משנה ברורה

Michna Beroura — siman 426

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Birkat halévana et son temps
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Qui est tenu de sanctifier la lune ; la bénir de nuit quand on bénéficie de sa lumière ; de préférence motzaé Chabbat avant le 10 du mois ; délais depuis le molad (15 jours ou moitié de 29 j. 12 h. 793 'halakim) ; jours de deuil et de jeûne ; rite du regard, de la danse et des versets ; pas sous un toit lekhathila.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETBirkat halévana — qui, quand, comment
À FAIREDe nuit seulement, en bénéficiant de sa lumière
Éclat distinct sur le sol ; nuage ou écran fin : on bénit ; épais : non. Si l’on a commencé et qu’elle se couvre : on achève, sauf si l’on estime qu’elle se couvrira au milieu de la berakha
À FAIREMotzaé Chabbat (ou lendemain de Yom Tov) en beaux habits
Mitsva de la plus belle manière ; si la nuit du 11 est déjà là, ne pas attendre (peur des nuages)
À FAIRESortir sous le ciel, voir la lune une fois puis bénir
Accueil de la face de la Chekhina ; danser sur la pointe des pieds ; dire chalom à son compagnon. Chez soi par fenêtre ou porte ouverte si malaise, lieu impropre, ou parmi les non-Juifs
À ÉVITERBénir sous un toit, au crépuscule, ou sans lumière utile
Ce n’est pas une manière honorable ; berakha vaine si l’on n’en bénéficie pas
À ÉVITERPlier les genoux en dansant / regarder tout du long
Cela paraîtrait une prosternation devant la lune. Chela : la voir une fois pour bénir, puis ne plus la regarder
OUIAveugle et enfant à l’âge de l’éducation
L’aveugle est tenu (renouvellement du monde ; d’autres voient et le conduisent). On éduque l’enfant
OUIDélai qui passerait (Chabbat, Yom Tov, deuil, jeûne)
On sanctifie même alors. A‘haronim : même le lendemain de Ticha beAv (goûter et mettre des chaussures) ; lendemain de Yom Kippour même avant d’avoir goûté
NONFemmes
Dispensées : mitsva positive liée au temps, et elles ont causé le défaut de la lune
NONLe 16 et après la moitié (29 j. 12 h. 793 ‘halakim)
Plus de renouvellement ; on compte depuis l’heure du molad, méét léét — le 16 n’est pas inclus
REMARema : attendre 7 jours. La plupart des A‘haronim et le Gra : dès 3 jours méét léét, dès qu’on bénéficie de la lumière, on bénit (ne pas laisser aigrir) ; hiver et pluie : se hâter est louable. Rema plus strict après Ticha beAv et les jeûnes ; les A‘haronim sanctifient après avoir goûté.
Sanctifier la lune de nuit, sous le ciel, tant qu’on en bénéficie et qu’elle croît ; préférer motzaé Chabbat, sans manquer le délai.

Glossaire

kiddouch halévana / birkat halévana
bénédiction de la lune nouvelle
molad
instant astronomique de la conjonction
bein hachmachot
crépuscule
méét léét
de moment à moment (24 heures exactes)
'halakim
parties d'heure (1 080 par heure)
Chekhina
Présence divine
lekhathila
a priori

(א) הרואה וכו' - ונשים פטורות מלקדש הלבנה דהוי מ"ע שהזמן גרמא ואף דכל מ"ע שהזמן גרמא נוהגות הנשים שמקיימות ומברכות עליהן מ"מ מצוה זו אין צריכין לקיימה משום דהם גרמו פגם הלבנה. וסומא חייב בקידוש הלבנה כי ברכה זו נתקנה על חידוש העולם וגם הוא נהנה ע"י שאחרים רואין ומוליכין אותו על הדרך ודומה ליוצר המאורות כ"כ האחרונים ועיין בבה"ל וקטן משהגיע לחינוך מחנכין לו בה [כ"כ בשם רי"ע ונראה דזהו רק לר"ת בסימן עיי"ן אבל לרש"י שם לא נהירא ודמי לק"ש עי"ש ואפשר דכונתו ג"כ דטוב לנהוג כן לכתחלה וכמו שפסק שם בשו"ע לענין ק"ש עי"ש]:

