משנה ברורה

Michna Beroura — siman 411

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Celui dont la maison est à l'est et qui a déposé l'érouv à l'ouest
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Si au moment où le jour est sanctifié l'érouv est à plus de deux mille amot de lui, il est nul et la chevita reste celle de la maison.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETMaison à l’est, erouv à l’ouest — jour sanctifié loin de l’erouv
À FAIREVérifier la distance à la tombée
L’erouv ne tient que s’il est dans les deux mille depuis l’endroit où le jour lui est sanctifié.
À FAIREEnvoyé qui pose dans le teḥoum
Mission accomplie : il acquiert la chevita là, les deux mille se comptent de là.
À ÉVITERLaisser l’envoyé poser hors teḥoum
Le jour sanctifié à plus de deux mille de l’erouv : il ne peut aller le prendre ; l’erouv n’est rien.
OUIEnvoyé dans le teḥoum de l’expéditeur
Il a accompli sa mission : chevita au lieu de l’erouv.
OUIIl est chez lui ou dans le teḥoum de sa maison
Quand l’erouv n’est pas erouv, on lui compte la résidence de sa maison (cela lui convient).
NONSanctifié à plus de 2000 de l’erouv
L’erouv n’est rien ; il reste sur la chevita de sa maison.
NONComparer au voyageur du 409 seif 11
Là-bas « qu’il ne bouge pas de sa place » : le voyageur n’a pas de maison proche. Ici si.
REMAAutre motif : l’envoyé a failli (« je t’ai envoyé pour réparer, non pour gâter »). Selon cela, même en chemin il ne perd pas la chevita du lieu où il se tenait. En cas de besoin, on peut s’appuyer là-dessus pour alléger.
Si à la tombée on est à plus de 2000 de l’erouv, l’erouv tombe. Chez soi ou dans son teḥoum, la maison reprend. L’envoyé hors teḥoum a gâché, pas réparé. Cas de besoin : ne pas perdre non plus le lieu où l’on se tient.

Glossaire

kidech alav ha-yom
le jour lui a été sanctifié, entrée du Chabbat
chalia'h
envoyé
téhoum
limite des deux mille amot
chevita
résidence shabbatique

(א) במזרח ביתו בשדה - ר"ל שהיה בשדה במזרח ביתו בעת שקידש עליו היום:

À l'est de sa maison, dans le champ - C'est-à-dire qu'il était dans le champ, à l'est de sa maison, au moment où le jour lui a été sanctifié.

(ב) ואמר לשלוחו - מבעוד יום:

Et il a dit à son envoyé - De son vivant du jour.

(ג) העירוב וכו' אינו כלום ונשאר וכו' - דכיון דקידש עליו היום רחוק מעירובו יותר מאלפים נמצא שאינו יכול לילך וליטלו וכיון דאינו עירוב ממילא נשאר על שביתת ביתו ולא דמי לסימן ת"ט סי"א דאמרינן לא יזוז ממקומו דהתם היה בא בדרך ולא ניחא ליה דליקני שביתה במקומו אבל עומד בביתו או בתחום ביתו ודאי ניחא ליה דליקני שביתה בביתו כשאין עירובו עירוב וי"א דהכא הטעם משום דהשליח פשע שהניח העירוב בחוץ לתחום מהמשלח ויכול לומר לו לתקוני שדרתיך ולא לעוותי והוי ליה כאלו לא עירב כלל ולטעם זה אף אם היה בדרך בכה"ג ג"כ לא הפסיד שביתת מקומו שהיה בה בעת שקידש היום ונראה דלעת הצורך יש לסמוך ע"ז להקל:

L'érouv, etc. n'est rien, et il reste, etc. - Puisque le jour lui a été sanctifié à plus de deux mille amot de son érouv, il ne peut aller le prendre ; l'érouv n'étant pas valable, il reste sur la chevita de sa maison. Ce n'est pas comparable au siman 409 seif 11, où l'on dit « qu'il ne bouge pas de sa place » : là-bas il venait en chemin et il ne lui convenait pas d'acquérir la chevita sur place ; mais s'il se tient chez lui ou dans le téhoum de sa maison, à coup sûr il lui convient d'acquérir la chevita chez lui lorsque son érouv n'est pas érouv. Certains disent que le motif ici est que l'envoyé a failli en posant l'érouv hors du téhoum de l'expéditeur : celui-ci peut lui dire « je t'ai envoyé pour réparer, non pour gâter », et c'est comme s'il n'avait pas fait d'érouv du tout. Selon ce motif, même s'il était en chemin dans un tel cas, il ne perd pas la chevita du lieu où il se tenait quand le jour a été sanctifié. Il semble qu'en cas de besoin on peut s'appuyer là-dessus pour alléger.

(ד) קנה שביתה וכו' - שהרי עשה שליחותו ונחשב לו האלפים משם:

Il a acquis la chevita, etc. - Car l'envoyé a accompli sa mission, et les deux mille amot se comptent de là.