משנה ברורה

Michna Beroura — siman 466

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Si la salive, l'urine et leurs analogues font fermenter
En bref - de quoi parle ce chiour ?

La salive, l'urine humaine, les larmes, la rosée et les sécrétions du nez ou de la bouche sont assimilées à l'eau et font fermenter. On n'applique pas de blé mâché sur une plaie à Pessa'h. On ôte le fourrage resté humide de bave. La sueur des murs, le sang, le lait, le suif et la sueur humaine sont plutôt comme des eaux de fruits. Un suintement continu empêche la fermentation ; dès qu'il cesse, on pétrit et l'on cuit aussitôt.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETSalive, urine, sueur de mur, sac humide, rosée — font-ils fermenter
À FAIREÔter cataplasme de grains mâchés
Salive + blé fermentent au bout d’un mil. Les enlever dès la 6e heure de la veille, sauf déjà impropres au chien.
À FAIRESac humecté d’eau
Saisir l’endroit humide + un peu autour, tamiser le reste. Si l’eau est tombée par le haut, ou sac déplacé : tamiser sans alléger.
À FAIREDonner à la bête un peu à la fois
Éliminer le reste de ration (bave). Bœuf et vache bavent sûrement ; cheval : on présume la bave même sans la voir.
À ÉVITERPétrir à la sueur de mur
Comme eaux de fruits : a priori on ne pétrit pas. Humidité de vapeur d’eau chaude = eau vraie, fermente.
À ÉVITERGarder la farine séchée à Pessa'h
Mélange au moindre grain. Tamisage seul n’y fait rien une fois séché à Pessa'h (fragments qui passent).
OUISang, fiel, lait, graisse, suif, sueur humaine, excréments
Ne font pas fermenter seuls. Suintement goutte après goutte sans arrêt : n’en vient pas à fermentation ; cuire dès que ça cesse (bediavad : interdit seulement après un mil).
OUIPlaie avec danger
Même hamets franc permis pour soigner. Sans danger : préfère eaux de fruits à la salive ; blé de non-juif en prêt possible.
NONRosée, urine d’homme, eau de bouche ou de nez
Dérivés d’eau : font fermenter. Urine de bête : divergence.
NONDoute si le suintement était continuel
Doute de Torah : interdit, même de garder.
REMAAnnuler expressément les orges qui resteront de la bête. Souris : beaucoup suffisent saisie + tamisage ; hors détresse on est strict. Doute eaux de fruits ou eau : double doute après tamisage, mais a priori autre farine. Lait, graisse, sang + eau accélèrent, comme au 462.
Salive, urine, rosée, eau de bouche = eau. Sueur de mur = eaux de fruits (on craint a priori). Sac mouillé : saisir puis tamiser ; séché à Pessa'h : on ne garde pas. Sang, lait, graisse, sueur humaine, crottes : seuls, pas de hamets.

Glossaire

mil
parcours d'un mil (temps de fermentation de référence)
bal yeraé / bal yimatse
interdiction de voir ou de trouver du hamets
bitoul
annulation du hamets
mi pérot
eaux de fruits
lekhathila
a priori
bediavad
après coup
deleph
suintement, goutte-à-goutte
hozer ve-niour
resurgit : l'interdit annulé reprend force à Pessa'h
rikoud
tamisage
toldot ha-mayim
dérivés de l'eau
hekhshèr touma
aptitude des aliments à contracter l'impureté par un liquide
sfek sfeika
double doute
hélev / halav
suif (qamats) / lait (tséré)

(א) ויתן ע"ג מכתו וכו' - ר"ל שע"י לעיסה בפיו מתערבים החטים ברוק ויחמיצו כשישהו ע"ג מכה בשיעור מיל ויעבור עליהן בבל יראה ובל ימצא ואפילו לעסן והניחן ע"ג מכתו קודם פסח צריך להסירן כשתגיע שעה ששית בע"פ אא"כ כבר נסרחה עד שנפסלה מאכילת כלב וכמו שנתבאר בסימן תמ"ב וכתבו הפוסקים דכל זה בחטים של ישראל אבל חטים של גוי שלעסן הגוי והשאילן לישראל להניחן ע"ג מכתו בפסח ה"ז מותר אם אין האחריות של הרטיה על הישראל דעל רטיה של עכו"ם אינו עובר בב"י ואם אין לגוי חטים יכול הישראל להקנות לו חטים משלו וילעסן הגוי ושוב יקבל הישראל ממנו את הרטיה רק בתורת שאלה. ואע"פ שחמץ אסור בהנאה ואפילו חמצו של עכו"ם וכדלעיל בסימן תמ"ג שאני הכא שהוא נהנה מחמץ זה שלא כדרך הנאתו ואין בו איסור רק מד"ס ובמקום חולי ואפילו אין בו סכנה לא גזרו ומ"מ אם יוכל להתרפא כשירכך רטיה זו של חטין ע"י מי פירות אין נכון לעשותו ע"י רוק:

