Roch ‘Hodech est permis au travail. Les femmes qui s’abstiennent de travail suivent un bon usage ; on va selon la coutume du lieu. On bénit le mois le Chabbat précédent, sauf Tichri (et parfois Av). Usages du jeûne de la veille de Roch ‘Hodech et du Yom Kippour katan.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) ר"ח וכו' - מנהג קדמונינו לברך את החודש בשבת שלפני ר"ח חוץ מלפני ר"ח תשרי ורמז לזה בכסה ליום חגנו. ויש מקומות שאין נוהגין לברך ר"ח אב משום שהוא חודש של פורעניות. ואין ברכת ר"ח כקידוש החודש שהיה מלפנים אלא שמודיעים להעולם מתי יחול ר"ח ויזהרו בכל הלכות החודש. ומ"מ נהגו לעמוד בשעת אמירת ר"ח פלוני ביום פלוני דוגמת קידוש החודש שהיה מעומד [מ"א]:
Roch ‘Hodech etc. - C’est l’usage de nos anciens de bénir le mois le Chabbat qui précède Roch ‘Hodech, sauf avant Roch ‘Hodech Tichri ; allusion à cela dans « bakessé léyom haguénou ». Il est des lieux où l’on n’a pas coutume de bénir Roch ‘Hodech Av, parce que c’est un mois de malheurs. La bénédiction de Roch ‘Hodech n’est pas le kidouch hahodech d’autrefois : on annonce seulement au public quand tombera Roch ‘Hodech, afin qu’on observe toutes les lois du mois. Néanmoins on a pris l’usage de se tenir debout à l’annonce « Roch ‘Hodech un tel, le jour un tel », à l’exemple du kidouch hahodech qui se faisait debout [Maguen Avraham].
(ב) והנשים שנוהגות - אבל אם נהגו אנשים אין זה מנהג כלל:
et les femmes qui ont l’usage - Mais si des hommes ont pris cet usage, ce n’est pas un usage du tout.
(ג) הוא מנהג טוב - לפי שלא פרקו נזמיהן לעגל ניתן להם ראש חודש ליום טוב [טור ויש עוד טעמים עיין באליהו רבא] ועיין בבאור הלכה:
c’est un bon usage - Parce qu’elles n’ont pas ôté leurs anneaux pour le Veau, on leur a donné Roch ‘Hodech comme jour de fête [Tour ; il y a encore d’autres raisons, voir Eliyahou Rabba]. Voir au Biour Halakha.
(ד) אזלינן בתר המנהג - דבודאי מעיקרא אדעתא דהכי קבילו עלייהו לנהוג והיכא דידעינן שנהגו בסתם אין להם להקל בשום מלאכה ועיין בה"ל. אם היה ר"ח שני ימים יש דעות בפוסקים יש שכתבו דצריכין להיות בטלין שני ימים ממלאכתם ויש שכתבו דזה תלוי במנהג המקום [וכ"מ מפמ"ג] ומ"מ אף לדעה זו אין להם להקל רק יום א' של ר"ח שהוא השלמת חודש העבר אבל לא ביום ב' שהוא עיקר ר"ח יש שנוהגין להתענות ער"ח [וטוב שיתנה בפעם ראשונה שמתענה שאינו מקבלו עליו לעשות זאת לעולם דשמא יארע לו איזה פעם אונס ולא יוכל להתענות לא יהיה עליו כנדר] וטוב שמי שמתענה ינהיג עצמו להשלים התענית עד הלילה כ"מ מא"ר ומקומות חלוקין יש בענין זה והכל לפי כח האדם וכן משמע במ"א מיהו במקום שעושין ממנו ת"צ וקורין ויחל והוא נמנה עמהם בודאי צריך להשלים ואפילו אם חל בע"ש ועיין לקמן סימן תקס"ו ס"ב ובמ"ב שם. ויש נוהגין לעשות למנחה סדר יוה"כ קטן [וטעם לשם זה הוא לפי מה דאיתא בפר"ח דמהר"ם קורדווירו ז"ל היה קורא אותו כפור קטן לפי שבו מתכפרים עונות של כל החודש דומיא דשעיר של ר"ח וכדאמרינן במוסף זמן כפרה לכל תולדותם וכדכתב הב"י בסימן תכ"ג בשם האו"ח כי כינוי תולדותם קאי על החדשים ר"ל כי עולת ר"ח היתה באה על תולדות ימי החודש עכ"ל הפר"ח] וכתב המ"א דמנהג טוב לומר הסליחות [היינו יו"כ קטן] קודם תפלת המנחה ובמקום שאומרים דברי כבושים יאמרו ג"כ קודם תפלת המנחה ובזמנינו המנהג לומר הסליחות אחר תפלת המנחה. אם חל ער"ח ביום שבת מקדימין להתענות ביום ה' ואם חל ביום ו' אותן שאומרין סליחות יתענו ביום ה' ואותן שאין אומרין סליחות יתענו ביום ו' ולענין השלמה עיין לעיל בסימן רמ"ט במ"ב סקכ"א וסקכ"ב. כתב בשו"ת מנחם עזריה מי שמתענה בער"ח צריך למהר בסעודת הלילה שלא יכנס בו כשהוא מעונה והיינו שלא לשהות אחרי צאת הכוכבים אבל עכ"פ צריך להשלים למי שנוהג כן ועיין במ"א שהביא עוד מנהגים אחרים בזה בשם שו"ת מנחם עזריה וסייעתו ומסיים שכל אחד לפי מנהגו בזה בענין התענית אין לשנותו להקל עד שיתירו לו נדרו. כתבו הספרים דאף מי שאינו מתענה מ"מ יראה לעשות תשובה ביום זה ולתקן את אשר עוות בכל החודש מאחר שהוא יום אחרון של כל החודש כמו ער"ה מכל השנה ואז בודאי יהיה לו יום החודש זמן כפרה לכל תולדותיו:
on suit l’usage - Car certainement, dès l’origine, elles l’ont accepté dans cette intention. Et là où l’on sait qu’elles ont pris l’usage sans précision, elles ne doivent alléger aucune espèce de travail ; voir au Biour Halakha. Si Roch ‘Hodech dure deux jours, les décisionnaires sont partagés : certains ont écrit qu’elles doivent s’abstenir de travail les deux jours, d’autres que cela dépend de l’usage du lieu [et c’est aussi ce qui ressort du Pri Meguadim]. Même selon ce dernier avis, elles ne peuvent alléger que le premier jour de Roch ‘Hodech, qui achève le mois passé, mais non le second, qui est le Roch ‘Hodech principal. Certains ont l’usage de jeûner la veille de Roch ‘Hodech [et il est bon de stipuler, la première fois qu’on jeûne, qu’on ne se l’impose pas pour toujours : de peur qu’un jour un oness (contrainte) survienne et qu’on ne puisse jeûner, cela ne soit pas sur soi comme un vœu]. Il est bon que celui qui jeûne s’applique à achever le jeûne jusqu’à la nuit, ainsi qu’il ressort de l’Eliyahou Rabba ; les lieux diffèrent à ce sujet, et tout dépend des forces de chacun, comme il ressort aussi du Maguen Avraham. Toutefois, là où l’on en fait un jeûne public et qu’on lit « Vayéhal », et qu’il est compté avec eux, il doit certainement achever, même si cela tombe la veille de Chabbat ; voir plus bas siman 566 seif 2 et au Michna Beroura là-bas. Certains ont l’usage de faire à Minha l’ordre du Yom Kippour katan [ce nom vient de ce qu’il est rapporté au Pri ‘Hadach que Maharam Cordovero zatsal l’appelait Kippour katan, parce qu’en ce jour sont expiées les fautes de tout le mois, à l’instar du bouc de Roch ‘Hodech, comme nous disons au Moussaf « temps d’expiation pour toutes leurs générations », et comme l’a écrit le Beth Yossef au siman 423 au nom de l’Or‘hot ‘Haïm : le mot « leurs générations » vise les mois, c’est-à-dire que l’holocauste de Roch ‘Hodech venait pour les jours engendrés du mois, fin de citation du Pri ‘Hadach]. Le Maguen Avraham a écrit que c’est un bon usage de dire les seli‘hot [c’est-à-dire le Yom Kippour katan] avant la tefila de Minha ; et là où l’on dit des paroles de réprimande, on les dira aussi avant la tefila de Minha. De notre temps, l’usage est de dire les seli‘hot après la tefila de Minha. Si la veille de Roch ‘Hodech tombe un Chabbat, on avance le jeûne au jeudi. Si elle tombe un vendredi, ceux qui disent des seli‘hot jeûneront le jeudi, et ceux qui ne disent pas de seli‘hot jeûneront le vendredi. Quant à l’achèvement, voir plus haut siman 249 au Michna Beroura, petits seifim 21 et 22. Il est écrit dans les responsa Mena‘hem Azaria que celui qui jeûne la veille de Roch ‘Hodech doit hâter le repas du soir, afin de n’y entrer alors qu’il est encore à jeun, c’est-à-dire ne pas tarder après la sortie des étoiles ; mais celui qui a cet usage doit en tout cas achever. Voir au Maguen Avraham qui a encore rapporté d’autres usages à ce sujet au nom des responsa Mena‘hem Azaria et de son école, et il conclut que chacun, selon son usage en matière de jeûne, ne doit pas changer pour alléger tant qu’on ne lui a pas délié son vœu. Les livres ont écrit que même celui qui ne jeûne pas doit néanmoins s’appliquer à faire techouva ce jour-là et à réparer ce qu’il a faussé durant tout le mois, puisque c’est le dernier jour de tout le mois, comme la veille de Roch Hachana pour toute l’année ; et alors certainement le jour du mois lui sera un temps d’expiation pour toutes ses générations.