On bénit « sur la destruction du hamets » avant de commencer la vérification, afin que la bénédiction précède l'acte. On ne parle pas entre la bénédiction et le début. Une seule bénédiction suffit pour plusieurs maisons ; les aides s'acquittent par celle du maître de maison. L'usage est de déposer dix morceaux durs, en lieu sûr.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) קודם שיתחיל לבדוק - כדי שתהא הברכה עובר לעשייתן:
Avant de commencer à vérifier - afin que la bénédiction précède immédiatement l'acte.
(ב) יברך - י"א שטוב שיטול ידיו קודם והוא רק משום נקיות:
Il bénira - certains disent qu'il est bon de se laver les mains auparavant, uniquement par souci de propreté.
(ג) על ביעור חמץ - דאע"ג דאינו מבער עד למחר מ"מ כיון דבדיקה זו לצורך ביעור הוי מעין הביעור ואין מברכין על בדיקת חמץ דאין זה סוף מצותו וגם אין מברכין על ביטול חמץ כיון דעיקר הביטול תלוי בלב ואין מברכין על דברים שבלב. אם בירך לבער יצא [אחרונים]:
Sur la destruction du hamets - bien qu'il ne détruise qu'à demain, néanmoins, cette vérification servant à la destruction, elle est de l'ordre de la destruction. On ne bénit pas « sur la vérification du hamets », car ce n'est pas l'achèvement de la mitsva ; on ne bénit pas non plus sur l'annulation du hamets, l'essentiel de l'annulation relevant du cœur, et l'on ne bénit pas sur les actes du cœur. S'il a béni « pour détruire », il s'est acquitté [Aharonim].
(ד) כ"ז שלא סיים בדיקתו - דכל זמן שלא סיים מקרי עדיין עובר לעשייתו. ואם כבר סיים הבדיקה לא יברך עכשיו אלא יברך למחר בשעת שריפה דהא מברכין על ביעור חמץ ואע"פ שבטלו אתמול בשעת בדיקה מ"מ חייב לשרפו מתקנת חכמים ועוד דהא אז אמר כל חמירא דלא חזיתיה והחמץ שראה לא ביטל [ט"ז ומ"א וש"א] ויש מאחרונים דס"ל דלא נתקנה הברכה כ"א בעת הבדיקה ולדעתם יברך בשעת שריפה בלא שם ומלכות. ונראה שהרוצה לסמוך ולברך אין מוחין בידו דיש לו על מי לסמוך:
Tant qu'il n'a pas achevé sa vérification - car tant qu'il n'a pas fini, [la bénédiction] est encore tenue pour précédant l'acte. S'il a déjà achevé la vérification, qu'il ne bénisse pas maintenant, mais demain à l'heure du brûlement : on bénit « sur la destruction du hamets » ; bien qu'il l'ait annulé la veille à la vérification, il reste tenu de le brûler par décret des Sages ; de plus, il a alors dit « tout hamets que je n'ai pas vu », et le hamets qu'il a vu, il ne l'a pas annulé [Taz, Magen Avraham et d'autres]. Certains Aharonim tiennent que la bénédiction n'a été instituée qu'à la vérification ; selon eux, au brûlement, il bénira sans Nom ni Royauté. Il semble que celui qui veut s'appuyer [sur le premier avis] et bénir, on ne l'en empêche pas, car il a sur qui s'appuyer.
(ה) ויזהר שלא ידבר - ובדיעבד אם שח בדברים שאין צורך הבדיקה יחזור ויברך דהפסיק בין הברכה להמצוה:
Qu'il prenne garde de ne pas parler - et bediavad (après coup), s'il a parlé de propos inutiles à la vérification, qu'il bénisse de nouveau, car il a interrompu entre la bénédiction et la mitsva.
(ו) וטוב וכו' - ובזה אין צריך לחזור ולברך כיון שכבר התחיל המצוה ובדברים שהם צורך הבדיקה גם לכתחלה יוכל לדבר שזה אין חשיב הפסק כלל [אחרונים]:
Et il est bon etc. - alors, il n'a pas à bénir de nouveau, puisqu'il a déjà commencé la mitsva. Pour des propos nécessaires à la vérification, même lekhathila (a priori) il peut parler : cela n'est nullement une interruption [Aharonim].
(ז) כמה בתים - וההליכה מבית לבית לא הוי הפסק ועיין בח"א שכתב דאם בודק ביתו וחנותו והחנות הוא בחצר אחרת צריך לחזור ולברך אמנם מצאתי בחק יוסף ובמאמר מרדכי שדעתם דכולהו חדא מצוה היא שמחויב לילך ולבדוק כל המקומות שיש בהם חמץ ואין שייך לומר דהליכה הוי הפסק בזה:
Plusieurs maisons - le trajet d'une maison à l'autre n'est pas une interruption. Voir le Hayé Adam : s'il vérifie sa maison et sa boutique, et que la boutique est dans une autre cour, il doit bénir de nouveau. J'ai toutefois trouvé dans le Hak Yosef et le Maamar Mordekhai que tout cela est une seule mitsva : il est tenu d'aller vérifier tous les lieux où il y a du hamets, et l'on ne saurait dire que le trajet soit ici une interruption.