Et il les posera sur sa plaie, etc. - c'est-à-dire qu'en les mâchant dans sa bouche, les grains se mêlent à la salive et fermentent s'ils restent sur la plaie le temps d'un mil : on enfreint alors « tu ne verras ni ne trouveras ». Même s'il les a mâchés et posés sur sa plaie avant Pessa'h, il doit les ôter à la sixième heure de la veille de Pessa'h, à moins qu'ils ne soient déjà gâtés au point d'être impropres à la nourriture d'un chien, comme au siman 442. Les décisionnaires précisent : tout cela vise le blé d'un Juif. Mais le blé d'un non-juif, mâché par le non-juif puis prêté au Juif pour l'appliquer sur sa plaie à Pessa'h, est permis si la responsabilité du cataplasme n'incombe pas au Juif : on n'enfreint pas « tu ne verras » sur un cataplasme appartenant à un non-juif. Si le non-juif n'a pas de blé, le Juif peut lui en transférer la propriété, le non-juif le mâche, et le Juif reprend le cataplasme à titre de prêt seulement. Bien que le hamets soit interdit à la jouissance, même celui d'un non-juif (siman 443), ici il en jouit autrement que par la voie ordinaire : l'interdit n'est que rabbinique, et en cas de maladie, même sans danger, on n'a pas décrété. Toutefois, s'il peut se soigner en ramollissant ce cataplasme de blé avec des eaux de fruits, il n'est pas convenable de le faire avec de la salive.

(ב) מפני שהן מחמיצות - וכ"ז אם מכתו אין בה סכנה אבל כשיש בה סכנה מותר אף במקום שיש לאו דב"י אם רק אפשר שרפואה זו תועיל לו ואין בקל לעשות בדרך היתר ואפילו אכילה ושתיה גמורה של חמץ נמי מותר לרפואתו כיון שיש בו סכנה:

Parce qu'elles font fermenter - tout cela si la plaie n'est pas dangereuse. S'il y a danger, c'est permis même là où pèse l'interdit de « tu ne verras », pourvu que ce remède puisse l'aider et qu'il ne soit pas aisé de procéder par une voie permise. Même une consommation ou une boisson franche de hamets est alors permise pour le soigner, puisqu'il y a danger.

(ג) צריך לבערם - דרוק מחמיץ וכנ"ל וע"כ צריך לבערם ואף שלא שהתה הבהמה באכילתה כשיעור מיל מ"מ כשלא יבער תבא לידי חימוץ ויעבור על ב"י:

Il doit les faire disparaître - car la salive fait fermenter, comme ci-dessus. Il faut donc les éliminer. Même si la bête n'a pas mis le temps d'un mil à manger, si l'on n'élimine pas le reste, il en viendra fermentation et l'on enfreindra « tu ne verras ».

(ד) הואיל וכבר ביטל - וא"כ יצא מחשש דאורייתא דאף בודאי חמץ שוב אינו חייב בביעורו רק מדרבנן ולהכי כ"ז שא"י ברור שיש ריר לא מחזקינן איסורא ותמהו עליו האחרונים דמאי מהני ביטול של כל חמירא בע"פ לחמץ שעתה בפסח נתחמץ וכתבו דהלשון מגומגם והכוונה אם ביטל בהדיא קודם שנתן לבהמתו ואמר כל השעורים שישארו מבהמתי מבטל אנכי:

Puisqu'il a déjà annulé - il est donc sorti du soupçon de Torah : même un hamets certain n'oblige plus à la destruction que de par les Sages. Aussi longtemps qu'il n'est pas sûr qu'il y ait de la bave, on ne présume pas d'interdit. Les Aharonim s'étonnent : à quoi sert l'annulation de « tout hamets » faite la veille de Pessa'h pour un hamets qui ne fermente qu'à Pessa'h même ? Ils tiennent que le libellé est embarrassé, et que le sens est : s'il a annulé expressément avant de donner à sa bête, en disant « j'annule toutes les orges qui resteront de ma bête ».

(ה) אע"פ שאין רואה וכו' - דמסתמא אית בהו רירי וכתבו האחרונים דכל זה בסוס וכה"ג אבל בשור ופרה בודאי יש להחמיר אפילו מן הסתם דידוע שמוציאין ריר באכילתם וכדלעיל בסימן שכ"ד סי"ז ונכון להחמיר בכל הבהמות לבער הנותר אף שאין רואה עליו רוק וע"כ טוב לכתחלה שיתן לבהמתו מעט מעט כדי שלא ישתייר כלום מאכילתו:

Même s'il n'y voit pas, etc. - car on présume qu'il y a de la bave. Les Aharonim : tout cela pour un cheval et semblables ; pour un bœuf ou une vache, il faut certainement être strict même d'emblée, car on sait qu'ils rendent de la bave en mangeant (siman 324, seif 17). Il est bon d'être strict pour toutes les bêtes et d'éliminer le reste même sans voir de salive. Aussi vaut-il mieux, a priori (lekhathila), donner à la bête un peu à la fois, afin que rien ne reste de sa ration.