Celui qui voit etc. - Les femmes sont dispensées de sanctifier la lune, car c'est une mitsva positive liée au temps. Bien que les femmes aient l'habitude d'accomplir les mitsvot positives liées au temps et de bénir sur elles, elles n'ont toutefois pas à accomplir celle-ci, parce qu'elles ont causé le défaut de la lune. L'aveugle est tenu au kiddouch de la lune, car cette berakha a été instituée sur le renouvellement du monde ; de plus, il en bénéficie par le fait que d'autres voient et le conduisent sur le chemin, ce qui ressemble à « Yotser hameorot ». Ainsi ont écrit les A'haronim ; voir le Béour Halakha. Un enfant, dès qu'il atteint l'âge de l'éducation, on l'y éduque [ainsi rapporté au nom de R. Yaakov Emden ; il semble que ce n'est que selon Rabbenou Tam au siman 70, mais selon Rachi là-bas ce n'est pas évident, et cela ressemble au Chema — voir là-bas ; peut-être aussi que l'intention est qu'il est bon de le pratiquer ainsi lekhathila (a priori), comme l'a tranché le Choulhan Aroukh là-bas pour le Chema].

(ב) אלא בלילה - לאפוקי ביה"ש שהלבנה נראית קצת ועדיין הוא יום:

Seulement de nuit - Pour exclure le crépuscule (bein hachmachot), où la lune est un peu visible alors qu'il fait encore jour.

(ג) ונהנין מאורה - דהיינו בעת שזריחתה ניכרת ע"ג קרקע. אם נתכסה הלבנה בעבים אם העב דק וקלוש שנראית הלבנה ממנו ונהנה בה מברך ואם הענן עב אינו מברך ואם התחיל לברך ואח"כ נתכסה בעבים גומר הברכה אם לא שהוא משער שתתכסה הלבנה באמצע ברכתו שאז לא יתחיל ברכתו ועיין בה"ל וה"ה אם יש מסך מבדיל בינו לבין הלבנה הדין ג"כ כמו לענין עבים דאם המסך הוא דק וקלוש שעובר ממנו אור הלבנה עד שהוא נהנה ממנה ויכול להכיר מן הדברים שהם ניכרים לאור הלבנה יכול לברך עליו ואם המסך הוא גס ואין נהנה מאור הלבנה אין לברך דהוי ברכה לבטלה ועיין מה שכתבנו בסוף הסימן:

Et l'on bénéficie de sa lumière - C'est-à-dire au moment où son éclat se distingue sur le sol. Si la lune est couverte de nuages : si le nuage est fin et ténu, que la lune s'en distingue et qu'on en bénéficie, on bénit ; si le nuage est épais, on ne bénit pas. S'il a commencé à bénir et qu'ensuite elle s'est couverte de nuages, il achève la berakha, à moins qu'il n'estime qu'elle se couvrira au milieu de sa berakha : alors il ne commencera pas. Voir le Béour Halakha. De même s'il y a un écran entre lui et la lune : le din est comme pour les nuages ; si l'écran est fin et ténu, que la lumière de la lune le traverse au point qu'on en bénéficie et qu'on puisse reconnaître les objets visibles à la lumière de la lune, on peut bénir ; si l'écran est épais et qu'on ne bénéficie pas de la lumière de la lune, on ne bénira pas, car ce serait une berakha vaine. Voir ce que nous avons écrit à la fin du siman.

(ד) אין מברכין וכו' - למצוה מן המובחר הוא וכדמסיים בהג"ה וכתב בס' מגיד מישרים סימן זה יהיה בידך בחודש שתברכו ברכת הלבנה במו"ש תמצאו הצלחה וכשתתכסה ותתעלם ולא יוכלו לברך אותו החודש לא יהיה מוצלח ח"ו:

On ne bénit pas etc. - C'est pour une mitsva de la plus belle manière, comme le précise la glose. Le Maguid Mecharim écrit à ce siman : « Que ceci soit en ta main : le mois où tu diras la birkat halévana le motzaé Chabbat, tu trouveras la réussite ; et si elle se couvre et disparaît et qu'on ne puisse bénir ce mois-là, il ne sera pas réussi, à Dieu ne plaise. »

(ה) אלא במו"ש - וה"ה במוצאי יו"ט:

Seulement le motzaé Chabbat - Et de même le lendemain d'un Yom Tov.