(ח) יעמיד מב"ב - וה"ה אחר שאינו מב"ב אלא דבר בהוה וכדאיתא בש"ס דיש מקומות ששוכרין לבדוק ועכ"פ יסייע לדבר כי מצוה בו יותר מבשלוחו. והנה מדינא יכול לסמוך בבדיקה אפילו על נשים ועבדים [ולא על שפחה נכרית שלנו] וקטנים ומ"מ לכתחלה נכון שלא לסמוך אלא על אנשים ב"ח שהגיעו לכלל מצות דהיינו מי"ג שנה ואילך לפי שהבדיקה כהלכתה יש בה טורח גדול ויש לחוש שמא יתעצלו ולא יבדקו יפה [אחרונים]:
Qu'il place des gens de sa maison - et de même un autre qui n'en est pas : le texte parle selon l'usage, et le Talmud mentionne des lieux où l'on embauche pour vérifier. Quoi qu'il en soit, qu'il y prenne part lui-même, car la mitsva faite par soi vaut mieux que par son envoyé. De par la loi, on peut s'en remettre pour la vérification même à des femmes, des esclaves [mais non à une servante non-juive des nôtres] et des mineurs. Néanmoins, lekhathila, il convient de ne s'en remettre qu'à des hommes parvenus à l'âge des mitsvot, dès treize ans : la vérification réglementaire est très laborieuse, et l'on craint qu'ils ne se relâchent et ne vérifient pas bien [Aharonim].
(ט) בשעה שהוא מברך - כדי שיצאו בברכתו ויענו אמן על ברכתו:
Au moment où il bénit - afin qu'ils s'acquittent par sa bénédiction et répondent amen à sa bénédiction.
(י) על סמך ברכה וכו' - ואם הבעה"ב אינו בודק כלל ומצוה לאחר לבדוק אותו אחר מברך דהוי כשלוחו גם לענין הברכה:
En s'appuyant sur la bénédiction etc. - si le maître de maison ne vérifie pas du tout et charge un autre de vérifier, cet autre bénit, car il est comme son envoyé aussi pour la bénédiction.
(יא) שבירך בעה"ב - ואם לא שמעו ברכתו לכתחלה אין לשלחם לבדוק ומ"מ אם קשה לו לגמור הבדיקה בעצמו יכול לבקש לאחר שיסייענו ואותו אחר א"צ לברך שכל הבדיקה מצוה אחת היא וכבר בירך הבעה"ב עליה:
Que le maître de maison a récitée - s'ils n'ont pas entendu sa bénédiction, lekhathila on ne les enverra pas vérifier. Néanmoins, s'il a du mal à achever lui-même, il peut demander à un autre de l'aider ; cet autre n'a pas à bénir, toute la vérification étant une seule mitsva, et le maître de maison a déjà béni sur elle.
(יב) ונוהגים להניח - היינו חמץ קשה שלא יתפרר וגם במקום משומר מפני התינוקות והעכברים:
On a l'usage de déposer - c'est-à-dire du hamets dur qui ne s'émiette pas, et en un lieu gardé des petits enfants et des souris.
(יג) ומיהו וכו' - חולק ע"ז דאין כאן חשש ברכה לבטלה דכן הוא המצוה לבדוק החמץ ולחפש אחריו שמא ימצא ואם לא ימצא אין בכך כלום והט"ז כתב עוד דהברכה קאי על מה שיבער למחר בודאי מה שישייר מאכילתו אלא שמהיום מתחיל ע"י הבדיקה וכנ"ל בסימן תל"א וכן הסכימו אחרונים לדינא ועיין בח"י שכתב דמ"מ אין כדאי לבטל מנהג של ישראל ועיי"ש שנתן טעמים להמנהג וגם האר"י ז"ל כתב מנהג זה ושיניח יו"ד פתיתים אכן יש ליזהר הרבה שלא יאבד אחד מן הפתיתין ועיין בש"ת:
Toutefois etc. - on objecte : il n'y a pas ici crainte de bénédiction prononcée en vain, car telle est la mitsva : vérifier le hamets et le chercher au cas où l'on en trouverait ; si l'on n'en trouve pas, il n'y a aucun inconvénient. Le Taz ajoute que la bénédiction porte sur ce que l'on détruira demain à coup sûr — ce que l'on réserve de sa nourriture —, sauf que dès aujourd'hui cela commence par la vérification, comme au siman 431. Les Aharonim ont tranché ainsi en pratique. Voir le Hak Yosef : il n'est toutefois pas bon d'abolir une coutume d'Israël ; il y donne des raisons à l'usage. L'Ari zal aussi a consigné cet usage, et de déposer dix morceaux. Il faut toutefois prendre grand soin qu'aucun des morceaux ne se perde. Voir le Chaaré Techouva.