(ו) החומה - וה"ה כותל של עץ שמזיע:

Le mur - et de même un pan de bois qui sue.

(ז) מותר - ואין חילוק בין אם הזיעה באה מפני מיעוט אויר כמו שמצוי במרתפים ובמערות שהכותלים והאבנים מזיעים בין אם באה מכח מים שיש בה כגון בחומה של לבנים חדשים שלפעמים מזיעים מחמת שלא נתייבשו עדיין הכתלים או בכותל של עץ שהעצים לחים ומזיעים בכל גווני אין הזיעה מחמיץ כמו דמצינו לענין הכשר טומאה דזיעה אינה חשובה כמים להכשיר. ומ"מ לא עדיף ממי פירות וא"כ לפי מה דפסקינן לעיל בסימן תס"ב דמי פירות עם מים ממהרים להחמיץ אין ללוש בהם לכתחלה ואם הוא מלוחלח עדיין ירקדנו ויקיים המלוחלח עד אח"פ והנותר ילוש ויאפה לפסח וכתבו הפוסקים דכל זה בזיעה הבאה מכתלים אבל אם הזיעה באה מחום והבל דמים חמין הנמצא בה כגון שיש שם גיגית של מים חמין ועי"ז נתלחלח השק לכו"ע הוי תולדות המים ומחמיץ:

C'est permis - peu importe que la sueur vienne d'un manque d'air, comme dans les caves et les grottes dont les murs et les pierres suintent, ou qu'elle vienne de l'eau contenue dans le mur, comme un mur de briques neuves parfois humides faute d'avoir séché, ou un pan de bois dont les bois sont encore verts et suintent : dans tous les cas, cette sueur ne fait pas fermenter, comme on le voit pour l'aptitude à l'impureté, où la sueur n'est pas tenue pour de l'eau. Elle n'est toutefois pas meilleure que des eaux de fruits. Or, selon ce que l'on a tranché au siman 462, eaux de fruits mêlées d'eau accélèrent la fermentation : on ne pétrira donc pas avec cela a priori. Si le sac est encore humide, on le tamisera, on gardera la part humide jusqu'après Pessa'h, et l'on pétrira et cuira le reste pour Pessa'h. Les décisionnaires : tout cela pour une sueur provenant des murs ; mais si l'humidité vient de la chaleur et de la vapeur d'eau chaude présente là — par exemple une cuve d'eau chaude qui a humecté le sac —, tous s'accordent que ce sont des dérivés de l'eau, et cela fait fermenter.

(ח) ויש אוסרים - ס"ל דלא ילפינן חמץ מהכשר טומאה ולגבי חמץ כל שהוא רטיבות של מים יש בו כח להחמיץ ויש שכתבו טעם סברא זו לפי שהחומה מזיע מכח המים שיש בה ואף זיעת כותל של עץ גם כן דינו כמים כי ע"פ רוב יש בו ג"כ בליעה ממי גשמים שנוטפים על הכתלים ולפעמים ג"כ נוטפים עליהם מי גשמים לאחר שנקצצו מן הארץ ולפי טעם זה בזיעה של אבנים או מתכות או זכוכית גם לסברא זו איננה מחמיץ וכמי פירות דמי. ולדינא העיקר כדעה הראשונה וכמו שסתם המחבר בתחלה ומי פירות הן ומ"מ יש לחוש לכתחלה לדעת האוסרין ואעפ"כ להשהותו לאחר הפסח שרי ואם רוצה להשתמש בקמח זו לפסח יש להתירו ע"י ריקוד ואפילו נתייבש והקמח המלוכלך יזרקנו והשאר ישתמש בו:

Et il y a qui interdisent - ils tiennent qu'on n'apprend pas le hamets de l'aptitude à l'impureté : pour le hamets, toute humidité d'eau a le pouvoir de faire fermenter. D'aucuns motivent cette opinion par le fait que le mur sue en raison de l'eau qu'il contient, et que même la sueur d'un pan de bois a statut d'eau, car le plus souvent il a aussi absorbé de l'eau de pluie ruisselant sur les murs, parfois même après que les bois ont été coupés. Selon cette raison, la sueur de pierres, de métaux ou de verre ne fermente pas non plus pour cette opinion, et elle est comme des eaux de fruits. En pratique, l'essentiel est la première opinion, comme l'a énoncé d'emblée l'auteur : ce sont des eaux de fruits. On craindra toutefois a priori l'avis des interdisant. On peut néanmoins le garder jusqu'après Pessa'h. S'il veut se servir de cette farine pour Pessa'h, on l'autorisera par tamisage : même si elle a séché, on jettera la farine souillée et l'on se servira du reste.