(ו) אבל אם הוא אח"כ - ר"ל שליל מו"ש הוא ליל י"א אין להמתין דשמא תתכסה בעבים אז וגם בארבע לילות שאח"כ ולפי מש"כ בס"ג בהג"ה צריך לחשוב אם ישארו עוד חמשה לילות עד חצי כ"ט יום י"ב שעות תשצ"ג חלקים ממולד:

Mais si c'est ensuite - C'est-à-dire si la nuit de motzaé Chabbat est déjà la nuit du 11, on n'attendra pas, de peur qu'elle se couvre alors de nuages, ainsi que les quatre nuits suivantes. D'après ce qui est écrit au seif 3 dans la glose, il faut calculer s'il restera encore cinq nuits jusqu'à la moitié de 29 jours, 12 heures et 793 'halakim depuis le molad.

(ז) בגדים נאים - ועכשיו אין נוהגין לדקדק בזה:

Des vêtements beaux - De nos jours, on n'a plus l'habitude d'y veiller avec minutie.

(ח) קודם ט"ב - דשרויין באבילות:

Avant Ticha beAv - Parce qu'on est plongé dans le deuil.

(ט) קודם יוה"כ - דג"כ מאויימין מכח הדין ואין שרויין בשמחה ועיין בבה"ל:

Avant Yom Kippour - Parce qu'on est aussi intimidé par le jugement et qu'on n'est pas dans la joie. Voir le Béour Halakha.

(י) אבל לא במוצאי וכו' - דאין שרויין בשמחה ויברכו בימים שאחריה ומבואר בד"מ דאם ט"ב חל ביום ה' יש לו להמתין עד מו"ש שהוא י"ב לחודש:

Mais pas le lendemain etc. - Parce qu'on n'est pas dans la joie ; on bénira les jours suivants. Il est exposé dans le Darkhé Moché que si Ticha beAv tombe un jeudi, on attendra jusqu'au motzaé Chabbat, qui est le 12 du mois.

(יא) או שאר תענית - כגון אם לא קידש בחודש טבת עד התענית אין לו לקדש אחר התענית אלא ימתין עד הלילה שלאחריה שהוא י"ב לחודש ומ"מ אם אירע זה בחודש אדר שלא קידשו עד תענית אסתר כתב הט"ז דיש לקדש אחר התענית כיון שהשעה עוברת. והנה כ"ז לדעת רמ"א אבל דעת האחרונים בכל זה דמקדשין אפילו במוצאי ט"ב וכ"ש בשאר תענית אלא דכתבו דצריך לטעום קודם ובמוצאי יוה"כ מתוך ששמחין שיצאו בדימוס מקדשין אף קודם שיטעמו ומיהו במוצאי ט"ב צריך ליזהר שלא לקדש בלי מנעלים. ולענין אבל אימת מקדש דעת המ"א דאם ישלים אבילותו קודם עשירי בחודש ימתין ויקדש בליל י' אבל אם כלה אבילותו ביו"ד בחודש לא ימתין על ליל י"א ומוטב שיקדש הלבנה בתוך ימי אבילותו ודעת בעל שערי אפרים דאם יש שהות לקדש אחר כלות ימי אבילותו ימתין אך אם כשימתין יעבור הזמן יכול לקדש בתוך ימי אבילותו ויכול לצאת לחוץ לקדש ועיין בה"ל:

Ou un autre jeûne - Par exemple, si l'on n'a pas sanctifié au mois de Tévèt jusqu'au jeûne, on ne sanctifiera pas après le jeûne, mais on attendra jusqu'à la nuit suivante, qui est le 12 du mois. Toutefois, si cela arrive au mois d'Adar, qu'on n'ait pas sanctifié jusqu'au jeûne d'Esther, le Taz écrit qu'il faut sanctifier après le jeûne, car le temps presse. Tout cela est selon le Rema ; mais l'avis des A'haronim en tout ceci est qu'on sanctifie même le lendemain de Ticha beAv, et à plus forte raison après les autres jeûnes ; seulement ils ont écrit qu'il faut goûter auparavant. Le lendemain de Yom Kippour, parce qu'on se réjouit d'être sorti acquitté, on sanctifie même avant d'avoir goûté. Toutefois, le lendemain de Ticha beAv, il faut prendre garde de ne pas sanctifier sans chaussures. Quant au moment où un endeuillé sanctifie : l'avis du Maguen Avraham est que s'il achève son deuil avant le 10 du mois, il attendra et sanctifiera la nuit du 10 ; mais si son deuil s'achève le 10 du mois, il n'attendra pas la nuit du 11, et mieux vaut qu'il sanctifie la lune pendant ses jours de deuil. L'avis du Chaaré Efraïm est que s'il reste du temps pour sanctifier après la fin des jours de deuil, il attendra ; mais si en attendant le délai passerait, il peut sanctifier pendant ses jours de deuil, et il peut sortir dehors pour sanctifier. Voir le Béour Halakha.

