משנה ברורה

Michna Beroura — siman 332

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · De ne pas faire accoucher la bête le Chabbat
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On n'aide pas une bête à mettre bas le Chabbat, ni même on ne la soutient. On n'ôte pas les croûtes d'une plaie déjà gerie ni on ne l'oint pour le seul agrément ; en début de plaie douloureuse, c'est permis. On peut faire courir une bête incommodée ou la mettre dans l'eau. En cas de doute qu'elle meure, on fait saigner par un non-juif. La souffrance animale justifie l'intermédiaire d'un non-juif, pas une saignée pour l'appétit.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETNe pas faire accoucher la bête le Chabbat ; soins et peine pour l’animal
À ÉVITERFaire accoucher ou soutenir le petit
Tirer hors de la matrice, tenir pour qu’il ne tombe pas, lui mettre le pis dans la bouche : interdit (Aharonim). Tous les besoins du siman 523 aussi.
À ÉVITERGratter une plaie déjà gerie
Plus de peine pour le seul agrément de la bête
À ÉVITERTout travail toranique ou rabbinique pour la bête
Même si elle meurt
À ÉVITERSaigner un cheval pour qu’il mange davantage
Certainement interdit
À FAIREFaire courir la bête ou la tenir debout
Soin permis : l’homme n’est pas assez affolé pour broyer des remèdes
À FAIRESoigner par un non-juif
Bête malade, même simplement malade ('Hayé Adam), à cause de la souffrance des êtres vivants
OUIBête proche de la mort
On permet de la faire courir, sinon il en viendrait au broyage et à d’autres travaux toraniques
OUIDoute
On permet de la faire courir ou tenir : l’homme affolé pour son bien ferait sinon un interdit toranique lui-même
REMALe non-juif peut agir dès que la bête est malade. La saignée pour l’appétit du cheval n’entre pas dans cette permission.
On n’accouche pas la bête et on ne soutient pas le petit. On peut la faire courir ou la tenir debout. Tout travail, même rabbinique, reste interdit même si elle meurt ; le non-juif soigne une bête malade, à cause de la souffrance des vivants.

Glossaire

meyaldin
faire accoucher, tirer le petit hors de la matrice
seïda
soutien à la mise bas (tenir le petit, lui donner à téter)
mefarkesin
gratter, ôter les croûtes d'une plaie
guéled
croûte de plaie
shehikat sammemanim
broyage des remèdes
tsaar baalei hayim
souffrance des êtres vivants
hakkaza
saignée

(א) אין מילדין וכו' - פירוש למשוך הולד מן הרחם דאיכא טרחא יתירא ועיין באחרונים שהסכימו דאף לסעודה [היינו שאוחז הולד שלא יפול לארץ ונותן לו דד לתוך פיו] אסור בשבת וכן כל צרכי לידה המבואר בסימן תקכ"ג ע"ש:

On ne fait pas accoucher, etc. - C'est-à-dire tirer le petit hors de la matrice, car il y a un surcroît de peine. Voir les Aharonim, qui sont d'accord que même pour le soutien — c'est-à-dire tenir le petit pour qu'il ne tombe pas à terre et lui mettre le pis dans la bouche — c'est interdit le Chabbat ; de même tous les besoins de la mise bas exposés au siman 523 ; voir là-bas.

(ב) מפרכסין - פי' להסיר את הגלד:

On gratte les croûtes - C'est-à-dire enlever la croûte.

(ג) אותה - את המכה:

Celle-ci - La plaie.

(ד) בגמר מכה - שנתרפאה המכה וע"כ אין לטרוח בשביל בהמה כדי לענגה:

Une fois la plaie achevée - La plaie est gerie ; aussi n'y a-t-il pas lieu de se donner de la peine pour une bête pour son seul agrément.

(ה) יכול להריצה וכו' - דאע"ג דזהו רפואה וברפואה לאדם גזרו משום שחיקת סממנים ברפואת בהמתו אין אדם בהול כ"כ שיבוא לשחוק סממנים וה"ה אם היא קרובה למיתה מחמת זה דאז בודאי בהול אפ"ה מותר דאי לא שרית ליה אתי לידי שחיקת סממנים ושאר מלאכה דאורייתא וכדלקמיה בסעיף ד':

On peut la faire courir, etc. - Bien que ce soit un soin, et que pour le soin d'un homme on ait décrété à cause du broyage des remèdes, pour le soin de sa bête l'homme n'est pas assez affolé pour en venir à broyer des remèdes. De même si elle est proche de la mort de ce fait — alors il est certainement affolé —, c'est néanmoins permis : si tu ne le lui permettais pas, il en viendrait au broyage des remèdes et à d'autres travaux toraniques, comme plus bas au seif 4.

(ו) כדי שתייגע - אבל אסור לעשות בשבילה שום מלאכה דאורייתא או דרבנן אפילו היא מתה וע"י א"י מותר לעשות כשהבהמה חולה [ח"א]:

Afin qu'elle se fatigue - Mais il est interdit de faire pour elle aucun travail toranique ou rabbinique, même si elle meurt. Par un non-juif, il est permis d'agir lorsque la bête est malade ['Hayé Adam].

(ז) יכול להעמידה - הכל כנ"ל בסק"ה:

On peut la faire tenir debout - Tout comme ci-dessus au seif katan 5.

(ח) ואם הוא ספק וכו' - דמתוך שאדם בהול על ממונו אי לא שרית ליה אתי למעבד בעצמו איסורא דאורייתא:

Et s'il y a doute, etc. - Parce que l'homme est affolé pour son bien : si tu ne le lui permettais pas, il en viendrait à faire lui-même un interdit toranique.

(ט) תמות - ועיין בח"א שכתב דאפילו אם היא רק חולה בעלמא ג"כ מותר ע"י א"י כדי לרפאותה משום צער בע"ח אבל להקיז לסוס כדי שיאכל יותר בודאי אסור:

Elle mourra - Voir le 'Hayé Adam, qui écrit que même si elle n'est que simplement malade, c'est aussi permis par un non-juif pour la soigner, à cause de la souffrance des êtres vivants. Mais saigner un cheval pour qu'il mange davantage est certainement interdit.