(ט) נפלו מים - אפילו בפסח גופא:

Des eaux sont tombées - même à Pessa'h même.

(י) או נתלחלח השק - ממים ולדעת היש אוסרים בסעיף הקודם אפי' נתלחלח מזיעת החומה. וכיון שנתלחלח השק מסתמא הגיע הלחות אף לקמח שבמקום הזה:

Ou que le sac se soit humecté - d'eau ; et selon les interdisant du seif précédent, même s'il s'est humecté de la sueur du mur. Une fois le sac humecté, l'humidité a vraisemblablement atteint aussi la farine de cet endroit.

(יא) המקום המלוחלח - עם הקמח שבמקום זה וצריך לאחוז מן הקמח עם השק סביב הלחלוח כפי אומד הדעת עד היכן שהגיע הלחלוח ומעט יותר:

L'endroit humide - avec la farine qui s'y trouve. Il faut saisir, avec le sac, de la farine autour de l'humidité, selon l'estimation jusqu'où l'humidité a porté, et un peu au-delà.

(יב) כל הקמח שבשק - ונכון לכתחלה לרקד אח"כ גם לכל הקמח הנשאר ויש מי שכתב דכ"ז אם הלחלוח היה לצד מטה של השק דבזה מהני תקנה זו שיאחז ממקום המלוחלח עד קצה השק אבל בנפלו המים על השק מלמעלה מאי מהני במה שיאחז מלמעלה במקום המלוחלח אולי הגיעו המים בעומק השק כדרך מים שנכנסים בעומק למטה ואפשר נתיבשו שם ג"כ ואי אפשר להכיר עד היכן מקום המלוחלח וע"כ באופן זה אין להקל בלי ריקוד מדינא אף בדיעבד ומ"מ אפשר דבקודם פסח אין להחמיר בזה בדיעבד אם לא ריקד:

Toute la farine du sac - et il est bon, a priori, de tamiser ensuite aussi toute la farine restante. Tel écrit : tout cela si l'humidité était du côté bas du sac, car alors le remède d'enlever depuis l'endroit humide jusqu'au bord du sac suffit ; mais si l'eau est tombée sur le sac par le haut, à quoi sert d'enlever par le haut à l'endroit humide ? L'eau a pu pénétrer en profondeur, comme font les eaux qui s'enfoncent, et peut-être y a-t-elle déjà séché, de sorte qu'on ne peut plus reconnaître jusqu'où va l'humidité. Dans ce cas, on n'allégera pas sans tamisage, même après coup (bediavad). Toutefois, avant Pessa'h, on n'aura peut-être pas à être strict après coup s'il n'a pas tamisé.

(יג) ואם א"א לעשות כן - כגון שנתלחלח מצדו בהרבה מקומות או שחלק גדול משק נתלחלח או שזרקו השק ממקום למקום ומסתמא נתערב הקמח בתוכו:

Et s'il est impossible de le faire - par exemple si le sac s'est humecté sur le côté en plusieurs endroits, ou qu'une grande partie du sac s'est humectée, ou qu'on a jeté le sac d'un lieu à un autre, auquel cas la farine s'y est vraisemblablement mélangée.

(יד) והשאר מותר - דבמקום שנתלחלח יתדבק הקמח ויהיה כמו עיסה וישאר למעלה בנפה והקמח שעובר דרך נקבי הנפה בודאי לא נגעו בהן המים ואם הוא ביו"ט שאסור לרקד קמח יותר מכפי הצורך לו ירקדנו ע"י עכו"ם כדי לבער החמץ ואם נפלו המים ביו"ט ולא שהו המים בקמח עדיין שיעור מיל יכול ליתן לנכרי במתנה ויצא בזה כיון שלא נתחמץ עדיין:

Et le reste est permis - car à l'endroit humide la farine s'agglutine et devient comme une pâte, et reste au-dessus du tamis ; la farine qui passe par les trous du tamis n'a certainement pas été touchée par l'eau. S'il est Yom Tov, où il est interdit de tamiser plus de farine que le besoin, on la fera tamiser par un non-Juif afin d'éliminer le hamets. Si l'eau est tombée à Yom Tov et n'est pas encore restée dans la farine le temps d'un mil, on peut la donner en don à un non-Juif et l'on est quitte, puisqu'elle n'a pas encore fermenté.

(טו) לא מהני ריקוד - ואפילו קודם פסח. וכתבו האחרונים דדוקא ריקוד לא מהני בנתייבש אבל תיקון הראשון שהזכיר המחבר לאחוז במקום המלוחלח [ובאופן שלא טלטלו השק ממקום למקום ויש להכיר מקום המלוחלח היטב וכנ"ל] שפיר מהני ואפילו בנתיבש בפסח ויאחז בידו מקום המלוחלח עם הקמח סביב הלחלוח והשאר מותר באכילה ומ"מ ראוי לרקד הנשאר וכנ"ל:

Le tamisage n'y fait rien - même avant Pessa'h. Les Aharonim : seul le tamisage n'y fait rien une fois séché ; mais le premier remède mentionné par l'auteur — saisir l'endroit humide (pourvu qu'on n'ait pas déplacé le sac d'un lieu à un autre et qu'on reconnaisse bien l'endroit humide, comme ci-dessus) — y fait bel et bien, même s'il a séché à Pessa'h : on saisit à la main l'endroit humide avec la farine autour de l'humidité, et le reste est permis à la consommation. Il convient toutefois de tamiser le reste, comme ci-dessus.