(יב) שחל בו יו"ט - ומכ"ש שאין מקדשין אותה בליל שבת והרבה טעמים נאמרו בזה ע"פ הקבלה ומ"מ אם לא קידשו עד שבת ויו"ט ויעבור הזמן בודאי מותר לקדש גם בשבת ויו"ט ואפילו ביחידי וכן הוא מסקנת הפוסקים:

Où tombe un Yom Tov - Et à plus forte raison on ne la sanctifie pas la nuit de Chabbat. De nombreuses raisons en ont été dites selon la Kabbala. Toutefois, si l'on n'a pas sanctifié jusqu'au Chabbat et au Yom Tov et que le délai passerait, il est certainement permis de sanctifier aussi le Chabbat et le Yom Tov, même en yahid ; telle est la conclusion des décisionnaires.

(יג) ותולה וכו' ואומר וכו' - כתב בשיורי כנה"ג דמשמע לכאורה דעד גמר כל הסדר תולה עיניו בה וכן נהוג עלמא אבל שמע משם ספר חרדים שהחמיר בזה מאד מלהסתכל בלבנה ולא התיר להסתכל בה אלא עד שסיים הברכה והמ"א בשם של"ה החמיר עוד יותר דאפילו בשעת הברכה אין לו להסתכל בה אלא רואה אותה פעם אחת כשירצה לברך ואח"כ לא יסתכל בה:

Il lève [les yeux] etc. et dit etc. - Le Chiouré Kenesset Haguédola écrit qu'il semble à première vue que jusqu'à la fin de tout l'ordre on tient les yeux levés vers elle, et ainsi est l'usage du monde. Mais il a entendu au nom du Séfer 'Harédim qu'il a été très strict de ne pas regarder la lune, et n'a permis de la regarder que jusqu'à la fin de la berakha. Le Maguen Avraham au nom du Chela a été encore plus strict : même pendant la berakha on ne la regardera pas, mais on la voit une fois quand on veut bénir, et ensuite on ne la regardera plus.

(יד) ורוקד וכו' - וכתבו האחרונים דיזהר מאוד שלא יכרע ברכיו לרקוד דלא יהא נראה ככורע ללבנה אלא יסמוך על אצבעות רגליו וירקוד:

Et il danse etc. - Les A'haronim ont écrit de bien prendre garde de ne pas plier les genoux pour danser, afin que cela ne paraisse pas comme une prosternation devant la lune ; mais on s'appuiera sur la pointe des pieds et l'on dansera.

(טו) ולמפרע כאבן - וכתב מ"א בשם מטה משה שי"א כל הפסוק עד קנית ואח"כ למפרע:

Et à l'envers, « comme une pierre » - Le Maguen Avraham a écrit au nom du Maté Moché que certains disent tout le verset jusqu'à « kanita », puis à l'envers.

(טז) ויאמר לחבירו וכו' - כלומר מפני שאמר בתחלה תפול וכו' אומר לחבירו שלום עליך [מ"א] ועיין מ"א שהזכיר עוד על כמה פסוקים שיש קבלה לאומרם ולא העתקנום דכבר כתובים הם בסדר קידוש הלבנה ונהגו הכל לאמרם:

Et il dira à son compagnon etc. - C'est-à-dire : parce qu'il a d'abord dit « tombe sur eux etc. », il dit à son compagnon « chalom aléikha » [Maguen Avraham]. Voir le Maguen Avraham qui a encore mentionné plusieurs versets qu'il y a une tradition de dire ; nous ne les avons pas recopiés, car ils sont déjà écrits dans l'ordre du kiddouch de la lune et tout le monde a l'habitude de les dire.

