Eaux stagnantes à cheval sur deux tehoumim : elles acquièrent la chevita des deux villes et s’interdisent l’une à l’autre ; une méhitsa au bout des tehoumim les sépare, même suspendue. Eaux courantes : pas de chevita, elles suivent les pieds de qui les puise.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) מכונסים - דנהרות המושכין אינם קונים שביתה כלל והרי הן כרגלי כל אדם הממלא אותן וכדלקמיה:
Stagnantes - Car les rivières qui coulent n’acquièrent aucune chevita ; elles sont comme aux pieds de quiconque les puise, comme plus bas.
(ב) קונים שביתת העיר - דכיון שהם סמוכים לעיר דעת אנשי העיר עליהם ולא הוי כחפצי הפקר דאינם קונים שביתה ודוקא בין שני עיירות ומשום שיש עליהם דעת שני העיירות ולכן אוסרים אלו על אלו אבל אם אין שם רק עיר אחת אף שהמים נמשכין הרבה מחוץ לתחום ומתערבין עם אלו מ"מ מותר למלאות בתוך התחום דהמים שמחוץ לתחום כיון שאינם סמוכים לעיר ואין עליהם רשות אחרת הרי הן כחפצי הפקר דאינם קונים שביתה כלל. ועיין בה"ל מש"כ דיש חולקים על עיקר דין זה:
Acquièrent la chevita de la ville - Car, étant proches de la ville, l’intention des habitants porte sur elles ; ce ne sont donc pas comme des objets héfker, qui n’acquièrent pas de chevita. Cela ne vaut que entre deux villes, parce que l’intention des deux villes porte sur elles, et elles s’interdisent donc l’une à l’autre. Mais s’il n’y a qu’une seule ville, même si les eaux s’étendent loin hors du tehoum et se mêlent à celles-ci, on a néanmoins le droit de puiser dans le tehoum : les eaux hors du tehoum, n’étant pas proches de la ville et n’ayant pas d’autre domaine sur elles, sont comme des objets héfker et n’acquièrent aucune chevita. Voir le Biour Halakha, qui note que certains contestent le fond même de cette loi.
(ג) בסוף התחומין - והיינו אם היו ביניהם ארבעת אלפים אמה שהוא שיעור שני תחומין צריך לעשות מחיצה בסוף אלפים שהוא סוף שני התחומין ודוקא בכה"ג שהחריץ הוא בסוף התחום של כל אחד שנמצא חלק ממנו חוץ לתחומו של כל אחד אבל אם החריץ עומד כולו במקום המשותף לשתי העיירות כגון שבין שתי העיירות הוא רק ג' אלפים אמה והחריץ הוא באמצע שתיהם מותרות למלאות ממנו בלי שום מחיצה דאמרינן יש ברירה וכל אחד לוקח מחלקו:
Au bout des tehoumim - C’est-à-dire : s’il y avait entre elles quatre mille coudées, mesure de deux tehoumim, il faut faire une méhitsa au bout des deux mille, qui est le bout des deux tehoumim. Cela uniquement dans ce cas, où le fossé est au bout du tehoum de chacune, de sorte qu’une partie en est hors du tehoum de chacune. Mais si le fossé se trouve tout entier dans le lieu commun aux deux villes — par exemple s’il n’y a entre les deux villes que trois mille coudées et que le fossé est au milieu —, il est permis d’y puiser sans aucune méhitsa : on dit yesh berera, et chacun prend de sa part.
(ד) להפסיקן - עיין פמ"ג דאפי' היתה עיר האחרת של עכו"ם ג"כ צריך להפסיקן:
Pour les séparer - Voir le Pri Megadim : même si l’autre ville est de non-Juifs, il faut aussi les séparer.
(ה) ואפילו היא תלויה - דקל הוא שהקילו במים מפני שיש לזה צורך הרבה ומ"מ צריך שיהיה עכ"פ קצה המחיצה שקוע טפח במים דבלא"ה אינה נראית כהפסק כלל וכמבואר לעיל בסימן ס"א:
Même suspendue - C’est une facilité accordée pour les eaux, parce qu’on en a grand besoin. Il faut néanmoins qu’au moins l’extrémité de la méhitsa soit enfoncée d’un téfaḥ dans l’eau ; sinon elle ne paraît pas du tout une séparation, comme exposé plus haut au siman 61.
(ו) אלו מאכילין מכאן וכו' - דהלא כל אחד נוטל מתחומו:
Ceux-ci donnent à manger de ce côté, etc. - Car chacun prend de son tehoum.
(ז) שאינם קונים שביתה - מפני דניידי. ואפילו הם שייכים ליחיד ג"כ אינו כרגליו אלא כרגלי הממלא:
Qui n’acquièrent pas de chevita - Parce qu’elles bougent. Même si elles appartiennent à un particulier, elles ne suivent pas ses pieds, mais ceux de qui les puise.