(טז) דמיפרך וכו' - ר"ל לפירורים דקים וירד דרך נקבי הנפה ויתערב עם הקמח. ואע"ג דבודאי יש ס' כנגדו ומתבטלים קודם הפסח מ"מ כשיגיעו ימי הפסח שאסורין במשהו יהיה חוזר וניעור ואע"ג דבלח בלח לא אמרינן חוזר וניעור וכדלעיל סימן תמ"ז ס"ד וקמח בקמח הוא לח בלח י"ל דפירורים אינם מתבוללים היטב בקמח ובאפי נפשייהו קיימין ואפשר דאפילו בשעה שלש העיסה ג"כ לא נימוחו ונתערבו וכשמגיעים ימי הפסח חוזרים ואוסרים:

Car il s'émiette, etc. - c'est-à-dire en menus fragments qui descendent par les trous du tamis et se mêlent à la farine. Bien qu'il y ait certainement soixante contre eux et qu'ils soient annulés avant Pessa'h, lorsque arrivent les jours de Pessa'h où l'interdit est au moindre grain, cela resurgit. Quoique pour un liquide dans un liquide on ne dise pas « cela resurgit » (siman 447 seif 4) et que farine dans farine soit comme liquide dans liquide, les fragments ne se fondent pas bien dans la farine et demeurent à part ; il se peut même qu'en pétrissant la pâte ils ne se soient pas dissous ni mêlés, et qu'aux jours de Pessa'h ils reviennent interdire.

(יז) ואסור לאכלו וכו' - ואפילו אם אפו קודם הפסח שאף שהפירור נאפה הרי הוא חמץ ולא נתבטל וכנ"ל. ועיין בפר"ח שדעתו דמקרי לח בלח ואינו חוזר וניעור ועכ"פ מותר לאפות קודם פסח וכן הסכימו הרבה אחרונים דאחר שנאפה נעשה גוש אחד ונתבטל ואינו חוזר וניעור ועיין במגן אלף שכתב עוד סניף לזה שיקח קצת מן הקמח ויאכלנו קודם פסח ונתלה החמץ במה שאכל ויש לסמוך ע"ז במקום הפסד. ומ"מ יקח מצות אחרות ללילות ראשונות דעכ"פ אין זה שמור כהוגן וה"ה בכל היכי דמכשרינן מטעם ס"ס וכדומה:

Et il est interdit de le manger, etc. - même si l'on a cuit avant Pessa'h : le fragment, bien cuit, reste hamets et n'est pas annulé, comme ci-dessus. Voir le Peri 'Hadash, qui tient que c'est liquide dans liquide et que cela ne resurgit pas : on peut du moins cuire avant Pessa'h. Beaucoup d'Aharonim s'accordent qu'une fois cuit cela forme une seule masse, s'annule et ne resurgit pas. Voir le Magen Elef, qui ajoute un appui : prendre un peu de cette farine et la manger avant Pessa'h, le hamets se rattachant à ce qu'on a mangé ; on peut s'y fier en cas de perte. On prendra toutefois d'autres matsot pour les premières nuits, car ce n'est pas, en tout état, un gardiennage convenable. Il en va de même partout où l'on autorise au titre d'un double doute et semblables.

(יח) בפסח - ועכברים שנשכו השקים אם ניכר שאכלו מן הקמח ונתיבש הלחלוחית יש אומרים שאם הוא תוך הפסח כולו אסור דתלינן שהלכו בכמה מקומות בשק [ורוק שבפי העכבר מחמיץ כמו רוק של שאר בהמה וחיה] וע"כ לא מהני אחיזת אותו מקום ואם הוא לפני הפסח ירקד הקמח וישהנו עד אחר הפסח או ימכרנו וכדין נתלחלח במים הנ"ל אבל הרבה אחרונים תופסים לדינא דגם בזה מהני לאחוז סביב מקום הנשוך עם הקמח שאצלו היטב והשאר ירקדנו ויאכל בפסח ומהני עצה זו אפי' אם הוא תוך הפסח ומ"מ ראוי להחמיר כהי"א שלא במקום הדחק או הפסד וכ"ז כשהשק מונח במקומו בלא נענוע ולא נתערב הקמח אבל אם טלטל השק ממקום למקום או שנשכו בכמה מקומות בשק וא"א לתפוס ולנהל לא מהני עצה זו אף לדעת המקילין ודינו כדין נתלחלח במים וכנ"ל. אמנם לפי מה שכתבנו בסוף ס"ק הקודם דגם בנתלחלח השק במים מהני הרקידה במקום הפסד לאפות קודם פסח פשוט דה"ה גם בזה ועיין בשע"ת מה שכתב בענין זה:

À Pessa'h - et des souris qui ont rongé les sacs : s'il est visible qu'elles ont mangé de la farine et que l'humidité a séché, certains disent que si c'est pendant Pessa'h tout est interdit, car on présume qu'elles ont circulé en plusieurs endroits du sac (la salive de la souris fait fermenter comme celle de toute bête ou bête sauvage) ; saisir cet endroit n'y fait donc rien. Avant Pessa'h, on tamisera la farine et on la gardera jusqu'après Pessa'h ou on la vendra, comme pour un sac humecté d'eau ci-dessus. Mais beaucoup d'Aharonim tiennent en pratique que, là aussi, il suffit de bien saisir autour de l'endroit rongé avec la farine voisine, de tamiser le reste et de le manger à Pessa'h ; ce remède vaut même pendant Pessa'h. Il convient toutefois d'être strict comme le premier avis hors détresse ou perte. Tout cela si le sac est resté en place sans être agité et que la farine ne s'est pas mêlée. Mais si l'on a déplacé le sac, ou que les souris ont rongé en plusieurs endroits et qu'on ne peut saisir et démêler, ce remède n'y fait rien même pour les indulgents, et le statut est celui d'un sac humecté d'eau, comme ci-dessus. Or, selon ce que nous avons écrit à la fin du seif katan précédent, que même pour un sac humecté d'eau le tamisage permet, en cas de perte, de cuire avant Pessa'h, il en va de même ici. Voir le Chaaré Techouva sur ce point.

(יט) אלא ירקדנו - כדי לבער החמץ שימצא בו:

Sinon on le tamisera - afin d'éliminer le hamets qu'on y trouverait.

(כ) ואם נתייבש בפסח וכו' - והטעם דקי"ל חמץ שנתערב בפסח במשהו ואם נתערב שלא בזמנו בנותן טעם וע"כ אם נתייבש בפסח אף שהלחלוח היה מקודם מ"מ כל זמן שהוא מלוחלח לא היה מתערב ומתי התחיל להתערב כשנתייבש ונפרך פירורים לתוך הקמח א"כ נעשה התערובות בפסח שהוא במשהו ואסור להשהותו [ואף דירקדנו הרי חיישינן שירדו פירורים קטנים דרך נקבי הנפה וכנ"ל] משא"כ אם נתייבש קודם פסח הרי קי"ל דהוא בכדי נתינת טעם בכל הקמח וכאן אין בו שיעור זה. כתבו האחרונים דכל הסעיף הזה מיירי דידעינן שנתלחלח השק ממים אבל אם ספק שמא לחלוחו הוא ממי פירות יש להקל לאכלו בפסח ע"י ריקוד אף אם נתייבש בתוך הפסח דהוי ס"ס שמא נתלחלח ממי פירות ואת"ל מדברים המחמיצין שמא לא נתערב כלום בהקמח מלחלוחית שנתייבש ומ"מ אם אפשר לו בקל למצוא קמח אחר לפסח אין כדאי לכתחלה לסמוך על ס"ס לאכלו בפסח אלא יצניענו לאחר הפסח וה"ה אם נתלחלח באיזה דבר שיש דעות בין הפוסקים אם הוא בכלל מי פירות או מים ג"כ מותר ע"י ריקוד:

Et s'il a séché à Pessa'h, etc. - la raison : le hamets mélangé à Pessa'h interdit au moindre grain ; mélangé hors de son temps, il interdit selon le goût donné. Donc, s'il a séché à Pessa'h, même si l'humidité était d'avant, tant qu'il était humide il ne se mélangeait pas ; le mélange n'a commencé qu'en séchant et en s'émiettant dans la farine : le mélange s'est donc fait à Pessa'h, où c'est au moindre grain, et il est interdit de le garder (même en le tamisant, on craint que de menus fragments ne passent par les trous du tamis, comme ci-dessus). Tandis que s'il a séché avant Pessa'h, le statut est celui du goût donné dans toute la farine, et ici il n'y a pas cette mesure. Les Aharonim : tout ce seif vise le cas où l'on sait que le sac s'est humecté d'eau. S'il y a doute que l'humidité vienne d'eaux de fruits, on allégera de le manger à Pessa'h après tamisage, même s'il a séché pendant Pessa'h : c'est un double doute — peut-être humecté d'eaux de fruits, et à supposer que ce soit de choses qui font fermenter, peut-être rien ne s'est-il mêlé à la farine de l'humidité séchée. Toutefois, s'il peut aisément trouver d'autre farine pour Pessa'h, il ne convient pas a priori de s'appuyer sur un double doute pour la manger à Pessa'h : on la mettra de côté jusqu'après Pessa'h. De même si l'humidité vient d'une chose sur laquelle les décisionnaires divergent — eaux de fruits ou eau —, c'est permis après tamisage.