(יז) מיום המולד - ל"ד מיום אלא משעת המולד מנינן דמשעה זו מנינן ט"ו יום מעל"ע וא"כ כשהיה המולד באמצע יום הראשון מותר לקדש בליל יום שני דעדיין ליכא ט"ו מעל"ע:

Depuis le jour du molad - Non pas précisément depuis le jour, mais on compte depuis l'heure du molad : à partir de cette heure on compte quinze jours méét léét ; ainsi, si le molad était au milieu du premier jour, il est permis de sanctifier la nuit du deuxième jour, car il n'y a pas encore quinze périodes méét léét.

(יח) ולא ט"ז בכלל - דכיון שעבר ט"ו יום הולכת הלוך וחסור ואין כאן חידוש:

Et le 16 n'est pas inclus - Car une fois passés quinze jours, elle va en diminuant et il n'y a plus de renouvellement.

(יט) אלא עד חצי וכו' - דקי"ל דאין חדשה של לבנה פחות מן כ"ט יום וי"ב שעות ותשצ"ג חלקי שעה [דשעה מתחלק על תתר"ף חלקים] וא"כ אם חל המולד במ"ש ב' או ג' שעות בלילה אסור לקדשה בעוד שני שבועות בתחלת ליל שני להרמ"א אע"פ שלא נמלאו עדיין ט"ו יום שלמים:

Seulement jusqu'à la moitié etc. - Car nous tenons que le « nouveau » de la lune n'est pas moins de 29 jours, 12 heures et 793 'halakim [l'heure se divise en 1 080 parties]. Ainsi, si le molad tombe motzaé Chabbat à 2 ou 3 heures de la nuit, il est interdit de la sanctifier deux semaines plus tard au début de la deuxième nuit, selon le Rema, bien que quinze jours complets ne soient pas encore révolus.

(כ) עד שיעברו ז' - ורוב האחרונים פליגי ע"ז ולדידהו עכ"פ לאחר ג' ימים מעל"ע מעת המולד שנהנין כבר מאורה יש לברך עליה ואין להחמיץ המצוה אכן אם הג' לחודש הוא באחד מימי השבוע נכון להמתין עד מו"ש הבאה וכפי המבואר בס"ב בהג"ה וכמה אחרונים והגר"א מכללם מקילין אף באופן זה וסברי דאין כדאי להשהות המצוה בכל גווני וע"כ הנוהג כן בודאי יש לו על מי לסמוך ובפרט בימי החורף וגשם בודאי הזריז לקדש הרי זה משובח:

Jusqu'à ce que passent 7 [jours] - La plupart des A'haronim contestent cela ; selon eux, après au moins trois jours méét léét depuis le molad, alors qu'on bénéficie déjà de sa lumière, on doit bénir et l'on ne laissera pas aigrir la mitsva. Toutefois, si le 3 du mois tombe un jour de semaine, il est correct d'attendre jusqu'au motzaé Chabbat suivant, selon ce qui est exposé au seif 2 dans la glose. Plusieurs A'haronim, et le Gra parmi eux, sont indulgents même dans ce cas et estiment qu'il ne vaut pas la peine de retarder la mitsva en aucun cas. Aussi, celui qui agit ainsi a certainement sur qui s'appuyer ; surtout en hiver et par temps de pluie, celui qui se hâte de sanctifier est certainement louable.

(כא) תחת הגג - אלא תחת כיפת השמים והטעם דקידוש הלבנה הוא כקבלת פני השכינה ואין זה דרך כבוד שיהא עומד תחת הגג לפיכך יוצאין מתחת הגג לרחוב כדרך שיוצאין לקראת מלכים ומ"מ כ"ז הוא רק לכתחלה אבל מי שחושש באיזה מיחוש שלא יוכל לצאת לחוץ אי נמי שהמקום אינו נקי או ששרוי בין העכו"ם יקדש בביתו דרך חלון או פתח הפתוח נגד הלבנה:

Sous un toit - Mais sous la voûte du ciel. La raison : le kiddouch de la lune est comme l'accueil de la face de la Chekhina, et ce n'est pas une manière honorable de se tenir sous un toit ; c'est pourquoi on sort de sous le toit dans la rue, comme on sort au-devant des rois. Toutefois, tout cela n'est que lekhathila ; mais celui qui craint quelque malaise et ne peut sortir, ou si le lieu n'est pas propre, ou s'il habite parmi les non-Juifs, sanctifiera chez lui par une fenêtre ou une porte ouverte face à la lune.