ועיין לעיל בסוף סימן ק"ז דאין להתפלל נדבה אלא מי שמכיר עצמו זריז וזהיר ושיכוין:
Il est permis - à titre de don volontaire. Et voir plus haut à la fin du siman 107 : on ne prie une tefila volontaire que si l’on se connaît zélé et attentif et que l’on aura kavana.
(ט) אינו רשאי - כיון דאינו צריך לחזור הוי הפסק [טור]:
Il n’est pas permis - puisqu’il n’a pas à revenir, ce serait une interruption [Tour].