(כא) אסור להשהותו - ולא כתב שיזרקנו לחוץ דהוא אזיל לשיטתו לקמן בסימן תס"ז ס"י ע"ש ולדידיה יכול למכור לעכו"ם חוץ מדמי איסור שבו אבל לדעת הרמ"א שם דנוהגין לשרוף הכל ה"ה בזה. ודע דלפי מה שהסכימו האחרונים דבמקום הפסד גדול יוכל לסמוך על דעת המחבר בס"י וכמו שכתבנו לעיל בסימן תמ"ז במ"ב סק"ג יכול למכור כל השק לעכו"ם חוץ ממעט הקמח המחומץ שבו. ופשוט דהוא ביש עכו"ם לפניו:

Il est interdit de le garder - il n'a pas écrit de le jeter dehors, suivant son avis au siman 467 seif 10 : selon lui, on peut vendre à un non-juif hors la valeur de l'interdit qui s'y trouve. Mais selon le Rema là-bas, où l'usage est de tout brûler, il en va de même ici. Sache que, selon l'accord des Aharonim, qu'en cas de grande perte on peut s'appuyer sur l'avis de l'auteur au seif 10 (comme nous l'avons écrit au siman 447, MB sk 3), on peut vendre tout le sac au non-juif hors un peu de la farine devenue hamets. Cela suppose qu'un non-Juif soit présent.

(כב) הטל וכו' - כל הני דמחמיצין היינו אם שהה בלא עסק שיעור חימוץ דלא גרע ממים דע"י התעסקות אינו בא לידי חימוץ:

La rosée, etc. - toutes ces choses qui font fermenter, c'est s'il est resté sans occupation le temps de fermentation : cela n'est pas moindre que l'eau, et par l'occupation on n'en vient pas à fermentation.

(כג) וכן מי רגלים - היינו דאדם בין שהוא גדול בין שהוא קטן אבל דבהמה ושאר בע"ח יש דעות בין הפוסקים אם מחמיץ:

Et de même l'urine - c'est-à-dire d'homme, adulte ou enfant. Pour celle de bête et des autres êtres vivants, les décisionnaires divergent si elle fait fermenter.

(כד) ומי הפה והחוטם וכו' - בין של אדם בין של שאר בע"ח והטעם בכ"ז דכל אלו הם תולדת המים והוו כמים:

Et l'eau de la bouche et du nez, etc. - qu'elles soient d'homme ou d'autre être vivant. La raison de tout cela : ce sont des dérivés de l'eau, et elles sont comme de l'eau.

(כה) אבל דם - וה"ה דמי המרה ג"כ אין מחמיצין דהוו כדם וליחה סרוחה וא"כ מותר לעשות ממנו עיסה לרפואה:

Mais le sang - et de même le fiel ne fait pas fermenter, étant comme le sang et le mucus corrompu ; on peut donc en faire une pâte à des fins médicales.

(כו) וחלב - בקמ"ץ וה"ה חלב בציר"י [וכן שומן] אפי' רותח וצלול וכ"ש נקרש והטעם בכ"ז דאינו אלא כמי פירות ואין מחמיצין ואע"ג דחלב ודם בלא"ה אסורין מ"מ בטל בששים משא"כ חמץ בפסח שהוא במשהו:

Et le lait - avec qamats [hélev, suif] ; et de même le lait avec tséré [halav], ainsi que la graisse, même brûlante et fluide, et à plus forte raison figée. La raison de tout cela : ce n'est que comme des eaux de fruits et cela ne fait pas fermenter. Bien que lait et sang soient de toute façon interdits, ils s'annulent au soixantième, contrairement au hamets à Pessa'h, qui est au moindre grain.

(כז) וזיעת אדם - וזיעת בהמה עיין לעיל בסימן תנ"ג ס"ז ובמ"ב שם. וצואה בין דאדם בין דשאר בע"ח אינו מחמיץ ולפיכך אם נתלחלח שק של קמח בצואה מרקד הקמח והבצק הנמצא שם יזרקנו לחוץ והשאר מותר. ודוקא בצואה אבל במים היוצא מפי הטבעת וכן בצואה שהיא רכה מאוד י"א דדינו כמי רגלים הנ"ל. כתבו הפוסקים דחטים הנמצאים בגללי בהמה אפילו הם מרוככים לא אמרינן שנתחמצו על ידי הלחות הנמצא שם דגללים אינו מחמיץ וכנ"ל:

Et la sueur humaine - pour la sueur de bête, voir siman 453 seif 7 et le MB là-bas. Les excréments, d'homme ou d'autre être vivant, ne font pas fermenter. Si donc un sac de farine s'est humecté d'excréments, on tamise la farine, on jette dehors la pâte qu'on y trouve, et le reste est permis. Cela vise les excréments ; mais l'eau qui sort de l'anus, et des excréments très mous, certains leur donnent le statut de l'urine ci-dessus. Les décisionnaires : des grains trouvés dans les crottes d'une bête, même ramollis, on ne dit pas qu'ils ont fermenté par l'humidité qui s'y trouve, car les crottes ne font pas fermenter, comme ci-dessus.

(כח) אינו מחמיץ - הנה הם שוים כולם לזה שאינו מחמיץ כשהוא לבדו אבל מ"מ יש חילוק ביניהן דחלב [וכן חלב ושומן ודם] דינו כמי פירות לכו"ע ועם מים ממהר להחמיץ ודינו כדלעיל בסימן תס"ב ס"ב ע"ש אבל זיעת אדם וכן צואה של כל בע"ח כמה אחרונים סוברים דאינו מחמיץ כלל ויש שמחמירין גם בזה:

Ne fait pas fermenter - tous sont égaux en ceci qu'ils ne font pas fermenter seuls. Il y a toutefois une distinction : le lait (ainsi que le suif, la graisse et le sang) a statut d'eaux de fruits pour tous, et avec de l'eau accélère la fermentation, comme au siman 462 seif 2. Mais la sueur humaine et les excréments de tout être vivant : plusieurs Aharonim tiennent qu'ils ne font pas fermenter du tout, et d'aucuns sont aussi stricts en cela.

(כט) אינו בא וכו' - שטרדת הדלף מונע מלהחמיץ את הקמח השרוי במי הדלף ואפילו אם מתפשט הלחות יותר ממקום שהדלף מכה שם מ"מ ע"י טירוד הדלף שמכה בכח ומבליע טיפה אחר טיפה אינו מניח להחמיץ כל סביביו:

N'en vient pas, etc. - car l'acharnement du suintement empêche la farine trempée de l'eau du suintement de fermenter. Même si l'humidité s'étend au-delà de l'endroit où le suintement frappe, le martèlement du suintement, qui frappe avec force et enfonce goutte après goutte, n'en laisse pas fermenter tout autour.

(ל) שיהיה הדלף טורד וכו' - ר"ל שיהיו הטפות יורדות רצופות זו אחר זו כל היום דאל"ה יצטרפו השהיות שבין טיפה לטיפה לשיעור מיל וכדלעיל בסימן תנ"ט ס"ב בהג"ה ויש מאחרונים שמפרשין הטעם דכשאינם יורדות רצופות אין בכחם למנוע החימוץ:

Que le suintement soit continuel, etc. - c'est-à-dire que les gouttes tombent sans interruption les unes après les autres tout le jour ; sinon, les temps d'arrêt d'une goutte à l'autre s'additionnent jusqu'au temps d'un mil (siman 459 seif 2, glose). Certains Aharonim expliquent : si elles ne tombent pas à la suite, elles n'ont pas la force d'empêcher la fermentation.

(לא) ויאפנו מיד לכשיפסק - ר"ל שלא יניח הקמח שנתלחלח במים בלי עסק אלא ילוש ויאפה מיד וכמבואר לעיל בסימן תנ"ט ס"ב וזהו לכתחלה אבל דיעבד אין אסור אלא כשנשתהה שיעור מיל אחר שהפסיק הדלף:

Et on le cuira aussitôt dès que cela cesse - c'est-à-dire qu'on ne laissera pas la farine humectée d'eau sans occupation : on pétrira et l'on cuira aussitôt, comme au siman 459 seif 2. Cela est a priori ; après coup, ce n'est interdit que s'il s'est écoulé le temps d'un mil après que le suintement a cessé.

(לב) ואם הוא מסופק - דספיקא דאורייתא הוא ואפילו להשהותו אסור. ודע דה"ה בדגן ג"כ דינא הכי דאם הדלף טורד עליו טיף אחר טיף אפילו כל היום כולו אינו בא לידי חימוץ ואם אינו יורד טיף אחר טיף נחמצין ע"י המים ואף כשיורד עליו טיף אחר טיף מיד שהפסיק צריך לטוחנן:

Et s'il est dans le doute - car c'est un doute de Torah, et il est même interdit de le garder. Sache qu'il en va de même pour le grain : si le suintement le frappe goutte après goutte, même tout le jour, il n'en vient pas à fermentation ; s'il ne tombe pas goutte après goutte, il fermente par l'eau ; et même quand il tombe goutte après goutte, dès que cela cesse il faut le moudre.

(לג) אסור - עיין בפמ"ג שדעתו להחמיר בכל אופן בקמח הלח כי אין אנו בקיאין לידע איזה מקרי טיף טיף ע"ש:

C'est interdit - voir le Peri Megadim, qui incline à être strict en tout cas pour la farine humide, car nous ne savons plus reconnaître ce qui s'appelle « goutte après goutte ».